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 quartier QNH-834.687

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MessageSujet: quartier QNH-834.687   Lun 6 Déc - 0:52



Le poste de l’armée érikeanne du quartier QNH-834.687, secteur B, était, et c’était le moins que l’on puisse dire, un bâtiment sinistre. Devenu bris foncé avec quelques teintes brunes, l’immeuble culminait à deux cent mètres de haut et était d’une forme cylindrique (de septante-cinq mètres de diamètre), il disposait de quatre aires d’atterrissage sur son toit ainsi que de quelques pièces d’artillerie désactivées.

D’une capacité d’accueil de 2500 hommes, le poste de l’armée pouvait accueillir près de 600 véhicules de taille moyenne et permettait un accès (par ascenseur) à plusieurs niveaux d‘habitation du quartier, au nombre de neuf à raison de six en hauteur, le niveau du sol et deux souterrains.

Le quartier en lui-même abritait près de 300 000 personnes, toutes logeant dans de grandes tours à appartements de petite tailles ce qui faisait que la majorité des gens n’ayant rien à faire se trouvait dehors lorsqu’elle ne travaillait pas dans les immenses installations industrielles plus au centre et proches du spatioport. Le quartier est cependant actif en permanence en raison des équipes actives de travail de nuit se reposant le jour et des équipes de jour se reposant la nuit (et sortant, causant l’affluence). Le quartier comprenait plusieurs dizaines de grandes surfaces dont trois mall commerciaux, l’arène avait été saccagée pendant le putsch et se trouvait loin dans les calendriers de reconstruction, la priorité allant aux forces armées à peine capable de faire face à une éventuelle attaque de nomades. QNH-834.687 abritait également deux cliniques privées et un centre d’urgence public, mais guère plus, les robots itinérants de premier secours étaient en sous nombre et une bonne partie des drones de sécurité avaient été affectés ailleurs, ils patrouillaient mais n’étaient guère en mesure d’exercer une action concrète si ce n’était informer le plus proche poste militaire d’une situation. Le quartier était traversé en son niveau +1 par une grande voie ferrée menant au site minier UMF-3457, autrefois utilisé.

Le niveau de vie général du quartier était uniforme : pauvre et populaire, le niveau de violence, en l’absence de police avait explosé mais retombait parfois, toutes les trois semaines, pour des raisons apparemment inexplicables mais en fait liée à une crainte grégaire d’une répression robotique.

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Dernière édition par Alexandre Orlov le Jeu 9 Déc - 22:22, édité 1 fois
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Aruns Iulius
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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Lun 6 Déc - 14:25

Depuis là.


La route avait été longue depuis la base Alert04 : plus de deux heures et demie, car il y avait eu un peu plus de circulation que prévu. Cela avait du reste permit à la manipule Velites d'optimiser son déploiement au cours de ses déplacements, tous les soldats montés dans les jeeps Maravedor ou Jussum. Ils étaient séparés par centuries, puis tridécuries, la route ouverte par deux Maravedor version A côte à côte, suivies par une version B, une version C, la troisième Maravedor type A fermant la marche. Dans le cas des Jussum, ils se plaçaient entre la vB et la vC, dans la troisième tridécurie. Celle du Légat ouvrait la marche.
Aruns avait profité du voyage pour mémoriser un maximum les cartes, tentant de faire des parallèles avec des situations apprises durant ses cours, dans ses livres, ou vécues auparavant. Elysia n’hésitait pas à lui faire quelques remarques, certains pertinentes, d’autres moins : elle était aussi capable que lui pour gérer une manipule. Quand les soldats seraniens arrivèrent à leur QG, en fin d’après-midi, le Légat avait peaufiné ses plans et son déploiement.
Les véhicules s’immobilisèrent dans le garage, les soldats en descendirent avec leurs sacs pour s’installer. Aruns fit de même après avoir convoqué ses centurions dans une demi-heure pour une cena informelle qui servirait de réunion d’état-major, tout comme Elysia, s’arrogeant une suite partageant la même salle de bains précédée par une grande pièce pouvant être aménagée en QG. Il dut quand même batailler pendant un quart d’heure pour que la jeune femme accepte de dormir dans le lit de la première chambre et pas sur un matelas au pied du lit du Légat ; elle prenait souvent son devoir de garde du corps trop au sérieux. Il lui restait donc quinze minutes pour arranger sa chambre. Il mit rapidement des draps propres, rangea ses uniformes et ses sous-vêtements règlementaires dans l’armoire et entassa ses livres sur le sol, à la va-vite. Il les mettrait sur l’étagère plus tard, en les triant. Lui et ses hommes étaient là pour facilement plusieurs mois, voire une année, durée standard des OPEX, et il aurait donc tout le temps de régler ces détails !

Quand le jeune tieffelin retourna dans la salle de briefing, en simple uniforme, il put s’apercevoir que, comme d’habitude, son ordonnance avait fait des merveilles. On y trouvait maintenant une grande table à tiroirs, où devaient se trouver des cartes, avec une demi-douzaine de chaises autour. A un mur, le poste de contrôle avait été déplacé et on pouvait maintenant voir de cette salle les caméras et accéder à toutes les radios. Elle avait aussi trouvé de quoi faire un repas froid convenable, avec légumes, fromages, viandes froides et sauces sucré-salées, ainsi que des fruits pour le dessert ; en boisson, en revanche, on trouvait que des jus de fruit ou des bières légères. Mais c’était suffisant pour une armée en occupation, ils n’allaient pas non plus importer du gibier ou autre mets au coût astronomique !
Les quatre centurions arrivèrent ensemble à l’heure dite, accompagnés par le Tridécurion Flavius, lui aussi étant considéré comme un officier dans ce genre de situation, Iullius ayant rarement le temps de s’occuper à fond de sa tridécurie prétorienne. Tous, y compris Elysia, s’installèrent et partagèrent ce repas en badinant, s’enquérant du moral des hommes, échangeant leurs impressions. Ils tombèrent rapidement d’accord sur le fait que le secteur attribué allait être dur à garder son contrôle, aussi allaient-ils s’y comporter, au niveau des patrouilles et dispositions de garde, comme en territoire contrôlé par l’ennemi. Cela était déjà acquis, et nul besoin d’insister sur cela au briefing, qui serait déjà assez long !

Une fois le repas terminé, l’ordonnance débarrassa les plats, laissant Aruns sortir les cartes et les disposer sur la table ; elle revint après se placer en retrait, comme à son habitude.


« Bon. Nous allons commencer ce briefing préliminaire, en réglant les détails des patrouilles ; nous verrons ensuite le cas de la formation.
Tout d’abord, nos règles d’engagement : nous ne sommes autorisés à n'utiliser la force qu’en cas de légitime défense ou pour protéger des civils non-hostiles ; la réponse doit bien sûr être proportionnelle à la menace, telle que nous la percevons. Cet usage comporte l’arrestation préventive en cas de suspicion légitime ou l’arrestation pure et simple en cas de trouble à la loi ou à l’ordre public. L’ouverture du feu n’est autorisée que si nos hommes sont menacés ou si une menace mortelle apparait sur la voie publique, ainsi que dans les infrastructures privées de type cyborg ou non-humaines. En l'absence d'arme visible, je conseillerais d'utiliser avertissement verbal puis tir de semonce.
Il y a une exception à cette règle : nous pourrons mener des offensives après avoir fait viser un dossier par le colonel Nerry, notre relation avec les Erikeans. Il pourra aussi nous demander d’intervenir sur la foi de ses services de renseignements internes ; dans ce cas précis, un observateur erikean devra approuver les mesures violentes projetées en début d’opération, bien qu’une fois sur le terrain, l’officier seranien présent sera seul juge des mesures à employer, dans le cadre du projet approuvé par l’observateur.
Autre exception : si, sur la foi de nos renseignements, une cellule d’opposants venait à notre connaissance, l’unité concernée aura autorisation de faire immédiatement mouvement vers sa position, où elle devra marquer la cellule, soit en encerclant le lieu, soit en la suivant si elle se déplace. Dès l’acquisition du renseignement, l’unité devra me contacter, éventuellement demander du renfort si elle pense que c’est nécessaire. Le renfort pourra prendre la forme de militaires seraniens ou de troupes cyborgs ou de la Legion Bane locales, notamment si la menace est plus politique. L’autorisation d’agir sera donnée par les Erikeans, par qui je passerais. Interdiction totale et absolue d’intervenir sans cet aval ! En revanche, vous pourrez noter les visages des opposants suspectés au cas où.
Je vous rappelle que nous avons beau nous considérer en territoire contrôlé par l’ennemi, la population, elle, doit être considérée comme amie. Je vous fais confiance pour la traiter comme il se doit. De plus, nous ne sommes pas une force d’occupation mais une force de police temporaire. Faites sentir aux civils que nous ne sommes là que pour un temps, le temps qui sera nécessaire sans tenir compte de nos pertes, et que nous repartirons ensuite.

Concernant les patrouilles : Centurion Flavius, à vous le secteur QNH-834.687A ; Centurion Claudius, je vous laisse le B, et vous, Centurion Pontius, le C. Je vous laisse gérer en interne, mais je vous propose de scinder vos forces : une tridécurie de jour, une autre de nuit, qui change chaque semaine. Tridécurion Flavius, vous assurerez la défense du bâtiment, roulement : une décurie de nuit, une de jour ; vous pourrez éventuellement piocher dans les forces au repos pour compléter le dispositif, mais sans excès. Nous sommes en contre-reconnaissance, il nous faut donc prendre toutes les dispositions pour faire périmer le renseignement adverse : changement de dispositif en début de nuit, positions de surveillance temporaires, etc.
On peut s’attendre à avoir un ennemi désorganisé et non-doctrinal, en raison de la destruction de leurs armées robotisées. J’entends par là qu’on aura peut-être un front commun, mais l’ensemble ne sera sûrement pas cohérent et coordonné, avec des masses sectorielles, au combat interarmes médiocre. J’insiste sur le mot médiocre, car cela ne signifie pas l’absence. Unité type : bande d’une centaine d’hommes, divisée en sections levées dans le quartier. Je rappelle que la limite entre combattant et civil, en ce cas sera, très floue, puisqu’il suffit au combattant de lâcher son arme pour redevenir un civil. L’objectif de la bande sera rapidement compréhensible et visible, il sera soit géographique, soit idéologique ; à titre personnel, je pense qu’ils voudront casser de l’envahisseur seranien. Vous êtes bien sûrs formés, et nous avons vécu, leur situation, donc nous sommes l’arme idéale. Je rappelle tout de même quelques petits points à garder en tête.
Défensivement, gare aux embuscades. Offensivement, ils vous certainement nous harceler. Ce sera certainement un ennemi doctrinal hiérarchisé, donc mobile, qui s’appuiera certainement sur des foyers sûrs pour s’étendre. Il se fondera dans la population et n’hésitera pas à s’abriter derrière elle. Si vous blessez un civil pour lui sauver la vie, tout en tuant un combattant ennemi, vous aurez mon soutien le plus total. Il faudra essayer de connaître le slogan du moment, cela pourra nous éclairer sur leurs objectifs à court terme. Quand vous croiserez une unité ennemie, n’oubliez pas qu’elle peut se coordonner avec une seconde, même si celle-ci risque d’intervenir avec un délai conséquent. Leurs chefs devront se concerter avant d’agir, il y aura donc une latence entre le repérage et l’action des forces ennemies, ce qui est à notre avantage. En revanche, ce qui est au leur, c’est justement ce manque de structure qui leur apporte une flexibilité énorme sur le court terme, c’est pour cela que je vous laisse un maximum carte blanche. Enfin, dernier détail : à part les plus fanatiques, ils n’iront certainement pas se sacrifier, à moins d’être acculés, avec ce que cela implique.
Pour le reste, nous sommes ici en tant que force de l’ordre : patrouilles, police, faire ami-ami avec la population. J’aimerais qu’ici au moins, les Erikeans voient que nous ne sommes pas ennemis, mais que nous sommes des voisins ayant eu des désaccords, et que nous voulons sincèrement les aider : plus ils nous aideront eux, plus vite nous serons partis. Ce sont leurs actions qui conditionneront les nôtres.

Centurion Vorenus, vous vous occuperez de la formation. Site minier désaffecté UMF-3457, à soixante dix-sept kilomètres au NE de Nasirmsi, Etat de Fedtown. But de la formation : milieux urbains et simili-urbain, paysage typique de leur doctrine. Ils vont sans doute l’aménager pour pouvoir s’entraîner à d’autres types d’environnement. J’aimerais que vous vous renseigniez sur leur doctrine, notamment celle d’avant notre victoire si elle a changé, cela pourrait nous aider ici. Je vous laisse gérer l’entraînement comme il vous plaira avec vos vétérans, mais il est acquis que vous serez stationnés là-bas au vu de la distance.
Ce sera tout. Je vous en dirais davantage après avoir reçu les RETEX, observations, suspicions. Souvenez vous que tout ce que j’ai dit dans ce briefing, notamment concernant nos adversaires, peut évoluer à tout moment. Réunion ordinaire toutes les semaines, à ce jour, même heure. Réunion extraordinaire si je le juge nécessaire. Début des opérations : demain, 0700, heure locale.
Merci messieurs, je ne vous retiens pas davantage. »


Les Centurions et le Tridécurion se levèrent, récupérèrent les copies des cartes de leurs secteurs et saluèrent, avant de quitter la pièce. Aruns fit signe à Elysia de disposer, il allait arranger un peu cette salle avant d’aller se coucher.

***

Le lendemain, Aruns fut réveillé par Elysia, comme d’habitude. En revanche, contrairement à d’habitude, c’était parce qu’elle quittait son lit pour s’habiller. Elle remarqua qu’il était réveillé comme par instinct.

« Je vais chercher de quoi faire le jentaculum, et voir si je trouve des fruits. »

Puis elle quitta la pièce, sitôt en uniforme. Aruns se leva à son tour, direction la salle de bain. Il n’avait pas assez dormi, comme à chaque fois. En fait, sa relation avec Dispater était, déjà, illégale, mais au moins ca restait discret, on pouvait mettre le tutoiement et l’usage de surnoms sur le compte d’une vieille amitié, ce à quoi c’était dû d’ailleurs. En fait, la proximité avait fait qu’ils couchaient parfois ensemble, sans que ca n’aille plus loin, pour le moment, malgré la pente glissante. Ca avait d’ailleurs fait évoluer Aruns au niveau religieux : il était peu à peu devenu agnostique, bien qu’il se réclame toujours du zoroastrisme pour ne pas qu’on se pose de question. Mais cinq prières par jour dans une bataille, l’obligation de faire de bonnes actions alors qu’on tuait sans état d’âme, et coucher avec une femme sans être mariée avec elle, tout ceci lui avait fait se poser des questions. Et sa foi avait évoluée avec lui.
Il se rasa, se lava, remit un uniforme propre et prit son pistolet et son couteau, laissant la salle de bains à son ordonnance. Ce qui fit qu’à 6h45, il était assis à la table, ayant poussé un peu les cartes pour ses tartines de pain beurrées et son café brûlant, notant la grande coupe remplie de pommes et de raisins dans un coin ; Elysia le rejoignit quelques minutes plus tard.
Prêt pour sa première journée d’OPEX… Cartes déployées, radio allumée, caméras de sécurité visionnées par le Tridécurion Flavius.

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Dernière édition par Aruns Iullius le Ven 18 Mar - 20:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Sam 11 Déc - 0:03

La salle de commandement était de toute évidence l’ancien PC du colonel érikean. Le tridécurion Flavius s’en était rapidement rendu compte en faisant installer son matériel, ce qui lui avait permit de découvrir un local technique donnant sur une installation électrique de secours (se trouvant sur les plans remis par l’armée érikeanne) et de nombreuses fiches prêtes à recevoir différents câbles d’alimentation. Il lui avait fallu quelques temps pour adapter les formats aux standards séraniens mais cela avait fini par être fait. Une carte du secteur était affichée sur un grand écran (en vérité une double vitre contenant le gaz d’un affichage holographique donnant un relief à la carte), plusieurs petits affichaient des données relativement importante à l’image de caméras de surveillance, de nouvelles flash du secteur sur l’activité au sein des points de concentration de la population (centres commerciaux, quartiers chauds, transport en commun, l’arène affichait zéro), le commandant de ce secteur militaire disposait ainsi d’informations chiffrées sur les flux, les moyennes mensuelles et annuelles, et par niveau du quartier dans chaque secteur (tous, y compris ceux dont Aruns n’avait pas la charge).

À l’heure actuelle et jusqu’à ce que les premiers miliciens arrivent, ainsi que les premiers résultats probants justifiant une étendue du mandat à d’autres secteurs, seuls les secteurs A, B et C respectivement peuplés de 32 700, 45 000 et 34800 personnes présentaient un intérêt.

Les informations sur les sous sols étaient fragmentaires et les les images des rares caméras de surveillance en fonction faisaient état d’une détérioration manifeste des lieux, il était possible que de nombreux passages sur les plans ne soient plus fonctionnels et que de nouveaux se soient crées ou aient été crées par certains. Certaines images furtives prouvaient la présence d’animaux dans les sous sol de la ville. En tous cas, le tridécurion ne pouvait que constater qu’il y avait de l’activité en dessous. 


L’activité était en revanche perceptible dès le niveau zéro, la surface. Le niveau zéro, presque intégralement recouvert de ponts, de passerelles de structures toutes aussi bizarres les unes que les autres, était un endroit sombre, éclairé par quelques lumières privées blafardes mais surtout par une quantité invraisemblable de panneaux publicitaires, d’enseignes parfois racoleuses, souvent minables d’échoppes de petits magasins de services divers, de revente de tout et n’importe quoi. Au milieu de tout cela patrouillaient quelques drones de surveillance policière. Non armés, ils ne pouvaient intervenir.

Les niveaux un à trois ne valaient guère mieux, si ce n’était une réduction des petites échoppes. L’on trouvait en revanche un peu plus de maisons closes où ce qui s’en approchait au kilomètre carré. Les images renvoyées par les drones de surveillance indiquaient la présence de vigiles à l’extérieur, probablement armés, mais rien ne pouvait encore le déterminer. Le niveau trois était moins peuplé que les autres à cause de lourdes installations de métro aériens (mais aussi du vieux train qui menait à la mine désaffecté).

Enfin les niveaux quatre à sept accueillaient les lieux les plus fréquentables, les plus chers et évidemment les plus disputés bien qu’ils ne payaient pas de mine non plus. L’on y trouvait des logements plus propres mais aussi soumis à davantage de pollution de “moyenne altitude”. Enfin parce que c’était l’endroit où il y avait le moins de troubles visible, peut-être était-ce aussi le meilleur coin pour se cacher...

...

Enfin les premiers retours d’expérience de la manipule précédente venaient de tomber, l’on pouvait retenir plusieurs passages intéressants pointant ce qui avait pu être observé ainsi qu’une remarque préliminaire.

Citation :
Nous n’avons pas encore, au cours de l’année écoulée, rencontrée de résistance organisée et directement orientée contre nos forces comme d’autres manipules ont pu le constater. Il est cependant probable que des mouvements déjà existant étendent leurs activités à cette zone, qu’il s’en fomentent au sein des secteurs D à H du quartier auxquels notre mandat de s’étend pas. Il est également possible qu’une menace organisée depuis une autorité extérieure à la population puisse voir le jour, cela ne reste qu’une hypothèse parfaitement théorique. La violence est actuellement générée par du banditisme, du racket ainsi que par des règlements de compte. Je n’ai pas pu trouver de statistiques érikeannes relatives à l’activité criminelle datant d’avant le programme Unity. Le colonel Nerry m’a répondu que les statistiques concernant le quartier avaient été détruites lors du putsch. Il est possible qu’il dise la vérité. L’arrêt du programme Unity risque cependant de voir la criminalité augmenter en proportion à un seuil minimal que le programme permettait de conserver au plus bas. Les bandes de racketteurs sont pas contre très nombreuses, mais relativement petites. Il s’agit principalement de chômeurs ou d’ouvriers et employés pratiquant un racket plus ou moins systématique pour améliorer l’ordinaire. Leur nombre a explosé depuis notre arrivée, l’arrêt du programme Unity, la disparition des jeux dans le quartier ont amoindris l’efficacité d’un cocktail anti-insurrection longtemps pratiqué. Cependant nous avons pu constater que de nombreuses personnes interrogées ou simplement questionnées en rue évoquent la présence de jeux dans le quartier, souvent de manière implicite. Il est par conséquent possible que des jeux illégaux (seuls les jeux organisés par l’administration sont autorisés) aient lieu, de manière institutionnalisée ou non.



Citation :
Sept semaines avant la fin de l’OPEX, nous avons pu constater un accroissement du volume de décès pour cause d’ingestion de médicaments trafiqués, faux ou dilués. Il semblerait qu’un trafic d’importance se soit développé dans le quartier. Les taux de décès en rapport par secteur du quartier semblent indiquer une présence d’un centre de production dans le secteur C ou D, le secteur A est également une possibilité. Les difficultés d’accès aux soins de santé poussent un nombre important d’habitants du quartier à rechercher des soins dans la rue, au risque d’en mourir. Nous n’avons pu effectuer d’enquête approfondie


Citation :
Des approches préliminaires ont été réalisées du côté des maisons closes des niveaux 2 et 3 dans les secteurs sous contrôle. Il semblerait qu’avec les boites de nuit de toutes tendances, elles soient un carrefour de tout ce qui est illégal ou semi légal. S’il est peu probable d’y trouver des indices principaux, il y à de fortes chances d’obtenir des informations dans ces lieux si l’on sait s’y prendre. Leur existence est illégale cependant il est impossible de ne pas tolérer ces bordels. Ils se reformeraient dès leur fermeture avec d’autres ressources humaines. Ils ont manifestement été utilisés par les services de renseignement érikeans dans la lutte contre les déviances idéologiques, les réseaux existant encore ne nous sont cependant pas accessibles.


Citation :
Nous avons croisés tout au long de l’année plusieurs prédicateurs ainsi que des prophètes. Les renseignements glanés rapportent qu’ils existent depuis longtemps. Une majorité sont fous et incohérents, certains cependant se sont montrés plus intelligents et susceptible de lever des masses à des fins populistes, religieuses ou autres. La fin du programme Unity a brusquement accrut la masse des gens qu’ils sont susceptibles de toucher. Ils pourraient s’avérer dangereux ou utiles à terme.



Citation :
La population s’est révélée neutre mais mais agressive en dehors des heures de travail. La population est mise sous pression avec la réorganisation industrielle et beaucoup rêvent de sortir de leur quartier sans avoir aucune idée rationnelle de ce à quoi peut ressembler l’extérieur. Il s’agira pour les forces séraniennes présentent sur ce théâtre de faire face à un ton général peu amène lié à des préoccupations autres que la présence de soldats étrangers sur place dont la présence n’est pour l’instant pas instrumentalisée.

Plus généralement, l’arrêt du programme Unity (qui permettait également un système quasi généralisé de délation de certaines activités) et la perturbation des cycles de jeux ainsi que la suspension de la loterie (sensée reprendre dans les mois à venir) a détruit l’ensemble de mesures permettant de contrôler un quartier de 300 000 personnes avec 5500 robots de combat seulement. Les normes classiques (et par conséquent connues de la population et partiellement acceptée) n’étant plus, la population commence à peine a réaliser ce qui lui arrive. Une telle situation est susceptible de générer espoirs, fanatisme mais plus souvent une frustration liée au changement et à une peur de l’inconnu, qui semble importante au sein de la masse érikeanne.


Citation :
Nous ne pouvons que recommander l’usage de masques à gaz réglementaire lors d’opérations ou de patrouilles en sous sol ou lors des périodes de forte activité industrielle (des alertes pollution sont diffusées le cas échéant, la population porte un masque léger en telles occasions), les risques d’empoisonnement sont important passé un certain stade de pollution. Il est recommandé de ne pas consommer immédiatement la nourriture disponible dans les rues, ou alors en quantité raisonnable. Un contrôle avant ingestion représente une mesure de sécurité raisonnable si une absorption d’antipoison après avoir mangé n’a pas été prévue.


Les premiers groupes avaient pris leur poste dans les différents secteurs du quartier, ils étaient tombés sur le flux relativement important des employés revenant des équipes de nuit. Les équipes de jour avaient empruntés métros et trottoirs entre 5 et 6 heures.

Le centurion Flavius n'était pas encore arrivé et apercevait l'ancienne mine, il en avait encore pour une demi heure de route, la circulation l'avait retardé.

Le tridécurion Flavius avait également profité d’une période de repos pour parcourir une partie du poste et était tombé sur les salles de détention et ce qui restait des dispositifs d’interrogatoire, visiblement très élaborés...

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Sam 11 Déc - 13:19

Sitôt son jentaculum terminé, la première action d'Aruns fut de lire les RETEX. Sur la vitre, à l'aide d'un feutre effaçable, il tira un trait partant du secteur D et un trait partant du secteur H pour y noter "poss. mvmt. reb.", afin que tous ses officiers puissent être au courant. Officiers qui, d'ailleurs, rejoignaient le QG pour pouvoir s'occuper de leurs troupes, qu'il saluait au passage. Il écrivit aussi, un peu à l'écart, "pas stats crim.". Il doutait que les Erikeans aient réellement perdu ces statistiques, mais il verrait cela avec le colonel Nelly. C'était aussi une possibilité, malgré tout. Puis, en dessous, fut écrit "jeux illégaux", une information importante mais secondaire pour le moment. Plus important, l'organisation d'un racket, qui en revanche serait une des priorités, ce qu'il nota de l'autre côté de la double vitre.
Ce côté de la vitre, en fait, était une liste des priorités de sa manipule. Ainsi, ses Centurions pourraient clairement voir ce à quoi il leur fallait faire attention. Il inscrivit aussi, plus bas dans les priorités "util. réseaux bordels ill." ; ses troupes avaient de grandes chances de réussir une infiltration, mais pour le moment, il n'avait pas assez d'hommes ; il verrait quand il bénéficiera des soldats locaux pour libérer ses Velites.
Beaucoup plus inquiétant, à tel point qu'il le marqua en tête de liste, le trafic de médicaments. Il nota aux troupes des secteurs A et C de faire attention à tout ce qui pourrait marquer la présence d'un centre de production, ordre transmis immédiatement par les centurions Vorenus et Pontius. Pour le reste, il avait une idée en tête, qui pourrait déplaire aux Erikeans, mais il devrait passer par eux car ses propres stocks seraient insuffisants. Il verrait ca après avoir listé les objectifs.
Les prophètes et prédicateurs seraient une menace potentielle. A surveiller, avant éventuellement de les convaincre de les aider à conserver la population calme. Mais cela ne serait possible qu'une fois que des bonnes actions seraient faites afin de prouver leur bonne foi. Même si la population ne se préoccupait pas encore de l'origine des Velites, nul doute qu'à un moment, cette simple défiance deviendra une hostilité franche, voire une résistance larvée. Aux Seraniens d'avoir assez progressé dans leur entreprise pour limiter la casse.
Il nota donc de faire attention aux développements futurs de cette défiance, et aussi le conseil de porter des masques à gaz aux sous-sols, sans oublier celui concernant la nourriture.

Ceci fait, il demanda à pouvoir parler au colonel Nelly, selon la voie prévue. Une fois la communication effectuée, il proposa son idée simple :


"Colonel, les habitants de mes secteurs doivent faire face à un trafic organisé de médicaments. En attendant de démanteler ce réseau, j'ai lancé des ordres en ce sens, j'ai une idée qui pourrait permettre à la fois de limiter la casse, mais aussi de nous donner une bonne image.
Ce serait de prendre un niveau de parking de notre QG et d'en faire un hôpital de campagne temporaire. On pourrait y soigner les gens, leur prescrire et fournir des médicaments. Pour cela, toutefois, il nous faudrait votre aide pour avoir des médecins compétents et surtout un stock de médicaments.
Cela va sans dire qu'auquel cas, je renforcerais la sécurité et cet hôpital de campagne sera très soigneusement contrôlé. Qu'en dites-vous ?"


Avec ou sans son accord, de toutes façons, il allait ouvrir cet hôpital. C'était la vision des choses du Légat, un Pacte fort, uni, et cela passait par une remise en selle au plus vite d'Erikea. De plus, il insisterait sur le fait que cet hôpital sera un havre de paix ; tous, y compris les racketteurs et criminels, pourront venir s'y soigner, et en ressortir libres. Bien sûr, le fait qu'ils soient attendus quelques rues plus loin par une "patrouille de routine" ne sera pas de son fait...

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Mar 14 Déc - 20:42

La réponse du colonel Nerry se fit attendre quelques minutes. Enfin il apparut dans le champ de la caméra de transmission holo.

-Je suis dans le regret de vous apprendre, Légat, que nous ne disposons pas de stocks en suffisance pour mettre en place un hôpital de campagne dans votre secteur actuellement. Un accroissement de l’approvisionnement des centres légaux préexistants ne sera pas possible avant deux mois.

Si l’action d’un hôpital de campagne entre dans vos règles d’engagement et dans votre mandant, libre à vous de le faire. Mes services enverront une trentaine de robots Hell 1 de maintien de l’ordre pour vous aider à assurer la sécurité.

Votre premier contingent de Vélite est annoncé pour la semaine prochaine.


Colonel Nerry, terminé.


Pour l'instant les patrouilles n'avaient rien découvert, mais ce n'était que le premier jour, et les séraniens étaient jusque là passés inaperçus ou presque aux yeux de la population.

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Mar 14 Déc - 22:13

A la fin de ce bref entretien, Aruns vérifia sur son carnet son mandat. A vrai dire, rien ne l'y autorisait explicitement, mais absolument rien ne l'interdisait non plus. De plus, cela pourrait plaire à la population, aider à démanteler le réseau de trafic de médicaments, et pourquoi pas aiderait à arrêter ou tuer des activistes hostiles qui voudraient s'en prendre à son organisation.
La mise à disposition de robots de sécurité l'aiderait, sans nul doute ; en revanche, l'absence de stock avant deux mois le forcerait à piocher sur les siens propre. Cela dit, il avait de la réserve, donc en rationnant ses troupes, il pourrait sûrement tenir deux, voire trois mois. Et tous ses Velites avaient des medic pack individuels, une précaution simple mais bénéfique pour le coup.

Aruns passa donc le reste de sa journée à organiser son hôpital de campagne :
- Mise à disposition du parking du niveau deux, avec déplacement des véhicules stationnés là-bas à l'étage supérieur.
- Organisation des entrées, avec pôles d'accueils et de répartition à chaque entrée, gérée par un infirmier de terrain et gardée par trois à cinq (selon le nombre d'entrées) robots Hell 1.
- Organisation de l'espace, avec une zone pour les maladies bénignes, une zone pour les maladies graves, une zone pour les maladies contagieuses, une zone pour les blessures et une zone de préparation pour la chirurgie, chacune gérée par un médecin qualifié issu des forces seraniennes de soutien.
- Mise à l'abri des stocks à un étage supérieur, soigneusement gardés par ses propres troupes.
- Évidemment, préparation de salles de chirurgies pour ne pas être pris au dépourvu.

Bien sûr, la gratuité totale des soins était de mise, la confidentialité médecin-patient, l'accueil de toute personne, ainsi que le minimum d'attente possible - mais ca, ca serait en fonction de l'affluence. Il alla même sur place vérifier que tout serait prêt pour le lendemain, et mettre la main à la pâte. Concernant cet étage, la sécurité était stricte : interdiction d'y faire pénétrer des armes, avec fouille par palpation autorisée, par un membre du même sexe que le patient ; patrouilles régulières et irrégulières ; enfin, ascenseurs et escaliers uniquement autorisés pour les membres des forces seraniennes et pour les patients devant aller en chirurgie, sous escorte légère. C'est sûr, cela maintiendrait davantage de ses soldats sur la brèche, mais l'arrivée du premier contingent la semaine prochaine aiderait.

Une fois tout cela en place seulement, il remonta au QG pour prendre connaissance des rapports. Pas encore de découverte, mais c'était normal, et personne ne semblait les avoir particulièrement remarqués. Il apprécia le résultat global d'un claquement de langue, puis donna l'ordre aux équipes du lendemain de relayer l'information du centre hospitalier gratuit et ouvert à tous.
Il précisa ensuite qu'il sortait pour la soirée. Uniquement en dress uniform vert, son col montant refermé sur son cou, il ne portait que son pistolet et son couteau de combat, ses papiers et son argent en sécurité dans une poche intérieure à fermeture éclair de sa veste épaisse, verte également. Pour compléter sa tenue, il garda son béret pourpre avec son insigne, et son oreillette pour continuer à être au courant de ce qu'il se passait ; Elysia avait la même tenue et le même armement. Puis tous deux se dirigèrent vers un restaurant du niveau cinq, écoutant avec attention l'accent, les idiomes, la façon de parler, observant avec soin la démarche et le comportement. Ainsi, ils seraient prêts pour la seconde partie de la mission de renseignement : l'infiltration. Il avait d'ailleurs donné à ses hommes des ordres en ce sens.

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Sam 18 Déc - 22:30

Les médecins de la manipule, après une première évaluation, estimèrent à deux cents personnes par mois le nombre de gens qui pourraient être effectivement soignés, si l’on se référait au niveau de santé moyen observé dans le quartier.

Cette mission supplémentaire forcerait le tridécurion Flavius a puiser dans les équipes de repos s’il voulait assurer ses tâches de veilles convenablement. Lentement mais sûrement, l’hôpital de campagne se mettait en place.

Le niveau cinq était aisément accessible depuis le central qui disposait d’un accès à l’extérieur au niveau quatre. Les flux de circulation de personnes étaient déjà importants à ce niveau du quartier. Les gens, vêtus de de pantalon rappelant vaguement la tenue de travail sans en être, portaient des vêtements légers mais couvrant le corps, l’altitude ne prêtait pas à la fantaisie. L’on discutait peu en rue et les rares qui le faisaient parlaient d’une voix basse et rapide, coupant les mots en leur milieu, ils avaient visiblement en accent traînant. Aruns et Elysia remontèrent une passerelle d’une cinquantaine de mètres jetée entre deux blocs d’immeubles puis accédèrent à de grands escalators couverts construits sur la façade extérieure d’un building moins fréquentés, ils n’avaient plus été nettoyés depuis plusieurs mois et cela se voyait (se sentait aussi parfois), les grandes vitres de Plexiglas, sales, ne permettaient pas de voir efficacement ce qui se passait au dehors. Il y avait moins de gens et les courants d’air étaient plus frais. Elysia jeta un oeil en bas et regarda surprise, la foule grouillante du niveau trois et, moins visible, du niveau deux. Un répulseur géant faisait tourner des panneaux publicitaires et s’adressait à la foule marchant en dessous de lui, l’on ne pouvait rien entendre au travers du plexiglas, de toutes façons les hauts parleurs étaient orientés vers le bas. Aruns quand à lui aperçu un hologramme défilant sur un mur, l’informant que Gerald Monningham venait de confirmer pour la onzième fois son titre de champion d’Arena du quartier QNH-834.689, un quartier voisin. Un message informant que le Summer Hall avait besoin de cinquante mille colons prit la suite pour enfin laisser la place aux résultats des primaires de la compétition de Motojet du secteur Nord de la ville.

-On devrait peut-être rentrer par le niveau trois, histoire de voir à quoi ça ressemble, m’a l’air que c’est là qu’on va s’approcher de l’activité. Ici on aura que des chefs et pas de preuves. Les premières patrouilles disent que c’est vachement bruyant.

Le restaurant n’était plus loin. Il s’agissait en vérité d’un fast food amélioré de la chaîne Bancroft Meals, jugé luxueux pour le niveau des gens de l’endroit. L’ensemble avait, pour une raison inconnue, un air rappelant les bars de l'Amérique des années 1950. La clientèle (le restaurant était à moitié plein) était principalement quadragénaire, elle s’offrait un petit luxe avant de redescendre au turbin, un tel établissement semblait exclu pour les jeunes. Elysia mentionna que la première augmentation salariale sur Erikea ne venait qu’après quinze ans de métier en moyenne, les gens semblaient surpris de voir des gens en uniforme dans un tel lieu. L’on plaça le légat et son ordonnance et un holo s’imposa entre eux deux, les invitant à entrer leurs choix, un robot sur roulettes fila en direction d’une table à l’autre bout du restaurant. La nourriture, visiblement lourde et “riche” était manifestement composée de mets artificiels recomposés en mets connus et épicés pour masquer une absence totale de goût au regard des condiments (synthétiques) présents sur le bord de la table.

Elysia choisit rapidement quelque chose et commanda une boisson gazeuse (cela vaudrait peut-être mieux que l’eau) et écouta plus attentivement une paire de clients deux tables à côté, l’accent était traînant et plusieurs mots ne faisaient manifestement par partie du basic. Elle ne dit rien, guettant l’opinion de son supérieur... Les deux parlaient d’un percolateur cassé à remplacer parce que même la réparation et le bidouillage artisanal revenait trop cher, une quantité impressionnante de mots échappa à Elysia lorsque la conversation dériva vers la qualité de l’air. Apparemment la population érikeanne avait inventé tout un vocabulaire pour faire état de l’air, de la pollution, et des agents chimiques et de la qualité de la pluie...

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Dim 19 Déc - 2:35

Aruns hocha la tête à la première remarque d'Elysia. Elle avait l'œil pour ces détails et avait sûrement mieux synthétisé les rapports que lui. Ils rentreraient donc pour le niveau trois. En revanche, l'état général des lieux était... déprimant, au mieux. Une vraie cour des miracles. Sale, même insalubre, tout respirait la pauvreté et une sortie déplaisante de la guerre. Et sûrement aussi une politique très spéciale quand à l'administration des biologiques. En même temps... il était tieffelin, originaire de Seranon, qui était-il pour donner des leçons hein ?

Le restaurant, lui, était plutôt sympathique. Original, en tout cas, et il était certain dès l'entrée que les deux jeunes militaires feraient tâche. Et en effet, dès leur entrée, tous les regards se tournèrent vers eux. Un léger sourire du style "faites pas attention à nous, on est en permission" de la part du Légat, ca marchait tout seul sur Seranon mais certainement bien moins ici. Il s'installa en posant sa veste à côté de lui et passa son béret, plié avec habitude, sous la patte d'épaule gauche, comme le voulait la coutume chez les Velites. Elysia, d'ailleurs, avait fait de même. Lui avait plus de mal à comprendre les idiomes, mais il avait parfaitement saisi l'accent traînant. En revanche, Aruns fut aussi paumé que son ordonnance quand il écouta à son tour le duo. Un argot pareil, cela venait sans doute d'une très longue habitude, comme les Inuits qui avaient plusieurs centaines de mots pour désigner la neige. La pollution avait visiblement une bonne partie d'histoire commune avec Erikea.
Revenant à sa commande, il demanda un soda et un plat qui comblerait suffisamment l'habitude seranienne des
cena qui remplissaient bien le ventre. Intérieurement, il se demanda comment parvenir à une maîtrise de cet idiome difficile. Hors de question de demander à un traducteur. Sans doute passer par Nerry, une nouvelle fois. Instinctivement, il se mit à parler en langue de combat seranienne, pour masquer ses propos.

"Hey Ely... Pour les idiomes, tu penses que passer par Nerry serait la meilleure option, ou un long travail sur le terrain suffirait ? Ou alors on attend la fin de la semaine avec l'arrivée de notre contingent d'appelés."

Ah, et il lui faudrait demander au centurion Flavius s'il pouvait les y aider via ses conscrits, aussi.

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Lun 20 Déc - 21:31

Elysia répondit aussitôt dans le même langage, sage précaution, mieux valait ne rien risquer...

-On peut essayer auprès de l’érikean... Mais il serait bien capable de nous perdre dans l’administration du coin. L’ennui c’est que si on le fait pas il va venir nous surveiller, n’ont pas l’air d’aimer les moyens et bas officiers intelligents ici. On devrait passer par Flavius, en gros par la boite, ou alors essayer de mettre les auxiliaires à contribution. Ça permettra de les surveiller et voir s’ils n’ont pas été “réeduqués” en express en recevant leur dotation finale de matos.

Dans la salle les gens avaient cessés de prêter attention à ces deux officiers (il n’existait de militaires du rang biologiques érikeans que depuis neuf mois environs) s’exprimants dans une langue étrangère. La nourriture finit enfin par arriver. Elysia, curieuse, goûta. C’était on ne peut plus moyen et les condiments trouvèrent vite leur place dans son assiette.

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Lun 20 Déc - 21:43

Aruns hocha la tête, toujours en jargon.

"J'ai les mêmes craintes sur Nerry. Faudra trouver un moyen de ménager la chèvre et le chou. Je sais pas, prétexter la langue qu'on entend autour de nous pour faire venir des dictionnaires, parce que certains contrevenants ne parlent pas une langue qu'on comprend ? Après, pour ce qui nous intéresses, vu que c'est du jargon local, Flavius saura se débrouiller, je te rappelle qu'il a une maîtrise de langues appliquées avant d'être entré dans la rébellion..."

Un silence le temps de calmer le fou rire qui vient. Merde, c'est vrai que ce centurion de deux mètres, cent-dix kilos de muscles purs et une droite à faire s'effondrer les murs, avec son crâne rasé et sa tête de tueur, prenait tout autant son pied à lire des poèmes ou à en écrire à l'aide de lunettes en demi-lune qu'à crapahuter dans la boue.

"Bonne idée aussi pour les auxiliaires. C'est vrai que cette idée de test que je voulais leur faire passer m'avait trotté dans la tête sans que j'arrive à trouver une solution. Il faudra aussi réussir à organiser dans un moment nos patrouilles en civil dans le silence le plus totale, mais ca on verra quand on aura assez d'auxiliaires. Je sais juste qu'il ne faut absolument pas que Nerry en entende parler, donc si ca impose de se méfier de nos recrues, ben tant pis pour elles."

Son plat arriva à son tour, avec l'espèce de mélasse qu'ils appelaient soda. Bon, à part une texture très bizarre, ca tenait la route et ca pouvait se boire, ou s'avaler, à la fin du verre Aruns n'était toujours pas décidé sur le verbe à employer. Le plat en revanche... Goûteux et copieux, ouais, très gras aussi. Il dut presque se battre avec son ordonnance pour récupérer assez d'épices pour que cela passe... Leur lutte silencieuse les fit rire, ce qui attira certainement des regards étonnés. Inutile de saucer, en revanche, alors que c'était une chose qu'il adorait faire en règle générale.
Après le repas, le côté amusant, l'addition... Avec LA grande question : est-ce que son argent allait être accepté par les érikeans ?

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Ven 24 Déc - 14:35

Un robot sur répulseur s’approcha de la table des deux militaires et, s'emparant des billets, les digéras quelques instants avant de rendre le reste en liquide érikean, affichant sur un écran l’opération de change réalisée en connexion avec l’un ou l’autre bureau de Nasirismi centre.

Le retour par le niveau trois plongea les deux séraniens dans la rue du quartier. Bondées, les rues de taille respectable à première vue parurent étroites. Pleines de colporteurs, de gens communs, de prostituées, de quelques bandits peu impressionnés par les deux militaires séraniens presque des déguisés parmi d’autres, l’ensemble dégageait une odeur mêlant pollution, nourriture, la graisse de manière générale et un relent indescriptible d’impuissance. Aruns et Elysia purent également croiser de temps à autre, un cyborg, ancien accidenté de travail ou personnes ayant subies ou bénéficié de greffes artisanales. La rue, écrasée par des bâtiments s’étendant à plus de cent mètres dans les airs (et l’on était déjà en altitude !) semblait, par rapport à ce qu’avait vu Aruns en se rendant au poste militaire, de petites bâtisses, dominant pourtant la masse grouillante et éclairant cette dernière en reflétant péniblement le coucher de soleil qui, plutôt que d’enflammer des immeubles réelles vitrés, colorait d’orange les nuages de particules planant au-dessus de la cité.

L’on ne voyait pas à plus de deux mètres devant soi, un spot publicitaire pour des appartements dans les quartiers centraux illumina la rue. Le regard étincelant d’un homme franchement parfait, heureux de son nouveau logement, membre d’une classe moyenne érikeanne naissante destinée à soutenir le régime et voyant s’ouvrir à lui un avenir radieux éclaira la rue, permettant à Aruns et Elysia d’apercevoir un véhicule séranien dans le tas, avançant péniblement, un sous officier à pied ouvrant la marche, ils aperçurent également le légat de la manipule et le saluèrent. Rien à signaler, pour autant qu’on puisse signaler quoique ce soit dans une cohue pareille. Un gigantesque répulseur portant plusieurs panneaux publicitaires passa au dessus de la foule, faisant à grand bruit la promotion d’une lotion capillaire, elle fut immédiatement remplacée par un appel vibrant à la colonisation de Raiton, espace de verdure, de forêts de nature, d’accession à la propriété et d’accomplissement de soi, chose implicitement admise comme étant impossible sur Erikea. Le Summer Hall semblait également, d’après la publicité, un lieu de paradis au logement de première qualité et à la vie urbaine très accueillante. Une offre de recrutement pour la Cyborg Army passa immédiatement après, présentant le nouveau héros d’Erikea, gladiateur des temps modernes et protecteur des Etats-Unis. Le dernier champion d’Arena des Etats-Unis présentant la nouvelle armée érikeanne en formation, la vie pleine d’aventure du cyborg, le caractère unique du cyborg, le meilleur des Etats-unis, accédant à l’immortalité tant par les actes que d’un point de vue matériel. Une nouvelle flash annonça que l’Erikean Diktat Industries, la plus grosse entreprise existante à ce jour (plus d’un milliard de salariés), avait dépassé son record mensuel de production. Une série d’images défilèrent sur un mur entier, montrant une gigantesque tour en chantier, Aruns reconnut un bâtiment similaire aux tours d’Alert 04, l’ensemble semblait se trouver à Aquilaris.


......


Les jours succédèrent aux jours, l’hôpital de campagne débuta son activité, et, avec l’aide d’une centaine de Hell 1 de surveillance qui par leur seule présence faisait la population se tenir tranquille par une forme de terreur collective. Enfin, le bataillon de milicien annonça son arrivée pour la fin de la semaine locale. Le commandant avait prévenu 48 heures à l’avance. Cinquante-deux véhicules (principalement des TOTT Mephisto et des transports Dictature) arrivèrent par l’autoroute. Ils avaient reliés la base à Alert 04 en moins de deux heures en empruntant les voies prioritaires et en roulant à a vitesse de croisière sur route des véhicules (165 Km/h). Le responsable, le Major Joshuah Kayson, était un jeune homme de vingt sept ans et était secondé par le capitaine Enrique Martinez (vingt-cins), tous deux originaires, comme l’intégralité de leurs hommes, de milieux prolétaires. Une première analyse du légat indiqua clairement que le bataillon ne disposait pas de moyens aériens et qu’il n’était pas équipé pour la guerre mais davantage pour le maintien de l’ordre musclé.


......


Le centurion Flavius fit parvenir plusieurs rapports. Le premier était une évaluation des missions de la milice par rapport à sa formation et son équipement théorique, le centurion faisait également des hypothèses sur les zones d’investigation prioritaires au regard de la formation. Le second concernait les idiomes, il était bien évidemment plus mince étant donné qu’il s’agissait d’un rapport préliminaire.

La milice recevait une formation pour le combat, la patrouille et l’enquête en zone urbaine, avec l’accompagnement d’une demi douzaine de modèles de drones tactiques (seuls deux étaient en dotation régulière dans le 233 bataillon opérant avec la manipule du Légat). Il était manifeste au regard des programmes de formation que la milice n’était pas capable d’opérer en tant que force autonome dans des opérations majeures (même si théoriquement ses officiers le pouvaient) tant au regard de la formation de ses personnels du rang que de son équipement. La nouvelle armée cyborg était manifestement le véritable corps de bataille de l’armée des Etats-Unis et le demeurerait pendant longtemps. La zone d’intervention de la milice semble être cantonnée à Erikea tant pour la suppression des menaces politiques et criminelles que dans le cadre d’une défense opérationnelle de la planète. Une formation de bataillons coloniaux semblait être envisagée au regard des projets d’agrandissement du camp d'entraînement.

La formation insistait sur des milieux clos, pollués et dénués d’accès aérien aisé, les aménagements érikeans du camp d’entrainement indiquaient une intervention privilégiée dans les niveaux inférieurs ou les bas niveaux de la ville.

Le Centurion avait pour l’instant pointé environs 215 vocables typiques à Erikea et poursuivait ses recherches, qu’il estimaient passionnantes.


HJ : Compo plus détaillée du bataillon un peu plus tard dsl.



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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Ven 31 Déc - 15:22

Le retour avait été... folklorique. Le paysage était réellement différent de tout ce qu'Aruns avait connu sur Seranon, et cette immensité était par moment... dérangeante, il fallait bien l'avouer. Mais il s'habituerait vite, et après tout il était là pour tout une année. Elysia semblait bien mieux s'en accommoder, même si elle ouvrait de grands yeux en remarquant la taille des lieux.
Ils croisèrent la patrouille par hasard, Aruns saluant le décurion Lorius par son nom ; il s'était fait un devoir de connaître le nom de chaque homme, et de partager avec chacun une petite histoire, un quelque chose qui les rendait encore plus unique. Ainsi, il s'assurait d'être proche de ses hommes et que ceux-ci comprennent que leur Légat ne les traitait pas comme de la chair à canon mais comme des personnes individuelles.
Les publicités aussi étaient différentes, elle ne parlaient pas beaucoup au Légat, mais elles aidaient à se faire une idée d'ensemble de la population, sa façon de voir les choses : un peuple se voulant, au moins dans la vision des dirigeants, industrieux et volontaire, prêt à endurer les difficultés pour améliorer son ordinaire, acceptant presque la condamnation d'Erikea comme monde industriel, pollué et surpeuplé.

***

Les premiers rapports tombèrent, et Aruns les parcourut avec curiosité et un peu d'avidité. Il ne pouvait pour le moment que se baser dessus pour élaborer une stratégie d'ensemble.

La formation des miliciens lui semblait curieuse. Pas forcément étrange, à la réflexion, mais relativement étrange. Il semblait qu'Erikea ne change pas vraiment ses habitudes - et on ne pouvait l'en blâmer - et créant une armée extérieure constituée de forces en partie mécaniques, les soldats biologiques restant cantonnés sur leur monde en tant que garde politique... sans doute force de répression, ou quelque chose d'équivalent.
Leur formation et leur équipement les rendait propice, plus que les Velites, pour intervenir dans les sous-sols et lieu très dangereux. Mais ils devraient subir un entraînement complémentaire, s'il n'était pas suffisant, pour de simples patrouilles.

Concernant les idiomes, Flavius se montrait digne de ses études en ayant pointé autant de vocables particuliers. Restait maintenant à en avoir les significations exactes, mais le Centurion travaillait encore dessus sans nul doute.

Pendant le reste de la semaine, Aruns s'était contenté de lire les rapports, superviser et parfois participer aux patrouilles. Sans oublier ses longues parties d'échecs avec son ordonnance, qui était la seule à ne pas s'en lasser, et à même pouvoir le battre de temps en temps, bien qu'ils aient le plus souvent des pats.


***

Justement, le premier bataillon arrivait quelques jours plus tard. Leur major était aussi âgé que le Légat, et au moins leur grade était-il équivalent, ce qui faciliterait la communication hiérarchique ; rien n'aurait été pire qu'un officier supérieur devant répondre à officier de liaison subalterne.

Aruns avait dirigé les miliciens vers le parking du niveau 1, le 3 étant pour le moment réservé aux Seraniens, et le 2 à l'hôpital de campagne. Il attendait les forces erikeannes dans le parking, vêtu de son uniforme de travail et sa veste chaude, ainsi que d'un béret pourpre, seulement armé de son couteau et de son pistolet. Elysia était dans la même tenue, à part son chèche pourpre, mais avait insisté pour porter son pistolet-mitrailleur.
Quand le major et son second descendirent, Aruns les salua, frappant son torse de son poing, et s'approcha pour leur serrer la main.


"Major Kayzon, Capitaine Martinez, enchanté de vous rencontré. Je suis le Légat Aruns Iullius, et voici mon ordonnance, le soldat Elysia Dispater. Bienvenue dans le QG du quartier QNH-834.687. Si vous voulez, vous pouvez superviser le débarquement de vos forces avant de m'accompagner à la salle de commandement.
Le niveau 3 est, pour le moment, réservé aux véhicules de ma manipule, sous réserve de renforcement de vos forces, et le niveau 2 est réservé à un hôpital de campagne pour la population."


Il attendait ensuite la décision de Kayzon pour le guider et le mettre au courant des ordres et des développements...

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Sam 8 Jan - 14:56

Les deux érikeans saluèrent, d’une manière classique et somme toute historique, l’index arrivant au niveau du sourcil sur l’extérieur. Les deux miliciens portaient des tenues grises foncées, comme le reste de la troupe, ainsi que des tenues de combat légères mais parfaitement capable d’être refermées et de devenir hermétiques, un masque à gaz léger mais sans aucun doute possible performant pendait dans un étui à leur ceinture, il s’agissait d’une copie d’un modèle valien (et plus précisément erkean) fréquemment utilisé par les milices de Valia (en réalité de véritables armées fédérées autour de la force robotique fédérale). Un casque blindé pendait également à leur ceinture, les deux hommes portaient un képi sur la tête et avaient attachés leurs fusils M1313 à leur poitrine à la manière des vélites...

-Nous allons vous accompagner.

Le capitaine Martinez se retourna et averti un autre officier, le capitaine Ramsey, que le débarquement se ferait sous sa responsabilité. Les deux officiers de milice étaient prêts à suivre et apparemment, ils avaient à peine été informés de la situation si ce n'était l'installation dans le secteur d'un hôpital de campagne.


...

Flavius travaillait encore au vocabulaire et avait dégagé l’idiome commun -à Nasirimsi en tout cas- de “churmé” (se conjuguant), décrivant un accident chimique ou du fait d’un agent quelconque défigurant voir handicapant sa victime.

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Lun 24 Jan - 18:58

Aruns les mena rapidement jusque dans la salle de briefing. Visiblement, il avait du donner quelques ordres car les soldats de garde saluèrent les officiers Erikeans. Puis il les invita à s'asseoir à la table, leur proposa des fruits, puis leur demanda s'ils désiraient boire quelque chose. Il vint ensuite au vif du sujet, une fois qu'Elysia eut déposé les boissons demandées. Pour lui, un alcool séranien léger et fruité, de couleur brune. Il sortit également son calepin pour reprendre les termes utilisés quand il avait briefé ses troupes.

"Encore une fois, bienvenue. Ici, c'est notre centre de contrôle du quartier ; vous y avez bien sûr vos entrées pour y accéder à tout moment. Il est pour le moment gardé par ma tridécurie d'escorte, à moins que vous en souhaitiez y ajouter des hommes.

Je commencerais par vous donner les termes et limites de mon mandat, puis comment cela se passera tant que ma manipule sera sur place.
Alors, concernant mon mandat, notamment l'usage de la force : nous ne sommes autorisés à n'utiliser la force qu’en cas de légitime défense ou pour protéger des civils non-hostiles ; la réponse doit bien sûr être proportionnelle à la menace, telle que nous la percevons. Cet usage comporte l’arrestation préventive en cas de suspicion légitime ou l’arrestation pure et simple en cas de trouble à la loi ou à l’ordre public. L’ouverture du feu n’est autorisée que si nos hommes sont menacés ou si une menace mortelle apparait sur la voie publique, ainsi que dans les infrastructures privées de type cyborg ou non-humaines. J'ai conseillé à mes hommes, dans l'absence d'armes visibles, avertissement verbal puis tir de semonce.
Il y a une exception à cette règle : nous pourrons mener des offensives après avoir fait viser un dossier par le colonel Nerry. Il pourra aussi nous demander d’intervenir sur la foi de ses services de renseignements internes ; dans ce cas précis, un observateur erikean devra approuver les mesures violentes projetées en début d’opération, bien qu’une fois sur le terrain, l’officier seranien présent sera seul juge des mesures à employer, dans le cadre du projet approuvé par l’observateur.
Autre exception : si, sur la foi de nos renseignements, une cellule d’opposants venait à notre connaissance, l’unité concernée aura autorisation de faire immédiatement mouvement vers sa position, où elle devra marquer la cellule, soit en encerclant le lieu, soit en la suivant si elle se déplace. Dès l’acquisition du renseignement, l’unité devra me contacter, éventuellement demander du renfort si elle pense que c’est nécessaire. Le renfort pourra prendre la forme de militaires seraniens ou de troupes cyborgs ou de la Legion Bane, notamment si la menace est plus politique. L’autorisation d’agir sera donnée par les Erikeans, par qui je passerais. Interdiction totale et absolue d’intervenir sans cet aval.

Je l'admets, c'est un peu indigeste tel quel, et je m'en excuse. Tel quel, nous nous occupons de trois secteurs : le QNH-834.687A, sous le commandement du centurion Vorenus, le B, commandé par le centurion Claudius, et le centurion Pontius s'occupe du secteur C.

Je vais être clair : pour le moment, vous êtes sous nos ordres. Je m'explique. Nous sommes des vétérans, des troupes d'élites, aguerries dans ce domaine de combat. Malgré toute votre valeur, il y a sûrement des subtilités qui peuvent vous échapper. En revanche, vous avez une arme que nous, Séraniens, n'auront jamais : vous êtes chez vous.
Donc, je propose de faire accompagner mes troupes par les vôtres lors des patrouilles. Cela vous donnera de l'expérience, et vous pourrez en retour expliquer quelques trucs que nous ne voyons pas, notamment au niveau de l'argot, que nous avons du mal à démêler. Autrement dit, vous conseillerez, l'officier supérieur Séranien disposera grâce à ces conseils.
Il va sans dire qu'avec le temps, vous n'aurez plus besoin de nous ; avec l'aide de vos renforts qui seront formés, nous pourrons patrouiller dans tout le quartier, puis nous nous effacerons, en récupérant des renseignements pour vous aider sur le terrain.

Mon but est simplement de faciliter la transition, pas de prendre le contrôle de votre planète. J'espère qu'à la fin de mon mandat, vous en saurez assez pour vous débrouiller sans nous. Des questions jusque là, avant que je n'entre dans les détails ?"


Il ne l'aurait jamais avoué, mais Elysia, dans son rôle d'ordonnance, avait également un autre but : regarder les Erikeans et les juger : dignes de confiances ou non ? De la réponse à cette question dépendra beaucoup de détails révélés...

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Mer 26 Jan - 0:27

Le major avait sortit un petit ordinateur de la taille de sa main et manifestement, enregistrait la réunion, le capitaine Martinez faisait de même. Il écouta calmement les instructions du séranien, ses mâchoires, ainsi que celles du capitaine Martinez, se serrèrent à l'entente de la subordination qui allait s'appliquer, concrètement jusqu'à ce que les coopérants séraniens le jugent bon. Ils ne dirent cependant rien. Originaires de milieux pauvres, il étaient en relativement bonne condition physique (au regard du réservoir humain, il était presque aisé de ne sélectionner que les meilleurs, même lorsque l'on s'adressait aux couches les moins éduquées de la population, les meilleurs étant plus attirées par les troupes cyborg).

Enfin, cela restait la conduite générale et les détails seraient intéressants, et Kayson s'était engagé pour de multiples raisons allant au salaire au nationalisme en passant par d'autres choses.

-Le millier d'hommes du bataillon comprend une compagnie de commandement qui pourra demeurer ici et participer à la défense du poste.

Nous serons heureux d'aider à la légitimation des troupes séraniennes stationnées sur Erikea et vous aiderons de notre mieux, plusieurs membres du bataillon, dont le capitaine Ramsey, proviennent de Nasirismi Est, ils seront en mesure de vous aider avec les idiomes et d'apprendre aux autres.

Il n'y à pas de problème pour les règles d'engagement, de similaires ont été enseignées en cours de tactique urbaine.

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Jeu 27 Jan - 18:51

Aruns hocha la tête. Il écrivit une petite note qu'il donna à Elysia, en lui demandant de faire venir les centurions, d'aller les chercher. La note disait, en jargon de bataille séranien :

Code:
Ne montrez pas toutes nos capacités aux Erikeans. Passez pour des troupes d'élites expérimentées seulement. Essayez d'en apprendre le plus possible sur eux. Et venez au QG pour présentation et briefing commun.

"Très bien. Déjà, sur le fait que vous nous deviez nous obéir : ce n'est qu'à court terme. Idéalement, dans un à deux mois, grâce à l'arrivée d'autres miliciens, j'espère vous laisser le total contrôle décisionnel, en nous bornant à un simple rôle de conseillers. On ne se chargerait, dans ce cas, que du renseignement et du contre-renseignement, puisque vous termineriez la formation des vôtres. Et, au mieux, d'ici huit à neuf mois, nous ne ferons plus qu'acte de présence. Ainsi, à la fin de mon mandat, j'aimerais que tout le quartier soit totalement sous contrôle érikean.

Concernant les souterrains, vous mènerez la danse. C'est simple, vous y êtes mieux formés, plus expérimentés, et vous savez plus que nous ce qu'on peut y croiser. Donc dans cette zone, vous donnez les ordres, vous gérez. Notamment sur tout ce qui est patrouille, c'est votre terrain.

Concernant la surface, à vous de voir combien d'hommes vous attribuez à chaque patrouille. Tout ce qui est du ressort de votre organisation, je n'ai pas à y mettre mon nez. En revanche, nous avons quelque chose qui pourrait choquer.
Ainsi, ma manipule a un OPTEMPO de deux heures. Vu votre taille, j'estime votre OPTEMPO à 15 à 20 heures. Dans notre mission de maintien de l'ordre et de contre-insurrection, il faut savoir réagir vite. C'est pourquoi, mes hommes étant des vétérans, je leur lâche la bride. Je m'explique. S'ils ont besoin d'intervenir, ils préparent leur plan et me préviennent rapidement de l'endroit visé, etc. Je remonte l'information, valide ou infirme l'intervention, et éventuellement envoie des renforts. Cela nous permet de gagner en réactivité. C'est juste pour que vous fassiez passer le mots à vos officiers, qu'ils ne prennent pas ca pour de l'insubordination.

Notre doctrine de combat, c'est l'effet majeur. C'est à dire que dans nos plans, nous prévoyons, entre le tiers et la moitié du combat, un instant décisif, une action particulière qui nous permettra de remporter la mise. Encore une fois, je vous le dis afin que vos troupes puissent mieux comprendre les façons de faire des miennes. Évidemment, vous serez invités à chaque réunion, chaque briefing.

Sur l'ennemi, je pense avoir affaire à un ennemi hiérarchisé et non-doctrinal. Je vais répéter ce que j'ai dit à mes officiers afin que nous partions sur les mêmes bases :
On aura peut-être un front commun, mais l’ensemble ne sera sûrement pas cohérent et coordonné, avec des masses sectorielles, au combat interarmes médiocre mais cela ne signifie pas l’absence. Unité type : bande d’une centaine d’hommes, divisée en sections levées dans le quartier. Je rappelle que la limite entre combattant et civil, en ce cas sera, très floue, puisqu’il suffit au combattant de lâcher son arme pour redevenir un civil. L’objectif de la bande sera rapidement compréhensible et visible, il sera soit géographique, soit idéologique. Je rappelle tout de même quelques petits points à garder en tête.
Défensivement, gare aux embuscades. Offensivement, ils vous certainement nous harceler. Ce sera certainement un ennemi mobile, qui s’appuiera sur des foyers sûrs pour s’étendre. Il se fondera dans la population et n’hésitera pas à s’abriter derrière elle. Il faudra essayer de connaître le slogan du moment, cela pourra nous éclairer sur leurs objectifs à court terme. Quand vous croiserez une unité ennemie, n’oubliez pas qu’elle peut se coordonner avec une seconde, même si celle-ci risque d’intervenir avec un délai conséquent. Leurs chefs devront se concerter avant d’agir, il y aura donc une latence entre le repérage et l’action des forces ennemies, ce qui est à notre avantage. En revanche, ce qui est au leur, c’est justement ce manque de structure qui leur apporte une flexibilité énorme sur le court terme, c’est pour cela que je vous laisse un maximum carte blanche. Enfin, dernier détail : à part les plus fanatiques, ils n’iront certainement pas se sacrifier, à moins d’être acculés, avec ce que cela implique.

Ceci, bien sûr, n'est qu'une ébauche. Je n'ai pour l'instant aucun rapport confirmant ou infirmant cette hypothèse. S'il n'y pas d'ennemi, ce sera encore mieux.

C'est tout au niveau militaire. J'aimerais, si cela est possible, que vous organisiez des cours d'idiomes pour mes hommes ? Afin qu'ils puissent rapidement être à même de fournir des renseignements de pointe."


Il était à peu près certain d'avoir bien évalué leur OPTEMPO, standard pour leur formation et leur nombre d'hommes. En revanche, le sien était exceptionnellement bref, symbole du fait qu'il laissait ses subordonnés gérer leurs parties des plans de bataille.
Son ton était loin d'être supérieur ; il les traitait d'égal à égal, courtoisement, avec une sincérité palpable. Il voulait permettre aux Erikeans de décider librement de leur destin, et cela passait par une milice rapidement autonome et indépendante.
Bien sûr, les briefings non-officiels d'infiltration et d'espionnage se tiendraient loin des oreilles erikeannes, mais il en était encore loin...

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Lun 31 Jan - 20:17

Les érikeans avaient bien compris et feraient passer le message. En revanche il était manifeste qu’ils allaient devoir digérer le fait d’être clairement sous les ordres de séraniens.

Les centurions ne tardèrent pas à arriver. Une paire de rapports tombèrent également. Le secteur A, à en croire comportait une milice de quartier forte d’environs soixante hommes, tous armés de pistolets et certains de fusils, l’on comptait une clouteuse automatique au moins ainsi qu’une arme artisanale à percussion, vraisemblablement semi automatique.

Une autre en revanche, recoupant des informations de l’hôpital de campagne, situait une clinique clandestine dans le secteur C. Le centurion Decimus Pontius proposait d’utiliser les miliciens en planque en plus de vélites pour repérer les points de vente de médicaments d’une part, les allées et venues dans les zones suspects dans le secteur C d’autre part, et naturellement les éventuels dépôts, susceptibles de mener à la clinique. À partir de là des captures devaient apporter des renseignements.

Enfin une brève envoyée par Vorenus mettait en garde contre la notion “d’extérieur” employée par de nombreux érikeans passant par son camp de base. Après enquête il s’avérait que l’extérieur, évoqué dans des termes fréquemment injurieux, notamment celui de retardé, n’était pas un étranger à la planète mais à la ville elle-même. Le concept renvoyait aux habitants des bas-fonds, des sous sols, extérieurs à la société. Il semblerait que ces gens soient armés et se livrent à toute activité leur permettant de survivre. Vorenus pressentait un microcosme particulier loin des généralisations de ses recrues devant probablement avoir énormément d’idées préconçues.

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Mar 22 Fév - 16:19

Aruns se leva pour accueillir ses centurions, les présenta aux officiers Erikeans. Elysia posa devant chacun une tasse de café, puis retrouva sa place derrière son officier.

"Merci d'être venus aussi vite. Je vous répète ce que j'ai dit au Major et au Capitaine : si tout va bien, d'ici quelques mois, nous leur passerons totalement les rênes et nous serons juste là pour observer. Pour ce faire, des miliciens accompagneront nos patrouilles pour mieux comprendre le terrain tel qu'il se présente actuellement. Toutes leurs questions devront avoir des réponses, afin qu'ils soient prêts au plus tôt.

Nous avons des premiers renseignements utilisables : dans le secteur A, nous avons une milice de quartier d'environ soixante hommes ; armes : tous des pistolets, quelques fusils, ainsi qu'une ou plusieurs clouteuse automatique et une arme artisanale à percussion, semi-automatique sans doute.
Dans le secteur C, nous avons une clinique clandestine. Centurion Pontius, je vais partir sur votre idée : planques des miliciens avec notre appui. Objectif : découvrir les points de vente des médicaments, identifier les allées et venues des zones suspectes dans le secteur C, et trouver les éventuels dépôts. Une fois ceci fait, des captures permettront d'affiner les renseignements. Pontius, je vous laisse gérer les détails, vous me tiendrez au courant.

Enfin, Major, le Centurion Vorenus me parle d'un terme passant souvent dans son camp : extérieur. Je pense que vous savez ce que cela signifie. Néanmoins, c'est a priori un microcosme loin de vos idées reçues, aussi pourrions-nous sans doute essayer de voir ce qu'ils désirent afin de les garder au calme et sous contrôle ?"

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Mar 1 Mar - 0:16

Kayson garda le silence un instant puis répondit.

-Les extérieurs ? Un extérieur est un bandit, volant en passant par les sous sols pour survivre. Il y à pas mal de gens là dessous, enfin on ne sait pas combien ils sont plutôt, vu qu'aucun recensement ne peut y être fait. Ces gens sont des marginaux, pour la plupart réfractaires à toute autorité voir même communistes ! Ils squattent, trafiquent et pour le moment, entre effectuer des raids dans les plus bas quartiers historie d'obtenir vivres, matériel en tout genre et... femmes, ils sont occupés à survivre aux bêtes et animaux des égouts. Ce qu'ils ne font pas toujours bien selon la rumeur. Il faut dire que depuis un an les animaux prolifèrent : il n'y à presque plus de campagnes sanitaires là dessous.

D'ailleurs plus nous sécuriserons, plus il est probable qu'une mission de dératisation de champignons saxifrages (ou pire) soit ordonnée par les administratifs.

On peut les garder sous contrôle si nous consacrons des moyens d'enquête appropriés fin de les contenir le plus possible et détruire leur trafic. Il est probable que certaines filières de passage de faux médicaments (comme de vrais) passent par eux, notamment. Quant à savoir ce qu'ils veulent, cela risque d'être contradictoire, ils ne représentent pas une entité. Ce qui est bien plus certain c'est que si vous leur tendez la main, ils vont repartir avec votre bras en ricanant.


Le major après son explication proposa une tournante entre les 3ièmes et quatrièmes compagnies, celles des capitaines Ayala et Herbert pour la permanence en planque.


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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Mar 1 Mar - 0:39

Aruns écouta avec attention la vision des choses du Major. En fait c'était très intéressant, et surement de très bon sens. Il hocha la tête à la fin de l'exposé.

"Très bien, utilisons ces compagnies. Si vous avez des idées, des observations, n'hésitez pas à les transmettre au Centurion, vous connaissez ces lieux mieux que nous, plus intimement.
Concernant les Extérieurs, c'était juste une... non-agression, le temps d'en savoir plus sur eux et de régler les problèmes en surface. Ainsi, nous pourrons remonter les informations et vous pourrez vous en occuper de façon plus calme, d'autant plus que je suis sûr qu'une action coordonnée entre les différents quartiers serait très efficace.
Cela dit, comme je l'ai dit, les souterrains sont votre domaine, nous ferons comme vous le jugerez bon. J'exposais juste un point de vue extérieur à cette affaire."


Il n'allait pas se contredire. En fait, c'était une affaire, de son point de vue, strictement Erikean, même si les Séraniens pouvaient fournir un appui si nécessaire.
Suite à quoi les Erikeans se levèrent. Par courtoisie, Aruns se leva lui aussi et les salua, demandant juste à ses officiers, y compris le tridécurion Flavius, de se rasseoir. Également de couper les caméras et la prise de son de la pièce.


"Messieurs, je vous ai demandé de rester pour deux raisons.

La première est la plus légère : je compte renommer notre manipule en Manipule Iulii, et de lui donner comme insigne celle de la famille Iullius. Ainsi, les armes et le nom de mes ancêtres tieffelins seront au service de la République, et plus particulièrement de soldats que je suis honoré de commander. J'enverrais la demande juste après le briefing, mais je pense que le Haut-Commandement ne nous le refusera pas.

Second point : nous ne sommes pas sur Erikea que pour le maintien de l'ordre. Il faut également nous assurer de la loyauté de la Milice Erikeanne envers la population. Nous devons également préserver le secret sur nos affaires. Pour cela, je pense que vous, qui êtes davantage au contact des miliciens, serez plus efficaces que moi seul.
Si cette loyauté est acquise, très bien. Sinon, il nous faudra nous... arranger pour susciter cette loyauté. Pour ceci, il nous faudra gagner leur confiance, à eux comme aux Cyborgs, et en cas de besoin, monter quelques opérations peut-être vicieuses, mais nécessaire pour la stabilité de la région et le bien de Séranon.

Il va sans dire que ce second point doit rester totalement confidentiel. Trouvez une explication pour les hommes, comme une demande particulière du Diktat, ou l'application du traité de paix. Le premier point, en revanche, pourra être diffusé. Il va sans dire que je vous tiendrais au courant de la réponse.

Ce sera tout. Centurion Pontius, voyez avec les capitaines Ayala et Herbert pour les détails de l'opération. Centurion Flavius, essayez de rassembler des infos sur la milice de quartier de votre secteur. Nous pourrons frapper dès que nous serons prêts. Merci de votre attention messieurs."


Il se leva, salua ses officiers, et se rassit pour manger un peu, finir son verre. Elysia se colla derrière lui, posant ses avant-bras sur les épaules de son officier, le menton sur sa tête, les yeux fermés, ses lèvres ourlées d'un léger sourire. Juste un moment de relative intimité, rien de plus.

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Jeu 3 Mar - 23:59

Le début d’un long travail de compilation et d’analyse du renseignement débuta. L’hôpital de campagne apporta quelques informations supplémentaires, confirmant la position de la clinique clandestine dans le secteur C. Les miliciens érikans firent, de l’avis des vélites assignés au secteur, un travail correcte de surveillance. Les sous officiers de la manipule constatèrent dans tous les secteurs que les civils avaient plus tendance à se mettre à table quand des séraniens n’étaient pas là. Il était manifeste que les miliciens érikeans étaient aux yeux de la population à la fois plus sûrs et beaucoup plus dangereux, l’insigne même d’Erikea rassurait et terrifiait la population. Elle était, de l’avis de Pontius, rassurée de voir le pouvoir de retour, synonyme de retour à une normalité connue et prévisible, mais à la fois terrifiée par ce qui risquait de se passer. Après tout il étaient plus ou moins des traîtres, pour n’avoir pas dénoncé, pour n’avoir pas combattu les séraniens par tous les moyens, au moins ne leur avaient-ils rien dit, pensaient-ils individuellement.

Les observations et reconnaissances indiquèrent que l’activité de la clinique s’étendait manifestement dans tout le quartier, et donc également sur les secteurs non contrôlés. Il était probable qu’il existe une solution de replis vers d’autres secteurs du quartier. D’après quelques érikeans originaires du quartier et après avoir été interrogés par le lieutenant Christenson, il semblerait que les secteurs E et F du quartier conviendraient

La clinique fut localisée, ou du moins estimée se trouver au niveau -1 du secteur C. L’emplacement probable se trouvait à proximité d’une conduite d'égouttage, susceptible de servir de sortie pour les déchets générés par l’hôpital clandestin. L’emplacement était également jugé idéal par Pontius et Christenson, notamment parce qu’une station dépuration d’eau se trouvait proche et que des dérivations pouvaient être installées. Avec un bon pirate informatique, il était possible de tromper les robots de surveillance sur les volumes transitant. Les équipes avaient installées caméras, planques et les miliciens s’étaient débrouillés pour saisir trois véhicules banalisés qui leur servaient de points d’observation mobiles. Pontius avait également acheté un petit commerçant qui lui servait d’indicateur.

...
La milice du secteur A put être évaluée avec plus ou moins de précision à soixante-sept personnels. L’armement fut confirmé, l’on ne pouvait le tracer mais un revendeur avait été identifié dans le secteur A et son activité permettait de supposer qu’il avait fourni la milice. Le groupe, tout en protégeant ses “administrés”, percevait des taxes particulièrement importantes. Les membres, aisément identifiables à leur mise plus élégante ou en tout cas de meilleure qualité de que celle des “protégés”, étaient mieux nourris et en bien meilleure condition physique.

Les “miliciens” occupaient six “coins de rue” dans trois tours d’habitation (qui abritaient également des commerces), leur quartier général se situait dans la “tour centrale” (une tour de 180 étages), une série d’appartements plus ou moins expropriés. Aucun reconnaissance n’avait pu s’approcher plus près. L’étage, déserté, était aisé à surveiller.

Les équipes se relayaient en tiers et donc selon des tranches de 8 heures.

Selon le major Kayson, une telle intervention revenait des attributions de la milice (même si elle sollicitait un appui séranien), et donc ne requerraient pas l’aval du colonel Nerry pour être réalisées.

...

La clinique, plus ou moins localisée mais non avec exactitude pouvait encore l’être si l’on réalisait une reconnaissance en force avec deux compagnies de miliciens, voir trois, en plus d’un solide détachement de vélites. Présenter un plan de reconnaissance à l’Etat-Major érikean permettrait selon lui de faciliter les chances d’approbation tout en débouchant avec une quasi certitude sur des combats et un attaque en règle de la clinique. Le problème était que hormis quelques armes légères, l’on n’avait rien trouvé de concluant sur les moyens de défenses de forces de sécurités qui existaient bel et bien. Enfin une évaluation pour l’heure très approximative de la fréquentation pouvait déboucher sur un grand nombre de civils dans les lieux lors d’une intervention et peu de moyens de fuite pour ceux-ci. L’on estimait la fréquentation à six cents personnes par jours et l’espace de convalescence à deux cent cinquante lit.

Pontius rechignait à user de miliciens dans des missions d’infiltration à l’heure actuelle, et si des progrès avaient été enregistrés en matière de patois local, c’était encore bien trop faible pour pouvoir s’immerger dans la foule. Des approches auprès des civils avaient été tentées mais s’étaient encore révélées infructueuses pour l’instant.

L’on avait par contre repéré trois points de vente de médicaments (deux étaient des pharmacies parfaitement régulières sur le papier réduisant leurs coûts) et une vingtaine de stocks ainsi qu’un passage destiné à la livraison (c’est lui qui avait permis de situer la clinique après une analyse des voies suffisamment large pour faire passer des clarks robots). La dilution des médicaments neufs afin d’en multiplier le nombre devait selon Pontius se faire dans la clinique même. Avec les passeurs, gardiens et bénéficiaires secondaires de l’activité, il avait évalué que le centre clandestin faisait vivre environs cinq cent personnes, une centaine devait connaître quelque chose d’important au regard des informations découvertes par son enquête. Le cloisonnement des tâches était manifestement bien organisé ou en tout cas mieux que l’on ne pourrait s’y attendre. Chacun faisait la tâche qu’on lui avait assigné sans se poser de questions.

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Mar 5 Avr - 0:19

Une bonne vieille opération nocturne. Voilà qui rappelait bien des souvenirs à Aruns. Ceux d’un passé révolu, il l’espérait, qui ne connaissait que guerres et destructions. Mais il n’y croyait pas : aussi longtemps que l’Homme sera Homme, il se battra, parfois juste pour le plaisir de se battre.

Quoiqu’il en soit, il était prêt à écouter les briefings de ses officiers pour les deux opérations, l’un après l’autre. Comme lorsqu’il était sur le terrain, Aruns était en uniforme de combat, camouflé, son vieux keffieh kaki et noir autour du cou… mais il ne portait pas son armure. Il aurait vraiment aimé, mais là ca ferait vraiment tache dans la salle de commandement.
Quoiqu’il en soit, il avait été décidé que les attaques auraient lieu toutes deux de nuit, le même soir ; les troupes était donc reposées en fonction, et les briefings eurent lieu dans l’après-midi.


***

Première opération : celle de la clinique, nom de code Arecon, pour Armed Recon. Le légat était d’un côté de la table, Elysia à sa droite, et le major Kayson à sa gauche. Il tenait à l’intégrer dans le processus, déjà pour l’avoir à l’œil en permanence et aussi pour le former en pratique sur un tel commandement.
Le centurion Pontius entra avec les capitaines Ramsey, Ayala et Herbert, son bloc à la main, ainsi que quelques cartes sous le bras, et salua, avant de s’avancer, poser son fatras sur la table et s’asseoir, commençant à étaler ses plans et envoyer des données avec son pad pour les afficher. Les deux officiers Erikeans l’imitèrent.


"Merci de me recevoir. J’ai fini de mettre au point l’opération Arecon avec l’aide précieuse de vos officiers.
Déjà, je rappelle l’objectif de la mission : arracher le renseignement de la localisation par le combat, voire même en apprendre davantage sur leurs forces si possible. Je propose donc d’utiliser les trois compagnies de Ramsey, Ayala et Herbert pour fournir le gros des troupes, ainsi que toute ma centurie comme avant-garde, puis arrière-garde."


Un petit sourire du Velites, partagé avec les autres Séraniens. Ce genre de combat, c’était leur spécialité.

"L’idée de base, c’est de faire croire qu’on attaque, mais qu’on a été effrayé et qu’on se replie. C’est là que sera placé notre effet majeur : la transition au repli dans une posture plus défensive, qui nous permettra en plus de juger les capacités de ceux qui défendent la clinique.

Première partie : l’approche. On a jusque là localisé deux entrées, que l’on va appeler A et B. Pour chacune, une compagnie érkieane précédée de deux tridécuries à pied. Le personnel normalement embarqué s’occupera de défendre les points de repli, ainsi qu’un peloton du Capitaine Herbert par point d’extraction. On va y aller en finesse, utilisation des couverts, repérages, et caetera. L’idée, c’est de ne pas trop se faire prendre par surprise, et repérer les éventuels points de défense qui seront présents lors de la vraie offensive.
Une fois le contact précisé, chaque compagnie formera le centre du dispositif avec une tridécurie sur chaque flanc. On essayera de voir leurs capacités à négocier les encerclements, débordements, tout ca.

Seconde partie : l’effet majeur, le changement d'attitude. Quand je jugerais qu’on aura acquis ce que l’on veut savoir et avant l’essentiel de la réaction ennemie, je donnerais l’ordre du repli. Pas d’excès d’enthousiasme, l’essentiel est de conserver une part d’initiative dans la retraite.

Troisième partie : la retraite. Ce seront les Erikeans qui lanceront le mouvement à mon ordre, pour deux raisons : premièrement, psychologique, notre future offensive les prendra d’autant plus par surprise quand il s’avèrera que les Miliciens sont de fait de redoutables soldats. Seconde raison, ce seront les Velites qui s’occuperont de l’arrière-garde, tout bonnement.
On devra progresser vite, en ordre. Dès réception de mon signal, les camions et jeeps se seront apprêtées à nous recueillir, nous pourrons donc partir au plus vite, après un dernier coup d’arrêt au compartiment précédent et la couverture des Maravedor.

Il est probable que nous essuierons des pertes relativement importantes, peut-être 10 à 20% des forces engagées. Mais cela nous permettra d’en connaître bien plus lors de notre vraie intervention. J’utiliserais aussi mon informateur pour le renseignement d’ambiance à la suite de l’intervention."


Pontius avait ponctué son discours de démonstrations sur ses cartes ou sur les données de son pad. Après avoir salué, il reprit ses affaires et sortit, suivi par les capitaines.

***

Second briefing : celle de la milice locale, nommé Falcone. Toujours accompagné des mêmes, Aruns appela le centurion Kaeso Flavius ainsi que le capitaine O’Kelly. Ils avaient amené les plans de l’immeuble central, ainsi que le schéma électrique.

"Briefing pour l’opération Falcone. Objectif : prise d’un bâtiment appartenant à une milice locale, et appréhender ou tuer tous les membres. Effet majeur : l’obtention de la surprise par la coupure de l’électricité de tout le bâtiment. Pour ce faire, j’ai étudié les schémas électriques locaux ainsi que les plans de l’immeuble.

L’approche sera la première partie de l’opération. Délicate, puisque des observateurs seront certainement présents. Nous débarquerons à pied pour parcourir le dernier compartiment, évitant ainsi le temps inhérent au débarquement et à la reformation et à la mise en marche des unités. Sitôt arrivés au pied de l’immeuble, une décurie, celle de Faustus Vatinius, partira en pointe et s’occupera de couper le courant. La couverture sera assurée par le reste de la tridécurie de Helvius. Je pars du principe que nous serons détectés durant l’approche finale, et l’absence d’électricité devrait nous obtenir la surprise.

Nous devrons ensuite exploiter cette absence de lumière ; ainsi, tous nos hommes seront équipés de JVN passives type Omni-VII bleutées. La 5è compagnie mènera l’assaut par les escaliers, la tridécurie de Marcus Scipio ouvrira la marche ; celles d’Avidius et de Iuventius passeront par les appartements inoccupés à l’aide de charges de démolition pour poursuivre l’effet de surprise et faciliter l’écoulement de cent-soixante hommes. La tridécurie de Helvius restera en réserve.
L’idéal serait de conserver plusieurs miliciens locaux en vie afin de pouvoir les poursuivre en justice afin d’améliorer l’image de la Milice Erikeanne auprès de la population.
Interdiction aussi de chercher d’éventuels fuyards en brutalisant la population : seules les personnes ayant manifestement participé à un combat ou correspondant exactement à la description des miliciens devront être interpellées.

La troisième phase sera la sécurisation des lieux, la saisie des preuves, l’embarquement d’éventuels prisonniers et l’exfiltration. Pour ce faire, les transports se seront approchés au lancement de l’attaque. Durée prévue de l’opération : une demi-heure après le lancement de l’assaut."


Puis le centurion salua et sortit à son tour. Aruns se tourna vers Kayson.

"Alors, qu’en pensez-vous major ?"






[HRP : Après, j'aurais un dernier bref message à faire, pour développer la routine et l'histoire de la Manipule ^_^]

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Ven 8 Avr - 23:31

Le major écouta attentivement, prenant des notes à défaut de pouvoir disposer d’un implant faisant office de boite noire. Les autres firent de même. Le major avait quelques questions à poser et plusieurs de ses subordonnés semblaient d’accord.

-Je n’ai rien à redire quant à l’opération Falcone, elle présente toutes les qualités. J’ai cependant une suggestion pour l’opération Arecon.



Nos deux groupes combinés pourraient être chacun appuyés par un blindé Mephistophélès dans lesquels embarqueraient une escouade par transport. Lors de la retraite ces blindés pourront faire feu de leurs armes de bord à savoir un canon léger, quatre lentilles laser légères et l’infanterie pourra faire feu depuis des meurtrières et donc un emplacement plus sécurisé pour les armes légères. Je suppose que vos francs tireurs prendront place à l’avance dans les immeubles afin de couvrir la retraite ? Cela devrait limiter les pertes. Votre reconnaissance me parait être très couteuse...

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Dim 10 Avr - 21:56

"Je suis étonné qu'il vous ait fait un tel plan. Pour moi, il ne fait rien du tout, à part "on va par là, on fait ca, mais on sait pas encore comment". Franchement, c'est un honneur, mais ca doit être pour que vous ne soyez pas paumés par sa façon de faire."

Un petit sourire d'Aruns. Il espérait juste que Kayson avait le même genre d'humour.

"Plus sérieusement. Votre idée est excellente, honnêtement. Je vais ajouter un addendum au plan de Pontius pour que cette réponse soit prête en cas de besoin. Mais je pense qu'on la gardera plutôt pour le vrai plan.
Si on compte, entre leurs 3 bases et cette reco armée, on va attaquer 4 fois l'organisation qui gère cette clinique. Si on peut éviter de trop leur en montrer, sachant qu'ils seront au courant après notre intervention, profitons-en.

Concernant l'utilisation des Velites... Se planquer, ce n'est ni notre habitude, ni notre doctrine. Nous sommes mobiles, donc une fois arrivé sur zone, on couvrira les flancs, voire même s'infiltrera pour neutraliser les pièces lourdes, puis on restera avec un compartiment de retard en gros, puisque les Velites rejoindront la ligne de défense de la Milice en se plaçant juste derrière, coup d'arrêt de votre part, et repli jusqu'à la lisière du compartiment suivant... et caetera.

Concernant le taux de pertes : dans "pertes", on compte aussi les blessés ou tous ceux qui ne peuvent plus se battre dans l'opé en cours. On compte aussi le fait qu'une femme compte pour trois hommes : un homme neutralisera une escouade, une femme un peloton ; rien de sexiste, ce sont les chiffres. On les aime ces dames...
Mais bien que l'estimation me semble juste, elle dépendra beaucoup de la topographie et des troupes en face. Donc c'est un chiffre lancé sans aucune certitude."

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MessageSujet: Re: quartier QNH-834.687   Lun 11 Avr - 13:12

Passant sur la réflexion sur les dames dont il ne comprenait pas l’intérêt. Kayson réfléchit un court instant et, n’ayant pas d’autre question, donna son accord pour le tout.

Dans les hangars à véhicules, l’on se préparait fébrilement pour l’action. Les miliciens érikeans semblaient impatients de connaître un engagement d’envergure. Les patrouilles, menus accrochages et enquêtes banales de ces dernières semaines les avaient remontés suffisamment pour s’assurer d’un certain mordant...

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