Hegemony

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 Danger dans les bas-fonds

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Syllas
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MessageSujet: Danger dans les bas-fonds   Mar 19 Oct - 0:03

[HRP]Je propose ce RP dans les bas-fonds de Tsarysyn et après, éventuellement, dans les zones neutres, destinés aux personnages évoluant dans des milieux aux franges de la légalité.
Ce post sera un peu plus long que la normale, pour introduire le sujet.[HRP]

L'homme trébucha, se traîna parmi un tas de déchets métalliques rouillés, avant de repartir en courant, à moitié courbé sur lui-même. Une longue trace de sang le suivait, à peine visible sur le sol répugnant.
Avec un râle, il passa le coin d'une rue ancienne. Altaskay était la partie la plus ancienne d'Askay, celle qui se situait au niveau du sol. En dehors d'un petit centre historique où la colonisation historique avait commencé, qui était à présent hermétiquement isolé et utilisé pour les voyages touristiques, servant de musée de l'histoire locale, toute la partie souterraine de l'immense capitale unionienne était une cave géantes dont le plafond culminait à plus de cinquante mètres au dessus du sol, parfois à plus de cent. Les rares lumières existantes provenaient des puits de forage thermique, des lumières des magnétrains, de rares lumières de l'éclairage public ancien, et enfin de la surface dans certains endroits où des trouées existaient, ou alors dans les abords. Descendre sans lampe ionique solide était du suicide, et le fuyard avait cassé la sienne un peu plus tôt. A présent, il ne faisait que sauter de flaque d'ombre sale en flaque d'ombre sale, guettant les lumières derrière lui.
Un flash bleu: une boule de plasma manqua de peu l'homme, et alla faire exploser la façade de ce qui avait été un centre commercial. Les débris de plexiglas, de métacier et de béton armé giclèrent dans tout les sens, non sans donner de vilaines échardes au fuyard. Comme un dératé il trébucha encore, et, haletant désespérément, s'engouffra dans la première entrée venue.
Pendant de longues minutes, il suivit le couloir. Des portes s'ouvraient de tout les côtés, sur des salles désolées, où s'empilaient appareils inutilisables, sièges en mille morceaux et océans de papier noircit par le temps. Avec un virage désespéré, il s'engouffra dans un couloir latéral, et piqua un sprint aussi vite que possible. Derrière lui se rapprochaient indubitablement des bruits de pas.
Nouveau virage. Il ne parvint pas à s'arrêter net, et tomba droit dans les bras d'une épave. Le visage blanchâtre de cette dernière le contempla, totalement pris au dépourvu, ses dents sales et déformées clairement visible dans l'effort de respiration suivant le choc. Une réaction viscérale s'empara du fuyard devant se déchet humain , et il fit un bond en arrière.

-Arrêtez-le, bordel! Hurla une voix, beaucoup trop proche.

Sans même prendre le temps de respirer, l'inconnu fonça à droite de l'Epave, qui avait tout juste commencé à émettre un bruit à mi-chemin entre le grognement et le sifflement. Lorsque cinq hommes armés déboulèrent, le premier n'eut pas le temps de faire feu. Le monstrueux être des profondeurs se jeta sur lui, plongeant ses doigts crochus dans les yeux de sa victime. Une fusillade éclata, et les tirs se succédèrent.
Pendant ce temps, l'inconnu gagnait du terrain. Au hasard, il enfila une série de porte, et se retrouva dans la cage d'un ancien escalier métallique, dont le sommet se perdait dans les ténèbres. Une lumière jaunâtre montait d'un nœud de conduite thermique, quelques étages plus haut.
Il commença à grimper quatre à quatre les marches métalliques, avec des ratés de temps en temps. Mais il perdait visiblement de la vitesse, et les bruits de fusillade plus bas avaient cessé. Après une montée interminable, il arriva à l'endroit où cinq étages d'escalier avaient été enlevés et la cage condamnée par une trappe, pour empêcher les gens de la surface de descendre. Il pesta faiblement, et regarda alternativement les deux portes du dernier palier, pour en ouvrir une.
Une lourde odeur de tabac quitta celle-ci, et l'homme se retrouva face aux canons de deux SIP. Un agent de la sûreté au manteau fatigué et aux yeux gris réduits à l'état de mince fente retira une longue cigarette de sa bouche, et murmura:

-Ne bougez pas. C'est fini.

Le visage du fuyard, rougit et ruisselant de sueur, se décomposa, pendant que deux agents s'avançaient, menaçants.
Soudain une voix retentit en bas, la même que tout à l'heure.

-Il est là-haut, vite! Feu!

Une rafale de balles blindées ricocha entre les marches métalliques, forçant les hommes de la sûreté et le fuyard à se jeter en arrière dans des directions différentes. Ce dernier se retrouva à côté de la poignée de l'autre porte, et l'ouvrit à la volée, pour disparaitre derrière.

-Damnation! Rattrapez-le! Siffla Custer, jetant rageusement sa cigarette et sortant son propre pistolet à impulsion.

Se découvrant doublés par les hommes du dessus, les poursuivants continuèrent leur feu, mais furent éliminés en quelques instants par les hommes de la sécurité intérieure, pendant que leur chef de division, suivi d'un agent, s'engouffrait à la suite de sa cible.
Se guidant au bruit des pas, ils filèrent à toute vitesse le long du couloir de ce qui avait manifestement était un niveau d'habitation, à peine éclairé par une lueur grise en provenance de la rue que l'on distinguait au bout, à travers une étroite fenêtre.
Le fuyard s'était engouffré dans un appartement latéral, et avait fermé la porte. Un puissant coup de pied fit céder ses gonds perclus de rouille, et les deux hommes de la sûreté pénétèrent dans l'endroit. L"homme avait déjà à moitié enjambé l'appui de fenêtre. Surpris, il perdit l'équilibre, et disparut dans les ténèbres avec un "ah" faible.

-Non! Glapit Custer en se précipitant.

Une étroite échelle courrait à environ un mètre de la fenêtre; manifestement il avait cherché à l'atteindre, mais vu l'angle de sa chute c'était impossible qu'il l'ait atteinte.
Perclus d'une rage impuissante, Thomas Salem Custer fixa le vide.

-- -- --

Les dessous d'Askay étaient différents de Kamensk et de ses souterrains. Moins humides, plus abandonnés encore, plus dangereux même par endroits. Pas le coin de rêve pour aller emmener sa famille faire un pique-nique, mais assurément un bon endroit pour faire des affaires.
Hel était installée sur sa Motograv, de biais de façon à ce que ses jambes retombent du même côté contre le petit mais puissant générateur antigravitationnel de sa machine. Elle avait son bloc activé, mais gardait la tête libre, ses cheveux bouclés retombant sur l'hexanox bleu marine de la protection. La peau de son cou laissait apparaitre un peu de chair de poule, à cause du courant d'air putride de cette ruelle d'Altaskay. A côté d'elle se trouvaient trois autres motards, deux christianiens qu'elle connaissait vaguement du clan Scaliger, et un troisième, adossé à une motograv au moins deux fois plus lourde que celle de la jeune femme, un homme du crû qui était aussi dans le business des armes et des informations. Ils venaient d'avoir un marché au sujet de l'échange de caisses de munitions surnuméraires, trois caisses de munitions pour FAM3 de Hel contre 5 caisses pour FAM1 de Varius.
Tout à coup, une série de coups de feu éclatèrent dans les ténèbres au dessus d'eux. Ils levèrent frénétiquement leurs têtes, d'abord sans rien voir. Puis vint un sifflement, et un grand fracas derrière eux.
En un bond Hel fut au bas de sa bécane, et se précipita vers la benne d'où s'élevait à présent une poussière sale. Les détentes du bloc étaient suffisantes pour qu'elle y arrive en trois pas, et lorsqu'elle se hissa un peu pour voir par dessus le bord, son corps blindé s'envola presque.
Étant donné son état, l'homme était certainement mort. Son cou faisait un angle indiquant une colonne vertébrale brisée, son torse était lacéré en profondeur, plusieurs doigts manquaient à sa main droite, et un impact de basse à son épaule gauche était imbibé de sang. Retenue comme par miracle par une dernière sangle, un sac à dos était à moitié visible sous le mort. Depuis l'une des fermetures magnétiques du sac, on voyait les contours d'un objet manifestement technologique, en métal gris, marqué de chiffres et de données.
Une silhouette se pressa à sa gauche - Varius. Lui aussi avait le casque de son bloc désactivé, et un puissant projecteur ionique éclairait ce qui se trouvait devant lui depuis le haut de son torse. Il n'hésita pas une seconde: sa main jaillit, et il prit le sac, arrachant la sangle. Prenant le temps d'échanger un regard goguenard avec sa collègue, il disparut de nouveau. Le ronronnement profond de sa lourde motograv retentit, et il avait disparu.
Mystifiée, Hel s'éloigna - non sans préalablement avoir fait les poches au malheureux afin de voir ce qu'il y avait. Rien de très concluant: un certain Javk Varek, originaire d'un monde des zones neutres. Un visa de touriste était enregistré sur un porteur de données. Un créditeur s'y trouvait également, malheureusement détruit dans la chute.
Des coups de feu, un macchab étranger tombant du Xème étage d'un immeuble d'Altaskay: c'était très louche. Mieux valait ne pas s'éterniser ici. Elle activa son casque, fourra tout dans l'une des poches mag. de sa ceinture, et retourna sur son véhicule, afin de pouvoir prendre le large aussi rapidement que possible.

-- -- --
Un fichier circulait dans les zones neutres, dans certains cercles, assortis de rumeurs de grands profits, et ambitions...


Citation :
Offre de travail - Bien rémunéré - hommes peu regardants.
L'organisation de la main est prête à récompenser généreusement quiconque retrouvera et lui livrera Javk Varek, originaire de Irminsul, ainsi que tout ce qu'il transporte avec lui. Contacter correspondant à Askay...

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Katarina Semenova
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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Jeu 21 Oct - 21:51

Katarina se cala prudemment dans son siège en imitation faux cuir et attendit l’atterrissage avec une certaine circonspection. Le Rubis, petit astronef de transport à l’équipage pas trop regardant sur la cargaison et sur les procédures de transfert des bagages aux centrales de distributions, à l’intérieur de l’astroport d’Askay Nord. Le Rubis, astronef au nom absurde que n’importe quel préposé saint d’esprit aurait envoyé à la casse se posa en un fracas que les amortisseurs eurent du mal à contenir. Katarina se leva dès que les procédures ridiculement courtes auxquelles le pilote daignait s’astreindre furent terminées. Son sac en bandoulière, elle fila le plus vite possible entre les bofs et autres insignifiants faisant office de passagers pour aller chercher sa motograv’ flambant neuve, une L&T 2800 vert foncé (presque noire) avec des bandes grises afin de casser le ton, acquise à Le Serena pour la modique somme de nonante-trois mille crédits, modifications personnelles comprises (dont notamment, un système d’allumage réglé pour sa seule personne et un centre de gravité légèrement rabaissé). Elle n’avait pas touché une part très importante, mais suffisante malgré tout, de son dernier travail. La somme saisie dépassait les huit millions mais il y avait eut tout un tas de frais à couvrir et évidemment, la commission du patron Vitaly.

Katarina ne se plaignait pas, elle était parvenue à arracher la somme tout a fait respectable de 300 000 crédits et avait fêté ça à coeur joie avec le reste des braqueurs... Et un peu trop avec Vitaly, aussi avait-elle du partir brusquement, histoire de mettre les choses au clair. Bref passé l’euphorie, Katarina s’était envolée pour La Serena, république d’à côté pour y planquer son argent, le complexe international de Jadis étant à la fois trop loin et trop brûlant pour elle depuis qu’elle avait vidé le compte en banque de son ex mari gauman pour remplacer son oeil perdu.

Katarina suivit la foule en direction d’un l’un des centaines de milliers de terminaux de l’astroport, poussant doucement sa motograv’ sur ses suspenseurs passifs. Ses armes à feu, ne pouvant décemment passer les guichets même face à un douanier myope, suivaient un autre chemin, par la maintenance. Ses commanditaires du moment lui avaient fournis une superbe filière, témoignage de leur sérieux, pour faire passer à peu près tout, elle avait décidé de l’utiliser au minimum et de s’accorder une dotation sur place en cas de problème sérieux, la filière en question ne devant être utilisée qu’en cas d’absolue nécessité. L’énigme pour Katarina était plus qui avait pu avancer son nom dans quelle réunion pour qu’on lui propose ce travail. Après tout ses emplois allaient davantage vers le Cartel que vers la Main... Peut-être qu’un gauman avait du souffler son nom, ou Basanas même si d’après les rumeurs il n’avait plus trop la quote... Enfin peu importe, elle était là, et elle trouverait toujours un moyen de retirer du fric de tout cela.

La file avança doucement et Katarina se retrouva face à trois douaniers, affichant tous la même mine, probablement liée à leur travail, la tête du douanier avait quelque chose d’universel.

-Passeport

-Constanza Biancamonte, séranienne, répondit-elle en tendant une carte qui fut avalée, du moins temporairement, par la console portative du douanier

Les passeports séraniens, jusqu’il y à peu, faciles à obtenir, demeuraient une valeur sûre. Cerlui-ci, un vrai acquis il y à trois ans auprès d’un employé séranien véreux et surtout mal payé, lui était finalement utile.

-Rien à déclarer ?

-Une bécane.

Le douanier fit le tour de l’engin d’un air circonspect, passa ses doigts sur la carrosserie et, après avoir attendu que ses collègues fassent de même, appuya enfin sur un bouton libérant le passeport de Katarina, au grand soulagement d’un matrone plus large que grande (et sentant l’engrais) portant une paire de boites encombrantes.

Katarina récupéra son passeport et fila d’un pas rapide, la présence de ces trois corbeaux devenait de plus en plus insupportable. Dans la même foulée, Katarina s’élança tout en déployant sa tenue à subduction et enfourcha sa motograv’, elle fila au maximum autorisé vers la sortie de l’astroport et gagna immédiatement l’hyperhighway, en direction de la station de magnétrain de Polenstadt, à l’Est de la zone industrielle. La motograv’ filait bon train même si ce n’était certainement pas le modèle le plus rapide. Katarina avait volontairement cherchée à se procurer un modèle relativement lourd et endurant plutôt que rapide (à l’image, en fait, des motojets fréquemment utilisées par le gros des troupes carcares, éclaireurs non compris), nécessitant moins de révisions que les modèles 3000 +, rapides, racés, mais également plus fatiguant à piloter et incapables d’emporter quoi que ce soit d’utile en plus de ce qui tenait dans une tenue de biker ; sa bécane n’en conservait pas moins une bonne vitesse de pointe (650 Km/h) et une maniabilité suffisante pour pouvoir slalomer entre les files et... Virer plus vite qu’un poursuivant. La station, gigantesque, désorienta quelque peu Katarina, qui, et cela la rassura, n’aurait pas à y passer souvent. Du moins l’espérait-elle.

La jeune femme, ne repliant que son casque, s’aventura dans les consignes de la gare et trouva enfin le casier recherché, le 168484-BXT-710. Tapant un code à six chiffre et en retira un paquet relativement allongé. Une dague fila rapidement dans les replis de sa tenue. Les pistolets, ainsi que le fusil d’assaut seranien GRAAM 4 échangé dans un trou perdu contre la FW 2, moins compacte, ramassée sur Mendoza ; et les munitions attendraient dans une autre consigne, en un autre endroit, si elle acceptait le job, toujours peu détaillé (elle ne savait pas encore à quoi pouvait bien ressembler bonhomme). Katarina, du moins elle l’espérait, n’aurait pas immédiatement besoin d’armes de guerre à Askay, il fallait encore qu’elle se procure plusieurs autres informations vitales, notamment les entrées et sorties des bas-fonds, condamnées. Il faudrait enfin qu’éventuellement elle en force une afin d’entrer (et éventuellement sortir) par un passage non fréquenté et donc, passer inaperçue, du moins elle l’espérait. Mais avant ça il s’agissait de trouver ce correspondant à Askay...
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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Ven 22 Oct - 0:16

Le correspondant de la main à Tsarysyn ne ressemblait pas du tout à l'idée que l'on s'en serait fait. Il avait observé pendant cinq bonnes minutes Katarina dans les couloirs de la galerie publique où était fixé le rendez-vous, avant de se présenter. C'était un homme ayant la quarantaine un peu défraichie, portant un costume de deuxième catégorie, avec des grands yeux bleus, une voix douce et engageante, et un petit sourire ingénu. Il engagea d'ailleurs la conversation en lui demandant de quel côté était le parking, avant de la diriger vers cette direction, subtilement, lui faisant comprendre qu'il était le contact. Ce fut dans l'ascenseur magnétique qu'il alla droit au but, sans se départir de son expression de respectable médiocrité.

-A ce que j'ai appris, vous êtes intéressée par notre offre. Je me trompe?

Elle se contenta d'hocher prudemment la tête.

-Parfait. Comme vous l'aurez compris, nous cherchons un homme du nom de Vajk Varek. Sa dernière localisation connue ainsi que des informations concernant des mesures de sécurité élémentaires, et les différents groupes présents à Altaskay ont étés téléchargées dans l'ordinateur de bord de votre véhicule.

La façon dont ce type à la tête ennuyeuse et aux bajoues tombantes prononçait ce mot en disait long sur son opinion sur le sujet.

-Les groupes sont mal vus en bas, et nous sommes trop connus. C'est extrêmement voyant, et quiconque peut fuir à temps. Vous devriez pouvoir passer assez inaperçue...

Il eut tout à coup un sourire cassant l'image de petit employé de bureau moyen. Un sourire impitoyable et conscient de son pouvoir - de ses informations.

-Soyez naturelle. En cas de problème, faites nous savoir...


Et il arrêta l'ascenseur, pour descendre un étage avant elle. C'était allé vite...

-- --- --

Vitorio Scabinelli était Christianien. Il l'avait répété six fois, tout en grattant le bout de sa barbe gris sale, et en cherchant parmi son jeu de clés magnétiques hypertrophié.
Concerge-générale d'un ensemble de vieilles casernes dans la banlieue sud-est d'Askay, il régnait sur un royaume d'ombres. Dix-sept bâtiments géants, abandonnés, et un seul petit hangar utilisé pour le stockage de rations et d'uniformes de la milice de Tsarysyn. Une bretelle d'hyperhighway que la plupart des usagés ne remarquait pas menait de ce côté là, au milieu de hangars anciens. Ici on était tout juste vingt mètres au dessus du niveau du sol d'origine. Katarina s'était renseignée - discrètement - et était tombée comme ça sur l'entrée située dans la Caserne B14. Il fallait connaître sa location exacte - l'ensemble faisait près de douze hectares -, aussi avait-elle demandé au vieux, qui était devenu un peu gâteux, de lui faire faire le tour. Ce dernier, incapable de résister à la demande d'une "demoiselle", lui avait obligeamment expliqué en long et en large l'histoire de l'endroit, en marchant d'un pas étrangement alerte le long des couloirs et promenades suspendues de métal noir. Jusqu'au bâtiment 9, dans le sous-sol duquel se trouvait une rampe. Celle-ci descendait sur quinze mètres, et était ensuite fermée d'un rideau métallique à moitié troué. Un plot était posé devant, avertissant de l'interdiction d'entrée.

-Non non ma p'tite demoiselle, je ne vous emmènerais pas par là, c'est pas un endroit pour vous. Dans l'fond y a d'trucs à vous faire s'dresser les ch'veux sur la tête, marmonna-t-il, désignant de sa canne l'entrée noire et éventrée, sans se rendre compte du passé de son interlocutrice. Je n'ai j'mais réussi à bloquer c'truc, y a t'jours des p'tits voyous qui viennent le r'vrir. Dans l'temps, lorsqu'j'étais encore au pays, sur Christn'sa, on aurait jamais laissé ça, mais tout s'perd...

Il l'emmena encore sur une bonne centaine de mètres avant qu'elle ne s'éclipse. Le lendemain, au bar, lorsque Scabinelli discutera avec d'autre vieux amis du pays, il leur racontera "d'cette p'tite d'moiselle qui était v'nue l'voir", causant l'hilarité des autres.
Pour Katarina, il restait une dernière chose à trouver pour descendre: un guide, ou, à défaut, un plan...


-- --- --


Lorsqu'elle était à Altaskay, Hel "habitait" dans un ancien immeuble de bureaux. Dans le sous-sol, au dessus d'une station de métro partiellement éboulée. La porte blindée était celle d'un coffre-fort de banque en fait, et convenait parfaitement. Les étagères ayant autrefois contenu des lingots et des coffres étaient à présent vides - du moins de cela. Des caisses d'armes et de munitions en occupaient certaines dorénavant. Et, dans un coin, un lit pliant avait été installé, entouré d'une "tente" thermique afin de rendre l'endroit supportable. Tout juste de quoi rester deux-trois jours.
Actuellement Hel était installée en tailleur sur son lit. Ses années de cours de gymnastique anti-G l'avait rendu souple à souhait, aussi avait elle les pieds au dessus des cuisses depuis plus d'une heure, sans même s'en rendre compte. En jouant machinalement avec le système de son bloc de protection pendant à son cou, elle examinait alternativement son terminal informatique et ses trouvailles.

Vajk Varek. Un type originaire d'Irminsul, insignifiant monde des zones neutres, objet des guerres mesquines et minables de Memel Prime et Tarim secundus - elle le connaissant, ayant vendu des armes aux deux. Visa de touriste en Union. Que faisait-il ici?
Après recherches, il s'avéra que l'homme était recherché par les forces de police de Tsarysyn pour cambriolage et homocide. Il aurait pénétré dans une banque, dans le quartier de la côte, pour y vider le contenu d'un coffre. On ne disait pas quoi. Plus de nouvelles depuis quelques jours - elle se doutait pourquoi. Les Epaves l'avaient probablement déjà grignoté jusqu'à ne plus être reconnaissable.
Qu'est-ce qu'il avait auprès de lui?
Elle se mordit les lèvres, et se leva, pour aller devant le miroir ébréché qu'elle avait pendu au mur, et s'asperger le visage d'eau, avant de prendre quelques pilules. C'était nécessaire pour la préserver des effets néfastes de la privation de lumière, et des gaz toxiques. Tout enlevant sa combinaison, elle était songeuse. Il faudrait qu'elle retrouve Varius. Son instinct des coups fourrés lui disait que quelque chose était en cours - et qu'il y avait du fric dans cette histoire...
Les cheveux tombant sur ses épaules en une grande cascade brune, elle s'allongea sur son lit, songeuse.

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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Sam 23 Oct - 21:26

Katarina retrouva son chemin en dehors de la galerie, passant par un centre commercial et se procurant gentiment quelques effets nécessaires à ses futures excursions en bas, des vivres notamment, le dépôt de l’armée lui paraissant trop dangereux à forcer, du moins dans l’immédiat. Quelques outils indispensables, comme une gamme de pinces coupantes et quelques menus articles telle une disqueuse laser, des pastilles désinfectantes et de quoi constituer une bonne trousse de soin rejoignirent également ses affaires ou plutôt le compartiment de rangement vide de sa motograv’ et, après s’être fait préparer un plat à emporter et après avoir, par la procédure convenue, demandé ses armes de poing et une carte d’étudiante de l’université centrale de Tsarsysyn (ou parfois appelée Askay I) -en section ingénierie civile-, se trouva un hôtel discret assez près des entrées d’Altaksay mais pas trop.

Le soir tombé elle potassa les informations dont elle disposait. Il n’y avait pas grand chose. Un meurtrier (de qui ?) et cambrioleur (de quoi ?) se trouvant dans les bas-fonds. S’il y avait des milliers de manières de sa planquer quelque part, il n’y en avait pas beaucoup pour manger ou aller aux informations, fondamental pour savoir ce qui risquait de vous tomber dessus, ou plutôt si le père fouettard était proche ou non du mauvais gamin.

Les informations données donnaient dix-sept lieux dans les souterrains où il était possible de se procurer de la nourriture (à des prix exorbitant pour les moyens des gens du coin) sans que l’on vous pose de question, certains étaient également des bars ou des maisons dites closes et qui n’avaient probablement de closes que le nom. Quelqu’un d’intelligent ne serait pas sorti tout seul, mais aurait envoyé un commis le faire à sa place, ce qui était un moindre mal : un commis, cela se paie, dans un sens comme dans l’autre. Quelqu’un d‘intelligent n’aurait pas acquis de la nourriture en quantités importantes (signe que l’on va se terrer). Mais il fallait aussi se dire que ce Vajk Varek n’était peut-être pas intelligent, ce dont elle doutait, Katarina balaya la pensée de son esprit.

Vajk Varek avait disparu il y à cinquante-trois jours locaux, c’était beaucoup, et il avait cessé de donner signe de vie il y à six jours environs, ce qui était tout aussi inquiétant. Katarina voyait hypothèses justifiant cette disparition. Soit il était parti, ce qui était improbable avec les flics aux trousses d’une part, la Main de l’autre et probablement d’un tiers d’une (hé oui) troisième part ; soit il s’était particulièrement bien enterré parce que le Père Fouettard était en vadrouille et donc il faudrait qu’il ressorte tôt ou tard et là Katarina devrait compter avec les autres poursuivants ; soit il était mort, ce qui étant encore plus inquiétant car seul une grabataire carcare pourrait savoir où se trouvait ce qu’il portait sur lui, visiblement ce qui importait le plus dans cette recherche (ou somme toute ce qui importerait encore si Varek était mort).

Katarina avait donc cinquante-trois jours de retard sur ses rivaux, plus un en cours. Il était trop tard pour descendre en bas et elle était de toutes façons bien trop fatigué pour cela.
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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Dim 21 Nov - 1:06

Une lueur blafarde, indiquant qu'on était en fin de journée, tombait d'une des trouées sud d'Altaskay. Les quartiers adossés à la chaîne de la péninsule, marquant l'extrémité sud de la capitale, étaient moins densément peuplés, et de grandes trouées existaient dans la voute métallique, surtout dans les zones industrielles. Malgré les ponts les grillages et champs de forces qui les couvraient, de la lumière parvenait encore à passer. Les endroits en dessous de ces trouées étaient les seuls de tout Altaskay où une végétation digne de ce nom poussait encore. Les Épaves y étaient aussi un peu plus humaines qu'ailleurs...
Le Highway 41 était réduit à l'état de superstructure dantesque, entourée de toutes façons de bretelles géantes, et couverts de carcasses de véhicules abandonnés par endroits. Le béton s'était craquelé, tandis que les piliers en duracier rudimentaire n'auraient jamais supporté un retour à un trafic comme au temps où l'endroit s'appelait Novimost-Na-Askay, et était un faubourg industriel de la capitale qui avait fini par le cannibaliser et l'enterrer sous des dizaines de mètres de duracier, le faisant disparaitre au sens propre de la carte.
Katarina était prudente en roulant sur l'ancienne voie rapide, se contenant de rester autour des cent kilomètres par heure. C'était certes lent, mais préférable, étant donné les trous qu'elle avait déjà rencontré à plusieurs endroits. Et puis, on rencontrait parfois aussi une autre Motograv, que l'on croisait en silence, sans saluer ni rien. Une panne ici était peu recommandable, cela se savait.
Rapidement la trouée fut derrière elle, et elle ne put à nouveau que se fier au systèmes infrarouges de sa visière. Plus on s'enfonçait sous la cité trépidante, plus l'endroit devenait désolé et dangereux. Ici, les section de la vieille 41 étaient de plus en plus endommagées, tant et si bien que finalement Katarina dut quitter la voie et descendre au niveau des rues de l'époque coloniale. Ici il y avait davantage de carcasses de véhicules, mais le risque de tomber dans un trou était sensiblement plus bas. Elle accéléra, et arriva finalement dans le quartier de Soomerzet, où se trouvait son objectif, le Centre. Appelé Centre civique à l'époque où l'endroit était encore habité par des citoyens dignes de ce nom, il était aujourd'hui utilisé par l'une des organisations issues de la scission du Cartel, dit le Groupe de Sirovitça, pour faire du profit. Magasins surtaxés, bordels, bars, atelier de réparation mécanique - et, dans les coulisses naturellement, boutiques d'armes et de drogue. Un vrai supermarché du crime. Sale gueule correcte, gros flingue ou encore plus gros portefeuille exigés. Naturellement les autorités connaissaient l'endroit, et il arrivait de loin en loin qu'une équipe d'inspecteurs se pointe, mais on était tolérant. Mieux valait un gros coin que l'on connaissait qu'une pléthore de petits qu'on ne maîtriserait pas.
A une petite douzaine de kilomètres de là, alors qu'elle faisait le tour d'un rond point dévasté, au centre duquel se trouvait la statue d'un général depuis longtemps oublié, elle remarqua - en fait l'ordinateur intégré remarqua pour elle - un vague attroupement dans l'une des rues qui partait en étoile de l'endroit. Elle aurait continué son chemin si la vue des Epaves, pour la première fois en si grand monde, ne l'avait pas étonné, aussi se dirigea-t-elle par là par curiosité - morbide. Ces restes d'humains étaient encore plus répugnants que leur réputation le disait. Couverts de tissus dégoûtants et rafistolés, génétiquement informes, les yeux enfoncés et presque inexistants, vociférant silencieusement, ils semblaient se diriger vers une rue de traverse. Mais, soudain, l'un d'eux se redressa, et tourna la tête vers l'intruse qui les observait de loin. Il y eut un braillement à faire se réveiller les morts, et, en l'espace de quelques secondes, ils avaient disparu dans bâtiments, égouts et trous.
Curieuse, quoique pas très rassurée, Katarina avança lentement vers l'endroit où ils se dirigeaient. C'était une rue latérale sinistre et banale, couverte de déchets contre les murs, mais relativement dégagée au milieu, indiquant que c'était un itinéraire régulièrement pratiqué par les habitants civilisés - pour peu que les clients du Centre puissent être qualifiés de civilisés - du coin. Plusieurs superstructures en métal et bennes avaient étés visiblement poussées sur les côtés, et deux d'entre elles étaient éventrées, leur contenu ancestral répandu autour. C'était récent, et donc l'œuvre des Épaves qui venaient de fuir. Elle s'apprêtait à remettre les gaz lorsqu'un détail attira son attention: une petite flaque de sang, issue manifestement de la benne ébréchée.
Lentement, elle descendit de sa Motograv, tout en s'armant, avant de s'approcher. Le sang était coagulé depuis assez longtemps déjà, mais n'était pas antique, ni un sang d'Épave. Ils n'en avaient plus assez pour des flaques pareilles. D'autres humeurs étaient présentes, indiquant que ce qui avait été réduit en pièce ici l'avait été vilainement.
Son pied buta contre un objet en plastique et en hexanox. Elle baissa la tête, et remarqua un vieux créditeur.
C'était tout ce qu'il y avait ici...


Un homme entra dans la salle principale de la Machine, l'une des principales boites de nuit du quartier du bord de mer, version souterraine. Contrairement au reste d'Altaskay, parfois des gens riches des quartiers du dessus descendaient afin de faire la fête dans un environnement sinistre et dans un sens du genre post-apocalyptique. Surtout des jeunes désirant dépenser.
La musique était tellement forte qu'on pensait que les tympans allaient éclater, et des fontaines à boissons diverses et variées. Des gens dansaient, parlaient, buvaient, dansaient encore, sous la surveillance de vigiles patibulaires. L'homme qui venait de pénétrer dans l'endroit n'était pas entré par la grande et luxueuse cage d'ascenseur, mais par la sale entrée des sous-sol.
Il trébucha plusieurs fois, et zigzagua, avançant avec difficultés. Les gens le regardaient bizarrement, avec ses vêtements déchiffrés, ses yeux fous, ses mains tremblantes. Un des vigiles l'arrêta. En l'espace de quelques échanges verbaux -excités -, l'irréparable arriva: l'inconnu manifestement malade tira une arme, un SIP modifié doté d'un long silencieux qui réduisait les tirs juste à de légers bruits, comme humides.
Il ne se contenta pas de tuer le gêneur. Il tira dans tout les sens, annihilant des dizaines de personnes, détruisant l'endroit dans une fureur déconcertante. Après dix bonnes minutes de folies meurtrière, il succomba sous le nombre des vigiles: l'inconnu avait laissé derrière lui une traînée de sang.


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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Dim 21 Nov - 14:51

Katarina s’avança dans l’allée. Cette ville était vraiment étrange, presque au comble du ridicule, la jeune femme se dit qu’il aura un sacré spectacle le jour où la ville haute connaîtrait des problèmes parce qu’en bas ça commençait définitivement à craquer, un truc du style d’une gigantesque fusillade parce que ceux du haut ne sauront pas quoi faire de ceux du bas.

Katarina n’avait jamais aperçu d’épave avant. Enfin cela dépendait de la définition que l’on donnait au mot épave et comment l’on considérait le bipède (on pouvait espérer qu’ils l’étaient tous) couramment désigné par le terme. Mais ça elle n’avait encore jamais vu. Elle s’approcha de la flaque de sang et regarda autour d’elle, tout avait été mangé, même ce qui ne l’était pas normalement. Elle se pencha et attrapa le créditeur, il serait toujours bon de l’examiner plus tard...

Sans demander son reste, katarina sortit de l’allée le plus rapidement possible. Flingues, grenades et fusil ou pas, affronter une telle quantité de fous au cerveau brûlé et affamés ne l’intéressait guère, notamment parce que cela ne lui rapporterait rien. “Katy” se dirigea vers le Centre, regardant ici et là. L’on y croisait effectivement à peu près tout, y compris, chose surprenante, des clochards, vivant probablement du guet, d’expédients, et d’informations données à qui était prêt à payer un minimum. Katarina s’avança en longeant d’une allée couverte (enfin plus que le reste), mieux valait rester à l’extérieur pour l’instant.

Katarina ne le vit pas tout de suite et à vrai dire serait peut-être morte ou sérieusement amochée si elle n’avait pas vu les gens dehors lever la tête. Elle n’avait pas entendu dans le bruit ambiant le début d’une panique, ou plutôt sa fin. Alors que tous levaient la tête, elle le fit aussi... Et donna des répulseurs s’écartant d’un bon mètre. Un corps s’écrasa juste à côté d’elle. Katarina jeta un oeil en haut, s’assurant que personne d’autre ne suivait et, sans descendre de moto, regarda le type. C’était un jeune homme plutôt bien habillé aux membres à présent tordus, quelque chose était tombé de sa poche. Un type à l’air agile s’approcha derrière elle, lorgnant le cadavre, du moins à ce qu’en disait son rétroviseur intégré. Katarina donna des répulseurs tant à l’avant qu’à l’arrière tout en déplaçant sa moto d’une vingtaine de centimètres sur la gauche. Le curieux instantanément repoussé en arrière sur un bon mètres alors que la motograv’ demeurait à la même place. Cela fait, Katarina se pencha tout en restant en selle et ramassa l’objet convoité, une liasse de mille crédits en liquide, merveilleux, de quoi payer les bofs sans se détrousser elle-même. Le détrousseur suivant sauta sur le cadavre dès qu’elle donna des gaz, filant vers l’escalier le plus proche, elle ne savait rien du coin et comprendre le fonctionnement de l’endroit pourrait lui être utile. Par exemple que ce passait-il en général (outre le pillage), lorsqu’un type trop bien sapé pour l’endroit dégringolait dans le coin ; Katarina devait bien admettre que par rapport à ce sous sol, elle n’était qu’une foutue paysanne, passage à Kamensk ou pas.

Katarina monta, le type était apparemment tombé de la troisième passerelle, elle monta là-haut d’un pas rapide après avoir verrouillé sa moto au plus haut niveau de sécurité (y toucher envoyait une décharge électrique, plus forte au fur et à mesure que l’on insistait) mais aussi emporté son fusil d’assaut. Après tout elle ne savait rien de ce qu’elle allait rencontrer là-haut. Elle fut surprise. Elle avait entendu quelqu’un pousser un cri aigu alors qu’elle se trouvait au deuxième étage, ce qu’elle vit la sidéra. La passerelle, plus ou moins en bonne état et partiellement -apparemment c’était possible- restaurée était le théâtre d’une scène que Katarina n’avait jamais vue. Elle n’avait jamais vu des gens pareils, et encore moins une telle quantité de fric en nature se tenir debout au même endroit. Un jeune mec apeuré courait dans sa direction, elle l’attrapa et l’immobilisa d’une poigne ferme, le type, terrorisé était un incapable de résister.

-Il s’est passé quoi ?

-U...un... Un mec, l’est entré et s’est mit à flinguer tout le monde ! Laissez-mooooooooi

-C’est courant là-dedans ?

-Dans la Machine ? ‘tain mais tu sors d’où toi ? Jamais ya trop de vigiles pour ça.

Katarina le laissa courir vers nulle part, finira probablement mangé ou un collier autour du cou. En parlant de collier Katarina accrocha celui d’une fille, moins de vingt ans dans le meilleur des cas, en état de choc. Effrayée, terrorisée, elle tentait de s’approcher du bord, luttant pathétiquement contre un vigile stupide se contentant de répéter un laconique “faut pas s’approcher du bord”. La fille, à peine vêtue, portait des cuissardes et des talons d’une quinzaine de centimètres au moins. Jolie, avec ou sans fard, Katarina l’évalua à trente mille crédits, voir septante mille à la la vente du détail. Jetant un regard semi circulaire autour d’elle, elle s'aperçut qu’elle avait vu juste. Ces gars-là n’étaient pas des gens du coin mais des richards, des vrais, venus s’offrir des frissons, le dernier pour l’idiot en bas. Il y en avait pour un demi million en filles, certaines pourraient même servir de garantie d’alliance ou de monnaie diplomatique dans certains coins du secteur central. Katarina capta une conversation à la volée, la fille terrorisée semblait se remettre de la chute de son petit ami, il faut dire qu’un autre, le choc passé, faisait tout pour. 


-Armando, j’comprend paaaas, Vas’ dit quelque chose ! Tu crois que les flics vont dire quelque chose ?

-T’veux un shoot ? T’iras mieux, répondit un jeune blond tout en sniffant une quantité indéterminée de drogue.

-Ouais t’parles q’j’en veux un.

-J’crois pas non, poursuivit “ Vas’ ”. D’toute façon on savait pas où il était passé avant que tu l’aperçoive donc on y peut rien, pis ça f’sait six mois que ses parent savaient pas où y créchait et même toi tu savais rien de lui...

Tout en réfléchissant à combien pourrait rapporter une planque sur l’itinéraire de retour de la classe possédante vers les étages supérieurs, Katarina profita de la confusion ambiante pour arriver jusqu’à la porte d’entrée et, constatant que le portique de sécurité était à la fois vide et endommagé, pénétra d’un pas rapide dans la discothèque ou la fête battait son plein dans les salles secondaires. La musique tonnait toujours dans la principale, alors que quelques vigiles emportaient le corps à l’arrière. L’un des vigiles la remarqua et s’approcha d’elle, il était armé et commença à lui ordonner de sortir. Katarina s’avança et d’un coup de genou, fit brièvement apparaître son fusil avant de sortir cent crédits de la liasse de l’autre type.

-Vous l’emmenez-où le type ? J’crois que si tu me laisses le voir lui et ses affaires avant que vous y touchiez, j’pourrais me montrer plus sympa avec toi et ton boss, niveau crus.
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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Mar 30 Nov - 20:40

Le vigile jeta un regard furtif par dessus son épaule, avant de faire rapidement disparaitre les billets à l'effigie d'un obscur doge christianien. Puis, il déclara, indiquant d'un mouvement de tête l'espace situé près du bar où des hommes ramassaient les débris de verre et nettoyaient les flaques de liquides divers engendrées par l'arrêt des champs de confinements chargés de faire "voler" l'alcool jusque dans les verres (voire les bouches de consommateurs):

-C'est ce malade qui est entré tout à l'heure, l'avait pas l'air bien franchement. Il a commencé à tirer partout, l'a du en descendre au moins quatre avant qu'on l'arrête. L'est là-bas. Par contre, je ne sais pas qui...

Un groupe de personnes entourait un corps à l'autre bout de la vaste salle. Katarina rajoute un billet. L'autre repris:

-Je crois que c'est un des types qui bosse dans l'ancien puits géothermique des quartiers sud. 'Crois qu'je l'ai vu avec d'autres du puits lorsqu'ils s'étaient payés une tournée pour fêter un truc...

Il s'arrêta encore une fois, avant de recommencer, plus fort:

-...Mais vous ne pouvez pas rester ici, mademoiselle, la police va être là bientôt, et ils vont tout enregistrer...

Comprenant que c'était fini, elle pris le large, assez rapidement pour croiser ce qui semblait être un manager allant interroger le vigile sur ce qu'il avait raconté. Katarina s'éclipsa en vitesse.
Sur la rue devant l'immeuble, qui grimpait de plusieurs dizaines d'étages jusqu'à un ciel de ténèbres totales, elle grimpa sur son véhicule, sentant que bientôt il allait y avoir du grabuge ici. Elle ne s'y trompa que de peux: à peine vingt secondes après qu'elle ait passé le coin de la rue, plusieurs lourds véhicules anti-grav à double répulsion de la Sûreté se posèrent, et une quinzaine d'agents sautèrent par terre, avant de verrouiller tout le secteur.




Un odeur rance et caractéristique de cigarette envahit la salle dès l'instant où le colonel divisionnaire Custer y pénétra. Les assistants, même plongés dans leurs donnés, leurs interfaces neurales, leurs holos, ressentirent immédiatement ce signe infaillible de l'arrivée du patron.
Les images aux murs et dans l'espace de la grande pièce sombre représentaient le direct en provenance de l'endroit dans le souterrain où la fusillade avait eu lieu. Le personnel était présent sur place et la situation sous contrôle. Les gros fils à papa hurlaient qu'ils voulaient avoir un communicateur, ne comprenant pas que leur modèle infradermique dernier cri ne fonctionne pas, le personnel donnait ses dépositions, le corps du fou était disséqué et décortiqué jusqu'à la dernière molécule par l'IA-légiste. Tout cela sous la supervision du QG de la famille, place du 27 Mai.

-Qu'avez-vous? Demanda Custer après un instant.

Son premier adjoint, Tasha Larissa répondit, sans quitter des yeux les données défilant à toute vitesse devant les multiples holos projetés par son implant sourcilier:

-La situation est sous contrôle, nous avons ramené presque tout le monde, et ceux qui manquent vont être rattrapés sous peu. Malheureusement le système de surveillance interne a été endommagé pendant la fusillade et la panique, et nous n'avons plus rien d'enregistré après le début de la bousculade.
-Qui est-il?

Une main de la femme aux traits sévères tendit un doigt dans l'espace devant Custer. Une image s'y matérialisa, avec une photo judiciaire et des données.

-Un certain Mhilo Ceyter, descendu de Lafonia il y a quelques années, et travaillant actuellement dans le trafic d'armes. La fépol pense qu'il est basé dans le puits thermique de Manganov, où il pillerait les stocks secrets du Cartel.

Le colonel fronça les sourcils. Personne ne savait réellement où la Cartel avait planqué le magot. Lui avait l'impression qu'il s'agissait d'une multitude de petites réserves qu'il faudrait des années à toutes découvrir.

-Sinon?
-Apparemment, il n'a aucun rapport avec l'affaire. Il a du être involontairement exposé. Pour l'instant, tout nos canaux sont vides. La nature de l'objet ne doit donc pas être connue pour l'instant.
-Si ces incidents se reproduisent, commenta un des types qui service de surveillance, ça va éveiller les soupçons. Les gens là-bas deviennent vite nerveux, comme vous savez.

Il hocha doucement la tête, avant de se tourner vers une autre femme, à l'air menu et très jeune, responsable scientifique:

-Toujours rien avec les nouveaux calibrages du maillage de détecteurs?

Elle fit "non" de la tête, sans prendre la peine de répondre directement:

-Les derniers réglables laissent encore voir des images fantômes, nous n'avons rien de fiable pour l'instant. Je vais essayer d'augmenter la sensibilité en sélectionnant uniquement des fréquences de décallage ultra-basse.

Custer était déjà revenu à Tasha Larissa:

-Du côte de nos contacts, quoi que ce soit?
-La dose habituelle de détraqués, d'obsédés des complots, de mystiques. Nous avons deux trois pistes sérieuses, un contrebandier de metatyrine d'Aszad IV, un marchand d'arme du crû, ou encore un groupe d'épaves qui aurait été vu peu de temps avant qu'on vienne faire le ménage, le mois dernier, mais rien de concret. Il nous faut du temps, colonel.

Sombre, il se retourna vers les écrans.
Askay était probablement le meilleur endroit où se cacher dans tout le pays. La superficie totale au sol de toute la ville, galeries souterraines, rez-de-chaussée, immeubles abandonnés, rues habitées, étages habités et tout le reste, était supérieure à celle du continent boréal de Tsarysyn, le deuxième par la superficie de la planète. Le tout dans une structure aberrante de jungle urbaine.
C'était trouve une aiguille sur la surface d'une planète vierge.




Une sorte d'énorme réacteur trônait, monstre endormi, suspendu au milieu du puits de l'ancien réacteur puits thermique par des longs sustentateurs garnis de tubes supraconducteur. L'endroit était glacé et sinistre, et le puits en dessous du module-extracteur plongeait sur des kilomètres dans les profondeurs de la terre. Le rougeoiement de la centrale fonctionnant s'était déjà éteint cent-cinquante années plus tôt, mais, quand on savait où regarder, on remarquait l'activité: deux ou trois des lampions n'étaient pas des veilleuses (l'installation pouvait théoriquement encore fonctionner), mais les signes de l'occupation par quelques hommes et femmes, trafiquants d'armes pour la plupart. On racontait depuis plus de vingt ans que quelque part le Cartel avait caché une grande quantité d'armes dans l'immense installation, aussi celle-ci était fouillée depuis, sans grand succès. Cela avait toutefois fait du lieu un point de rencontre entre trafiquant d'armes.
Hel avait laissé sa Motograv dans l'une des allées souterraines qui menait au plexus central, le lieu où le puits plongeait. La centrale était aussi grande qu'une petite ville, et a fournit de l'énergie à Tsarysyn depuis la période coloniale jusqu'à la mise en place du réseau d'approvisionnement par foyers solaires, dont l'énergie virtuellement illimitée et encore moins chère, car demandant moins de personnel.
Hel était étonnée: Il y avait du raffut dans un endroit où habituellement il ne faisait pas bon attirer l'attention sur soi. Lorsqu'elle gagna le lieu convenu pour la négociation, elle découvrit deux types, son client et un autre, manifestement, vu ses vêtements dégoûtants et l'outillage de sondage à sa ceinture, l'un des prospecteurs. Ce dernier gueula:

-Bordel, connard, je sais que tu m'as espionné! Dégage!

Hel, encore dans la pénombre de l'escalier, porta doucement la main à son arme, et se plaqua contre le mur. Cela pouvait mal finir. Cela allait mal finir, vu l'expression des deux hommes.

-Je suis ici toutes les semaines, crâne de génopoulet, c'est pas toi qui va m'expulser, répondit en conversant un tant soi peu de dignité le client - un intermédiaire en armes.

Le prospecteur, manifestement à bout, poussa un grognement, et parut sur le point de dire quelque chose. Puis, à une vitesse incroyable, il sortit un couteau à découpage laser. La lame brilla à quelques centimètres du visage du deuxième homme, avant de s'éteindre et de tomber au sol.
Une charge à impulsion avait transformé le torse de l'agresseur en reste carbonisé où apparaissaient à peine quelques restes d'os. Le tout tomba par terre, sur l'arme.
Hel, tenant négligemment la sienne, émergea de l'ombre, et s'avança. L'autre, après une réaction de recul instinctive, fut visiblement soulagé.

-Quand t'auras fini de t'amuser, on pourra passer aux choses sérieuses?

L'autre lui lança un dernier regard choqué, avant de bafouiller:

-Non, c'set fini, je me casse de ce coin de mabouls. Ils sont tous bargeots, j'en peux plus!

Il la bouscula et s'engouffra dans l'escalier, tout en lui criant:

-J'te conseille de te casser aussi!

Hel rengaina son arme avec une moue déçue. Décidément, actuellement, ça n'allait pas fort pour elle. Elle se dirigea vers la trouée donnant sur le puits, et, accoudée à la balustrade, regarda les profondeurs noires de la terre, soupirant.
Quelque chose n'allait pas. Chez elle, ou ailleurs (ce qu'elle aurait préféré).

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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Sam 4 Déc - 0:33

Katarina s’éclipsa rapidement et enfourcha sa bécane. Elle donna un léger coup de répulseur lorsque la police arriva, se rabattant devant un triporteur antigrav’ et disparu dans la nuit. Kat’ parcourut un petit kilomètre et s’arrêta pour réfléchir. Le vigile -qui au passage lui avait coûtée 300 CRUs- avait parlé d’un puits géothermique. Donc un endroit profond et abandonné et suffisamment chaud pour ne pas geler dans les sous sols de la mégalopole.

Katarina doutait de trouver son type dans le coin, par contre il était possible que quelque chose en rapport avec le pelé puisse s’y trouver, d’autant plus que les dates correspondaient. Katarina situa le puits thermique sur une vieille carte téléchargée indirectement sur le réseau de la faculté d’ingénieurs de l’université jagellone et se remit rapidement en route. Elle fit un détour afin d’éviter de venir directement du lieu des incidents (et aussi afin de perdre la police dans le dédale). Passant à côté d’une bande d’épaves grognantes, Katarina réfléchit davantage. Le pelé n’était pas là pour rien, vu ce qu’il avait manifestement volé (et qui était apparemment une bombe), se planquer n’avait pas de sens, à moins d’avoir les moyens de le faire pendant un an au moins, et encore. Le type devait vraisemblablement être soit à la recherche d’un moyen de foutre le camp, soit en attente de quelqu’un pour le débarrasser de ce qu’il cherchait. Apparemment soit on lui avait pris, soit il le détenait toujours et se planquait, bien qu’elle commence à avoir quelques doutes.

Katarina s’approcha par l’Est et remonta vers le Nord après avoir constaté la présence d’épaves à proximité (deux kilomètres) du puits. Une fois sa destination atteinte, elle trouva un endroit tranquille où garer sa motograv’ et s’aventura, combinaison relevée, dans un dédale de couloirs et d’habitations abandonnés pour déboucher sur une grande avenue par une ruelle, elle s’arrêta immédiatement avant de s’aventurer. Katy consulta de nouveau sa carte et fit marche arrière sur trois cent mètres, elle s’arrêta au-dessus d’une taque d’égoût qu’elle souleva. Dégainant un pistolet, Katarina descendit lentement et jeta un oeil, personne. Sa carte était relativement bien faite. Elle avança en direction du puits dans une allée souterraine destinée à un personnel d’entretien disparu et, à peu près au milieu de l’avenue, bifurqua dans un souterrain plus étroit descendant en pente douce pour se terminer par un cul de sac. Il y avait une nouvelle trappe que Katarina ouvrit doucement, forçant un peu en raison de la rouille qui bloquait les charnières. L’entrée n’était pas utilisée, ce qui lui convenait. Toujours pistolet au poing, Katarina s’avança dans l’étroit passage, prête à tirer sur la première sale bête un peu trop grosse qui se pointerait.

Katarina déboucha sur une petite porte, fermé à clef. Elle rengaina son pistolet et dégaina sa dague qu’elle introduisit dans la fente entre la porte et le chambranle. Elle appliqua une douce pression puis força brusquement. La lame en duracier avec un fil d’hexanox solide vint aisément à bout de la porte, Katarina la laissa aller tout en levant un pistolet de la main gauche, personne.

Katarina s’avança dans un pièce technique vide, les portes des armoires avaient été arrachée, tout indiquait qu’une armoire avait, il y à un temps, barré l’accès à la porte que Katarina venait d’ouvrir. La jeune femme ferma la porte et la bloqua avec un morceau de fer histoire qu’on ne découvre pas trop vite son passage si l’on venait par ici. Katarina tomba sur une nouvelle porte, ouverte celle-là, et déboucha dans un couloir ; elle rengaina sa dague, remit son fusil en place et ajusta sa cape. Enfin elle activa les rétroviseurs intégrés de sa combinaison et s’aventura vers ce qui semblait être le coeur du puits, sur ses gardes, du bruit venait des tréfonds, le bruit se tut, Katarina maintint son pas et continua à avancer jusqu'à entendre un coup de feu suivit pas précipité.

-J'te conseille de te casser aussi!

La jeune femme se tapit dans les ombres et vit un type bizarre filer en maugréant, apparemment quelqu’un d’autre avait tiré. Elle attendit plusieurs minutes avant d’avancer, l’arme au poing. Un cadavre gisait là. Katarina revint rapidement sur ses pas et prit un autre chemin, par des couloirs techniques. Son plan n’était plus que schématique. Katy s’avança dans une série de petits couloirs et de quasi coursives pour enfin déboucher sur une allée circulaire, elle avait atteint le puits.

L’endroit était sinistre. Regardant autour d’elle, Katarina ne vit personne et supposa que si quelqu’un il y avait, c’était soit dans les hauteurs (et donc elle allait passer pour l’auteur du coup de feu), soit en bas. Elle opta d’abord pour le haut et jeta un nouveau regard circulaire. Ses capteurs infrarouge firent briller le panneau indiquant une cage d’escalier. D’un pas modéré et le plus silencieux possible, Katarina s’engagea et monta jusqu’au niveau le plus haut (quatre d’après ce qu’elle avait vu) afin de pouvoir redescendre en bas en ratissant le tout...
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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Sam 4 Déc - 20:39

Hel avait désactivé le casque de son bloc, et seul un petit holo demeurait, presque transparent, au dessus de son oeil droit, afin de mimer l'effet d'une visière pour identifier l'environnement. Ses cheveux retombaient sur l'hexanox lisse de ses épaules, et l'odeur de vieille machinerie montait doucement jusqu'à ses narines, sans l'importuner.
En regardant bien depuis l'endroit où elle se trouvait, la trafiquante pouvoir voir un peu d'activité dans l'ancienne centrale: de temps en temps une ombre passait, ou on entendait quelques éclats de voix. Mais l'endroit était tellement grand que les chances de rencontrer quelqu'un si on ne le désirait pas étaient infimes.

Elle recula, et contempla, dégoûtée, l'endroit vide où elle se trouvait. Les affaires n'allaient pas. Certes, elle n'était pas dans le besoin, mais elle n'avait jamais réellement fait ça pour l'argent... non, elle faisait ça par passion pour le danger, par esprit de contradiction envers sa famille.

Soudain, il lui vint à l'esprit que c'était ici que d'habitude se postait Varius d'habitude, l'autre trafiquant en gros qu'elle avait vu quelques semaines auparavant, lorsque sa malchance avait commencé. Il n'avait d'ailleurs pas été très actif ces derniers temps... peut-être que le machin qu'il avait récupéré sur le macchab' avait trouvé preneur à un prix justifiant des vacances?

Elle décida de monter d'un étage, et de se diriger vers la chambre de veille de la centrale, où généralement Varius tenait boutique. Si quelqu'un traînait dans le coin, elle pouvait toujours voir à se renseigner.

La jeune femme grimpa à deux échelles, sauta d'une passerelle à une autre, enjamba les énormes câbles supraconducteurs, et arriva tout près de la chambre de veille, quand une voix retentit, amplifiée par la géométrie du corridor:

-Vous n'avez rien entendu, vous?

Quelque chose dans le ton fit faire un écart à Hel, qui s'engouffra silencieusement à travers l'ouverture dotée d'une porte partiellement arrachée à ses gonds. Quelqu'un ayant de bonnes intentions ne parlait pas comme ça... c'était le ton de quelqu'un voulant à tout prix être tranquille. Elle avait appris à reconnaitre ce genre de choses.

-Il n'y a rien, vous voyez. Et non, je ne changerais pas mon prix.

Un drôle de petit bruit lui parvint depuis l'extrémité du couloir, où baillait la porte de la chambre de veille.

-Je vous assure que j'ai entendu des pas. Et tout à l'heure, vous n'allez pas me dire que le coup de feu c'était rien!?
-Ça arrive tout le temps ici. Assez-vous!

Bref silence.

-Je suis prêt à mettre quarante géants sur la table. Pas plus. Il y a bien des façons de se procurer ce que je cherche...

Grognement.

-J'ai une autre offre à 45.000. Vous ne suivez pas donc...?

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Katarina Semenova
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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Lun 6 Déc - 16:53

Katarina venait de monter un étage lorsqu’elle entendit un éclat de voix de l’autre côté du trou. Aussitôt sur ses gardes, Kat” augmenta la puissance des récepteurs auditifs de sa tenue de moto mais n’entendit rien sinon un murmure incompréhensible, mais rapide et bref, elle fit malgré elle un rapprochement avec le coup de pistolet de tout à l’heure.

Katarina ôta calmement le verrou de son GRAAM 4 et marcha plus vite vers l’origine du bruit. Usant de sa tenue, Katarina grimpa une échelle à toute vitesse, se mettant au même niveau que le conciliabule qui semblait se poursuivre, elle accéléra, avant que cela ne tourne mal, elle avait besoin d’informations et si les flics étaient bien renseignés, ils pouvaient très bien débarquer ici. La jeune femme enjamba la passerelle qui venait de se terminer et, s’accrochant à l’un des nombreux câbles qui trônaient dans l’installation oubliée des bâtisseurs de cathédrales d’en haut, sauta souplement sur une autre, la rapprochant inexorablement de sa destination. Le couloir troué de petites fenêtres étroites formait une courbe qui masquait la scène en train de se dérouler à quelques mètres d’elle.

“Katy” s’avança prudemment, l’arme au poing et canon vers le bas, un autre couloir perpendiculaire à celui dans lequel elle se trouvait débouchait un peu avant le lieu de la “discussion”.

“-Je suis prêt à mettre quarante géants sur la table. Pas plus. Il y a bien des façons de se procurer ce que je cherche...”

Katarina redoubla de prudence. C’est qu’on négociait pour des sommes notables ici ! Elle jeta prudemment un oeil et constata que personne ne regardait dans sa direction. D’un pas rapide et feutré, Katarina se faufila en direction du couloir menant elle ne savait où et attendit, l’on discutait dans la pièce. Quelqu’un grogna une réponse incompréhensible.

“-J'ai une autre offre à 45.000. Vous ne suivez pas donc...? ”

-Mmmm, mouarf, v’savez bien que ça vaut beaucoup plus, répondit l’autre, semblant accepter de discuter. En plus vous seriez pas là si ces autres moyens étaient si faciles et peu dangereux, faudrait savoir c’que vous voulez.
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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Mar 21 Déc - 20:10

Inconsciemment, Hel passa sa langue sur ses lèvres, écoutant la transaction avancer. Combien de semaines de vente de FAM cela représentait-il?
Assez pour lui faire dire qu'elle aurait réussi un beau coup, c'était certain.
Ses mains tâtèrent la crosse de son arme, dont elle avait remplacé la pile énergétique le matin même. De quoi faire un petit massacre si on lui cherchait des noises.
Que faire?

-Vous n'avez pas la moindre idée des ennuis qui vous attendent si vous ne prenez pas ce fric et si vous ne vous cassez pas tout de suite.

La voix s'était faite péremptoire. l'autre réagit immédiatement, montant d'un ton:

-C'est une menace?
-Bien sûr que non... vous savez que mes clients n'ont pas besoin de menacer. C'est un constat...

Il y eut une série de bruits de pas, comme quelqu'un allant et venant.
Entrer et menacer avec son arme serait stupide. D'une part, il se pourrait qu'ils soient plusieurs, mieux armés, etc... D'autre part, il faudrait tuer ces gens afin d'éviter qu'ils ne parlent. Et, dans son business, tuer quelqu'un était une affaire dangereuse, car on risquait d'entrer dans la spirale diabolique du "tuer-être tué" qui coûtait leur peau à nombre d'imprudent tout les jours, et faisait tourner la "boutique" de Hel.
Elle n'avait donc comme option que écouter cette discussion amicale, et tacher d'en tirer des informations précieuses.

-Varius, avez-vous entendu parler de la fusillade, dans cette boite de la côte?

Et tac. C'était donc bien ce vieux sacripant qui se faisait des mille et des cent dans le dos de ses collègues.
Qu'est-ce qu'il avait bien pu trouver?

-Ouais. encore une histoire de ces p'tits cons de richards... mais ne tentez pas de changer de sujet. Vous saviez en venant ici que mon prix de départ est à cinquante mille crus. Et j'ai négocié avec mon autre offre assez âprement pour les quarante-cinq géants. Si vous ne mettez pas plus sur la table, c'est fini.

Le silence se prolongea, et Hel crû presque qu'ils l'avaient remarquée et s'approchaient discrétement afin de la surprendre.

-La sûreté a débarqué dans cette boite de richard comme vous dites, et a fait le ménage, simplement parce que l'un de vos collègues, que vous avez vu y a pas moins de vingt-quatre heures, y a commis un massacre.

Le ton était glacial.

-Combien de temps pensez-vous que cela durera avant qu'ils ne vous retrouvent?
-Je ne...

Varius n'eut pas le temps de répondre. Une fusillade venait d'éclater au rez-de-chaussée, et des cris montaient. Plusieurs explosions soniques secouèrent le sol.

-Merde, souffla Hel en activant le casque de son bloc.

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Katarina Semenova
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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Mar 28 Déc - 21:42

Katy écouta la suite de la conversation. Donc le dingue de la boite était lié à une affaire rapportant dans les cinquante sacs, ou cinq briques ou cinquante mille deniers. Bref cela représentait un paquet non négligeable d’argent et l’on pouvait en devenir fou...


-La sûreté a débarqué dans cette boite de richard comme vous dites, et a fait le ménage, simplement parce que l'un de vos collègues, que vous avez vu y a pas moins de vingt-quatre heures, y a commis un massacre.

Katarina vérifia la sécurité de son fusil, la batterie était chargée à bloc, ses pistolets aussi. Les choses avaient de bonnes chances de tourner à la fusillade généralisée.

-Combien de temps pensez-vous que cela durera avant qu'ils ne vous retrouvent?
-Je ne...

Plusieurs coups de feu éclatèrent, Katarina identifia distinctement le bruit caractéristique d’un corps touché par une arme à impulsion, les cris de douleur aussi... La jeune femme ne rechercha de cachette plus appropriée que lorsqu’une paire d’explosion secouèrent le sol, rapidement suivies de deux autres. Soit l’on se castagnait à la grenade, ou alors quelqu’un avait mal réglé son FAM 1, ou trop bien...

-Qu’est-ce qui se passe ? Demanda la voix correspondant à celle du sieur Varius.

-Probablement votre créancier, ou pire..., la Famille.

Un troisième glapit à la seule mention de la Sûreté et de ses locaux destinés aux visiteurs, de l’atmosphère de clope de bas étage qui y régnait, et de ses fonctionnaires à l’after shave lambda et au costume neutre.

-Il...il y à une autre sortie ?

-Les WC au fond à gauche si vous voulez mais vous risquez d’y être un peu à l’étroit, cingla un quatrième.

Un SIP s’arma.

-On devrait voir si on peut passer en force, déclara calmement Varius.

-Eh bien allez-y tout seul ! Il y à des couloirs techniques dans tout ce complexe, je préfère encore m’y planquer.

Katarina regarda autour d’elle et chercha une cachette. Il y en avait plusieurs, le tout était de les gagner le plus vite possible. “Katy” choisit de se planquer au plafond. Passant à toute vitesse le casque de sa tenue, elle fixa son fusil à ladite combinaison et sauta au niveau d’une vieille conduite d’elle ne savait pas quoi. Il y en avait deux mais une partie de celle la plus proche du mur manquait. Priant pour que l’autre ne cède pas, Katarina se cala contre le mure, se tenant aux attaches de la conduite encore existante et celles de la conduite manquante, elles semblaient voir défiées le temps, contrairement à la conduite elle-même... La porte se trouvait à quelques mètres d’elle, si jamais ils passaient par là. Evidemment elle ne connaissait pas les lieux mais il y avait toutes les chances qu’au moins quelques uns passent par là, elle aurait au moins une chance d’en attraper un en se rabattant derrière lui.. S’ils filaient par l’escalier par contre tout serait à recommencer, et il faudrait échapper aux tireurs fous en plus. Une une rafale retentit, faisant exploser le métagranit, de nouveaux cris. À l’intérieur certains paniquait et des cliquetis typiquement liés aux armes sortant de fourreaux se faisaient entendre peu avant le chuintement des batteries sortant du mode veille. Une nouvelle explosion retentit, le fou du FAM 1 n’avait pas fini de jouer...
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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Mer 29 Déc - 20:04

La situation commençait à virer au vinaigre: au rez-de-chaussée et sous l’immense toit blindé du complexe, des coups de feu, des explosions et des éclats de voix retentissaient. Hel pouvait presque voir les truands, occupés à leurs diverses et illégales activités, fuir dans tout les sens comme une volée de moineaux. Quelque chose tournait mal, et elle n’avait pas l’intention de rester pour savoir quoi.

Depuis la chambre de garde, elle parvint, grâce à son audition améliorée par le casque du bloc, à percevoir des bruits de pas précipités, et la voix de l’acheteur:

-Mais en attendant, on peu faire ceci…

Quelques instants de silence, puis un tir, temps durant lequel elle se risqua à jeter un coup d’œil dans le couloir. Loin, dans la chambre de garde, l’homme partait en courant, par un accès situé dans la direction opposée.
Hel passait ses options en revue. Le rez-de-chaussée serait probablement inaccessible pour l’instant - étant donné les explosions soniques et la fusillade qui s’y poursuivaient, de même les accès du toit.
Il n’y avait pas trente-six solutions. Elle courut jusqu’à l’une des pièces qu’elle avait vu plus tôt, et où elle avait remarqué que, sous une vitre brisée, courrait l’une des quelques lourdes conduites à énergie blindées, sorte de série d’une demi-douzaine de tubes noirs épais comme son torse, qui, raides, allaient du centre du foyer de l’extracteur vers les sous-station de transformation, qui transformait le surpuissant courant continu en courant alternatif doté d’un voltage et d’un ampérage normalisés.
Et au pied de l’une de ces sous-stations se trouvait sa motograv.
Courbée sur elle-même, le SIP tiré, elle courut sur toute la longueur du câble, ayant une vue plongeante sur le champ de bataille de l’intérieur de la centrale désaffectée: des hommes en noir et gris, lourdement armés, se précipitaient de toutes part vers les accès aux étages. De même, une série de ces mêmes types tombaient du plafond sur l’édicule centrale, où elle se trouvait encore une minute plus tôt.
Espérant que personne ne l’ait vue, Hel sauta dans le petit boyau d’entretien qui courrait au dessus des câbles lorsque ceux-ci parcouraient l’intérieur du bâtiment en direction de la sous-station. Au fur à mesure que les détonations de tir s’éloignaient, elle respirait plus tranquillement.
Et elle comprenait ce qu’avait fait l’acheteur avant de partir en sentant la vibration naissante sous ses pieds: il avait remis en marche l’extracteur. Ou du moins assez de systèmes pour détourner l’attention.
A présent, elle espérait que ça n’allait pas durer trop longtemps pour qu’elle quitte le boyau et rejoigne son véhicule.


Pendant que Hel quittait à bride abattue le complexe, Varius et son acheteur, qui le suivait avec des intentions probablement assez peu louables, couraient dans le couloir opposé, en direction de l’endroit où Katarina était embusquée.
A peine une minute et trente secondes après qu’il ait quitté la chambre de veille, deux des assaillants y entrèrent, depuis le toit, fracassant une vitre, et constatant que les terminaux de l’informatique du complexe avaient étés démolis d’un tir bien ajusté.
Au dessus de la fosse, un mince rayon rouge et orange partait d’un des condensateurs principaux, plongeant vers les profondeurs, pendant que les câbles multiséculaires se remettaient à convoyaient un mince mais croissant flot d’énergie.

-Patron, nous avons sécurisé la chambre de garde. Quelqu’un était ici encore il y a quelques minutes, et a remis en marche les systèmes principaux, fit l’un des hommes dans sa com.
-Maîtrisez la situation, nous envoyons une équipe technique, répliqua une voix sèche, et retrouvez la cible.
-A vos ordres.

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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Sam 15 Jan - 15:58

Katarina afficha la carte de ce qui s’étendait au delà de la porte et y jeta frénétiquement un oeil. Passé le couloir, un escalier relevant plus de l’échelle sur la droite, un couloir qui après un angle à gauche s’étendait sur une centaine de mètres. Minute, il y avait deux passages particuliers. L’un d’eux suivait le couloir en parallèle sur cinquante mètres puis descendait encore et se séparait, il se situait sous une conduite. L’autre, surplombait ladite conduite et remontait vers la surface.

Katarina réfléchit à toute vitesse, entendant deux hommes foncer vers elle. Le couloir de béton ne serait pas utilisé pour fuir, son chemin était évident et trop long, si on avait quelqu’un aux trousses, certes on le verrait mais lui aussi, et l’on serait à porter de tir. Le passage du dessus était le plus intéressant mais l’emprunter alors qu’on avait quelqu’un aux trousses était dangereux, s’il était trop près et en plus le passage montait, vers les agresseurs potentiels. Il restait la quasi coursive sous la conduite, elle débouchait en plus sur de nombreux passages s’enfonçant dans les profondeurs, il faudrait des jours à la fameuse Famille pour quadriller le secteur. Le fameux acheteur, HK 28 au point, passa en courant et emprunta la porte comme prévu, un autre type, apparemment Varius, vendeur et “ami” du type descendu au “centre ville” suivait, SIP au poing, un cube attaché à son cou voleta lorsqu’il passa devant Katarina, il faudrait jouer serré avec lui...

“Katy” laissa trois secondes aux deux autres et se laissa tomber, fusil au poing. Elle s'élança à leur poursuite, soutenant parfaitement leur rythme. Varius semblait avoir la intention qu’elle : faire durer la poursuite et rabattre ce fameux acheteur vers un endroit perdu où il aurait le temps de lui faire sa fête avant de se tailler pour de bon. Elle aperçu Varius tournant à l’angle et entendit un bruit d’escalier que l’on dévalait, Varius suivit. Katarina se servit de sa tenue de motograv’ pour sauter en haut de l’échelle et courut le long de la conduite, par au-dessus.

L’acheteur était intéressant en ce qu’il était une personne susceptible de connaître les tenants et aboutissant de l’affaire ayant causé cette fusillade. Varius en revanche avait quelque chose à revendre, qui valait beaucoup, et que la Sûreté recherchait... Cela n’avait peut-être rien à voir avec ce qu’elle recherchait mais c’était louche, et sa bande avait fêté quelque chose à peu près au moment ou sa cible avait cessé de donner signe de vie. Bref, sa victime serait Varius et l’autre se ferait tirer le portrait avant de se barrer, et tant pis pour lui s’il n'obtempérait pas. Le petit chemin de traverse de Katarina commençait à se séparer de la conduite aussi passa-t-elle sur la conduite elle-même, qui d’après les capteurs de sa tenue commençait à chauffer lentement, rien de catastrophique dans l’immédiat cependant. Elle avait rattrapé Varius, mais il faudrait s’assurer que l’autre ne fasse pas de vague. Un tir partir de l’acheteur au nom inconnu, Varius répliqua au SIP, Katarina se s’arrêta même pas, les deux ralentissaient pour s'entre tuer, ce qui l’arrangeait. “Katy” consulta la carte dans le coin supérieur gauche de son son affichage, il ne lui restait que peu de temps, on le l’avait pas encore remarquée cependant. L’acheteur ralentir et lâcha deux coups de son “HK”, Varius répliqua d’un puissant tir à impulsion, manifestement il ne rigolait plus. L’acheteur allait prendre l’escalier, Katarina était parvenue à son niveau, elle ralentit également et sauta, fusil au poing, et atterrit à côté de l’homme au HK 28, il était à sa gauche.

Katarina donna une forte bourrade, amplifiée par sa tenue et le lança contre le mur, tout en se retournant dans un même mouvement. Barrant le passage, elle épaula Varius de son GRAAM 4, plus rapide que lui grâce à sa tenue, notamment. L’homme tira au jugé sur l’intruse et tenta de saisir le cube de sa tenue, il s’arrêta lorsque Katarina répliqua d’un coup de semonce de son fusil, beaucoup plus puissant, Varius hésita. Katarina se releva et tint Varius en joue tout en balançant le HK 28 de l’acheteur dans une plaque d’égout.

-L’arme à terre, dit-elle simplement. Et lâche ce cube... Toi, tu passes devant moi et ne t’avises pas de faire le malin.

Varius s’exécuta. Katarina s’approcha et envoya valser le SIP d’un coup de pied, Varius leva les mains. L’acheteur passa devant Katarina et leva les mains lui aussi.

-Ecoute...

-Tu écartes plus les mains où je tire, de toutes façons le premier qui fait le malin se fait descendre et je passe mes nerfs sur l’autre donc vous avez intérêt à vous tenir tranquilles, tous les deux.

Lentement, Katarina leva la main et arracha le cube de motograv’ au cou de Varius, elle le mit dans une poche utilitaire de sa propre tenue. Tu te mets à genoux, et mains sur la tête. Varius s’exécuta. Katarina tourna la tête vers l’acheteur.

-Hé !

Il leva instinctivement la tête, ce qui permit à Katarina de le prendre en photo. Cela fait, “Katy” lança son pied et frappa le tibia de l’homme qui grogna brusquement.

-Et maintenant tu dégages, ordonna-t-elle tout en attrapant la boucle de la ceinture du bonhomme, elle tira l'objet et termina en poussant l’homme d’un coup de pied. Katarina se retourna ensuite vers Varius. Passant derrière lui, Katarina prit la ceinture et lui attacha les avants bras dans son dos avec un noeud carcar, un noeud simple et efficace qui se resserrerait au fur et à mesure que son prisonnier se débattrait. Cela fait elle l’attrapa et, dégainant un pistolet, le poussa d’un pas rapide, il était plus que temps de dégager, et il y avait un peu de sang sur le mur, rapport à l’acheteur qui l’avait accidentellement percuté. L’acheteur en question avait prit l’escalier vers le bas et filait en clopinant, il devait être en train de se payer un bel hématome. Katarina pressa Varius en lui donnant un petit coup sur l’arrière du crâne, il obtempérait plutôt bien, comprenant instinctivement que derrière c’était la Famille et qu’on ne composait pas avec elle...

“Katy” et son prisonniers prirent un autre escalier de service et gagnèrent un couloir plus qu’exigu, un rat fila en poussant un cri à mi chemin entre le couinement et quelque chose d’indéfinissable. Le couple bizarre poursuivit d’un pas rapide et emprunta un passage encore plus étroit dans lequel Varius fut plus lancé que conduit -ce qui au passage resserra ses entraves- la petite trottese poursuivit pendant une demi heure, amenant Katarina dans les tréfonds d’Alt Askay. Enfin Varius fut projeté dans une pièce désaffectée qui dût servir il y à très longtemps d’habitation troglodyte aux premiers colons locaux. L’endroit était constitué de murs de béton rongé par le temps et l’ensemble puait “l’âge” en général. La pièce était entièrement vide et aucune trace d’Epaves n’était visible dans le secteur. Après avoir attaché Varius, lui avoir entravé les jambes et fouillé -elle trouva un jeu de créditeurs, un communicateur, une longue lame téléscopique et la clef électronique d’un logement, quelque part ainsi que plusieurs pass et cartes dont elle ignorait la fonction, elle n’en avait cure pour l’instant -, Katarina explora les environs et trouva trois issues, suffisant. Elle retourna enfin à Varius et le prit en photo lui aussi. Elle lança deux recherches sur son bloc mémoire afin de récolter le plus d’information possible. Ils étaient peut-être recherchés... Varius fut relevé sur ses genoux.

-Bien à présent à nous deux, dt-elle se s’accroupissant devant lui et en jouant avec la lame télescopique saisie.

-Je cherche un type par ici, commença-t-elle en prenant un accent léger accent kamenskite histoire de brouiller les pistes et faire réfléchir l’autre sur d’éventuels soutiens n’existant pas ou du moins pas ceux qu’il imaginerait. Tu le connaîtrais pas par hasard ? Demanda-t-elle calmement en montrant un photo de Javk Varek. L’interrogatoire commençait, et ils étaient loin, très loin de tout...
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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Dim 16 Jan - 19:23

Le prisonnier passa sa langue sur ses lèvres, et lança un regard assassin à celle qui l'avait capturée.

-Lâchez-moi tout de suite! Mes acheteurs ne vont pas du tout aimer ceci.

Il grogna de douleur lorsqu'elle lui donna un coup de pied, et cracha.

-Tu débarque ou quoi?, déclara-t-il, plein de mépris, ce type est mort y a deux s'maines et demi. La famille le cherchait, le con. S'est fait pincer, tant pis pour lui.

Il se tût brusquement. Au loin, des cris retentissaient. Rien d'immédiatement menaçant, mais le coin ne serait pas tranquille avant un bout de temps.
Elle lui donna encore un coup, plus fort. L'autre émit un gargouillement.

-Il avait ce truc, qui vaut un paquet de fric. Il n'est pas avec moi, et tu ne l'auras pas.

Il dévoila une parfaite dentition en un rictus sinistre.

-Et je saurais qui t'es, connard. D'une façon ou d'une autre, je...

Il n'eut pas le temps de terminer. Une puissante explosion déchiqueta le couloir donnant sur la pièce où ils se trouvaient, et une boule de feu l'envahit. Le souffle ardent pénétra dans la pièce, et y renversa tout. Kat tomba lourdement sur son prisonnier, qui instantanément tenta de s'emparer de son arme. Toutefois, il souffrait plus de la chaleur qu'elle, et elle réagit à temps.
La boule de feu avait laissé un corridor calciné, mais dans l'endroit où ils étaient n'avait été que secoué. Les cris avaient cessés, mais la vibration sous le sol devenait plus forte.


-- -- --


A une certaine distance de là, sur le toit d'un entrepôt voisin, deux hommes de la Sûreté faisaient leur rapport au colonel divisionnaire Custer.

-Aucune trace de ce que nous cherchons? Demanda-t-il du tac au tac après qu'ils eurent terminé.

Nerveusement, il jeta un mégot du toit, dans le vide sale. Les deux officiers en tenue de commando se regardèrent l'espace d'un dixième de seconde, et celui de droite déclara:

-Aucune, colonel. Mais nous avons capturé l'un des occupants vivants, et il parait qu'on aurait vu un des membres du syndicat dans le coin il y a moins d'une heure.
-Il est donc dans le complexe. Faites vérifier les souterraines et les stations convertisseuses. N'échouez pas. Et arrangez-vous pour éteindre cette centrale!

Les deux hommes opinèrent, et repartirent rejoindre les agents.


-- -- --


Hel ressortit de sa conduite - qui avait chauffé au point que l'air était devenu tellement chaud que sans son bloc, elle aurait difficilement continué -, et sauta sur une passerelle industrielle. Le hall de la station était rempli de grandes machines endormies, et le sol vibrait sous l'effet de la puissance que la centrale envoyait à ses terminaux morts.
Elle sauta d'un seul mouvement au bas de la moitié d'un escalier, puis fit l'autre moitié. elle s'élança à travers des couloirs, se trompa plusieurs fois de route, et atterrit enfin sous un porche, dans un parking désaffecté plein de carcasses de voitures terrestres.
Alors qu'elle avait déjà allumé les système de sa motograv, son bloc lui permis de voir une silhouette sortir du bâtiment, pas si loin. Immédiatement, avec des mouvements félins, elle se glissa derrière sa bécane, et sortit son arme.
L'homme s'avança, et s'adossa au mur. Il était épuisé, et sortit sa com.

-C'était un guet-apens. Ils ont essayé de m'avoir pendant que l'autre m'occupait... puis y a ce type qui est sorti... je ne sais pas qui, j'vous dis...

C'était la même voix que tout à l'heure. Derrière sa visière, Hel grinça de dents. Soit elle se cassait et avait perdu sa journée, soit elle prenait le risque de lui extorquer deux trois renseignements.

-Lâche ce truc et ferme là, fit-elle sur un ton coupant comme une lame de rasoir.

L'homme avait l'air démoralisé et énervé. Il laissa tomba sa com - la botte de Hel l'écrasa précautionneusement.

-Maintenant, raconte moi tout.

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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Dim 16 Jan - 21:17

Katarina se releva prestement et balança un coup de pied supplémentaire, pour la forme. Elle dégaina la lame téléscopique de son prisonnier. Ainsi le type était mort, c’était somme toutes, prévisible. À présent il allait devoir parler, puisqu’il était le seul à savoir.

-Tant pis pour lui hein ? Tant pis pour toi aussi alors ?

Sans se départir de son calme, Katarina posa la lame sur la tempe du bonhomme et se mit à descendre vers le menton avec la lame, dont le fil se couvrait de sang.

-Mais dis-moi comment tu vas faire pour m’avoir, si tu ne passes pas les cinq minutes ? Je veux ce que tu as, et si je ne l’ai pas tu vas mourir c’est pas très compliqué non ?

Elle était arrivée au niveau de la pommette de Varius.

-Mais on a déjà avancé tu m’as déjà dit que tu avais ce truc, qui n’est pas avec toi, et qui lui appartenait.

Elle dériva vers le nez.

-Parce que tu sais la Familia, continua-t-elle en bas kamenskite, débarquera ici tôt ou tard, enfin j’espère tôt car avec le sang que je fais couler, tu vas sentir bon pour les Epaves. Qui arrivera en premier mon grand ?

Katarina posa la lame sur le menton de Varius et l’abaissa d’un coup sec, il cria.

-Si tu ne me dis pas tout, nous allons jouer un concerto pour couteaux et coutelas dont tu ne sortiras pas vivant ou mur pour le pique-nique. Mais avant ça, tu auras perdu ceci, dit-elle en serrant un bon coup sa fierté de racaille, en haussant un peu le ton pour bien se faire comprendre, ce coup-ci il hurlait pour de bon.

-C’est marrant t’en as deux, prendront la place de tes yeux, que je garderai.

Le couteau remonta au niveau du visage de Varius.

-Mourir c’est pas terrible, tu le sais comme moi, mais tu ne sais pas combien de temps ça va prendre. Qui sait ? Tu pourrais bien survivre si tu me donnes ce que je veux.

Le sol vibrait, Katarina l’ignora et commença à jouer sur le torse de l’autre avec le bout de sa lame, elle descendait lentement vers la ceinture. La tenue de motograv’ masquait son visage, rendant impossible pour l’autre de savoir si elle était inquiète ou pas. Lui commençait à suer, en raison de la chaleur, peut-être pour le reste. Après tout elle ne plaisantait pas tant que ça, les carcars étaient capable de faire parler les gens très rapidement.
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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Sam 29 Jan - 17:14

La respiration du vendeur d'arme s'était faite sifflante, et son torse se couvrant de sang remontait et retombait frénétiquement. Deux épaisses larmes perlèrent et glissèrent le long de son visage, se mêlant à la pourpre sanglante.

Il cracha, et déclara à voix basse:

-Sans moi, on ne peut pas y accéder.

La vibration sous le sol commençait à prendre des proportions inquiétantes, et des grincements sinistres s'élevaient de quelques conduites. Les cris des hommes de la sûreté s'étaient également tus: la zone promettait de devenir peu recommandable bientôt...

-- -- --

Le type que Hel avait hameçonné à la sortie avait été bref: il ne savait rien de plus que ce que ses patrons, qui travaillaient probablement pour la mafia de Lafonia, lui avaient dit: il avait été chargé de négocier un paquet de fric un artefact que l'autre type possédait, pour le compte de ses patrons, qui sauraient le cacher de la Famille. Une boule glacée se format dans le ventre de Hel; cette affaire lui déplaisait profondément.
Elle tira droit entre les deux yeux de l'homme, et pris le large.

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Katarina Semenova
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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Sam 19 Fév - 16:44

Katarina jura intérieurement et défit les lien de son prisonnier d'un coup de couteau, afin de le laisser marcher. Ses bras étaient toujours entravés naturellement.

La jeune femme l'attrapa et le mit rapidement debout. S'assurant qu'il ne ferait pas le malin, "Katy" rengaina la lame télescopique et sorti plutôt un pistolet Q15, chargé au maximum. Passant la port, Katarina ne vit personne et entraîna le vendeur d’armes vers une sortie qu’elle avait repérée.

Pressant Varius, Katarina mena le bandit par un chemin secondaire chaud et humide, l’on devait être proche d’une conduite ou en tout cas, d’eau qui s’évaporait. Il n’y avait pas de vapeur c’était déjà cela. Katarina était relativement content de ce passage, les détecteurs thermiques des flics s’il y en avaient seraient moins efficaces. Poussant Varius devant elle tout en réfléchissant aux solutions de rechange si jamais il venait à mourir, Katarina réfléchir sur la carte et les chemins qui se proposaient à elle. Mine de rien ce charivari de couloirs avait une logique bien à lui et toute ville digne de ce nom était cohérente, surtout si elle datait d’une époque aux ressources limitées, comme celle de la colonie. Il s’agissait de regagner un coin tranquille assez loin de tout de foutoir mais pas trop éloigné non plus de sa moto, bien planquée certes mais mieux valait pouvoir filer autrement qu’à pied après avoir fait parler l’autre (de toutes façons elle la clef magnétique de Varius en poche, avec la tenue à subduction.

La centrale thermique semblait avoir fourni à la Famille des préoccupations plus importantes qu’elle et son prisonnier, de plus tout le monde s’était égaillé ce qui l’arrangeait, et son petit chemin n’était pas le plus évident. S’arrêtant à trois reprises, Katarina poursuivit son chemin malgré l'essoufflement de Varius pendant une bonne heure, prenant un maximum de chemins détournés. Les épaves avaient quittées le secteur depuis un petit temps, lui permettant d’économiser ses munitions (d’économiser Varius aussi).

Katarina entrava de nouveau Varius et inspecta les lieux d’un nouveau quartier d’habitations perdu, elle était à plus ou moins un kilomète et demi de sa moto, après consultation de la carte. Katarina avait contourné la centrale et s’était rabattu de l’autre côté, derrière la Famille en passant par un long couloir d’inspection technique remontant en pente douce mais régulière. L’endroit disposait encore une fois de plusieurs sorties possibles.

Revenant doucement à Varius, Katarina rengaina son pistolet ressorti son couteau, dessinant des motifs dans les airs devant le visage de l'autre. La blessure de l'autre avait du laisser des traces pour un tracker avancé, ce qui pourrait poser problème si jamais la Famille trouvait la trace aussi fallait-il faire vite... sans le montrer.

-Donc tu as ce que je cherche, c'est déjà bien. À présent tu vas me dire où il est, sinon je vais me fâcher et faire du dessin, beaucoup de dessin. Si tu parles je serai gentil et tu pourras vivre. Plus vite tu parleras et moins je dessinerai.
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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Dim 27 Mar - 19:09

[HRP]Cette suspension d'un mois était concertée avec le propriétaire du PJ; manque de temps et diverses autres choses.[HRP]


Varius grogna une énième fois, regrettant sans doute d'avoir quitté sa tanière aujourd'hui pour s'engager dans cette situation qui risquait de plus en plus de lui coûter sa précieuse peau. Si seulement il n'était pas tombé sur ce sac, perdu par son propriétaire, trois semaines plus tôt!

Il cracha salement, avant de lâcher, dédaigneux et haineux:

-J'ai mis le truc à la banque de dépôt Hecksher & Samuelson, au croisement de la 116ème avenue et de la rue Theodore Skleros, comme les gentils petits riches. Et j'pense pas qu'on nous laisse entrer comme ça... non? Car il faut une bioanalyse pour avoir accès aux coffres...

-- -- --

Pendant que Varius crachait le morceau, la famille tachait de gérer la centrale s'éveillant. Partout les voyants passaient progressivement à l'orange - et parfois au rouge. Les hommes de la Sûreté s'affairaient à désactiver uns à uns les systèmes incriminés - ce qui durait longtemps. De plus, le niveau du magma dans l'une des gaînes était anormalement haut, et pourrait déstabiliser tout les autres, et, par conséquent, produire plusieurs court-circuits.
Mais, pendant que les siens gêraient la situation, Custer n'était pas inactif. Il avait envoyé trois équipes de deux, avec des biomoniteurs, ratisser le complexe. Cela durerait, mais les moniteurs avaient un bon champ d'action. De plus, il avait ordonné que l'on fasse venir un de ces petits impulsoplan des profondeurs.

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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Jeu 31 Mar - 23:26

Katarina ricana un coup et attrapa Varius une fois de plus. Le poussant encore, l’improbable duo finit par déboucher sur une motograv’ assez grosse, celle de Katarina. Entravant Varius dessus et le faisant suffisamment bien pour l’empêcher d’esquisser toute geste dangereux, Katarina embarqua et empruntant des voies secondaires et sous couvert, fila le plus loin possible des récents secteurs de trouble (“centre” des bas-fonds et centrale), mettant le plus de distance entre la Famille et elle. Katarina marqua une pause, s’assurant que le sale type en travers de sa moto était toujours bien attaché que des ses yeux étaient correctement bandés, introduisit plusieurs informations sur l’ordinateur de sa moto afin de communiquer indirectement avec les autres “d’en haut”. Elle précisa en termes les plus alambiqués que son niveau d'instruction lui permettait que la personne recherchée était morte et qu’elle détenait un suspect dénommé. Le colis se trouverait à la Hecksher & Samuelson.

Cela fait Katarina poursuivit sa route jusqu’à trouver un endroit suffisamment intéressant pour attendre la réponse. Pour passer le temps et après avoir donné à boire au prisonnier, la jeune femme s’empara du pad du marchand d’arme ainsi que de sa com’ et débuta un recensement de tout ce qui s’y trouvait, usant d’un forcing brut si nécessaire en cas de mot de passe. IL s’agissait de voir ce qui était négociable dans les données du bonhomme. Cargaisons, noms, planques, filières d’exfiltration. Ce dernier point serait probablement le plus important à moyen terme.
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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Mar 3 Mai - 23:11

[HRP]Je suis très mécontent que ma première réponse ait disparu.

Je vais donc commencer par un réquisitoire contre l'informatique on ne peut plus justifié:

  • HP est une marque à proscrire absolument. Evitez la comme la peste, sinon vous le regretterez amèrement. HP brûlera dans le flammes de la géhenne!
  • Les souris logitech deviennent de plus en plus mauvaises. Que les djinns et la puissance de l'ire d'Allah, le Puissant, les incinère!
  • Les pavés numériques ultra-sensibles au point de cliquer à tord et à travers sont l'oeuvre de Shaitan, le DEMON. Le feu sera leur seule demeure!
  • L'auteur de ce message en a également marre de son casque, qui foire après six mois. TOUS, TOUS, BRÛLEZ DANS LES FLAMMES DE LA GEHENNE - quelle détestable fin!



Ceci ayant été dit, passons au RP. Ma patience ayant été sérieusement réduite, il sera court, désolé.[HRP]


Le pad de Varius se révéla modérément concluant: il était en partie sécurisé par des codes attributifs, qui ne pouvaient pas être identifiés sans avoir la table de correspondance, car ils n'étaient en fait que des correspondances entre des noms et des séries aléatoires. Donc pas grand chose à gratter de ce côté là.

Toutefois, parmi les notes récentes, il y avait une cargaison de cinq caisses de FAM1, stockée dans une petite planque. Autre chose, il avait détourné quelques dizaines de kilo de palladium précieux, et installé ça apparemment chez lui - il était sensé le livrer avant la fin de la semaine à un revendeur de Lafonia.

Enfin, chose très intéressante, ce filou de Varius avait réussi à mettre la main sur une arme extrêmement rare, un fusil à railgun Avalon-10 des forces spéciales de l'UTE. Cette arme à la puissance et au prix considérables était presque introuvable sur le marché noir, et ses performences faisaient baver de nombreux connaisseurs...

Les employeurs de Kat' ne répondirent pas encore. Ils devaient réfléchir devant la tournure prise par les événements... Varius par contre ne se retint pas de grogner devant le pillage de ses données.

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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Jeu 12 Mai - 21:16

Katarina attendit quelques instants avant d’ouvrir ses fontes. Elle sortit à boire pour une seule personne et planta une taille dans la bouteille d’eau plate de marque Bluesky que l’on trouvait en haut comme en bas. Elle se brancha sur le canal d’information de sa motojet et passa les informations récentes en revue. L’on signalait naturellement la fusillade au club pour la énième fois, l’incident de la centrale fut par contre présenté comme étant...quelque chose qu’elle ne comprenait pas. En tout cas elle ne l’avait jamais entendu, et ce n’était pas écrit dans un des quatorze livres qu’elle avait pu lire au cours de ses vingt-cinq années d’existence. Dire qu’elle était une lettrée dans le secteur central... Un jour un type qui devait lui remettre son argent à la suite d’un travail pour son patron lui avait parlé pendant cinq minutes d’un type qui avait vendu des bagnoles par millions et qui payait ses corvéables à merci cinq dollars érikeans par jour. Elle en avait conclu que les érikeans étaient en fait très juste par rapport à leurs ancêtres et avait planté bonhomme à son discours bizarre sur l’inflation pour aller se payer une cuite et ce qui allait bien avec après avoir dûment planqué les quatre cinquièmes du fric perçu.

Jetant un oeil par une fenêtre abandonnées, elle aperçu une légère activité s’éloignant. Un aéronef (volant sous terre !) parcourait les rues à vitesse moyennes, ses détecteurs activés, des projecteurs s’allumant par intermittence. Il tira une fois, probablement une Epave. Ces...choses lui avaient fait faire des cauchemars pendant une bonne semaine lorsqu’elle avait du échapper à la Famille en passant par les égouts de Kamensk, il y à quelques années. Elle pensait en avoir descendu deux, ou trois, et celui qui avait tenté de la mordre à travers ses vêtements n’y était arrivé. Elle devait admettre qu’avec des mâchoires dépourvues de dents il aurait du mal, avec ou sans impact de SIP dans le crâne...

Katarina réfléchit un instant et finit par prendre sa décision. Elle fit boire Varius histoire de s’assurer qu’il ne lui claque pas entre les mains et vérifia l’itinéraire sur sa carte. Elle s’éloignerait de la centrale ce qui serait tout bon.

Chargent Varius sur sa moto comme un paquet sur une mule après lui avoir bandé les yeux et proprement bâillonné, Katarina reparti en passant par les artères secondaires. Quitte à attendre la réponse, autant voir à récupérer quelque chose d’intéressant... Le fameux Avalon-10. Il pourrait représenter une bonne monnaie d’échange. Arriver à bonne distance, Katarina s’empara d’une paire de jumelle et inspecta les environs. L’endroit était peut-être une planque régulière...
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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Dim 22 Mai - 15:07

Le lieu de la cache était tout aussi sordide que le reste de Altaskay. Un vieil immeuble décrépit à quelques dizaines de mètres d'un vaste espace vide dégagé afin d'accueillir la base d'un des immenses pilliers de soutènement qui, large d'une cinquantaine de mètres à sa base, montait très haut dans le ciel noir de la ville souterrain, afin de soutenir la vraie ville. Quelques spots étiaent installés à la base, là où lascenseur interne donnait sur une porte blindée.
Le bâtiment de la planque étiat sombre, avec une vingtaine d'étages, la plupartde vitres étaient brisées et les portes défoncées, notamment la principale, au rez-de-chaussée. Un objet métallique devait bouger dans le courant d'air, émettant un bruit sinistre, "crrrr", qui devait s'entendre à des kilomètres à la ronde dans cet angoissant silence, tout juste meublé par les soupirs de gaines d'aérations et les lointains sifflement de moteurs. Aimablement "sollicité", Varius indiqua la direction à prendre: entrer par l'accès principal, aller jusqu'au bout du couloir, puis passer par la petite porte basse de l'ancien local à poubelles. Là, derrière, il y avait une fausse paroi, puis sa cache.
Satisfaite, Kat' put pénétrer dans le bâtiment sinistre.
Il n'y avait aucun mouvement à l'intérieur. Une conduite d'eau éventrait gouttait à travers un trou dans le plafond, et le sol dallé était sale, couvert d'un mélange noir difficilement identifiable. Malgré tout l'ambiance du coin était tout bonnement atroce, et plusieurs des mèches de cheveux de Kat' étaient collés à son front par une sueur froide dont elle ne comprenait pas vraiment la cause.
La porte du local à poubelles s'ouvrit facilement, et donna sur la minuscule pièce où une vieille poubelle renversée avait été poussée sur le côté. Elle tâtonna contre la paroi du fond, et, effectivement, celle-ci coulissait vers la gauche. A quatre pattes, la mercenaire commença à pénétrer dans l'ouverture, et, soudain, sursauta.

Crissement atroce: encore ce machin métallique pénible. Elle secoua la tête, et s'apprêta à repartir, quand un "tac" silencieux retentit. Pile à quelques centimètres de ses yeux, trois fléchettes de métacier s'étaient enfoncées dans la paroi. Un peu plus, et sa tête aurait été éclatée par cette arme mortelle.
Elle tourna, lentement, sa tête vers la droite: trois trous existaient dans le côté. Un piège. Toutefois, au fond, on apercevait les caisses...

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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Mar 24 Mai - 20:57

Katarina pénétra dans l’immeuble, glacée, il n’y avait pas à dire un nid de galeries à carcar était peut-être plus réjouissant. Au moins l’on avait la certitude d’avoir du travail à faire une fois qu’on entrerait là dedans... Inquiète, l’ambiance la fit naturellement dégainer un pistolet, juste au cas où.

Le coup des dards la mit dans une rogne terrible. Varius n’était pas là et c’était tant mieux pour lui, elle l’aurait probablement tué, et atrocement, ou alors laissé aux épaves. Katarina rampa jusqu’à la salle et, après inspection, s’assit contre une paroi, ouvrant le casque de sa combinaison de moto. Elle passa une main gantée sur son front humide de sueur froide et souffla un coup avant d’inspecter les caisses, l’arme au poing, la visière rabattue. Il n’y avait apparemment aucun piège miné ni de sale bête en train d’attendre... Posément, Katarina inspecta les contenus uns à uns. Elle trouva des grenades à main et une paire filèrent dans une de ses poches tandis qu’un autre trouva grâce à sa ceinture. Des recherches la firent tomber sur des lunettes nocturnes portatives d’origine militaire, de petite taille mais plus volumineuses que ce que la technologie permettait. Une garantie de solidité grâce à une armature assez épaisse et probablement, quelques redondances de systèmes (une paire fila également en sûreté). Enfin elle trouva la caisse de l’Avalon-10. Katarina ouvrit précautionneusement la caisse. L’arme était grande et partiellement démontée. Il y avait vingt-cinq coups prévus avec la boite. Calmement Katarina chercha des munitions supplémentaires et découvrit une cartouchière de dix coups supplémentaires. Elle l’empocha et mit soigneusement une cartouche de côté, afin de pouvoir en faire fabriquer de nouvelles en cas de besoin. Cela fait Katarina s’empara de la valide, longue de nonante centimètres de long et la poussa par le conduit. Elle sorti l’arme au poing, prête à descendre le premier qui l’attendrait là. Mine de rien c’était un endroit rêvé pour prendre quelqu’un en embuscade. Enfin c’est ce qu’elle aurait fait, juste quand il se serait dépêtré du trou...

Katarina referma soigneusement le passage secret et ressortit, notant au fond de son esprit l’emplacement de la cache. Elle attendit cinq minutes complètes avant de regagner l’endroit où étaient planqués motograv et prisonnier. Elle y retrouva Varius attaché et étonné de la voir revenir. Katarina inspecta les alentours, posa la valide de l’Avalon puis s’accroupit, pistolet au poing, devant Varius. 



-Tu sais la moto ne fonctionne que si je m’assied dessus, dit-elle d’une voix calme. Mais pour ça il aurait fallu que tu te détaches et les carcars savent faire de bons nœuds. C’est marrant, moi mort, tu te serais fait bouffer par les Epaves pendant des heures, imbécile.

Varius prit un coup de pied entre les côtes. Katarina, posément, trouva un moyen de faire tenir sa nouvelle acquisition sur sa motograv puis enfin consulta l’ordinateur de sa bécane. Peut-être avaient-ils répondus. L’avantage avec ce système était qu’elle n’émettait pas d’ondes, mais passait de manière passive par un répétiteur, à savoir celui du réseau civil d’Askay la haute, bref quelque chose d’insondable si l’on ne savait pas quel ordinateur chercher. Ceux qui se mettaient en danger étaient ses employeurs qui émettaient. Katarina s’étira , s’interrogeant sur la suite des événements. Elle n’allait quand même pas prendre cette banque d’assaut toute seule ? L’idée n’était pas déplaisante et elle ne doutait pas d’arriver jusqu’aux coffres mais pour sortir...
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MessageSujet: Re: Danger dans les bas-fonds   Ven 18 Nov - 20:25

Après quelques temps d'attente, un nouveau message arriva "d'en haut" sur le terminal de Katarina. Apparemment, les pontes avaient effectué une rapide recherche, décidé s'il fallait le faire, et trouvé la façon dont ça pourrait se faire.

Un message lapidaire arriva:


Citation :
Nous avons organisé la procédure pour que vous puissiez vous introduire dans les locaux où se trouve probablement ce que nous cherchons. Un de nos hommes vous attendra à l'endroit convenu.

Étaient joints des fichiers comprenant des plans représentant plusieurs niveaux d'un bâtiment, avec des graphs d'installations de sécurité, et aussi ceux d'un souterrain. Un texte bref donnait une heure à laquelle se rendre à un endroit précis, dans une des canalisations géantes qui courraient vers la ville. C'était l'une de celles qui alimentaient Altaskay dans le temps, d'une largeur d'une trentaine de mètres, entre temps en partie encrassées. Elles prolongeaient l'immense réseau souterrain de la cité sur plusieurs dizaines, voir centaines de kilomètres, jusque dans les montagnes de la province d'Ougnaya, ou aux stations de dessalinisation entre Scapa et Ostrava. Une bonne partie avait été condamnée, mais quelques tunnels demeuraient ouverts aux abords d'Altaskay.
Sous l'établissement bancaire où se trouvait l'objet recherché, il y avait une ancienne cheminée d'aération imparfaitement obstruée. Apparemment, le contact de la Main sur place avait une idée comment régler ce problème et atteindre l'objectif.
L'opération commencerait le lendemain soir. Restait à savoir que faire de Varius entre temps, qui remuait et grognait plus que faiblement à proximité de la motograv.

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