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 [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".

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Amian Ae Saster
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MessageSujet: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Jeu 23 Déc - 18:26




Une grosse dizaine de clients , deux personnels, une rentabilité douteuse pour ce Tavernier frisant la cinquantaine . Ce soir cependant , il est tout sourire avec ses clients . Il a flairé la bonne affaire . Pour se différencier de la concurrence , autant proposer quelque chose de nouveau , et de totalement gratuit .
Oh , il sait bien que les musiciens c’est du vu , vu , vu et revu , que les meneuses de cabarets sont bien trop dispendieuse, et que les prostituées attireraient une clientèle différente ;nuisant à la bonne réputation de son affaire . Mais non , c’est toute autre chose qu’il va essayer ce soir .
Quelques essayistes, journalistes polémiques, et poètes vont venir donner leur avis .
Vous savez , rien de tel pour attirer et fixer la clientèle , qu’un débat animé, avec des intervenants intéressant . Il y a ceux qui écoutent, et qui pour se donner une contenance boivent, et ceux qui parlent, qui assèchent leur gosier et ont eux aussi bien besoin d’arroser leur ulcère . Dans tout les cas , Suna y trouvera son compte .

Suna ? Je ne vous l’avais pas présenté ? C’est cet homme au fond, derrière son comptoir , qui rabroue la jolie brune . Rondouillard ? Oui . Mais toujours très vif , et bien loin d’être obèse . Il a deux grands enfants . Enfin , il avait . L’un est parti , disparu , on ne sait pas ce qu’il devient . Et l’autre cherche à établir une petite entreprise à Canton , bien trop loin pour que par les temps qui courent , on puisse lui rendre visite .
Sous ses habits sales, il ne cache pas d’arme, l’établissement a toujours été bien fréquenté , et il faut bien admettre que dans ce quartier , on n’a pas vu de problèmes depuis quelques décennies . Seulement voilà .. Une population relativement aisée, qui cherche des distractions , et l’enfer de la concurrence se déclenche . Il y a même une chaîne, issue probablement d’une entreprise du Gotha planétaire qui s’est établie . Ce n’est pas déloyal bien évidemment , mais reconnaissons le , c’est David contre Goliath .

Je vois , vous voulez aussi connaître la petite brune . Et bien elle, c’est Carla, c’est vrai qu’elle diffère pas mal de Suna et des clients . Caucasienne , issue de la minorité d’Aunadar , elle n’a jamais vraiment eu de problème à s’intégrer. Il faut dire aussi que malgré son regard plein , et son joli visage , elle n’a jamais vraiment eu besoin de rentrer dans un groupe . Pas de grandes études, elle n’en avait pas envie , et ses parents s’en fichaient tout à fait . Elle a rencontré ici un employeur sympathique, et une amie , sa colocatrice aujourd’hui . Yan Yin , typée Asiatique, couleur locale pourrions nous dire . Elle ne manque pas de faire rire le client , très agréable et souriante , elle compense sa petite taille par un charisme à toute épreuve .
Je vous entends vous au fond, non, elles ne font pas ce travail là . En plus du service , tout au plus font elles la vaisselles et aident elle Suna à ranger les tables. Ce n’est pas vraiment dans le contrat, mais il a toujours été honnête avec elle , et n’a jamais manqué de les protéger quand un client – ou plusieurs – s’approchaient trop d’elles . Ce n’est pas un père , juste un employeur bienveillant .

Mais trêve de plaisanterie, le tenancier a déjà crié sur Carla car ce client n’avait pas eu sa boisson . Et oui , le client, même ici , est toujours roi . D’ailleurs que veut il ce monsieur ? Du Tord Boyau , bah tiens,on reste dans les clichés . Avec une tranche de citron ? Quelle drôle d’idée . Mais enfin, je vous l’ai déjà dit , ici , le client est roi . La jolie latine est déjà en route, distribuant sourire et effluves douces , issues de son parfum, elle a déjà déposé la commande . Et .. Attendez .. Lui non, lui .. non plus .
Etrange . AAAAH ! Si , voilà , le jeune homme est le premier que je surprends ce soir à regarder autre chose que son visage . C’est tellement prévisible .
Quelle impolitesse, je ne me suis pas présenté . Mon nom n’a pas vraiment d’importance . La seule chose qui compte pour des gens de passagecomme vous,c’est de savoir que je suis un ami de Suna, sans en être proche je dois l’admettre . Je vous fais partager mes yeux, ou plutôt je décode pour vous cet environnement . Je suis assis à droite du comptoir , la Taverne est en Hémicycle, disons que je suis un député d’extrême droite, mais pas un Montagnard non plus . Vous m’avez situé ? Oui , c’est moi qui vous fais coucou bêtement .

La soirée avance , il doit déjà être vingt deux heures . Vous avez aimé le second intervenant ? Je l’ai trouvé plutôt intéressant moi . Bon,il est vrai que ce n’est pas franchement passionnant , l’écologie sous marine ,mais je pense qu’il a raison . Nous devrions être plus vigilant quant aux vaisseaux de la flotte qui ne se dérangent pas pour utiliser leur vide vite au dessus de la mer quand c’est nécessaire . Vous imaginez la quantité de Carburant ? Déjà que nos sous sols en sont pleins. Enfin , bon . Et le premier ? Oui , je suis d’accord avec vous . M’étonnerait qu’on le revoit . Suna avait l’air dégouté de lui donner son pourboire , il est un peu radin . Mais un cachet c’est un cachet, même si celui si nous aura plutôt donné envie de boire pour oublier que de l’écouter .
C’était quoi déjà ? Musique Traditionnelle contre Marche militaire ? Non mais sérieusement. Quel débat inutile . J’ai bien aimé la réaction de Yan Yin , qui commence à chanter pour le faire taire .. Et cet âne qui croit que c’est pour l’encourager .

La soirée est plutôt réussie . On a maintenant une petite vingtaine de clients , et tous ont consommés au moins deux fois . Je ne suis pas comptable ; mais même en prenant en compte les cachets, je pense, en jaugeant le sourire du patron ,que c’est une bonne soirée . Il doit déjà être rentable vu comme il n’hésite pas à faire crédit . Un dernier intervenant, et la soirée se conclura . Mais je me demande . S’il y a une bagarre, il n’est plus dans ses frais le Suna . Tiens, je me sens pousser des ailes, l’intervenant ne parle toujours pas , où est il d’ailleurs ?
Si je tentais ma chance ? Après tout , c’est un débat plutôt intéressant non ?
Allez, un deux trois , j’y vais !


- Ahem, pardon . J’aimerais votre attention s’il vous plait . Oui , bonsoir ! Tout d’abord désolé Suna , je sais que je n’étais pas prévu , mais bon , vu que ton troisième ami ne se présente pas . Je tente . Ca ne te dérange pas j’espère ? Et bien bonsoir messieurs , et mesdames . Soit dit en passant, j’aimerais un verre s’il vous plait .
-….
- Merci Carla ! Et bien oui , je lève mon verre, je lève mon verre à notre très cher président Kim Nambei . Allons, ne soyons pas gêné , il faut reconnaître qu’il nous a apporté la paix et la prospérité , et que les salauds de Vands ne nous emmerdent plus .


Euh .. Oui , non , je sais ce que vous vous dites, mais ce n’est pas moi qui ai parlé . J’allais ouvrir ma bouche, quand le jeune homme amateur de Carla est monté sur sa chaise . Et voilà qu’il commence à déclamer devant toute l’audience . Il a fait son effet, tout le monde est bouche bée . Mais je ne comprends pas vraiment pourquoi il parle de notre dirigeant ?
Apercevant deux individus séparés qui ne levaient pas leur verre au dirigeant , et visiblement irrité le jeune brun s’adressa à eux , avec une pointe de mépris .


- Et bien les gars ? Qu’est ce qu’il y a ? Vous n’aimez pas le pouvoir en place ? Vous êtes des saloperies d’anarchistes c’est ça ? Tiens toi , le plus grand là . Oui , avec ta chemise verte . Pourquoi tu ne lèves pas ton verre ?

Visiblement éméché , l’homme répondit pourtant calmement , et sans la moindre inquiétude ou colère dans la voix

- Pourquoi le leverais je ? Aujourd’hui j’ai bossé douze heures . Douze heures devant mon ordinateur, avec mon emmerdeur de patron . Et le Président il a fait quoi ? Ne mens pas , je l’ai vu comme tous à l’Holo TV tout à l’heure . Monsieur reçoit un Dignitaire Jadéen . Super . Petit digestif, deux trois mots , et voilà la journée de travail . Et je suis censé boire en l’honneur de cette classe de personne ? Ils ne le feraient jamais pour moi .
- Je dois admettre que tu as plutôt raison . D’ailleurs je ne dois pas être le seul à le penser, quelques verres se baissent . Mais son travail est important pour nous tous . T’aimerais pas plus que moi aller au combat j’imagine . Et toi Soldat, permets moi de t’appeler comme ça , j’ai reconnu ton T Shirt , sixième compagnie non ? Pourquoi tu ne lèves pas ton verre ?

- Oui , sixième compagnie , j’imagine que t’as servi aussi .. Tu sais très bien pourquoi je ne le lève pas . Pas envie de faire plaisir à un agitateur de ta sorte . Et je n’ai pas à brandir un liquide pour servir le Président, c’est avec mon sang que je le ferais ; ou pas .
- C’est vrai soldat . C’est vrai . Mais je ne suis pas un agitateur , j’aimerais juste qu’on réfléchisse tous ensemble . Vous qui levez encore votre verre, buvez le , et vous qui ne le levez pas , buvez le aussi . Buvons ensemble mes amis . Car ce soir nous ne sommes pas couchés .

Un silence prit place . Quand les hommes boivent, il n’y a pas de place pour la parlotte . Même les serveuses, habituées à combler les vides ne le firent pas . Il faut dire que le personnage était un peu choquant . De type Caucasien parmi tout ces asiatiques, il portait à son cou une croix Huguenote . Un Protestant . Que faisait donc il là ? Et puis on avait perdu l’habitude des débats politiques . Alors elles aussi elles burent . Et moi je dois admettre que je suivis l’autorité . Je n’avais pas fais mes classes, mais cet homme m’avait intimé l’ordre sans même savoir que j’étais dans la pièce de boire .


- Pas mal ce breuvage Suna, ressers nous tous , c’est moi qui allonge . Et vous qui levez la main , j’imagine que c’est plus par principe que par conviction non ? Tiens, toi qui pars , pourquoi nous quittes tu ? Restes ici , on veut tout les avis !

- Ca va mal finir votre débat, et c’est pas à mon âge qu’on refait le monde . J’ai souvent accepté le débat .. Mais par les temps qui courent , remettre en cause notre état n’est pas sain .

L’homme , âgé et probablement doyen de cette taverne , ne se retourna pas , et dans toute la dignité qu’apportent les années , il ouvrit la porte et disparu dans l’ombre . Il avait fait son effet . Les gens réfléchissaient . Le silence devenait presque gênant . Mais une question me taraudait .

- Dis moi soldat , comment doit on t’appeler ? Vu qu’apparemment on risque de faire connaissance pendant quelques heures encore ?

- Pour toi , et pour vous tous se sera Amian , c’est mon prénom . Et non , si certains se posent la question , je ne suis pas un étranger . Je suis né comme vous , ici . Seuls mes parents venaient d’ailleurs . Cela pose t’il problème ? Je ne pense pas .
Mon père était de Vands d’ailleurs . Alors si vous voulez tirer , n’hésitez pas . Je suis là devant vous , sans arme . Pas de volontaire ? Merci . On est pas à Bavanne ici , on peut discuter, ça fait plaisir .

- Dis moi , le coupa une femme assise jusqu’alors dans l’ombre , on est bien d’accord pour discuter, mais tu veux parler de quoi ? De la différence du travail effectué par nous , et par les politiques ?
- Merci madame ! Non . Véritablement non . J’aimerais juste que nous réfléchissions ensemble à la situation actuelle . Nous sommes membres d’un état qui dirige une partie de notre planète . Nous avons une industrie capable, une armée solide . Et pourtant , nous sommes insignifiant à l’échelle de l’univers . Vous comprenez ça ? Pourtant nous avons une culture solide , des écrivains quasiment mythique , un héritage datant même de la Terre . Alors oui , pourquoi ne sommes nous rien ? Pourquoi personne ne saurait nous situer nous , nous où nos frères de Bavanne ou de Vands ?

Un frisson secoua la salle . Moi même je fus surpris . Nos frères de Vands ? Ces salauds qui cherchaient toujours à nous déclarer la guerre ? On disait qu’ils armaient de plus en plus . Qui est ce type ? Il faut cependant reconnaître, qu’il n’y avait que des personnes intéressées dans la salle , et qu’hormis un jeune homme qui parti précipitamment ; personne ne montra sa surprise . Amian continua .

- Je suis surpris . Je pensais prendre un coup de fusil en disant ça . Nous aurons donc la liberté de parole ici ? Et bien soit , tant mieux . J’aimerais donc vos avis . Toi ma belle , qu’en penses tu ?
- Carla rougit légèrement , mais ne se démonta pas . J’imagine que c’est parce que nous ne sommes qu’une toute petite planète .. Sans beaucoup d’habitants , et puis on a jamais fais trop de guerre .
- C’est vrai .. C’est tout à fait vrai . Tu parles surement de guerre interplanétaire ? Oui tu as même totalement raison . On a jamais fais ça . Surement parce que les Vandsiens nous en empêchent d’ailleurs . Enfin, d’autres hypothèses ?
- Oui ! Moi – oui , c’est encore moi , votre narrateur préféré – c’est peut être aussi parce que nous faisons partie du Pacte de Jadis ! Nous n’en sommes qu’un infimement petit membre. Et à côté de l’UTE ou des Jadéens .. On est vraiment minuscules .

- Ah ah , ça me fait plaisir mon ami . C’est exactement ce que je pense . Nous vivons dans l’ombre de nos alliés . Car certes, nous ne sommes qu’une planète ,mais nombreuses sont les planètes individuelles , connues dans tout l’univers. Je ne sais pas si vous vous en rendez compte, mais on a parlé de nous uniquement à partir du moment où l’AIS a eu un droit d’escale sur nos Terres . Pas un mot pour la convention contre l’esclavage signée il y a deux ans . Rien . Par contre, si on fait quelques choses qui ne va pas dans le sens du Pacte de Jadis , on devient important . C’est étrange hein ?

- D’ailleurs, vivons heureux, vivons cachés , repris une personne au tout premier rang . Assise à la table sur laquelle s’était désormais hissé l’orateur .
- Parce que toi tu vis heureux ? Regardons nous tous, pas capable de célébrer nos dirigeants . On a des journées trop longues, aucune considération de notre voisin , de nos dirigeants, des autres civilisations .. On est uniquement connu pour être « les alliés de Jadis » qui ne s’entendent pas entre eux . Personnellement , je ne suis pas heureux . Je ne peux pas voyager . je ne peux pas aller voir ma famille vivant chez nos voisins ..

- Et ? On est pas en guerre , on est payé, soigné , nourrit . Cette fois , je ne peux pas vous dire qui avait parlé . Car Amian répondit immédiatement .
- Tu dis vrai . Par rapport à certains peuples déshérités, chassés par les Lézards, ou martyrisé par leur pouvoir , nous sommes plutôt bien placés . D’ailleurs j’aimerais que nous pensions un peu à Bavanne , où personne ne peut s’exprimer .. J’aimerais que nous pensions à Vands , où le bruit des bottes remplace de plus en plus celui des orateurs dans les bars . J’aimerais que nous pensions à nos pauvres . Et à tout les pauvres de l’Univers . Finalement oui ;pensons y .


C’est surréaliste . Tout le monde se tait encore . Seuls le bruit de l’alcool qu’on verse dans les verres , et les remerciements des clients perturbaient cette atmosphère . On était dans un bar plutôt nationaliste , et voilà qu’on s’appitoyait sur nos voisins, nos ennemis .. Et sur des gens qu’on ne connaissait pas . Pourtant personne n’y songea . Et ; c’était tacite , nous bûmes tous à l’honneur de ces malheureux . Attendant de boire ce que nous dirait cet individu décidément surprenant .
Mais il n’en fit rien . Il descendit de sa chaise . Se dirigea vers Suna, et lui prit un verre . Il commença à établir la conversation . Et en écho , tout le monde commença à s’adresser à son voisin. Même à celui qu’il ne connaissait pas . Ca doit déjà faire dix minutes qu’ils discutent au comptoir , et que les commandes sont prises. Et rien ne se passe . Pourtant, même ceux qui ne conversent pas , ne boivent pas , ne sortent pas . Il va se passer quelque chose , vous le sentez ? Ah , la petite et fausse blonde qui se lève.. Oui , ça y est , elle s’adresse à lui .

- Et tu nous proposes quoi pour changer tout ça ? Tu nous parles de choses vraies, mais que peut on y faire ? Vands nous déteste . Notre gouvernement est démocratiquement élu , j’ai moi même votée pour eux . Et c’est pas à vingt, regardes nous, qu’on va faire la révolution .
- Qui parle de révolution ? Non , discutons simplement . Qu’aimeriez vous faire ? Moi , tout à fait personnellement ,j’aimerais qu’on puisse discuter ouvertement avec l’Etat, de pourquoi on paie le carburant pour nos vaisseaux – quand on a une entreprise – plus cher que les militaires de Jadis ou de l’EKA , alors qu’on paie déjà des impôts pour entretenir les infrastructures ?

- Comment ça ? Un homme , il avait déjà parlé dans la soirée, au deuxième intervenant , semblait surpris. Pourtant , j’en avais aussi entendu parler . Comment ça ? On paie plus que nos alliés ? C’est impossible ? Ils paient au cours du marché ! Comme nous !
- Faux ! Nous on paie au cours du marché local , sur de petites quantité, et en plus on paie les impôts . Eux paient sur d’énormes quantité ,pensez aux dizaines de vaisseaux lourds qu’ils alimentent . Et ne paient pas la moindre charge, vous vous en doutez . C’est injuste non ?


Un fracas . Que se passe t’il ? Aie , les soucis, je vous conseille de vous faire oublier , c’est la police .
C’est bizarre d’ailleurs, Amian ne semble pas surpris . Vous voyez le Policier ? Il se dirige vers lui pourtant . Il devrait partir . Vite .
Ah ? ah oui , vous avez raison . Il commande . Ils ont dû finir leur service . Enfin , je dois avouer que j’ai eu peur . On est libre ici . Mais vous connaissez cette impression vous aussi . On baisse toujours la voix quand on perçoit des uniformes .


- Et vous Policiers ? Qu’en pensez vous ?
- Pardon monsieur ? De quoi ?
- Du fait que nos alliés paient moins cher le carburant que nous ? C’est surprenant et injuste non ?
- Ah mon ami, je n’ai pas vraiment d’avis . J’ai finis mon service pourtant ,comme vous le voyez – il fit un geste avec son verre – donc je pourrais parler politique . Mais je n’ai pas vraiment d’avis . Ils font beaucoup pour nous nos alliés vous savez mon Garçon . Sans eux par exemple , qui sait si nous ne serions pas encore en train de nous entretuer avec les guérilleros ?

Amian acquiesça , et bu son verre d’une coup d’un seul .

- Et bien je vais vous laisser monsieur . Merci Suna . Merci à vous tous d’ailleurs . Demain nous en reparlerons. Invitez vos amis, documentez vous, je vais en faire de même . Ce débat m’intéresse beaucoup et j’aimerais des réponses. Vous aussi messieurs les policiers, n’hésitez pas ; c’est un plaisir de débattre entre gens adultes .


Personne ne remarqua qu’il dit quelque chose à l’oreille de Carla, avec un regard complice ; ni qu’il sortit en compagnie du premier homme . Vous vous rappelez de lui ? Celui qui avait bossé douze heures dans la journée . A vraie dire les gens étaient perturbés . Probablement un peu secoués . Les agents de la sécurité publique souriaient beaucoup , et commandèrent à nouveau . Un peu de chaleur humaine . Ils ne doivent pas en voir beaucoup eux . Je ne suis pas jaloux de leur travail . Et vous ?
Tiens, Suna s’approche . Il est radieux . Trois fois plus de commandes que d’habitude ; et une clientèle qui reviendra sûrement demain . Son coup est totalement réussit . D’ailleurs le tenancier du bar d’en face est venu le saluer . Il lui a probablement demandé la recette magique . Il l’a peut être apprise d’ailleurs . Ils sont amis .
Moi aussi je vais vous laisser . Demain j’ai une commande à livrer sur Memel Prime . Et vu l’état du vaisseau , il vaut mieux que je sois prêt à toute éventualité . Bonne soirée à vous . Vous devriez y aller aussi . Il est déjà minuit mine de rien !



Dernière édition par Amian Ae Saster le Mar 4 Jan - 21:42, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Ven 24 Déc - 18:22

L'homme qui avait déclaré travailler douze heures par jour marchait d'un pas rapide pour quelqu'un qui avait subi une rude journée de travail, probablement parce qu'il avait passé une journée entière assis et qu'il fallait rentrer à présent, le turbin reprendrait dès le matin, aussi parce qu'il devait de temps à autre faire de l'exercice...

Remarquant un peu tard qu'il était suivit, l'homme ne ralentit pas le pas, histoire de voir si ce type étrange avait vraiment envie de lui parler ou simplement de savoir où il vivait, ce qui était peut être plus problématique...

.....

Dans le bar, Suna était aux anges, une nouvelle tournée venait d'être commandée même si l'on s'apprêtait à partir, enfin certains, et Carla avait a faire. Les deux policiers parlaient tranquillement du boulot quotidien et des activités criminelles transnationales, la coopération avec le pacte de Jadis semblait souvent revenir. Profitant d'un bref instant d'accalmie Suna appela Carla.

-Dis donc ton ami t'as pas son numéro ? L'est intéressant. En tout cas plus que que musique tradi contre les marches militaires, ajouta-t-il plus bas en ricanant.


HJ : Surtout n'hésites pas à MP s'il y à un problème.


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Amian Ae Saster
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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Ven 24 Déc - 20:56

La première réunion , que nous avons suivi , avait été un très grand succès . Suna avait au final quadruplé son chiffre d’affaire d’une soirée standard en semaine , la clientèle était ravie, et était revenue le lendemain – hier – et le surlendemain – aujourd’hui – elle avait même amené ses connaissances . Les Sabres Déchus frisaient le remplissage maximal . Une quarantaine de personne , toutes assises, autour d’une petite estrade emménagée pour l’occasion . Cette dite estrade mérite une parenthèse .
Flairant la bonne affaire Suna avait compris qu’il devait théâtraliser sa poule aux œufs d’or . Des bras avaient été requis pour construire le petit edifice . Et les volontaires n’avaient pas manqués . Ce qu’avait noté très discrètement Amian. Il y avait là , le travailleur, vous savez, celui qui avait fait une longue journée . Mais aussi le soldat , et une autre personne que jusqu’alors l’orateur n’avait pas remarqué . Ce beau monde avait prit une table, en avait retiré les pieds, et par quelques tours de magie obscure et d’huile de coude , on était parvenu à en faire une sorte de piédestal quasiment fiable . On dominait la salle d’une trentaine de centimètres quand on était à son sommet . Largement suffisant pensait le tenancier .
De surcroit , la lumière était maintenant plus tamisée, faisant penser à un véritable one man show, le seul endroit bien illuminé était la scène . Croyant avoir bien fait, tout le monde était fier du travail accompli . Mais l’étrange nouveau leader surprit son monde .

Alors que la soirée commençait à peine , et que le premier intervenant entamait à peine son second argument ; un orage des plus impressionnant se déclara dehors . De prime abord , on pensa à un bombardement stellaire, le bruit était infernal , mais les trombes d’eau vinrent rapidement faire cesser le doute . C’était une averse qui avait lieu . Une sacrée averse , mais rien d’exceptionnel au final . L’effet fut immédiat, une dizaine de personnes se précipitèrent à l’intérieur . Trempées jusqu’aux os , elles furent surprises de cette atmosphère, mais se dissipèrent rapidement aux diverses places libres . Leurs manteaux coulant rapidement déposé sur le dossier d’une chaise, où sur le comptoir à côté de leurs propriétaires . Maintenant, la salle était comble , et les verres se remplissaient à peu près aussi vite qu’on ne les vidait ; au grand dam d’un potentiel membre d’une tout aussi potentielle association anti alcool . Mais il faut admettre qu’en ces temps agités , tout ce luxe n’existait plus guère .

Le débat du soir, prôné par un homme d’une quarantaine d’année, aux cheveux grisonnant, cependant accompagné d’un regard vif et plein était plus nerveux que celui de la veille et de l’avant veille . Il dénonçait à tout va cette « classe dirigeante » qui n’avait aucun respect du faible et du travailleur . Il expliquait qu’à son sens, on ne devait pas discuter , comme on était en train de le faire , mais sortir et combattre . Combattre pour un meilleur monde . Ses cibles préférées , en plus du gouvernement et des riches bien entendus , étaient les divers gouvernement des autres états de Bavandar , mais aussi , « les salauds de Jadis et de l’EKA » qui asservissaient les fils de cette glorieuse planète . Ni l’un , ni l’autre ne prenait grâce à ses yeux, ce qui en faisait un orateur neutre , ou presque .
Il n’eut pas de mots assez durs pour considérer les policiers (les mêmes présents deux soirs plus tôt )assis face à lui . Ce qui créa un peu de remous , les agents de la sécurité publique, pas prêt à se faire marcher sur les pieds lui répondirent sur le même ton ce qu’ils pensaient de lui . Ne supportant pas d’être coupé , l’homme déborda dans les injures . Immédiatement les policiers répondirent de la sorte . Le ton montait encore .

- On se calme et on respire ! La voix venait du comptoir, c’était Amian , en pleine discussion avec Carla, qui s’était interrompu . Voyons ! Qu’on exprime des opinions, dans le respect des autres . C’est la phrase qui est unique règlement . Je vous la rappelle ; pour les derniers arrivés ça sera pas plus mal d’ailleurs . « Je me battrais jusqu’à la mort contre vos opinions, mais je mourrais pour que vous puissiez les exprimer » c’est une Lumière de l’ancienne Terre qui le disait . Adaptons nous y ! Nous sommes là pour la polémique , mais respectons nous que diable .

- Se respecter .. Mais eux nous respectent ils , avec leurs uniformes et leur arme à portée de la main ?
- Bien sur . C’est cette arme , et la distance qui la sépare de cette main , qui fait toute la mesure de notre sécurité présente, et démontre la compétence de ces hommes . Allons , continue , continue mais n’insulte plus tes contradicteurs . Ici nous sommes sur un pied d’égalité . Nous discutons . Tu n’es pas le professeur .


L’échange avait été vif mais correct, et Nikan comprenait l’avis exprimé . Aussi s’excusa t’il rapidement . Et , devant la compréhension des policiers , continua t’il à donner son avis sur eux . Chose qu’ils acceptèrent, et on en resta là . Il avait compris que ce n’était pas très porteur, et préféra recommencer le tir au pigeon sur les élites politiques des autres planètes . Le débat peu à peu s’enlisait , bien que globalement tout le monde était d’accord dans la pièce, que ces puissances avaient apportées moins que ce qu’on en pensait . Mais une question fut soulevée par Amian lui même ; n’était ce pas grâce à ces coalitions,notamment celle de Jadis , qu’on avait retrouvé la paix sur Bavandar ? N’était ce pas eux qui avaient tués dans l’œuf l’insurrection naissante ? Le coup était porté , et les avis divergèrent . Mais avec surprise , ce fut le soldat qui exprima l’avis le plus complet, et qui emporta la majorité des suffrages . Écoutons le .

- […] On en fait beaucoup .. Vous savez, j’étais dans l’armée,comme toi Amian , mais j’ai travaillé dans les unités de sécurité lourde . Et quelques uns de nos instructeurs étaient des Jadéens, comme c’est normal entre allié . Enfin bref, je ne vais pas vous embêter avec des questions d’autonomie politique et d’indépendance intellectuelle . Toujours est il que la première chose qu’on nous a appris, était de conquérir les cœurs est les esprits « Win heart and mind » selon la doctrine . Comment ? Par l’argent, corrompre les têtes pensantes, créer des installations à portée de la population , des hôpitaux, des écoles, des sucettes pour les enfants ; vous voyez le genre . Pour s’attirer la sympathie de l’opinion et ne pas être chassé . Ensuite, dans un second temps ,chasser l’ennemi , ou le faire croire . Le plus souvent, on corrompt les rebelles pour qu’ils se donnent les uns les autres, et à la fin , le plus corrompu d’entre eux, on lui donne une tâche subalterne dans le nouveau gouvernement . Ca évite de faire couler notre sang , et c’est très efficace . Et vous vous rappelez surement, comme on nous l’a appris de comment ont procédés les Jadéens ? Ils nous ont donnés du matériel , et presque de l’affection . Mais vous pensez qu’ils ont fait quoi de nos élites ? Vous pensez qu’on est le seul cas de non corruption ? Soyons sérieux . Je reviendrais plus tard sur l’intérêt de diviser la population ,mais là n’est pas le sujet .
- Bien au contraire , vas y Hu , répondit rapidement Amian , vas y ça m’intérèsse . Je ne suis vraiment pas d’accord avec toi . Mais tu commences à me convaincre je dois l’admettre . Pourquoi donc Jadis aurait œuvré à nous diviser ? Leur intérêt n’était il pas notre soutien ?

- Si Amian , si si . Mais si on avait tous été unis,leur rôle aurait pu se limiter à quelques instructeurs, pour former des troupes et les cadrer . Alors qu’en soufflant sur les braises des antagonismes, on crée un besoin d’être protégé de la part de la population . les guerres intestines forcent à confier à une force neutre les ressources , et les clefs de la maison oserais je dire . Vous me comprenez ?


Oui ils comprenaient . On venait de frapper d’estoc et de taille, et personne n’était là pour défendre Jadis . Ca aurait pu être l’hallali , puis la curée, si Amian encore une fois n’avait pas demandé à ce qu’on reste courtois, même en parlant d’un absent . N’étaient ils pas des gens civilisés et éduqués ?
La soirée était maintenant bien entamée, et personne ne vint sur la scène ,les gens parlaient entre eux . Se rapprochant entre ceux qui avaient la même opinion pour clarifier le débat . Il devenait très clair que les élites étaient corrompues . Et que les médiations supposées entre Vands et Aunadar ne l’étaient pas tellement . Réel ou pas , ils le croyaient en tout cas . C’était évident et clair pour chacun d’eux, que l’intérêt des puissances étrangères, de l’AIS ou de Jadis était d’encourager les dissensions sur Bavandar .
Suna de son côté n’en revenait pas , on avait encore doublé les commandes ce soir , si ça continuait , à ce rythme , il pourrait bientôt se payer l’extension de la salle qu’il voulait depuis quelques temps . Et tout ceci sans cachet , Amian ne demandait rien , rien d’autre que la nourriture d'un soir et donc du temps . Qui était il d’ailleurs ? On ne connaissait même pas son occupation . Pourtant vu ses cernes, il ne faisait pas que travailler , ou du moins, pas s'i létait un citoyen normal . Comment gagnait il son argent ? C'était bien mystérieux . Enfin , Suna sortit de ses pensées, et lava un autre verre, le gardant en main quelque temps, le regard perdu dans quelques volutes de vapeurs et de fumée, flottant sur cette salle échauffées où l’ambiance était pourtant studieuse . Très studieuse . On avait sorti des feuilles et des stylos . C’était une idée de Carla, pour éviter le trop plein de bruit , qui n’éviterait pas les ennuis . Le concept était simple, les divers camps composés , qu’on pourrait résumer ainsi :

-Les sceptiques, la majorité des gens, dont Amian , qui pensaient qu’on ne devait pas toujours faire confiance au gouvernement , ne plus mépriser par principe Vands , et qu’on devait remettre en doute l’amabilité de Jadis, sans pour autant couper avec .
– Les Théoriciens du Complots , environ un tiers de l’assemblée, qui pensaient qu’au contraire, l'on devrait rompre avec tout le monde, ils étaient menés par le Soldat, Hu . Et aimaient à se proclamer comme « Planétariste » en allusion aux « Nationalistes » . Ils visaient à une réconciliation et une rébellion contre une politique d’ingérence .
- Les modérés , qui pensaient qu’on devait douter, mais cependant faire confiance au gouvernement, une minorité . Suna en faisait partie .
L’idée était de forcer ces personnes à réunir leurs arguments, avec exemples, démonstrations , et tout le reste sur un papier . En omettant rien , et , quand ceci serait fait, on rendrait les papiers à un jury composé d’élus , dans la meilleure des humeurs et à main levée , rassemblant les policiers, censés représenter le pouvoir, un membre des trois camps , Suna , et Amian qui écarterait les arguments inintéressant,ou pouvant vexer et créer des tensions . Le temps que cela soit fait , maintenant que les feuilles avaient été rendues, et que le jury de fortune s’était réunis dans une salle attenante , Yan Yin , telle une meneuse de revue, organisa un petit karaoké, reprenant des airs connus, ce fut un véritable festival . On du même retenir le second policier, parce qu’il voulait venir chanter . Là encore , la camaraderie prévalait , et d’autres personnes rentrèrent , on frisait les soixante deux clients . La bonne humeur attirant les gens , c’est bien connu . Ce festival dura plus d’une demie heure , et enfin , le « Grand Conseil » comme il avait été surnommé – par allusion à une série à succès passant le matin et ravissant les têtes blondes de la plupart des clients apparemment, rendu son verdict . Celui ci fut terrible .

C’était Carla qui s’en chargeait , on voulait surement adoucir les mœurs , parce que tout le monde allait être contrarié . Elle s’arma de son plus beau sourire . Descendit au maximum son juste – au – corps pour faire ressortir un peu plus sa poitrine, ça en distrairait certains pensait elle . Et monta sur l’Estrade, jusqu’alors encore vierge . Elle s’éclaircit la voix , et avec tout le talent d’actrice qu’elle avait , ce qui n’était pas nécessaire, l’audience lui étant tout ouïe , elle fit les trois coups , de son talon .

- Devant l’argumentation riche et passionnante , elle lisait mot pour mot, découvrant le texte avec tout le monde , nous avons décédé ; pardon , elle rougit , décidé d’établir pour la prochaine réunion un débat mieux organisé . Ici , on aurait probablement fait trop de bruits . Ce week end , samedi , et cet après midi , se tiendra donc ici la confrontation des arguments . Ceux qui l’emporteront – désignés par l’honorable Jury , tout aussi compétent qu’amateur d’alcool ( personne ne su si elle l’avait lu , ou rajouté) – se verront payer par les autres , une tournée générale , et Suna offrira même peut être un strip .. EUUUH , SUNA, C’EST QUOI CE PLAN ?

Le fou rire était général . Carla visiblement sérieusement frustrée et énervée descendit rapidement de la scène, trébucha et tomba, directement dans les bras d’Amian , sans même y prendre garde , elle le repoussa , et jeta la feuille sur le tenancier , le traitant de pervers et d’autres termes peu amène , pour un homme tout aussi écroulé que le reste de l’audience , au point qu’il en perdait sa respiration .

Deux heures plus tard, les derniers clients partaient , et Amian aidait à nettoyer , le Policier , il s’appelait Tapa , le soldat , et le travailleur Chen , avaient aussi fait l’effort de rester . Et chacun à ce moment lavait les tables, ou ramassait les déchets restés par terre . Le travail rapidement effectué, Suna se sentit forcé de proposer un dernier verre, à charge de revanche à toutes ces aides, et aux deux serveuses , mais Chen parti , il avait des enfants et une femme , et elle n’apprécierait surement pas , qu’en plus de ne pas être présent le soir après le travail , il ne soit pas là le week-end end. Il expliqua en même temps qu’il ne serait pas là le samedi après midi , le lendemain , et qu’il s’en excusait . Il s’en alla, accompagné de Yan Yin . Tapa et Hu eux, restèrent avec Amian , Suna et Carla , et commencèrent un conciliabule bien étrange , sur la rentabilité , ou non , d’agrandir le bar . Il fallait de la main d’œuvre , et celle ci manquait en ce moment . Et les autorisations du Conseil de Quartier . Il allait falloir des dessous de table . Amian et Hu à vraie dire , étaient les seuls à penser qu’il vaudrait mieux attendre plus .
Carla, toujours ravie de rencontrer de nouvelles personnes, Suna, veillant à agrandir sa salle , et Tapa , qui pensait qu’on ne devait jamais trop réfléchir avant d’agir , sous peine d’immobilisme étaient en face . Mais alors que les dizaines de minutes passaient , Suna se retira, disant qu’Amian aussi devrait réfléchir à comment augmenter son audience . Ce qui laissa un froid . Un silence assourdissant . Chacun réfléchissait ..


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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Sam 25 Déc - 23:14


Photo par Isoruka Yama pour Modern People .

Modern People est un magazine récent, qui vise à présenter aux populations d’Aunadar les « personnalités de demain » . Souvent auteur d’interview décalées , voir carrément humoristique , le quotidien recherche souvent le sujet pointu . Future star du Football , ou Auteur de talent , les politiques d’avenir trouvent aussi leur place . Dans ce contexte , et après les quelques réunions auxquelles il a assisté , Isoruka Yama, habituel photographe , a interrogé Amian , nouvelle tête d’une génération décomplexée aux dents longues . Défendant des positions novatrices ; et , plutôt en contraste avec notre magazine . Découverte.


Nous l’attendons en terrasse , de la Taverne où il officie souvent , les « Sabres Déchus » , bien placées sur l’Avenue de la Liberté , on y croise une foule bigarrée ,mais de classe moyenne , souvent pressée, et qui paradoxalement , ne semble pas avoir le temps de s’arrêter pour voir le temps passer .
Notre invité d’aujourd’hui arrive . Grand imperméable brun , et longue écharpe noire, de saison vu la légère brise et le froid perçant de ce soir . L’Homme est élancé, souriant . Ses origines Caucasiennes en font un peu une sorte de Pik ici [Le Pik est l’équivalent du Vilain petit Canard sur Aunadar] . Mais un Pik bien installé .


Isoruka Yama : Bonjour Amian , vous êtes aujourd’hui notre invité et nous partons à votre découverte . Pouvez vous , vous présenter en quelques mots , vos goûts vos envies ..

Amian Ae Saster : Bonjour Isoruka, et bonjour aux lecteurs de Modern People .
Et bien voilà , je m’appelle Amian Ae Saster, fils d’un Vandien et d’une Bavannoise . Protestant de religion , ça ne m’empêche pas d’apprécier les sports , activités païennes s’il en est . Je suis un grand supporter des Empereurs de Nouvelle Pékin . J’aime particulièrement les femmes .. Et la vie en société . Les interactions entre les gens .

IY : Pardon , mais attendons un peu pour la politique .


AAS : Excusez moi (rires) ! Je m’emporte . Oui , donc j’aime les femmes, la nourriture, et la vie au sens large . Je ne suis vraiment,vraiment pas quelqu’un d’exceptionnel . Enfin si , peut être, j’aime bien convaincre et chercher les ennuis, mais ça , c’est plus un métier qu’un loisir (il sourit).

IY : Et bien, je crois que nous en savons un peu plus aujourd’hui .
Vous êtes l’entraineur des Empereurs , continuez vous le 4-4-2 tant décriés par certains supporters ?


AAS : (il hésite) . C’est une question difficile . J’avais beaucoup aimé votre Edito à ce sujet – nous avions expliqué que le 4-4-2 d’Haraito était uniquement dû à la couleur de ses cheveux – mais je ne le rejoins pas . Haraito est très politique, comme le Football , le 4-4-2 lui permet de garder la balle et de maîtriser le jeu . Malheureusement quand il la perd, les extrêmes en profites, les ailiers ici . Mais je préfère la sérénité,et le beau jeu du 4-4-2 , plutôt que la maîtrise totale ,requérant la fin de la créativité , instaurant une discipline quasi militaire aux joueurs dans le 4-3-3 .

IY : Pas de politique pour le moment !


AAS : Mais cela n’en est pas ! Je suis très sincère . Je vois politiquement le sport . Et c’est bien pour ça que ce sport vit depuis 800 ans , il est humain . Et donc politique .

IY ; C’est vrai . Vous êtes Harita , la chanteuse qui a gagné le dernier concour télévisé , continuez vous les décolletés ?

AAS : A l’évidence non ! J’enlève tout , ça donnera un peu d’intérêt à mes chansons .

IY : Je dois admettre que je suis plutôt d’accord ! Et maintenant vous êtes Kim ..


AAS : Il coupe . Non , je veux bien qu’on parle de politique , mais je ne maîtrise pas tout les dossiers de notre présidents pour me permettre de critiquer ce qu’il fait , et dire que je ferais mieux . Désolé .

IY : Je comprends .. Vous critiquez souvent dans vos appels le soir , la non indépendance du pouvoir . Pouvez vous développer ?


AAS : Facilement . Les Jadéens nous ont énormément aidés, et je les en remercie personnellement ,comme la plupart des habitants de cette planète . Mais aujourd’hui c’est assez. Je souhaite que l’on exclue tout leurs « consultants exclusifs » et autres conseillers , aussi nombreux que les chauffeurs de Taxi à New Tokyo . Les chiffres sont vérifiables sur le site de l’Ambassade de Jadis .
Ensuite, par méfiance pure, (il durcit son regard) je ferais un audit complet sur les finances de nos politiques . Je ne peux pas croire qu’ils laissent « gratuitement » (il fait le geste de ses doigts) ces hommes armés parfois, étrangers, en place chez nous .

IY : Nous nous éloignons ..


AAS : Si peu .. Bref, je demanderais aussi une renégociation totale et transparente des droits de nos alliés . Que ce soit , sur le prix du Carburant , moins chers comme j’aime à le dire , pour eux que pour vous et moi , mais aussi sur les droits d’utilisation de notre espace par l’EKA . Je ne les refuse pas . Je veux juste que nous le peuple soyons plus au courant de ce que nous gagnons . Car nous ne savons que trop bien ce que nous perdons ..

IY : Un prix augmenté du carburant , et des tensions pour l’EKA .. Oui . Vous parliez de corruption ?


AAS : Je n’ai pas dis ce mot ! Je pense juste, que par honnêteté intellectuelle , nous devrions vérifier très profondément les comptes de chaque prétendant au pouvoir , mais aussi ceux des membres des chambres hautes et basses.

IY : Vous l’accepteriez pour vous ..

AAS : C’est évident . Mais je n’ai pas prétention à vouloir le pouvoir . Je ne suis qu’un essayiste, ex soldat ; plus ou moins discipliné .. Je n’ai pas l’intelligence de ces grands hommes .

IY : Fausse modestie .


AAS : Il sourit à toute dents, dévoilant un petit intervalle entre les plus visibles . Oui , c’est vrai .

IY : Vous reformeriez aussi les institutions ?


AAS : Pas tout à fait . Nous jouissons d’une grande liberté de parole . Mais on est un peu aveugle . J’aimerais que le peuple élise son dirigeant . Alors que là , nous élisons un représentant local , pour des problèmes locaux . Qui ensuite élira lui notre représentant National . J’ai coutume de dire , que le local doit être de gauche , protéger l’employé , assister les plus faibles , et le national de droite , défendre les intérêts de la Nation , et savoir parfois, refuser son aide à quelqu’un .

IY : Cela poserait des problèmes de logistiques .


AAS : Et cela éviterait des problèmes d’éthiques . Faites votre choix, j’ai fais le miens . Trop souvent,l’élu l’est par divers députés , qui ont été formés dans les mêmes écoles – même quand ils sont de couleur politiques différentes – qui se connaissent , et leurs intérêts ne sont peut être pas les même que les votre et les miens .

IY : Nous le comprenons bien . Mais comment , si vous étiez élu par le peuple, le représenteriez vous bien pour notre commerce ?


AAS : Je ne le représenterais pas ! Je le défendrais . Premièrement en négociant la vente de notre technologie ou de nos ressources ,non pas selon nos alliances actuelles, mais selon le principe des enchères , pour les clients potentiels, sélectionnés selon des critères établis par la politique et acceptées par le peuple .

IY : Pardon ?

AAS : Exemple simple . Un état qui opprime son peuple veut nous acheter des armes aujourd’hui . S’il est allié du Pacte de Jadis, nous nous devrons de l’accepter . Dans mon optique , les critères proposés au peuple et probablement ratifiés l’auraient exclus . De même pour le droit d’utilisation de notre espace . Et pour ce qui est des commandes interplanètaires , je m’associerais avec mon homologue de Vands .Nous avons des besoins commun ,notamment pour les médicaments, en nous associant avec eux, malgré le fait que nous ayons des désaccords politiques .. Nous économiserions . Pour le bien de nos peuples . Je n’ai vraiment rien contre Jadis ou l’Empire Krypto Arkilien . Mais je pense au peuple de Bavandar avant tout .

IY : D’Aunadar ..


AAS : Non. De Bavandar .

IY : Vous dites que le peuple ratifierait probablement vos critères , pourquoi ?


AAS : Car nous avons un excellent système d’éducation . Qui mérite des réformes certes, mais qui produit il faut l’admettre une population très intelligente . J’ai confiance en nos compatriotes .

IY : Je vois .. Et en Politique Etrangère , vous associeriez vous aussi avec Vands ? Demanderiez vous au peuple son avis ?

AAS : Si un jour j’étais chef d’état , ce en quoi je ne crois pas je l’avoue .. Le premier principe serait de n’exclure personne des gens civilisés . Je peux ne pas l’aimer lui – il montre une personne potentielle – je ne vois pas pourquoi , pour ça , je lui refuserais du commerce . Mais pas d’extrémistes chez moi !
En bref,j’accepterais l’EKA ,l’AIS , et le PdJ , ainsi que les UTE, tout ces groupes en trois lettres qui pèsent des milliards . Pourquoi ? Car ils sont civilisés, nous les respectons, ils nous respectent . Mais si le peuple souhaitait exclure l’un de ces partenaires, alors je l’écouterais . Même si celui ci nous proposait beaucoup d’argent .. Et vu que mon compte serait très cruellement surveillé , je n’aurais pas la tentation d’écouter une autre argumentation . Vous voyez ce que je veux dire .
Je demanderais aussi la cessation immédiate de l’aide à Vands pour le développement d’armement de la part du Pacte de Jadis . S’ils veulent coopérer, qu’ils le fassent avec nous . Nous avons des technologies à leurs vendre . Et nous aurions moins peur . De plus , l’AIS aurait son droit de passage, à condition de suivre certaines conditions bien entendus .. Et nous pourrions exclure tout les transports d’esclaves et autres . Je ne dis pas qu’il y en a , juste que , étant nécessaire à ces gens, nous pourrions les contraindre à arrêter .

IY : Le poids de Bavandar est primordial ?

AAS : Oui . C’est un croisement entre plusieurs mondes qui échangent . C’est aussi une terre de diversité , alors .. Nous avons l’habitude d’être ambassadeur . Si l’EKA et l’UTE voulaient discuter en terrain neutre . Je veux que Bavandar le soit .

IY : Ce que vous dites est surement vrai ;mais je n’ai pas à en juger . Que changeriez vous, outre le système des élections si vous étiez au pouvoir ? Vous avez parlé d’Education ?


AAS : C’est vrai . Nous avons des filières d’élites . Une population plutôt aisée .. Mais malheureusement les écoles sont privées, en dehors du secondaire , donc , pour y arriver, il faut avoir plus d’argent, plus de temps , plus plus , mais pas plus de mérite . J’aimerais que même les moins aisés de nos compatriotes aient leur chance . Ceci dit, c’est bien un luxe . Car notre système est réellement bon aujourd’hui .
J’essaierais aussi de demander à la classe la plus aisée de notre population de dépenser le plus possible en Aunadar, d’investir plutôt que de cacher ses fonds .. Et de ne pas hésiter à dépenser dans notre économie . Enfin , j’en arrêterais avec ce bipartisme, il y a autant d’opinion que d’êtres . Alors ; j’aimerais bien sur éviter d’en avoir 235 millions sous la mains, mais au moins mieux représenter , que ce système binaire . La logistique complique l’affaire ici aussi .
Mais j’ai énormément critiqué , et je tiens à préciser que je poursuivrais l’action du Gouvernement concernant notre politique d'entreprises . Toujours tenter de développer les secteurs à haute valeur ajoutée, pour donner un poids autre que culturel à notre Nation . Je parle de poids, mais je devrais aussi parler de crédibilité , voir d'importance . Et le pouvoir en place le fait très bien . Preuve que je ne suis pas Prophète .

IY : Et bien vous aurez peut être la chance d'être écouté dans votre pays (rires) . Bon , le temps se gâte ,et j’ai de quoi ravir mes lecteurs et vous attirer tout un tas d’ennuis . Je pars en courant , ou on voit ce qui peut être dit et ne pas l’être ?


AAS : Partez en courant (il se lève, mimant un homme énervé) car je ne réponds plus de moi ! (rire)

Une jeune femme s'approche et demande si l'on veut commander à nouveau , il lui réponds par la négative , et fait les présentations , il commence à nous tendre l'enregistreur , et nous propose de l'interroger ;la présentant comme sa motivation à continuer à prendre des riques .


Isoruka Yama .



Dernière édition par Amian Ae Saster le Mar 4 Jan - 22:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Dim 26 Déc - 19:13

L’article suscita un léger intérêt dans la région de New Tokyo et Suna eut la joie de constater que les agrandissements prévus ne seraient pas de trop. Cet article lui assurait un chiffre d’affaire magnifique pour les semaines à venir, Amian ou pas.

Le reste de la presse (ou en tout cas les gazettes de la ville) se contenta de signaler un nouvel orateur de quartier, sans condamner ni encenser Amian Ae Saster. Somme toute ce jeune homme, ex soldat, ne faisait actuellement que correspondre et monopoliser l’attention de “foules” dans des proportions habituelles. Il n’était pas le premier à tenir une salle ni à se plaindre des accises d’Etat, des hommes politiques, du système électoral et des conseillers politiques du pacte de Jadis malgré une référence à un peuple de Bavandar.

Au niveau de la politique internationale, la chose n’avait pas été remarquée, ou en tout cas n’intéressait absolument personne, en tout cas moins que la dernière star du sport susceptible de s’engager dans l’une ou l’autre cause ou, plus pragmatiquement, de pousser une liste électorale. Cela dit l’on n’était pas en période électorale non plus...

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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Lun 27 Déc - 1:55

[hrp] Le texte suivant présente une vidéo humoristique , produite par Amian et ses proches , dans l'optique de faire rire avant tout, et de faire passer un message décalé, mais vrai au fond (sur les clichés, les soupçons habituels ..) . Mais il est très difficile de retranscrire une vidéo humoristique , d'un monde virtuel , sur un support écrit , et tout aussi virtuel . Je vais essayer de le reprendre, mais c'est compliqué . [/hrp]
Rp4



Les flashs s’illuminent, on tourne . Le concept est lancé, une petite vidéo , d’une dizaine de minute, dont les acteurs principaux ne sont autres qu’ Amian , Carla , Chen – le Travailleur - , Hu , le soldat , et Suna , Yan Yin et Tapa font office de metteurs en scêne , et Nikan , l’orateur d’un soir , s’est trouvé un talent dans tout ce qui est filmographie .

Mais tout est terminé,on a entendu « coupez » , le montage aussi est terminé, cela a duré une très grosse journée, plus de dix heures de travail acharné un weekend , pour une dizaine de minutes de qualités médiocres . Mais déjà , les acteurs en herbes se rassemblent tous , sur des chaises en plastique orange , du plus mauvais effet, et , malgré un soleil généreux , s’accolent tous devant l’écran.
Silence, ça tourne .

Première scène , un générique old school , c’est flashy et même un peu ridicule, mais ça attire le regard, et à vraie dire , c’est le but .
Amian Ae Saster joue son propre rôle . Costume mauve, chemise bleue à rayure blanche , cravate rouge . Là aussi , c’est flashy . Il semble téléphoner, d’ailleurs la caméra le film de dos, et maintenant qu’il se retourne et nous regarde , on est bien trop prêt , on voit nettement son mobile , un NT-Com 850 , modèle très répandu , full option , mais ayant un peu de mal à se vendre dans les milieu ouvrier d’après une étude récente . On l’entends parler. Et l’écran se scinde en deux ! Un soldat en uniforme !
Un Vallien vu son type physique . Blond aux yeux bleu , parle une langue hachée, ca pourrait même être un Prussien à vraie dire .
Plan général , Amian parle d’Aunadar, on entends toujours sa voix , mais on ne le voit plus . Par contre on voit un plan de New Tokyo , et on passe dans les rues à vitesse grand V , ces slogans habituels de nos rues apparaissent .
Le plan est très clair, et les couleurs vivent, les intervenant souriant . On sent une atmosphère enfantine . Et, totalement décalé, on entends la voix d'un homme , loin de cette impression .

« On ne craint personne, car nous suivons la juste voie » . Ah , sur tout nos bâtiments c’était affiché , quand l’EKA est arrivé, et que le Pacte de Jadis a montré son mépris ; une sorte de campagne de publicité , c'est devenu une référence culturelle .. Et culte aussi . Mais voilà qu’un immense vaisseau ; non ; deux , écrasent la ville . Ce sont les deux nations citées ci dessus qui atterrissent . Et les militaires d’Aunadar tirent ; avec un pistolet à impulsion Alpha, une arme d’enfant ; tout en criant « nous ne prônerons jamais la violence » , les paroles de Kim Niambey , quand il signait le pacte avec l’EKA , l'homme qui le signait avec lui était un militaire, arme de sécurité à la taille . C'est après ça que les slogans limite nationaliste avaient parus sur nos murs .
Le message n’est pas drôle, mais l’image si , et le soldat qui part comme un enfant un peu honteux éveille chez tout les soldats des souvenirs réels , où leur armée avait dû reculer à cause d'ordres reçus « de haute volée » . Mais un nouveau son entre en scêne . Il est connu , et tout le monde a le rythme dans l'oreille. Mais oui , c'est un ode à la diversité, chanson d’il y a cinq ans, véritable bombe de mode qui se rappelle à nos oreilles . Amian parle toujours par dessus . Il raconte ses souvenir, dans une cours d’école, la même chanson est hurlée par les hauts parleurs de la cours , et un jeune garçon , Caucasien , moqué , dont le sac est volé , par les autres , probablement du fait de leur différence physique .

Les gens ne rigolent plus, mais sourient . C’est vrai ça . On parle souvent d’un Caucasien ou d’un Noir, en le désignant par cette différence . Comme le font les autres , ceux qu’on traite d’intolérant . Mais voilà que l’image revient sur Amian . Des soldats lui courent après, avec leurs jouets à la main . "SHUYA ! TRAÎTRE ! " Amian court, et au moment où il va être arrêté un appareil sorti de nulle part lui tends une échelle dont il s'empare immédiatement , et il se sauve : tracté dans les airs de façon plus ou moins réaliste , faisant des signes ridicule aux soldats , gesticulant . Il monte les barreaux de corde un à un , et pénètre dans l’hélicoptère . Propre , sans aucun effort . On voit maintenant avec ses yeux . Premier regards ? Le mobile de la NTCom - un message de Carla " Mé pk i rgad touss mé faiss ?" . On quitte l'écran des yeux , et notre regard remonte sur un uniforme , là devant nous .
Face à nous ,son correspondant d’il y a quelques minutes, casque de combat, emblême Vandien sur la tête . L’échange est surréaliste . Amian est déposé dans un simili Brasserie, Suna y est présent , rondouillard , se jetant sur son argent . Tendu par le Vandien . L'Hélicoptère s'en va, avec son équipage de soldat .
Le jeune orateur discute. Un homme lui parle , il lui explique que le ciel est vert, alors , Amian lui demande s’il votera pour lui et pour l’Internationale de Bavandar , l’homme (en fait, Chen) réplique qu’il ne le fera que s’il est d’accord avec les idées du Caucasien . Celui ci l’emmêne alors dehors et le fait boire , rapidement, on parle de la pluie , du beau temps, la politique est écartée, on a pas l’intelligence d’en parler (l’une des réplique de l’interview polémique d’Ae Saster) ; « Le ciel est vert » dit soudain l’inconnu . Alors, Amian se remémore l’idée, il faut être d’accord . Et il réponds « Oui , le ciel est vert en effet » avant de tendre un bulletin de vote . Sourire Freedent obligatoire ! Il remonte dans son engin militaire apparu au bon moment ; toujours de la même manière , en costume , sur cette échelle . Ses vêtements craquent .
Assis à côté du Valien , ils utilisent la technologie d’Aunadar ; Le NTCom A25 , laptop en vogue chez les jeunes .L’application « Localisation » est utilisée, on voit le mot « Destination » en plein milieu de l’écran , et c’est Vands qui apparaît sur cette superbe carte , avec une précision métrique et quelques informations utiles, telles la température au sol , et autres détails .

Vands, le drapeau flotte, fier et remarquable.
Devant des enfants qui chantent . En effet, comme le disait un politique de cette nation ;on a toujours préféré le chant des enfants , à la voix des canons . Et ces enfants chantent, chantent à la mort de leurs ennemis décrivant avec force détail , la façon d'en venir à bout. Sous leurs magnifiques chevelures blondes, peau pâle et tenue blanche , angéliques, un pantalon de treillis, et des rangers noires cirées . En prenant du recul, derrière la caméra . Un officier, toujours ce général , le correspondant de l’Orateur Amian . Qui s’agite qui trépigne de façon humoristique , des tas de mimiques toute plus ridicules les unes que les autres .. Il a maintenant une moustache, il nous rappelle quelqu’un , mais qui ?
A coté des usines à bonbons et des petits anges qui travaillent, en miroir , on voit des grenades sur des tapis roulant . Et ces mêmes anges en treillis ,le visage dur .Le plan est burlesque, un peu étrange mais a son effet . C’est comme ça qu’on voit Vands ici .
Et c’est comme ça qu’elle est ; on en est sur, on l’a vu au journal hier soir . Le ton est franc, mais toujours léger et comique . C’est appréciable cette petite vidéo . Et tout le monde a un petit sourire pensif en la regardant .
On en a malheureusement passé la moitié, déjà six minutes, et le générique de fin est plutôt sympa . Sympa veut dire long . Oui , c’est des cinéastes amateur . Et encore . Cinéaste . Le terme est fort . Et sans effort, c’est une insulte à la profession.
Bref, arrêtons de critiquer . Il fallait que je comble , Carla a fait « pause » , elle devait répondre à un coup de téléphone ‘URGENT vous comprenez’ , on ne comprends pas, mais on subit . Elle est jolie Carla . Mais sérieux .. Bon , j’ai droit à un regard sur son décolleté maintenant . C’est pas si mal .
Lecture .

Le peuple de Vands, assit sur un banc passif et cheveux grisonnant, lit son journal , en première page un Tank , en seconde page , le dernier vaisseau produit , Lepakon , et après , des hommes en arme qui défilent DIVERSITE , c’est encore écrit . Ca barre même la dernière page .
On rentre dans l’image . Plusieurs centaines d’hommes au pas , tous la même tête ; celle du président d’alors . C’est ridicule , mais ça marche . C’est vrai qu’on les voit comme ça . Et qu'on nous les décrit comme ça . Au final , c'est peut être exagéré ?



Enfin , un paysage de Vands, les enfants jouent, l’image est d’un contraste différent, probablement une image réelle, ancienne, il y a quelques défauts aussi . Pas trace de soldat . Non ,juste des gens, blancs , qui vivent et s'égaient , dans un paysage idyllique . Peut être une île . Mais un homme arrive, vêtu d’une tenue d’infirmier, il veut soigner tout le monde . Réunit les hommes entre eux, les femmes entre elles . L’image a changée. On est revenu dans la vidéo . C’est un Jadéen , on le reconnaît au badge . Il y a écrit dessus « Justice » ; mais , « n’oubliez pas la monnaie ! » claironne la personne après avoir séparée deux hommes, un asiatique et un caucasien , qui se battaient . Et les deux individus s’acquittent d’une dîme .
Encore une œuvre pour la paix semble dire l’homme , survolé d’une colombe blanche , lui aussi est caucasien , mais porte toujours le commun emblême azur de Jadis . Le plan se renouvelle , dans d’autres situations, un commerce, un tribunal , deux soldats qui se disputent .. Toujours le même logo . Toujours pour la paix . Et toujours cette même dîle . Et le soir venu , l’homme rejoint une taverne . Celle d’Amian , qui parle , on entends sa voix mais on ne l’écoute pas , il a eu dans sa poche un petit cachet, déposé au passage par l’ex infirmier , juge , soldat , instructeur Jadéen ; qui rejoint à sa table un membre de l’EKA . Et boit avec lui . L’image dézoome , on est sur l’écran du NTCom A28, le modèle haut de gamme, des politiques . Et justement, on est dans un bureau . Les hommes sont sérieux .

Mais asiatiques . On est apparemment revenu chez nous . Ils sont gras , autant que leurs serviteurs sont maigres . L’un d’eux parle à un des secrétaires, et lui montre une carte d’Aunadar . Il le toise , de toute sa taille, de toute sa prestance , de tout son embonpoint . L'autre semble intimidé , soumis, mais pas respectueux pour autant .

- Tu vois , ici , on est libre . Égaux . Alors que là(il désigne Vands) ils ne le sont pas ; ce sont tous des soldats (on revoit l’image des petits anges à la place de la carte) .Toi et moi , on est égaux . Je suis mieux payé . Mais j’ai été à une meilleure école . Donc, c'est assez logique . Tu pouvais accéder aussi à cette école .
- Privée ..
- Oui , mais tes parents n’ont pas pu te la payer . Mais nous, toi et moi , nous sommes égaux . Pas comme nos parents, nous avons évolués . Et moi , je pourrais payer la même école à ma fille . Nous avons aussi les mêmes droits . J’ai élu Kim Niambey . Et toi , tu as voté pour lui j’imagine ?
- Pas vraiment . J’ai voté pour Lae Simi !
- Qui est il ?
- Un élu , dans ma juridiction , il a gagné d'ailleurs .
- Ah oui , et bien moi c'est pour moi qu'on votait , et l'on m’a élu dans ma juridiction . Tu vois comme nos vies sont communes et équitables ? Et puis , c’est vrai qu’il y a des dissensions, mais nous sommes neutres et indépendants . D’ailleurs, allons manger avec nos invités .

Les acteurs jouent mal , Suna a pris la place du gros dirigeant, s'en est ridicule, mais tellement drôle . La classe politique dans toute sa splendeur . C'est sympathique , et léger . Rien de vexant ni de méchant . Et le jeu de ces mauvais acteurs en rajoute au plaisir . Ceci dit, revenons à notre distraction .

A leur table, les deux pontes de l’Empire Krypto Arkilien et de Jadis vus auparavant . Et leur table se situe vraisemblablement dans la taverne de Yan Yin, qui vient les servir en personne . Accompagnée de Carla qu’elle pousse sur les genoux du gros politiques . Vêtue en prostituée .
Les deux dirigeants étrangers rient en voyant la scène et se moque d’Amian qui s’égosille pitoyablement au loin . D’ailleurs, ils commandent, un bon repas visiblement . Et ils commandent aussi pour nos politiques . Qui se retrouvent avec un menu enfant . Et bien que vexés n’ont rien à dire. Et ne disent rien .

Tout le monde se moque d’eux dans la salle, et on voit les visages défiler . C’est le générique de fin qui commence . Je m’attendais à mieux . C’est vraiment drôle , mais un peu lourd . Enfin , tout le monde comprendra les poncifs , et tout le monde gardera un bon souvenir de ces quelques minutes d’autodérision .
Déjà , l’équipe se sépare, la clef est remise à Amian , qui la donne à Chen , il est plutôt doué en informatique . Celui ci la charge sur l’Holoweb , sous le titre « Amian Ae Saster : Vu par ses fans » . Quelques tags sont ajoutés, NTCom, Vands, Aunadar .. Et quelques noms de personnalités connues ou pas , ayant participées à cette vidéo .
D’ailleurs, le premier à en rire est Hans, ce grand blond qui joue le général Vandien , rencontré simplement dans la rue, il a accepté de rendre service . Attaché à une entreprise de l’EKA , il n’a pas vraiment su qu’on allait en parler en ces termes, mais apparemment rien ne l’a choqué . C’est positif .

Vpila , la vidéo est chargée sur l’Holo Net rapidement , sur plusieurs sites de partage, mais aussi sur divers réseaux sociaux d’Aunadar . On espère qu’elle sera vue ,revue, partagée, et commentée.
Dans l’œil de Carla, ça sera utile pour développer un peu le mouvement, et surtout, montrer sous un nouvel angle, décalé , Amian . Il fait trop sérieux . Et en costard cravate, il ne fera jamais le poids face aux professionnels du métier . Elle n’a pas vraiment compris pourquoi Suna a insisté pour intégrer tout ces appareils de NTCom ; mais ils rendent bien aussi . De bons appareils . Au final , elle le regrette un peu , mais la vidéo ne vexera personne, elle aurait bien aimé montrer des exploités , la misère créée par ce mode de pensée, mais tout le monde a refusé . Cinq minutes , et déjà deux cent personnes ont regardées la vidéo pas énormément de commantaires. C’est normal . Tout l’univers y a accès . Et c’est bien loin pour le moment d’être un buzz . Par curiosité , en deux clics , on se rends compte, que si c’est une immense majorité de citoyens Aunadariotes, la seconde nationalité représentée est Vandienne, surprise ..

Amian s’approche, voit les chiffres, et s’éloigne un peu l’air pensif . Il demande à Chen si ce n’est pas allé trop loin . La vidéo visait uniquement Aunadar . Chen nie vaguement . De toute façon, les Vandiens ne feront rien , ils n’ont pas le droit de rentrer à Aunadar . Mais je dois y aller moi aussi . J’ai bien travaillé . Et je suis fatigué .

- Vous pensez que c'était une bonne idée pour faire parler de nous ? Après l'interview .. Moi j'aurais plutôt pensé qu'on aurait dû agir , par exemple en allant devant l'ambassade de Vands, montrer tout ces hommes en arme .
- Le but n'est pas de faire peur aux gens tu sais . C'est déjà trop souvent le cas .

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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Ven 31 Déc - 0:29

La vidéo eut un succès important en Aunadar dès les premiers jours mais sortit peu du pays et n’apparut pas aucun canal “officiel” d’information (ou plutôt considéré comme étant de la “bonne presse”), évidemment la vidéo elle-même fut reprise sur plusieurs sites d'information "libres" ou "indépendant" voir "non alignés". Les recherches relatives à l’Empire Krypto-Arkilien, Jadis et ses missions humanitaires ainsi que Vands permirent de faire grimper accidentellement le taux d’audience étranger mais ce n’était guère renversant si ce n’était en Vands ou quelques exemplaires étaient passés sous le manteau, en tout cas personne au sein des services de sécurité n’y faisait attention.

Au sein d’Aunadar, le soldat Hu put rapporter qu’on en avait discuté dans les cantines de la troupe, où les ordres de replis et de non riposte aux provocations militaires vands à la frontière et les show force aériens sur les avants postes. Il ne fallut pas longtemps à Suna pour apprendre de seconde ou troisième main que l’on en parlait dans un nombre important de cafés de la capitale, son bar atteignait des sommets de fréquentation et les travaux d’agrandissement de la salle allaient bon train. Les échos qu’Amian et ses amis reçurent établirent qu’une minorité seulement (un sur cinq) des quatre millions de gens ayant regardés la vidéo avaient réellement compris ce qui était exposé. Dans les bureaux la nouvelle circulait mais pas tant que ça, les actifs avaient tout simplement autre chose en tête.

Sur un plan plus politique, seul le parti de droite dure, “Aunadar !”, réagit en identifiant là un signe manifeste du mécontentement populaire et légitime envers les choix politiques irréfléchis vieux de plusieurs générations, qu’il appartenant à la République de se prendre en main et de faire preuve d’une volonté politique ferme et intransigeante envers l’étranger, qu’il soit de Bavandar ou d’ailleurs ! Aucun des grands partis, ni même l’Union Libérale Démocratique (ULD), le parti actuellement aux affaires, ne réagit. Quelques associations pro jadéennes s'offusquèrent et soulignèrent le rôle actif de Jadis dans la recherche de compromis et la construction de la paix par les Etats de Bavandar et condamnèrent une l'exercice, susceptible de saboter les travaux diplomaties vandiennes et aunadaraises.


Amian reçut également du courrier de NT Com, un certain Kim Cho Lee souhaitait le rencontrer, il appartenait au service marketing...

Amian reçut un exposé sommaire d'une publicité (le fichier avait une durée limitée d'existence après ouverture et ne pouvait être copié) dans laquelle Amian apparaîtrait comme utilisateur d'appareils NT Com, pas de texte prévu. Payé 2000 crédits.


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Amian Ae Saster
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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Ven 31 Déc - 3:23

Le système destiné à avertir l’utilisateur de l’arrivée d’un message sur l’A25 de la NT-Com était à lui seul un argument de vente . Fait pour être utilisé dans un milieu professionnel ou plutôt estudiantin , il était primordial que le propriétaire puisse l’utiliser et être rapidement mis au courant d’interactions possible avec les clients , autres élèves , ou divers contacts , sans nuire à l’entourage immédiat et ainsi s’attirer les foudres des professeurs, ou , plus gênant , des supérieurs hiérarchiques .
Avait donc été développé une solution assez inédite. L’auditeur, enfin l’acheteur , plaçait des oreillettes , qui envoyaient une onde sonore sur toute une fréquence . Selon les réactions neurales , l’oreillette détectait les sensibilités du tympan et en informait la machine . Ainsi , on pouvait choisir quelle fréquence serait diffusée par l’appareil , pour avertir le propriétaire, de façon à ce qu’il soit le seul à l’entendre , sur une base statistique qui sélectionnait par programme informatique les fréquences les moins souvent captées et lues par les tympans humains .

Cette sonnerie,cet avertissement fut donc ressentie plutôt qu'entendue par Amian , au cours d’une discussion . Discrètement il ouvrit le laptop , et , ne voulant pas interférer dans la discussion ,il encourageât Suna à continuer de donner son avis , sur les réactions autour de la vidéo , risquant d’être récupérées par les Nationalistes et se plaçât un peu en retrait . La thèse posait d’ailleurs problème, et il fallait quelque chose pour se démarquer d’eux . Le mouvement était encore confus , mais on était sur d’une chose, on ne voulait pas vendre la ligne directrice , ni être récupéré . Vendre la ligne directrice , justement ; le destinataire du message fut un peu surpris et ne parla pas immédiatement de ce qu’il venait de lire .

Amian reçut un exposé sommaire d'une publicité (le fichier avait une durée limitée d'existence après ouverture et ne pouvait être copié) dans laquelle Amian apparaîtrait comme utilisateur d'appareils NT Com, pas de texte prévu. Payé 2000 crédits.


L’exposition serait de tout premier ordre, les spots de la NTCom étaient diffusés sur toutes les chaînes , voir même dans les heures chaudes d’audience . Mais où était l’utilité pour le mouvement ? Aucun . A vraie dire , il en parlait déjà maintenant à Carla, puis à Suna, toujours à sa droite . Il fut décidé de refuser cette offre , mais le tenancier proposa une autre idée , il faudrait peut être essayer de retourner à son avantage cette offre . Carla supposait qu’elle serait plus remarquée si c’était elle qui apparaissait, surtout si elle portait un top avec le nom du mouvement . Mais double problème ; le mouvement n’avait pas de nom , et l’image véhiculée n’aurait pas été exactement celle qu’on recherchait . Ceci dit , elle eu le mérite de détendre l’atmosphère et les nerfs descendirent un peu . Car Hu était vraiment opposé à cette idée . Il pensait qu’on ne les verrait alors plus que les sbires, ou les pantins, au choix , de la NT-com . Argument touchant , mais assez utopique , surtout dans ce monde froid et calculateur . Il était 17h45 , et il serait bientôt temps , de vérifier les agrandissement, et enfin Amian pourrait essayer ses arts dans une plus grande salle , devant une audience probablement comblée par les nouvelles serveuses . Mais l’intervention même dans cet endroit , toucherait moins qu’une pub d’un géant national voir même d'un titan .
Il fallait trouver comment retourner l’offre à l’avantage du groupe . D’évidence , l’intérêt était de rappeler un visage connu à la population . Il serait donc assez stupide de croire que NT Com accepterait quelqu’un d’autre que cette personne , et surtout ce visage . Alors , une idée illumina le parc , ou peut être seulement la table, autour de laquelle s’étaient assises les quatre personnes . Et si , on demandait à choisir les images ?
En effet, en temps que personnalité publique (même si peu) Amian avait divers droits d’images, et droits de regard sur ce qu’on ferait de lui ou en tout cas des médias sur lesquels on pourrait le reconnaître . Et ainsi la possibilité de proposer d’autres portrait , le montrant aussi . Où était l’idée lumineuse ? C’était bien simple . Le visage du jeune homme ne parlerait probablement qu’à très peu de gens, sûrement déjà convaincus, donc sans réel bénéfice pour le mouvement . Mais si on prenait les représentations extraites de la petite vidéo , où l'on voyait la face Caucasienne , en plus de l’appareil téléphonique , bien en évidence , la plupart des gens feraient le lien . En effet, le contraste était différent, les couleurs plus vives et moins réelles que les images des caméras moderne, capable parfois de douter de la fiction apparaissant sur les écrans , tellement proches de ceux que les yeux voyaient en réalité qu'on aurait pu les penser être une fenêtre.

Encore fallait il en convaincre les grands manitou du marketing de cette entreprise connaissant rarement les défaites .. Et recrutant l’élite des communiquant formés par les écoles du pays . Il serait dur de passer à travers eux sans apporter clairement à l'entité NT-com . Alors , Carla sauva encore une fois les œufs sur le plat . Elle avait pratiqué la communication lors de sa formation et ,fouillant dans sa mémoire ,déterrant, archivant des souvenirs ,en ressorti les préceptes qu’on leur avait inculqué , certes édulcorés par le temps , mais toujours précis ou du moins, utilisable .

- En premier lieu , tu dois démontrer ton respect pour l’interlocuteur, et ne pas te présenter comme supérieur à lui , ceci dit , tu ne dois pas non plus te désigner en inférieur, ne mettant personne en position de force . C’est évident, mais il faut faire très attention , ça donne beaucoup trop d’indication sur la façon dont il serait possible de nous tourner ,dévoilant nos limites.
Ensuite , c’est dans la rédaction du mail de réponse qu’il faudra être patient et consciencieux . Dans le timing de renvoi, mais aussi dans la façon de répondre . Il faudra mettre les choses qui les intéresseront en premier lieu , et ne que peu souligner nos intérêts , mais ne pas non plus les cacher .. Donc il faudra bel et bien trouver leurs intérêts à accepter notre idée . Vous pensez à quoi ?

- Tout d'abord , ils auraient les images qu’ils veulent c’est à dire toi , avec l’un de leurs appareils, sans paroles . Donc bon , ça ,ça ne les changerait pas trop . Ensuite, on pourrait leur proposer de baisser le cachet . Même si j’imagine que c’est absolument rien 2000 crédits pour eux . Mais ça serait déjà ça . On peut aussi penser que ça aidera à montrer des gens différents . J’imagine assez facilement qu’ils veulent nous voir tous, peuple d’Aunadar, dans diverses situations, utiliser leur matériel . Donc après un Cosmonaute, t’auras un enfant, puis un leader politique en herbe
- Oui ,objecta Carla, mais il faut surtout qu’ils ne vexent personne . Tout nos opposants risqueraient de se braquer quant à la dite image .

- Mais qui sommes nous ,répondit Suna, sur de son idée ? Personne n’est notre ennemi . A la rigueur il ne faut pas oublier que nos images sont assez humoristique, et décalée . Pas un spot de publicité pour ce groupe que nous formons . C’est donc pas tout à fait un problème pour nous . Et vous vous en pensez quoi ?

Devant le peu d’en train démontré par Amian et Hu , visiblement sans avis , ou plutôt sans arguments , il fut décidé de rédiger le mail . On l’enverrait le lendemain , voir le surlendemain , pour , faire un peu attendre et ne pas trahir un besoin de la part des politiciens en herbe , mais ne pas non plus manquer de respect à celui qui leur tendait la main .
L’orateur ne participa pas efficacement à la naissance de cet e-mail . Il avait décidé de lancer la polémique dans la taverne, acceptant maintenant , tout en étant à l’aise, une petite centaine de clients . Légère déception déception , il restait quelques places de libres autour de tables périphériques . Ce soir le sujet était la haine, à peine voilée , pour les nationalistes . Il fallait prioritairement se démarquer d’eux , de ces bêtes féroces , et dans cette réunion participative, bien loin du cours habituel proposés par les orateurs voulant imposer leurs vues, on décida de faire un second clip , et surtout, en tête de la prochaine interview prévue – pour un quotidien gratuit à grand tirages dans les services de transport , et bénévolement – d’insister sur tout ce qui démarquait Amian des gens qui voulaient profiter de sa notoriété naissante .
On avait même commencé à ébaucher le scénarii de la pièce, oui , c’était une pièce qu’on ferait, pas un film , une pièce . Ça toucherait plus, et ça serait bien moins cher en figurant et en montage .

Carla , désœuvrée , vu le recrutement des deux nouveaux serveuses , très productives pour leur première soirée . Démontrant ainsi l'évidente envie de plaire à l'employeur . Elle n’avait d'ailleurs pas retenu leur nom , s’attacha à la rédaction d’un premier jet pour qu’il soit ensuite poursuivi par un autre, Suna en l’occurrence , qui était extrêmement motivé à cette idée. Il corrigea les quelques fautes de style de sa serveuse,mais ne put s’empêcher d’offrir un sourire paternel quand il vit à quel point ,elle avait travaillée pour offrir quelque chose de crédible . Ce n’était pas son vocabulaire qu’on voyait là . Enfin ,on l’établissait de cette façon .




Citation :
A New Tokyo
Taverne des « Sabres Déchus »

Motif : Réponse quant à la sollicitation de participation à la prochaine saison publicitaire de la marque « NT-Com »

Madame , Monsieur
Ayant pris connaissance de votre souhait de voir figurer Amian Ae Saster dans votre prochaine diffusion concernant votre gamme de produit de grandes ventes, destinées aux populations de tout les secteurs d’Aunadar , nous aimerions vous exposer une requête .
Plutôt que de vous obliger à tourner des images de cette personne à destination de votre publicité, nous vous proposons d’exploiter gratuitement les médias issus de notre vidéo clip diffusés précédemment , montrant le dit sujet en possession d’un de vos appareils .

Cela vous permettrait d’économiser un temps , que nous savons très précieux aux vues de vos responsabilités . Mais aussi de nombreux moyens financiers , en la personne des employés nécessaires pour filmer M. Ae Saster .
Nous accepterions bien évidemment, vu la déconvenue engendrée par notre requête ,que vous diminuiez le cachet que vous pensiez nous attribuer .
Il va sans dire que les images issues de notre vidéo , évoqueront probablement aux personnes les visionnant un aspect moins « formel » ,permettez nous le terme , que ceux habituellement diffusés dans les spots télédiffusés .
Nous nous tenons à votre disposition pour toute requête, dans le cas où vous accepteriez, concernant le format de la vidéo, ou autre détail technique .

De notre côté , nous espérons cette faveur de votre part en premier lieu car nous souhaitons, pour d’évidentes raisons de déontologie , ne pas paraître « liés » contractuellement à un industriel , du fait de la nature spécifique de l’activité de M. Ae Saster . Ainsi , nous pourrions aussi éventuellement susciter un intérêt d’un nouveau public pour notre vidéo , et les diverses créations médiatiques de notre pôle communication .

Dans l’attente d’une réponse, que nous esperons de tout cœur positive . Nous vous adressons , Madame , Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués, et toutes les marques de respect que mérite votre entreprise , leader et modèle pour la plupart des jeunes entrepreneurs .

Le Collectif Ae Saster .


Cela faisait sourire Suna . Un « pôle communication » ; il n’y en avait pas ; à part peut être lui et Carla ,mais il ne fallait pas paraître trop petit, sous peine d’être écrasé . Il fut relu par Hu , qui ne fit d’autres signes qu’un hochement d’épaule pour le moins déconcertant , sous sa chemise bleue, trop petite . Amian en prit connaissance , de la main de Carla , et lui adressa un léger baiser sur la joue, la remerciant de son implication . Il lui proposa du même jet de boire un verre à la fin de la soirée .

La fin approchait d’ailleurs . La rédaction du message de réponse avait était plus longue que prévue . Il ne fallait surtout pas comettre d’impair , et mettre tout les atouts possible dans sa manche . Cependant , Suna tiltait un peu sur le « Collectif Ae Saster » . Il était né de sa main , le soir où il avait accepté qu’Amian prenne la parole, mais aussi sous cette forme là , les trois mots enchaînés .. Il se demandait s’il n’était pas en train de donner des ailes à un Icare moderne , qui visait un soleil bien trop lointain et brulant, qui en perdrait ses ailes de cires . Il ne put s’empêcher d’avoir un frisson , mais de se dire que dans tout les cas il n’y aurait pas mort d’homme .
Comme il se trompait . La politique n’est pas un jeu . Et chaque fois que le collectif se manifestait, il fallait en être sur,il approchait du jour où il serait fiché sur des tableau , et visé par des factions rivales , si pas des états .
Pour le moment, Suna en était bien loin , il voulait à tout prix empêcher Amian de prendre la grosse tête, et en glissa un mot à Carla , qui acquiesça, bien que, connaissant le personnage, elle ne se faisait pas réellement de soucis.


Le jeune homme parvint enfin à s’extirper de la petite foule qui s’était formée autour de lui , adressant un regard gratifiant à Carla quand elle proposa à boire à ses poursuivants, armée de son plus beau sourire , pour les divertir et donner un peu de liberté à son ami . Il était visiblement fatigué ,peut être même dépassé . Il était encore très jeune , et ses traits se tiraient . Il était bien possible qu’il n’éprouve plus aucun plaisir à guider le mouvement . Mais jamais il ne le dirait à Suna, quoiqu’il le supposa . Cette réunion avait été très productive . Et tout le monde avait été rassuré de voir que l’immense majorité du public était contre une récupération d’extrême droite, et démontrait même une animosité certaine quant à ce courant de pensée . Qui est on ? Se demandait Amian , pas Nationaliste, mais pas non plus ouvert aux étrangers .. Pas opposant , mais pas réellement suiveurs . Le courant était flou , pourtant il prenait de l’ampleur comme il prenait des Ampères , du monde , la vidéo continuait à être diffusée , cinq millions de clic , et en constante augmentation . On avait même reçu une sollicitation d’un média de quartier, pour filmer les débats d’une soirée , mais cela avait été refusé . Là aussi , le pouvoir cherchait à montrer l’émulation positive et libertaire des divers quartiers de la capitale . Bizarrement, cela avait été unanime . Peut être trop tôt .
Les commentaires du clip intéressaient étrangement , beaucoup Amian . Il était une fois énervé quand c’était des insultes, mais juste après aux anges quand c’était un commentaire positif, et dubitatif quand des étrangers à sa planète natale prenait des positions .

La taverne commençait à se vider , lentement, et , après quelques verres, dont un finit sa course par terre, au grand dam de Yan Yin qui dût le nettoyer alors qu’elle avait déjà rangé son uniforme . Suna déclara aux clients restant qu’il fallait maintenant partir car il fermait .

Tapa le policier, du d’ailleurs au détour d’une phrase fantastique de diplomatie , dire sa profession pour calmer et décider quelques récalcitrant à franchir la porte qui les séparait du froid extérieur . Cette nouvelle salle était un peu angoissante une fois vide . On parle souvent du stress ressenti par un jeune espoirs issu du centre de formation , quand il rentre pour la première fois dans le stade de ses rêves , et Amian , grand fan de football , se demandait si cette taverne n’était pas son stade . Il apprendrait rapidement que non . L’univers était grand. Il avait lu les exploits de l’Amiral Syllas, vibré lors des guerres passées , il avait même pensé à se joindre à la bataille en prévision contre les Carcars, mais s’était ravisé . Quelle serait son utilité ? Lui , il le savait . Mais personne, y compris Carla , ne savaient, ne connaissaient, ou ne devinaient la particularité de cet exploitant de Dioxygène . Un parmi des dizaines de milliards sur cette planète . De l’insecte au glorieux Humains .
Au glorieux Humains ..

Il ne pouvait s’empêcher de remonter la manche de sa chemise , en ayant enlevé les broches , à la recherche de cette marque qu’il avait si souvent constaté étant enfant, cette cicatrice supposée , que personne n’avait su lui expliquer . Elle avait disparu depuis bien des années maintenant . Mais il aurait pu la dessiner, yeux fermés , et ne pas la décaler d’un millimètre . Cela lui rappelait sa citation favorite , apprise dans sa jeunesse . Féru d’histoire, il n’arrivait cependant pas à en trouver les origines, si ce n’est une origine Terrienne Incomplète et antique , dont il avait promis de faire sa ligne de conduite .


Liberté , Égalité, Fraternité ou la mort .

Si on omettait les trois derniers mots, c’était la devise d’un pays de la Terre , la France . Si on les y rajoutait, c’était une erreur de communication , une impolitesse telle qu’elle avait condamné à l’oubli, pour plusieurs siècle ,une dizaine à vraie dire , huit lettres .
Bavandar unie serait libre . Tout les citoyens seraient égaux .. Égaux oui . Mais frères ? Il le devait .
Ou la mort ? Était ce théorique , ou réel ? Il avait été sur à une époque qu’il donnerait sa vie pour ses idées « l’idée est excellente » , mais contrairement à certains qui « faillirent mourir de ne l’avoir pas eu » , lui , avait tant appris qu’il considérait que ces idées précises mourraient avec lui .
On avait parlé de récupération Nationaliste, mais Suna n’essayait il pas de récupérer les idées pour faire du bénéfice, et Chen, et Tapa .. Au fond, il n’était pas sur de grand monde . A part Hu , et bien sur Carla . D’ailleurs, il fallait à tout prix qu’il leur explique précisément sa doctrine . Car il fallait bien que les idées lui survive. Il ne pensait pas qu’on attenterait à sa vie . Mais un accident est vite arrivé ; et il serait bête, pour une question de malchance, de perdre ces errements spirituels mais porteurs .

C’était surement dans un verre que ces mots étaient écrit , car Amian regardait le sien , pensif . Triste peut être . Carla n’avait pu s’empêcher de le prendre dans ses bras et de lui faire un bisou sur la nuque . Elle le regretta, il la repoussa maladroitement . C’est vrai qu’il souffrait du dos . Pourquoi d’ailleurs ? Elle pensait qu’un jour , il lui présenterait ses parents . A vraie dire, elle avait toujours été convaincue qu’il se marierait , elle n’était pas spécialement attirée par lui , et savait que de son côté , à part au début de leur relation , le même sentiment prévalait . Mais cela s’imposait comme une évidence . Ils finiraient mariés, avec enfant . Rien de sexuel la dedans, juste du romantisme . Le film de la veille l’avait fait songer . On voyait une guerre nucléaire déchirant un monde divisé . Et contrairement à l’habituelle happy end, tout le monde mourrait . Et la moitié du film montrait , avec grande dignité, la conduite de ces héros obscurs face à leur fin . Du suicide , au viol , en pensant par la mort commune . C’était dur mais grand . Et elle , que ferait elle dans cette situation ?
Ne voyait elle pas , chaque jour qui passe, le ciel orné des décollage des vaisseaux ?
La mort, trou noir spirituel , était chez la jeune fille le plus grand des vergers quant à ses réflexions . Elle en considérait tout les aspects . Et voulait mourir vieille . Elle détestait voir les hommes de son entourage éprouver de l’admiration pour ces hommes en arme ,mourant avec grande fierté - tu parles, en vérité, les tripes arrachées, tu dois pas garder le front haut – le drapeau haut .

Mais ne parlait on pas à une époque , d’une Terre abreuvée par le sang de jeunes héros , prête à en produire de nouveaux, pour le triomphe d’idées ?



[Hrp] Ayez un peu de compassion , je reviendrais demain sur ce post , mais il est sorti d'une traite de mon cerveau , en une grosse heure ce soir . Je ressens la fatigue et j'imagine qu'il pourrait ne pas plaire .

Pour le second tableau , vous le reverrez très probablement, il m'inspire pas mal pour ce qui est de la quête idéologique . Et c'est bien le rôle que je joue. [/Hrp]
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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Ven 7 Jan - 21:40

Le courriel reçut une réponse dans les deux jours.

Citation :
Chère Madame, cher monsieur,

Nous avons bien pris connaissance de votre courriel et prenons acte de votre de proposition de cession pour l’avenir des droits d’exploitation des images d’Amian Ae Saster de la vidéo publiée le 12 février 2760 par le compte “AAS”* à des fins publicitaires.

La contrepartie financière serait donc de 1500 crédits.

Veuillez recevoir par la présente l’expression de mes meilleurs sentiments,

Setsuna Yamato.

Les opinions, du moins celles perceptibles dans le bar de Suna quant à l’appartenance du mouvement variaient plutôt. L’on pouvait cependant dégager des tendances sceptiques quant à la pérennité de la chose. Certes d’un point de vue purement intellectuel ce qui se faisait était bien, et l’on prenait le temps de réfléchir à des sujets sérieux mais que faire ensuite ? L’actuel système politique n’apportait pas beaucoup de réponses et s’y lancer serait hasardeux, ne risquait-on pas de s’y corrompre, d’autres n’avaient tout simplement pas envie d’entendre parler sérieusement de politique et ne cherchaient dans ce cercle ou collectif ou encore groupe qu’une lecture différente des événements et de l’actualité. D’autres tendances plus proactives pouvaient par contre être dégagées, dont la plus rigoriste était celle de Hu, plaidant pour un véritable militantisme politique, il n’était pas réellement suivit pour l’instant mais l’on ne pouvait exclure qu’il ait des amis également convaincus en dehors du “collectif”. Faute de réponse réelle des têtes pensantes cependant, plusieurs personnes représentant environs 35% du groupe estimaient qu’il fallait penser aux moyens existant pour concrétiser une certaine dimension sociale du mouvement, ne serait-ce qu’agir à l’échelle du groupe.

Suna quant à lui aimait sa comptabilité depuis quelques temps et estimait que penser plus grand ne serait peut-être pas mauvais, et pas uniquement pour les affaires semblait-il. Tapa faisait manifestement parti de réformistes potentiels même s’il se cantonnait parfois à un devoir de réserve qui agaçait sérieusement Hu, cela le rendait très consensuel dès que l’on abordait les sujets susceptibles à dérapages. Chen quant à lui n’en pensait pas grand chose et était très indécis, il attendait de voir vers quoi tournerait le collectif et son chef informel, Amian.


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Amian Ae Saster
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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Dim 16 Jan - 2:08

Nouvel Avenir est un journal du groupe de presse Nouvelle Vague ©. L’entreprise regroupe divers organes dédiés à la communication grand public, destiné aux jeunes. Il a des magazines pour parler de sports, d’autres pour parler musique, mais aussi de politique, qui se divise en deux sections.
Nouvel Avenir pour la droite, Nouveau Rêve pour la droite. Tous les dérivés possèdent une désignation commençant par l’adjectif « Nouveau », accordé au mot qui suit.
Société reconnue par le Board d’Aunadar.



Ici Shiru, de Nouvel Avenir, la personnalité de la deuxième page, que vous êtes habitués à deviner dans la semaine sur notre site internet a été, comme d’habitude, très rapidement identifiée. C’est Amian Ae Saster, démasqué malgré le floutage de la photo par « Photon64 » en moins de sept minutes vingt.
Nous avons rencontré le jeune leader dans nos locaux, où il a eu l’amabilité de se rendre, et après la séance traditionnelle pour vous fournir toutes les images de cet article – que vous pouvez retrouver en wallpaper sur notre site officiel pour les abonnés- nous nous retrouvons dans la salle d’Interview.
Éternuant et pleurant, Amian est visiblement allergique aux cosmétiques utilisés pour les photos, il garde tout de même un humour vif comme en témoigne, dès qu’il nous voit arriver, sa blague sur la situation. Rapidement rejoints par les membres de notre pôle image qui relaiera la vidéo de l’entretien, nous commençons à interroger celui qui sera notre jouet pendant la prochaine demie heure.
Aux questions d’usage, il répondra par l’élégance d’une personne des nobles familles d’Aunadar, jamais un « je » de trop, jamais un mot déplacé, le langage est soutenu mais fluide. On sent le lecteur passionné car, s’il fait attention à son apparence, le personnage est lettré, ce qui est probablement le plus beau des costumes.
Tu es plus grand que la moyenne, ça évoques quoi ?
C’est un avantage bien évidemment, la prédominance physique impose toujours un respect a priori de la part de l’interlocuteur, mais aussi un inconvénient. Vous êtes souvent désignés d’office comme un manuel. Cependant, ça peut être utilisé comme une arme à double tranchant.
N’as-tu pas déjà eu envie de te servir de ta force physique contre des personnes plus faibles, mais que tu n’arrivais pas à battre par des joutes verbales ?
Dire non serait mentir. Bien entendu que c’est frustrant quand on sent une personne nous étant spirituellement supérieure. Enfin, j’ai réussi jusque-là à ne pas me laisser aller ! Tant mieux d’ailleurs, car je suis un piètre combattant.
On remarque un défaut chez le personnage toutefois, dès qu’une personne ou un de nos collaborateurs passe dans la pièce, ou en contrebas – nous sommes assis face à une baie vitrée présentant le hall d’entrée – il la suit du regard, se laissant probablement aller à quelques pensées. Une difficulté à rester dans son sujet qu’il ne nie pas. Il admets d’ailleurs avec plaisir avoir toujours eu une grande difficulté à se concentrer, et que sa mère détestait ça, lui infligeant de sévères punitions d’après lui « plus de lecture, plus de chanson, plus de sport ». Et les amis ? « Avant Carla, je n’en ai jamais vraiment eu vous savez. » . Le regard s’est abaissé , et les derniers mots semblent sortis d’une bouche immobile. Cruelle sincérité. Pourtant il ne semble pas en tenir rigueur à un peuple Asiatique si intransigeant face à sa pigmentation. « Vous savez, j’estime que toute forme de racisme est une plaie. Si je stigmatisais le peuple d’Aunadar pour les actions de quelques personnes, ma valeur serait égale à la leur. » Et puis, on change de sujet, dès lors qu’on lui parle d’avenir, il remonte la tête, ses yeux frétillent et brillent. Il nous raconte ses projets ses envies, nous explique qu’il aimerait énormément rencontrer les Aunadariotes d’autres villes, et reconnaissant la faiblesse de sa connaissance des autres villes. N’ayant pour le moment pas trouvé comment parler de ce meeting politique qu’il nie être, et contacter de possibles détenteurs de locaux, il insiste dessus et nous demande d’ailleurs si nous aurions quelqu’un, ou un lieu, à lui conseiller.
Tu connais le principe de notre journal, tu dois te mettre à nu devant nous !
Oui, je redoute un peu, mais bon, j’ai un coach personnel pour tout ce qui est du travail physique, il sourit en nous expliquant qu’il s’agit du désormais fameux Suna , qui danse dans le clip vidéo désormais célèbre du compte « AAE ».

Après une légère hésitation, il se lève, ignorant les gens qui passent, retire prestement le bouton de sa veste, la pliant soigneusement « Ma mère m’a toujours dit qu’on devait respecter tout ce qui nous entourait, même ce qui ne vit pas ». Son veston à peine enlevé, qu’il le plie aussi, et regarde ses chaussures. Les délasser tirerait sur sa chemise, ce qui trahirait sa légère humidification sous les aisselles. Ne t’inquiètes pas Amian, on avait déjà vu ! Un sourire enjôleur et il enlève sa chemise, dévoilant un torse peu pileux. Dans la nudité, malgré le fait qu’il possède toujours une musculature développée sur un corps massif, il subit quand même la fragilité de l’enfant. On le sens serrer ses coudes contre ses hanches, se cachant, se protégeant inconsciemment, d’un ennemi aussi invisible et volatil qu’un regard. Chaussures retirées, et le pantalon qui suit, il oppose une légère résistance pour le dernier rempart, de ses yeux bruns nous fixant. Il finit par abdiquer et se retrouve face à nous, et aux membres passant, nu, quasiment frêle.
Comment le décrire ? Brun aux cheveux courts, torse musclé, et très tatoué, il a quelques lignes écrites sur l’intérieur de ses bras, et plusieurs paragraphes, des couplets semblent-ils, apparaissent sur son dos, ainsi qu’un blason, entre les deux omoplates. Ses jambes dénotent d’un joggeur coutumier, cuisse surdéveloppés, épaississant une silhouette n’en ayant pas besoin.
Pas de traîtrise d’un beau parleur des bureaux, dans l’inconscient, il expose le corps d’un actif militant, mais est assez loin de l’idéaliste poète dont certains l’affublent, toujours plus prêt du soldat que du politique quand il enlève son costume.
Le tatouage de son avant-bras droit retiens notre attention. Il part du cou, représentant une chaîne, et s’élance de part et d’autres de l’épaule, pour aboutir après le coude, en un pendentif représentant une croix Huguenote. Noire , les quatre fleurs de Lys claire à l’intérieur, et la colombe dont le bec semble désigner la paume de la main.

Tu n’as jamais caché ta foi, pourtant les jeunes d’aujourd’hui s’en éloignent un peu ?
C’est une différence qu’il est difficile de renier. Être pratiquant a toujours été l’un des fondements qui m’a été enseigné. Je crois donc je suis. Mais, je suis très libre vis-à-vis de ça, et je ne me reconnais pas dans les propos des intégristes, y compris s’ils sont protestants. Je vis la religion comme un livre. On m’a fait le lire, mais j’en sort l’histoire que je veux. C’est très métaphorique vous savez, le paradis, l’enfer, pour moi ça n’existe pas, tout comme pour les Protestants en règle générale bien entendu, cela représente juste un jugement de nous, notre propre dieu, ou notre propre enfer, sur nous-même. Mon paradis sera si j’ai fait plus de bien que de mal en partant d’ici. Cependant, je ne juge personne de par sa religion, dans un sens comme dans l’autre.

Déjà changé, il prend les bâtons de combats, on connait mieux un homme en faisant du sport avec lui pendant une heure, qu’en discutant avec pendant une vie. Et on découvre ici une grande âme. Motivé, quand il assène un coup, il reprend sa garde, laissant un regard discret pour voir s’il n’a pas fait trop mal. Quand il subit, il serre les dents, ne dit rien et se relève rapidement. Vaillamment, bien qu’inférieur dans l’entrainement il tiendra pendant dix-huit minutes, avant que nous l’obligions à cesser le combat, car, en sang, nous avons peur pour son intégrité. Il faudra que nous lâchions nos armes pour qu’il lâche les sienne, visiblement honteux. Il s’excuse à plusieurs reprise d’un coup qu’il m’a donné, légèrement hors règle, il ne l’a visiblement pas fait exprès, et a expié sa faute en ne donnant plus de coups pendant quelques phases, se contentant de parer.
Là aussi, le test est passé avec brio. On sent de l’humilité, mais une motivation et des convictions plus que sincère dans ce corps bleui par les chocs, et dans les effluves d’une sueur salée mais pas sans effet visible, sur notre collaboratrice filmant la scène.

La dernière étape, sous la douche est assez amusante. Il est tôt ce matin, et l’eau est fraîche, constatant un peu de condensation formant de la buée sur la vitre face à lui, il dessine un C hésitant, suivi d’un A… Et compose ainsi le nom de Carla. Son amie de toujours. Alors que nous lui faisons remarquer qu’il est cocasse de parler d’une demoiselle quand on est nu sous la douche, le corps lacéré, ses yeux partent dans le vague.
Il nous raconte comment il l’a rencontrée, au hasard d’une sortie avec son école, alcoolisée. Seul Caucasien de la bande, il se voit confier le défi de séduire celle qui semble inaccessible, assise seule au comptoir. Timide de nature, il accepte cependant le défi, considérant la proie, plutôt dénudée, maquillée, et visiblement ouvertes aux rencontres atteignable. Il ouvre donc sa chemise, dévoile un corps déjà marqué par l’effort, et lui fait offrir un verre, avant de la rejoindre. C’est alors qu’elle le voit, il sourit, elle aussi. Il pense que c’est fait , et elle lui envoie le verre au visage, provoquant l’hilarité de ses collègues , le dévisageant avec mépris, elle l’enjoint à partir immédiatement, et à ne pas lui manquer de respect encore une fois, sous peine de vexations supplémentaires. Le coup est porté, d’estoc et en plein cœur. Amian s’écroule. Il a rencontré , il l’a rencontrée. C’est après la soirée qu’il trouvera le courage d’aller lui reparler, dévoilant son personnage, ses excuses, ses surprises en constatant comme elle était différente, se méprisant de l’avoir jugée sur son physique, se méprisant de s’être prit pour ce qu’il n’était pas.. S’excusant d’avoir donné la priorité au physique sur son propre être. Carla n’y répondra pas.

C’est deux jours plus tard, aux hasards d’une rencontre dans une boutique qu’elle le verra, et lui offrira un verre, pour qu’il puisse se venger et le lui envoyer dessus. Il aura l’excellente réaction, de le faire, marquant par cette humidité le sceau d’une nouvelle amitié . L’alcool remplaçant ici le sang. La sanction d’un diplôme obtenu après un cursus quasiment standard d’étude militaires, il l’a rejoindra, et ensemble ils enchaîneront les travaux. C’est elle qui lui indiquera que sa destinée était de se servir de sa voix comme une arme. C’est elle qui lui apprendra à sentir la profondeur d’un être, peut être inconsciemment. C’est aussi elle qui fera de lui AAE en l’invitant à cette soirée à la Taverne de Suna, en mentant à son patron sur le troisième intervenant, inexistant en fait. C’était le jour de la naissance d’Amian Ae Saster.
Il explique, qu’elle est la seule a avoir accepté sans sourciller sa capacité étrange à répondre aux pensées des gens avant qu’ils ne posent la question, ce qui le gène souvent, la seule à avoir su fermer les yeux quant à ses erreurs, ses conquêtes amoureuses et autre.
Il raconte comment quand elle le ramène chez lui – il s’est vu retiré sa licence de conduite et est en train de la repasser – il éprouve de la crainte en voyant son véhicule s’éloigner le soir, et comment il aimerait qu’on ne mette pas ça dans cette interview, fierté obligé. Mais honnêteté oblige, nous trahissons notre promesse, en pensant que nous serons excusés quand Amian apprendra que nous avons diffusés sa demande pour un meeting politique dans nos réseaux, et que nous avons déjà eu quelques échos.

C’était Shiru pour Nouvel Avenir.
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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Dim 16 Jan - 14:32

[HRP]Intervention de l'administration (Hegemony Department of Technical Issues - HDRI ): Il semblerait qu'une contamination virale se soit déclarée dans la zone, et plusieurs dizaines de cas d'infection ont étés repérés dans les zones environnantes. Les services sanitaires sont alertés, et des dizaines de camions pleins à craquer de matériel médical vont arriver très bientôt.

Plus sérieusement, ce topic a in problème. Alexandre Orlov et moi-même sommes dans l'impossibilité d'afficher sa page sous firefox, et j'ai du utiliser IE pour la charger, et ensuite lui donner l'URL de la page de réponse (vous voyez le montage...) où l'ont peut lire les derniers messages.

Y a-t-il le moindre codage ou autre ici qui ait été susceptible de causer cela?[HRP]

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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Mer 19 Jan - 21:30

La mise à nu d’Amian provoque de nombreuses réactions. Certains y voient une exceptionnelle preuve d’humanité et d’honnêteté donnant du crédit au personnage. Le succès est important au sein des personnes jeunes, adolescents et jeunes adultes. Amian reçut d’ailleurs à titre privé une demi douzaine de propositions de réalisateurs d’holofilm exhibitionnistes et plus si affinités.

D’autres en revanche sont choqués par la séance d’exhibitionnisme à laquelle s’est livré Amian, certains soulignent l’ineptie des propos tenus sans pour autant s’avancer.

Admiration, intérêt, rejet ou dégout, Amian est parvenu à franchir une étape de plus et à susciter un minimum d’intérêt, maintenant son existence sur la scène médiatique après sa vidéo.

Quelques offres de meeting politiques tombèrent.

Un propriétaire de restaurant disposant d’une salle relativement grande dans laquelle il avait l’habitude de faire fêter de grandes occasions (promotions universitaires, mariages...) proposa la locations à prix modique de son endroit, il envisageait la gratuité (pour Amian) et des réductions (pour les clients) si il était prévu que les gens consomment sur place. Le restaurant se situait en revanche à New-Seoul, dans un quartier étudiant, l’on pouvait aisément réunir quatre cent personnes et être à l’aise.

Une amicale de sport quant à elle proposa un local gratuit capable d’accueillir six cent personnes dans la banlieue Est de New Tokyo (classe moyenne besogneuse).

Une boite de nuit de New Tokyo, le “Dark Sun” proposa ses services avec une soirée à l’issue du meeting, boissons à prix réduit, il y avait assez de place pour accueillir 2000 personnes.

Une école privée proposa la location de sa salle des fêtes, capable d’accueillir environs 1500 personnes. Aucunes festivités n’étaient prévues.

Plusieurs propositions semblables dans la même veine arrivèrent proposant entre 500 et 2500 places pour les plus grandes. Certaines ne prévoyaient pas de festivités adjacentes destinées à rentabiliser l’événement, d’autres oui.

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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Dim 23 Jan - 1:05

Le collectif avait préféré finalement répondre favorablement à l’invitation du restaurateur de la Nouvelle Séoul. Le bénéfice serait évident, on n’aurait pas de mal à remplir la salle, ce qui éviterait de donner mauvaise impression, mais on pourrait aussi accéder à un public nouveau, jeune et rarement disponible aux horaires et dans les lieux où évoluaient les compères. Quelques résidents locaux ne manqueraient d’ailleurs pas de venir, et dans ces bourgs sympathique qui entourent toujours les universités, les informations circulaient vites.

Suna après d’âpres négociation était parvenu de haut lutte à convaincre la NTCom, avant de diffuser sa publicité, de mettre à disposition gracieusement des écrans et des moyens de diffusion, ainsi que les ordinateurs portables et autres équipements multimédias. L’entreprise y gagnait en exposant ses matériels et en faisant passer un message d’ouverture aux gens, surtout en présence d’ étudiants grands consommateurs de lap top qui ne manqueraient pas d’être inspirés par les performances plaisantes des appareils et le fait que des professionnels les utilisent.
Malheureusement, Amian avait attrapé un grave virus, et, malgré le fait qu’il avait ouvert la conférence et expliqué les fondements de sa position, la place selon lui que devait avoir les étudiants et les écoles, il s’était retiré après s’être platement excusé, et avait laissé la place à Carla, les amis pensaient qu’étant la plus jeune, et présentant comme une étudiante elle gagnerait facilement l’attention des spectateurs. Et peut-être aurait-elle droit à un peu plus de patience du fait de son ton naturel.
Le jeune caucasien avait été accompagné dehors par un membre des services de secours présent, et ausculté dans leur véhicule. Rassuré, il n’avait qu’une grosse fièvre, il était resté dans la salle, veillant sur son amie, et observant attentivement les diverses réactions. C’était aisé pour lui assis discrètement dans le fond et à proximité immédiate d’un médecin.

La jeune brune n’avait pas eu de mal à capter l’audience, et avait rapidement semé un début de polémique en remettant en cause la position des écoles privées, qui excluaient selon elle une partie des étudiants capables en exigeant des tarifs absolument infondés, et sans commune mesure avec le service rendu. La vague s’était apaisée quand Carla avait précisé que ça ne remettait pas en cause la qualité des présents, mais simplement l’éthique, et que ça gâchait un potentiel certain, qu’on ne manquerait pas de retrouver à la case chômage.
Elle indiqua par la suite, voyant de nombreux jeunes braquer sur elle leur téléphone mobile, que la conférence était filmée et qu’elle serait diffusée rapidement après montage à travers le compte AAE sur l’Holonet. Les utilisateurs pouvaient donc se consacrer pleinement au débat plutôt que de se concentrer sur leurs appareils multimédias et l’image à cadrer. Des questions fusèrent immédiatement, notamment pour savoir si elle était d’accord sur tout avec Amian, sa porte-parole, ou un autre membre sans le même fond idéologique que le jeune homme. Elle répondit qu’elle avait quelques désaccords, mais que globalement on pourrait la considérer comme du même avis que l’ex soldat.

D’ailleurs, le jeune homme discutait au fond avec son voisin, qui lui souhaitait savoir si ça ne le gênait pas de laisser sa place à une personne inexpérimentée. Il répondit par la négative, développant en expliquant que son amie était tout à fait apte et qu’elle honorerait sa responsabilité. A sa droite présent un responsable de NTCom envoyait mail sur mail, et ne semblait pas lever un œil, ou accorder la moindre audience à son entourage. Quand on lui demanda pourquoi, il expliqua que certaines personnes voulaient être informées minutes par minute de ce qu’il se passait, et qu’au contraire il ne ratait pas une miette de la scène. Il ne cacha d’ailleurs pas sa déception de voir Amian absent du centre des attentions, et expliqua, à sa façon, qu’il faudrait que le public voit un peu plus son visage et entende plus souvent ses opinions. Hu et le protestant ne répondirent pas, mais restèrent songeurs, échangeant quelques regards équivoques, enfin cette discussion sourde cessa quand le soldat mit sous tension son ordinateur portable et sembla consulter certains sites.
Assis non loin de là, le détenteur du restaurant qui avait convenu avec Suna – grand négociateur d’un jour- d’offrir la location de la pièce et son utilisation, à condition que 100% des recettes liées aux consommations lui reviennent, faisait un premier bilan, en recevant les rapports de ces divers employés immédiatement sur un agenda électronique, offert en guise de remerciement par l’entreprise de communication. Apparemment agréablement surpris, il offrit une tournée, et le jeune Orateur sauta sur l’occasion. Attablé durant une sorte d’entre acte, il prit place derrière la chaire, et tapota sur le micro pour fixer l’audience. Il demanda aux gens présents leur avis sur Carla, et leurs intentions dans l’année. Les premiers examens arrivaient et c’était ce qui occupait le plus les étudiants, mais il s’aperçut que certains réfléchissaient aussi à comment lier révision et travail, car école privée signifiait bien souvent, petit boulot pour les élèves et autres ruses pour survivre. Il accepta ce propos, et déclara l’air de rienque l’Université n’avait pas voulu qu’il soit diffusé sur sa chaîne interne, à disposition des étudiants, ne souhaitant probablement pas qu’on remette en cause des statuts dont elle profitait énormément, pas forcément d’ailleurs au plus grand bénéfice de ses adhérents. Certains membre de syndicats étudiants présents opinèrent sans grande démonstration, et notèrent parfois quelques mots.
Toutefois une partie des élèves répliqua que payer moins se traduirait par une diminution des moyens pour tous les étudiants de l’université et que les frais d’inscriptions se justifiaient, mais d’autres les contredirent en leur rappelant qu’en négociant mieux le prix des ressources naturelles d’Aunadar, et en dépensant moins vis-à-vis de la défense contre Vands, il ne serait pas difficile de rendre plus accessible les universités tout en gardant cette excellence. Cela fit plaisir au fils du Bavannois, qui défendait cette exacte position et se rendit compte qu’il était en terrain relativement conquit.
Une quinte de toux terrible le secoua soudain, il vit dans sa main son horreur, quelques gouttes de sang perlaient inertes mais tellement présentes et préoccupantes. Personne ne s’en était rendu compte, il s’était rapidement essuyé et ressaisit, sauf Carla qui était revenue discrètement et pensive et par hasard dans le dos d’Amian. Un long regard très chargé en mots, et en pensée les lia pendant une minute qui sembla une vie, et il s’exila après excuses vers le médecin qui l’accompagna dehors trahit par un craquement de sa chaise.

Un détail que tous ignoraient, était qu’une caméra avait saisi ça, celle de Hu en fait, qui fit l’erreur d’en parler à l’encadrant de la NT-Com, qui sans lancer la moindre réaction qui aurait pu traduire la compréhension de ce qu’on lui avait dit écrivit un mail immédiat, la réponse fut très rapide, instantanée, on aurait pu croire que quelqu’un attendait ces informations. Les idées fleurissaient, et on fut surpris très peu de temps après d’apprendre qu’Amian était en train d’être empoisonné par certaines personnes, probablement à cause de sa position novatrice, et qu’il fallait immédiatement faire cesser ça. ..

Là n’était pourtant pas la vérité, il subissait une maladie des bronches graves mais bénignes, les vibrations du complot étaient toujours plus porteuses que celles de la vérité et ce théorème se vérifia une fois encore.. Celui-ci fit son chemin dans tous les milieux de l’internet. Bien plus que les propositions d’Amian quant à l’université, son envie de discuter plus avec les détenteurs du pouvoir scolaire, mais aussi d’imposer des quotas d’élèves ayant le niveau bien qu’étant trop pauvres pour pouvoir payer les frais d’entrée qui ne touchèrent que les étudiants et les personnes immédiatement concernées.

Le groupe fut au courant dans l’antigrav de retour, ce fut Hu qui déclencha l’alerte, et avoua peu de temps après que la fuite venait de lui. Néanmoins on avait déjà convenu avec le tenancier du restaurant de reconduire deux meeting, plus un en option ; et l’on ne pouvait pas se défiler. Il fut question d’envoyer un message à l’université pour proposer la mise à disposition gratuite d’images, afin d’illustrer un potentiel reportage traitant de ce qu’il s’était passé dans ce restaurant.

Il était évident que l’université était consciente qu’en parlant du personnage, elle devenait plus difficile à accuser de censure, mais aussi qu’une partie non négligeable des étudiants seraient intéressées par les avis d’Amian, mais aussi par les images du sang sur sa main. Les jeunes sont souvent les premiers à croire aux théories nouvelles.

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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Sam 29 Jan - 1:25



HJ : Tu as un MP aussi.


Amian fit salle comble, tant parce qu’il commençait a être écouté que parce que beaucoup au sein du campus cherchait à se changer les idées. La réaction des étudiants fut contrastée, cela se vit dans les discussions qui suivirent les remarques d’Amian. Certains avaient de la famille à Cheongju qui et digéraient très mal l’idée de renoncer à une politique de défense forte, de plus l’on touchait à l’un des fondamentaux d’Aunadar et les souvenirs de la guerre de Kimberley étaient encore vifs.

Des objections se firent également entendre à l’encontre des critiques du système universitaire. Certes les étudiants, plutôt que de travailler sur le côté, étaient endettés sur quatre à neuf ans, mais cela, de l’avis des futurs endettés, représentait un investissement et non un asservissement. Enfin il était question de niveau général et de la vieille peur de voir le niveau de l’enseignement baisser suite à un élargissement du nombre d’étudiants, ce dernier amenant des logiques différentes dont celle d’un enseignement de masse. Quant au service rendu, il était avéré que les universités d’Aunadar faisaient partie des meilleures du secteur Centuri (en concurrence directe avec Arkilia et Kryptonn en terme de qualité) et du pacte de Jadis (Opale et l’université Jagellone en Union étaient devant mais les moyens consacrés étaient tout simplement d’une échelle différente, colossale).

Globalement l’argument sur les dépenses militaires plombait tout le discours auprès d’une forte minorité et d’une majorité plutôt molle sur la question, même les jeunes favorables à une baisse des dépenses militaires contre Vands n’arrivaient pas à penser une Aunadar sans l’armée telle qu’elle existait actuellement.


En revanche pour ce qui concernait la taxation du Glutersteam, Amian était en terrain bien conquit, des membres d’écoles de commerce firent cependant remarquer qu’un accroissement des coûts pour les exportateurs étrangers, notamment dans d’autres ressources naturelles stratégiques à Aunadar seraient forcés d’augmenter leurs prix, et pas seulement par rétorsion, mais parce que les coûts d’acheminement s'accroîtraient. Enfin une telle politique consisterait à se reposer sur une ressource unique, ce qui était dangereux et risquait de t’étouffer l’économie d’Aunadar si jamais une puissance coloniale étrangère découvrait du Glutersteam en espace profond. L'on rétorqua qu'une industrie forte représentait déjà une alternative, tout comme une relation différente avec le reste du pacte de Jadis et plus d'ouverture au reste de l'univers pouvait l'être.

La rumeur relative à l’empoisonnement d’Amian “parcourut” Aunadar assez rapidement. La nouvelle assume une certaine crédibilité à Amian au niveau de son discours, pas forcément auprès du bon public cependant. La rumeur, validée, invalidée, fait son chemin, toutes les versions sont diffusées et rediffusées, et l’on parle même d’un complot des services secrets jadéens.

Les autorités académiques indiquèrent qu’il existait plusieurs journaux étudiants disposant de moyens d’accès à l’holonet, ceux-ci pouvaient publier ce qu’ils jugeaient bons dans le respect de la loi.

NT-Com, quant à elle, diffusa une publicité décontractée dans laquelle apparaissait Amian, l’entreprise n’avait pas exploité les images du sang, les gardant pour plus tard peut-être. Combinant l’effet avec une réduction, l'entreprise fit des ventes record et décrocha en plus de nombreux abonnements à ses quotidiens affiliés.

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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Dim 6 Fév - 19:53

La population éduquée des universités n’était pas la plus encline à voir l’armée affaiblie, ou plutôt, ramenée à sa place plus rationnelle dans une démocratie ; ça avait été une erreur d’Amian de les mettre face à ce fait, la première fausse note de son parcours.
Il avait cependant remarqué une grande faille, car si on voyait l’armée comme nécessaire, on ne la considérait que comme un bouclier utile, et pas comme un acteur autonome de la société. Les soldats étaient donc plus ou moins méprisés dans ces milieux estudiantins, c’était un fait qui le servirait plus tard, il le savait.

Dans une petite salle où il se préparait, répétant les principaux axes de son discours aujourd’hui, ses seules notes en fait, qu’il n’avait nulle part écrit ailleurs que dans son cerveau. Il sentait un peu le stress monter, pour la première fois. Il devait acquérir ce public, envers et contre tout.
Un dur mal de gorge lui donnait une voie lourde, presque inaudible pour certaines syllabes, sa maladie ne l’avait pas raté à vraie dire, et il devait faire des efforts pour qu’on puisse le comprendre. Néanmoins, les systèmes de la NTCom étaient performants et ne lui imposaient pas des efforts et des douleurs, bien au contraire, en augmentant la sensibilité il pouvait se contenter quasiment de chuchoter.
Devant une salle encore plus comble que la première fois, il perçut certains visages connus. Probablement les représentants de divers petits médias locaux voulant faire une critique précise, ou des gens qui étaient intéressés par l’orateur. Enfin, ceci était une extrême minorité, remarquée par un individu n’ayant aucune difficulté à se rappeler des visages qui composaient sa vie, même lors d’un simple instant.

Sans même douter, il alluma les premières mèches en parlant du prix des frais d’inscription, il fit rapidement taire la contestation quand il demanda si quelqu’un avait comme argument que les gens sans moyens étaient moins intelligents que les privilégiés de naissance. Comme il s’en doutait, personne ne s’y aventura. Il rassura tout le monde en répétant encore qu’il y aurait des concours et qu’en aucun cas on accorderait une place à quelqu’un qui ne la méritait pas. L’idée était simplement d’ouvrir à des étudiants actuellement ratés par un système trop élitiste.
Il expliqua aussi, qu’il n’hésiterait pas à ouvrir les examens qu’il appelait « de nouvelle génération » plus complexe, et incluant des enquêtes sur la valeur intrinsèque des individus, et pas uniquement de leurs résultats scolaire à tous les étudiants.
Ceux qui réussiraient seraient dès lors conservés, et aidés financièrement, ainsi que suivi individuellement. Le but était d’identifier les personnes saines, et de les séparer des individus non brillant mais simplement très discipliné et travailleurs. Identifier les leaders de demain, et les individus qui construiraient Aunadar.

Ceux qui échoueraient aux tests individuels de nouvelle génération uniquement pour des raisons de culture limitée, et qui réussiraient les épreuves habituelles seraient pris mais pas accompagnés, et aidés financièrement uniquement en cas de nécessité et pour partie des dépenses. On rassurerait ainsi les élites actuelles, qui pourraient continuer à envoyer leurs enfants très privilégiés depuis leur naissance, mais n’ayant aucune créativité ou personnalité propre. Amian, malgré diverses légères objections demeura intraitable sur ce point, il était ancré dans sa culture et ses valeurs qu’on devait permettre à tous de rejoindre les meilleures universités. C’était là l’intérêt collectif de la nation.

Utilisant une stratégie de communication très usitée, il profita d’un temps mort dans l’échange autour duquel il établissait absolument toutes ses rencontres avec le public, en le prenant à contrepieds, prenant ainsi l’initiative, il forçait les gens à l’écouter, et à le suivre au moins au début, le temps de comprendre ce qu’il défendait à cet instant.

-Le Glutersteam mes amis, devrait être un des piliers de notre économie, avec des taxes plus avantageuses pour nous, prenant en compte qu’aujourd’hui nous en sommes quasiment les seuls détenteurs. Il n’est pas à l’ordre du jour de trouver de nouveaux gisements, et même si c’était fait, leur distance, et le temps de créer une exploitation rentable et inférieure en coût à la nôtre, nous aurions le temps de nous retourner…
Mais comme je vous le disais, ça ne devrait être qu’une seule de nos politiques. Nous devons à tout prix développer nos élites industrielles, soutenir nos grands groupes, et leur fournir des cadres. Aujourd’hui l’état se borne à protéger les grands groupes, mais ne développe pas pour eux de stratégie à l’export. Pourtant, il y a des marchés pour certaines de nos firmes à l’étranger, et avec un réel soutien politique, nous pourrions gagner une part de ces dits marchés.
L’autre axe de notre économie, pourrait être celui de la licence, mettant à disponibilité de l’EKA et du PdJ diverses technologies et productions de l’autre, à condition qu’il l’achète chez nous. Ca permettrait enfin à des individus dans les deux camps d’obtenir ce qui leur manque, et dans certains cas de cesser avec des peines inutiles. Je n’oublie pas de signaler que nous y gagnerions financièrement mais surtout dans le poids politique de notre état. Car aujourd’hui, et c’est bien là que j’établis le principal pilier de ma politique, nous sommes bien trop insignifiant, en dépit de nos valeurs, de nos acquis, dans l’univers. Nos actuels dirigeants se contentent du statut quo, on ne crée de problèmes à personne, on vend notre sauce, et on se fait oublier. Je ne suis pas d’accords. Nous devons vendre, nous devons apprendre, nous devons acheter oui. Mais nous devons influencer
L’habituel nationalisme léger enseigné à tous les Aunadariotes ne pouvait en aucun cas s’opposer à cet argument, et la fibre patriotique était assez facile à utiliser dans cet état ; à part que cette fois on n’exigeait pas un sacrifice physique ou spirituel de la population, mais uniquement son assentiment.


Il s’était ainsi assuré le soutien du public, avant d’aborder le dernier axe de son discours, sous quelques images d’un défilé militaire connu, il développa des légendes, tel régiment, tel bataillon, connu pour tel exploit ; puis il prit la parole, assombrissant par un effet d’optique, l’écran avec son corps.

-J’aime à dire, que les soldats ne sont pas uniquement un dernier argument, mais aussi l’un des principaux. C’est en voyant l’Armée d’un pays qu’on peut le juger. Mais ce n’est pas au nombre de canon, au nombre de soldats, ou à la rigidité de leur déplacement qu’on juge la grandeur d’un pays. Non, c’est à la valeur de ceux qui le défendent. Car si la personne qui défends son pays est quelqu’un d’impartial, quelqu’un de droit et qui a une réelle culture, alors on peut considérer objectivement, que défendre – comme lui – son pays est une bonne chose. Si à l’inverse, c’est un écervelé uniquement bon à suivre les ordres, sans les comprendre et les développer, on peut considérer que le pays doit avoir quelques défauts pour être obligé d’endoctriner ses propres défenseurs.
Aujourd’hui, que voit le visiteur ? Une armée moderne, tournée uniquement contre Vands. Nos ennemis ne sont-ils intemporels et qu’à Vands ? Je vous le demande ? A l’évidence non. Notre adversaire peut être la toute-puissance ingérence, une race non humaine voir un état que nous ne soupçonnons pas. Pourtant notre armée est Binaire, uniquement développée autour de la destruction de nos voisins, et pas vraiment autour de l’éventail de problème que peut avoir notre état. En gros, au lieu d’avoir une défense brillante, nous entretenons une attaque anti Vands potentielle. Si aujourd’hui un tiers nous attaque, nous serions en très mauvaise posture. Il faut réformer.


Et Amian de dévoiler ses plans, abandon des bases de casernement fixe, pour regroupement dans diverses grandes bases prépositionnées dans tout le pays. Développement primordial de nouvelles armes très lourde, capable de régler rapidement un conflit régional, et de détruire des vaisseaux de grande taille. En fait, le développement d’une Armée sans grand effectif, mais suréquipée, comme une puissance interplanétaire. Cela coutait cher, mais contrairement à ce que pensaient la plupart des gens, l’intelligence des industriels d’Aunadar, et la richesse de l’état permettait de développer des armes toutes puissantes sans réelle difficulté, apte à rendre plus crédible l’état vis-à-vis des autres, et une réduction de la masse salariale, et des locaux de l’armée permettrait même de diminuer le budget en la renforçant. Mais les tenant et aboutissant étaient trop complexes pour être développés ici... Et le public semblait à chaque mot plus acquis.
Le détenteur du Restaurant pria Amian d’accepter de confirmer l’option et même de rajouter de nouvelles dates à son agenda local. Mais celui-ci n’accepta pas. Il honorerait la dernière entrevue, mais ne poursuivrait pas ici. Il cherchait en fait d’autres offres dans d’autres milieux et dans d’autres villes.

C’était cependant une belle affaire que ce premier avait fait, de nombreux clients et, choses inattendues, des propositions de location. Certaines personnes s’étaient rendues compte des potentiels d’un local à proximité des milieux estudiantins mais indépendants de l’université, et de l’attrait présenté vis-à-vis des familles standards.

Au retour le jeune Caucasien ne parlait pas. Assis, il se laissait bercer par les mouvements réguliers de l’antigrav’ et tâtait du pouce son tatouage sur l’avant-bras droit. Il pensait probablement aux arguments qu’il défendait, et aux jugements que les gens ne manqueraient pas de faire sur lui. La lumière glissait sur ses yeux. Clara,à sa droite, contre l’autre bordure du véhicule le regardait. Discrètement elle commença à griffonner une esquisse le représentant dans cette situation. Sous ses frêles traits gris colorant la surface blanche d’une feuille, elle donnait âme à un personnage. Ses traits étaient volontairement plus anguleux, plus âgés, fatigués, et volontaires, ses yeux n’avaient plus de couleurs définies, mais un regard perçant. Elle dessinait à vraie dire comme elle ressentait, et non comme elle voyait. Le véhicule s’arrêta enfin, face à un hôtel situé légèrement en dehors de la cité, un cadre légèrement bucolique et romantique, qui faisait presque oublier la proximité d’une mégapole à proximité. C’était Suna qui l’avait choisi. Il avait expliqué que jeune il vivait dans un pavillon entouré d’un contexte semblable, et il voulait donner cette expérience aux plus jeunes, qui n’avaient toujours vécus qu’entre des tours de béton.

D’après la stratégie établie par les divers membres du groupe, il fallait maintenant trouver des contacts industriels, et donc de fait, assurer des rencontres avec des gens de ce milieu, et s’ouvrir de fait des horizons. On commençait donc les recherches de la sorte, on établissait déjà les premières argumentations, les axes à étudier, à réformer.
Carla avait à la main sa console de jeu portable, allongée sur son lit, genoux levés, elle avait l’air totalement absorbée dans son jeu alors qu’Amian et Hu discutaient près d’elle, alors que le premier proposait l’idée d’établir un logo, et une association privée pour le mouvement, elle laissa tomber sur son front l’appareil, provoquant les rires des deux hommes. Se frottant le visage endolori de la main, elle expliqua qu’il n’était à son sens pas prioritaire de créer cette association, mais qu’on devrait plutôt en toute priorité s’assurer des amitiés dans tous les milieux. Ce à quoi l’on objecta qu’il serait plus facile de s’ouvrir aux demandes en ayant une structure définie et clairement accessible. On ne trouva finalement pas de solutions précises, et on se promit d’y revenir plus tard. En lisant le journal du jour Amian apprit, choqué qu’un jeune homme avait trouvé la mort la veille. Les circonstances n’étaient pas définies, mais on pensait que c’était un règlement de compte, la photo saisissante était douloureuse, un individu qui ne connaissait pas la victime, maintenait sa tête, son visage collé au sien, pleurant visiblement, tenant en ses bras un corps qui ne bougerait plus jamais. Du sang perlait au sol.

Aunadar ne sentait pas l’insécurité, mais tant qu’il serait possible de voir des gens mourir comme ça, Amian était persuadé qu’il avait un message à passer, un travail à effectuer. Cet individu était peut être brillant, mais repoussé de l’élite universitaire car ne pouvant pas payer les frais d’inscriptions. Combien de personnes, aptes à refuser les pauvres méritant, verraient et comprendrait la détresse de cette photo ?

Et par extension, il y avait probablement des emplois à créer à Aunadar, et le pôle de communication commerciale et autre EKA-PdJ serait probablement, s’il parvenait à le créer, créateur de richesse et d’occupation pour des populations diverses et méritantes. Il était de ceux qui pensaient que la communication et l’éducation prévalait sur la répression et la réaction. Il se demandait ce qui lui faudrait pour mener ce projet à terme. Il n’avait pas besoin d’être chef d’état, bien loin de là, mais il devait être un représentant crédible d’Aunadar pour être écouté à l’étranger. Ce qui était bien loin d’être le cas. A l’évidence il fallait qu’il approfondisse sa position, il pensa à se faire connaître à l’étranger, EKA ou Vands, mais il ne savait pas s’il était déjà assez grand pour. Un peu terre à terre, en regardant le soleil couchant, il se remémora qu’en priorité il devait acquérir de solide soutien dans sa patrie, et que les industriels ne pouvaient pas être reniés.

Hu, considérait qu’on devrait passer aux actions actives, joindre des mouvements, agir en quelque sortes. Mais c’était inutile tant qu’infaisable, que pouvait-on faire ? Rien. Le gouvernement n’avait aucun tort matériel, et c’était dans les idées qu’était la seule ouverture. Une action caritative avait été défendue un temps. Mais là aussi, où était l’intérêt ? Il fallait des moyens énormes, en termes de bras, pour un résultat au mieux négligeable et à trop long terme. Non décidément, il fallait surtout être connu et reconnu pour Amian, et il fallait les idées pour parvenir à l’être.
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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Mar 15 Fév - 0:46

L’intervention d’Amian fut rapportée dans un petit hebdomadaire de New-Seoul, l’Aunadar Sun, et par les journaux estudiantins, assurant au jeune caucasien une certaine renommée locale, essentiellement auprès des plus jeunes, lecteurs de la presse en question.

L’histoire des frais d’inscriptions provoqua de nombreux remous et les examens supplémentaires aussi. Les arguments étaient somme toute assez classiques. Les pro reprenaient presque mot pour mot la position d’Amian. Les contra eux, parlaient d’une administration lourde, d’une baisse de niveau général scolaire et du fait qu’un système de bourses publiques et privées existait déjà et qu’il démontrait son efficacité, intégrant les élèves et étudiants directement dans le monde de l’entreprise, notamment dans le cas des bourses privées constituant généralement en des emprunts (à faible taux, contractés auprès de banques ou de grandes entreprises), garantissant un emploi bien que de telles formules puissent être critiquables par certains étant donné qu’elles limitaient les premières perspectives d’emploi.

Les arguments défense portaient relativement bien, plusieurs objectèrent en revanche que l’armée d’Aunadar faisait déjà partie des mieux équipées de l’univers et que la politique projetée représenterait selon eux un accroissement des coûts en vérité (un tel budget de recherche et d'équipement ne serait pas compensé par une politique de réorganisation des bases), et qu’une telle attitude impliquerait une concurrence plus féroce pour Aunadar, notamment un risque de course à la technologie et aux armements. Les risques, à la hauteur des ambitions, pourraient très bien être plus grands. Il n’y avait cependant pas beaucoup de positions contre à l’exception du fait que Vands représentait toujours une menace. Enfin le développement de telles armes pousserait Vands et Bavanne à suivre ce qui mènerait à un jeu à somme nulle sans gain véritable pour Aunadar, en plus de susciter la méfiance certains voisins selon plusieurs personnes présentent dans l'assemblée.

En matière commerciale l’on était plutôt bien accueilli, les jeunes universitaires visiblement en voulaient, l’on pouvait observer ça un peu partout dans le secteur Centuri et dans certaines zones d’autres grands secteurs de l’univers. Une attitude plus volontaire d’un point de vue politique et économique était soutenue par les étudiants, qui formaient malgré tout une classe assez aisée de la population. Les positions étaient parfois très contradictoire. Des proactifs en matière commerciale et économiques étaient nombreux à être timorés sur les questions militaires, parfois à ne rien y connaître du tout.

Suna pensait qu’il fallait axer le communication sur des classes d’indépendants et de PME, qu’il s’agit là des gens les plus susceptibles d’être intéressés par le discours d’Amian, ceux qui désirent voir leur travail quotidien davantage reconnu par la société et qui désiraient surtout grandir en taille, ce que les idées politiques d’Amian pouvaient permettre, les grandes entreprises devraient venir ensuite bien que NT-Com puisse aider pour peu que Amian représente un marché et des perspectives de développement futures. Suna pensait cependant qu’à trop dépendre d’un seul, l’on finissait asservit, irrémédiablement. Tapa quant à lui était sans grande opinion et se déclara incompétent sur la question mais que globalement, il suivait Suna. Il se permit de commenter la question du jeune assassiné et déclara qu’il était certain qu’il y avait enquête et qu’en l’état l’information était insuffisante pour dresser un constat. Hu n’était pas d’accord du tout et s’opposa à Suna pour ce qui était de la base politique à conquérir. Le soldat visait surtout le peuple. Enfin il annonça qu’il ne serait pas là pour les dix prochains jours au mois, son unité était en manoeuvres. Carla était retournée à son jeu.

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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Ven 18 Fév - 1:25

Une nouvelle vidéo allait être mise en ligne incessamment sous peu. L’audience du compte « AAE » comptait maintenant plusieurs dizaines de milliers d’abonnés. Dont 20% ne résidaient pas sur Aunadar. En effet, depuis l’inauguration du compte, une grosse quinzaine de clips avaient été diffusés, durant tous plus d’un quart d’heure, ils avaient un contenu aussi divers que riche.
Sur certains on avait des décryptage fait par Amian ou autre de tel fait remuant l’actualité, sur d’autres des billets d’humeurs, et enfin, ceux qui avaient le plus de succès étaient ceux où Amian demandait des avis aux auditeurs, et lançait la polémique dans le système de commentaires interactif.

Les intervenants étaient d’ailleurs divers, les billets de Hu étaient suivis par un public faible, mais constant dans le profil d’âge et de sexe, ceux de Carla, plus généralistes, plus léger, mais aussi plein d’humour et de « décalage » avaient énormément de succès, notamment chez les plus jeunes. Mais désormais, c’était OK-Corral, en effet l’un des habitués du blog avait lancé un topic qu’il appelait « Et maintenant ? ».


Et Maintenant.


L’intitulé était bien trouvé, car il développait la politique d’Amian, ses avis, montrant qu’il les maîtrisait parfaitement. Ce qui était surprenant car l'individu en question n’était pas d’Aunadar, sa localisation précise était d’ailleurs aussi externe à Bavandar, et non déterminée. Erikéanne probablement. Il citait les divers faits d’armes du groupe, ses réussites, comme ses échecs, démontrait les faiblesses comme les points fort des positions avec une précision millimétrique.
Il concluait son Edito sur quelques mots, « Et Maintenant, on se couche ou on s’impose ? ». Plus loin dans le débat, après maints commentaires diffus, il expliquait qu’à son sens, il fallait désormais se mouiller, et tenter sa chance. Ce qui n’était qu’une idée isolée, fut alors un mot d’ordre pour plusieurs centaines d’acteurs du blog. Un courant aurait-on pu dire.
Carla d’ailleurs le suivait, et Amian après les avoir averti individuellement finit par réunir ses quelques amis dans une salle petite boisée mais close de la taverne des « Sabres Déchus ». Autour d’une table, et après quelques blagues d’usage, il l’annonça sans coup férir. Il allait être candidat aux élections législatives. C’était décidé.
Son amie Caucasienne était au courant depuis la veille, et l’avait encouragée, Suna lui, l’avait compris quand Amian lui avait demandé les procédures. Il y eu quelques remous, mais tous acceptèrent l’idée. Sur de ne pas être élus, surtout que légalement, Amian était obligé de postuler à New Tokyo, dans son district. District très disputé par les principaux partis politiques, bien que non compris dans les cinq plus important de la Nation .

L’idée n’était pas de l’emporter, mais de se faire entendre. Si on parvenait à recueillir le soutien financier pour tenir une campagne qui équivalait à cinquante mille Crédits, et un avis favorable d’au moins cinq pour cent de la population du district, soit ici dix milles personnes environ, mais dont uniquement les deux tiers en âge de voter.

Cela ne serait pas facile, mais ce n’était pas improbable, en effet, Suna pouvait se porter garant d’une partie de la somme, mais il fallait diversifier les apports, au moins trois « garants » différents et sans liens entre eux. Pour ce qui était des votes, il faudrait faire une campagne ardue, mais les principaux partis ne s’en préoccupaient guère, et ceux qui battaient le pavé, n’avaient rien contre quoi le comité AAE ne puisse lutter que ce soit dans les arguments ou dans les structures. Si ce n’est quelques soutiens supposés ou affirmés à l’étranger.
Une fois cet obstacle passé, Amian aurait une audience minimale assurée, et strictement équivalente à celle des autres candidats. Encore une fois, les principaux partis n’y faisaient pas attention, ils savaient que quelques phrases chocs dans les deux dernières semaines de l’élection suffiraient à les envoyer au second tour, sans difficulté, comble de mépris. Et le second tour était évidemment synonyme du début des hostilités. Mais l’on ne se projetait pas si loin.

Le buzz serait assuré, on parlerait du mouvement qui aurait donc aux yeux des locaux une vraie existence, une vraie crédibilité. On visait la troisième place. Celle du "con" pour certains, mais celle du tremplin pour les ambitieux. Et on avait un groupe d'ambitieux.

L’ambiance était tendue à ce moment. On était sur le point de valider l’upload de la vidéo. Il suffisait de cliquer sur un bouton, qui attendait, là, aussi creux et vide de conscience, de subjectivité que crucial. Mais personne n’avait osé pour le moment. Comment cela serait-il pris ? L’élection était encore relativement lointaine. N’était-ce pas précipité ? Qui pouvait oser se déclarer candidat du jour au lendemain. Sur les propos d’un obscurs blogueur, probablement lié à une puissance étrangère.


Le silence était aussi lourd qu’invisible, des fumées diffractaient la lumière, flottaient innocemment sans contraites, le doute semblait s’agiter devant les regards de chacun. Regards qui s’ignoraient farouchement. Chaque personne était fortement attirée qui par son verre qu'elle entourait de ses deux mains, qui par ce défaut dans la table, qui par cette honte coupable de la personne qui ne croit pas en son dit ami.

Amian, avachit sur sa chaise, devant un écran, reposait un coude sur la table, l’autre sur un meuble à proximité, et liait ses mains sous son nez. Il écoutait une chanson datant de quelques décennies à travers son casque, qui relatait le besoin du retour des grands hommes. Probablement se sentait-il concerné. Peut-être se disait-il qu’il en était si loin. Soudain il posa sa main droite sur son avant-bras gauche. La referma. Clos ses yeux, murmura quelque chose d'inaudible, et partiellement trahis par un faible crispement de lèvre. Et cliqua sur le bouton.

Audere Est Facere
Oser, c’est faire.

Il le regretta probablement immédiatement. Enfin, personne ne pourra jamais en avoir la réponse, en effet, il sorti immédiatement de la salle, rejoignit la rue, et disparu au coin d'un bâtiment. Il s'était dirigé instinctivement vers la gare, ce lieu de passage l’apaisait, voir des dizaines de gens à la seconde, des sourires de l’entraide, de l’activité, était un traitement psychologique dont il ne pouvait plus se passer.


C’est l’histoire d’une personne qui tombe du haut d’un immeuble, et qui à chaque étage se dit « Pour le moment, tout va bien ».


Au bout de dix minutes, quatre-vingt commentaires étaient postés, et cinq cent personnes avaient visionnés la création. Le rythme était apeurant. Personne n’osa donner les premières réactions, les principaux courants qui se dégageaient. Ne pouvant pas anticiper sa réaction, ils décidèrent d’attendre pour contacter le jeune homme. C’était pourtant malgré tout, intensément positif. Mais Amian, en appuyant sur le bouton, avait pris un réel ascendant psychologique sur tout son entourage. Il était devenu le leader qu’il n’était pas en parlant, qu’il n’était pas en montrant son visage. Il était aussi devenu imprévisible ce faisant.

Certains ont fait l’effort surhumain de retirer excalibur, ont échoués, et c’est le faible, aidé de l’esprit qui s’en était emparé, sans force. Lui avait appuyé sur une touche. L’effort mental était probablement pourtant inversement proportionnellement intense.
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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Dim 20 Fév - 0:02

L’audience d’Amian était en nette croissance, la minorité caucasienne d’Aunadar lui était dans le pays, acquise malgré des réticences prononcées sur à peu près tous les points de ses idées sans toutefois représenter une défense cohérente.

Les réactions à l’annonce d’Amian furent positives parmi les gens qui le suivaient, et l’annonce d’une “action concrète” accrut sa popularité auprès d’eux et permit de gagner un nouveau public, auparavant très dubitatif. D’autres en revanche dénoncèrent une dérive affairiste et prédirent que le mouvement se perdrait dans les rouages du pouvoir. Amian pouvait compter sur 8000 personnes à coup sûr pour un avis favorable, le reste nécessaires pour atteindre dix mille voix sur les 132 000 (soit deux tiers de votant sur du district petit district pesant 3 sièges à la chambre basse) électeurs demanderait de démarcher un petit peu.

Une nouvelle approche réalisée par Suna dégagea deux budgets possibles. Le premier, de 60 000 crédits, correspondait à une campagne largement dématérialisée comme c’était le cas sur Aunadar. L’on dépendrait par contre de serveurs déjà existants et donc la perte d’indépendance potentielle était réelle, il n’y avait pas vraiment à craindre d’attaques d’autres partis, l’on était malgré tout dans une société relativement policée et la violence politique n’était plus celle des pires périodes de crise (crises datant des jeunes années où la république s'affirmait ou lors de guerres courtes avec Vands). Disposer de son serveur et de moyens plus autonomes en matière holonet reviendrait cher, il fallait compter 25 000 crédits. Suna pensait que s’il s’agissait de poursuivre sur le long terme c’était à faire.

Un petit journal de New Tokyo nota dans ses colonnes la candidature d’Amian Ae Saster, polémiste et critique politique en vue sur l’holonet d’Aunadar. Rappelant ses origines caucasiennes et un certains succès parmi les plus jeunes, le journal “New Tokyo News” souhaita bonne chance au candidat tout en rappelant que les élections n’étaient pas avant huit mois, une éternité en politique. En revanche, les élections municipales arrivaient un an après, des élections législatives étaient peut-être anticipées mais elles suffiraient peut-être, selon Hu Yin, le journaliste, à attirer suffisamment de cadres pour briguer plusieurs municipalités, socle du pouvoir dans certaines régions d’Aunadar.

Les adversaires n’étaient pas petits, que cela soit l’actuel parti au pouvoir depuis 2754, l’Union Libérale Démocratique (ULD), ancienne héritière du puissant PSD (parti socialiste de droite). Parti de droite modérée sur à peu près tous les sujets, l’ULD était très favorable au pacte de Jadis mais cherchait à diversifier ses Sa principale opposition : le Mouvement Libéral d’Aundar, parti libre échangiste, ultra libéral et très affairiste. Après les adversaires étaient mineurs et perdaient souvent leurs élections, disposant de bastion dans des districts autre que celui d’Amian. À l’image du Grand Parti National, parti d’extrême droite. Enfin le parti socialiste d’Aunadar, aux thèses anti cyborgs connues, disposait d’une bonne base au sein des classes les plus pauvres mais luttait pour se préserver de la puissante ULD. le district était disputé entre l'ULD et le MLA, les libéraux d'Aunadar.

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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Mar 8 Mar - 20:42

Amian ne décolérait pas. C’était une de ses rages sourdes mais terribles, que Richter et son échelle ne sont pas aptes à mesurer. Nombreux étaient ceux qui pensaient que c’était à cause du résultat des Empereurs, défaits 2-1 à domicile par les ignobles Chrysanthème de New Seoul, déjà en tête du championnat. Ils étaient dans le faux, cependant, il faut admettre que l’interlocuteur privilégié de Carla avait passé une sinistre soirée en voyant son équipe, sans fond de jeu, sans cohérence se faire humilier ; mais non, ce n’était pas ça le principal.
La veille médiatique du compte AAS, comme ils avaient l’habitude de le parler- en fait, un ensemble de suiveur qui recherchaient activement toute trace d’Amian sur la toile puis les relayaient en commentant l’adresse au compte - lui avait signalé une interview.
Celle d’un spécialiste d’ailleurs, à son sujet, sur l’interrogation croisée des outsiders du district sud.
Il n’avait aucune chance, rien, nada, niet, niente, nicht, nitchevo que dalle ! Même pas capable, aux yeux d’un connaisseur, de surpasser ses deux modestes concurrents, alors, un ponte de parti.. C’était cuit. Et la défaite à ce goût amer, que le cyanure parait il vous impose aussi.

Personne d’ailleurs n’avait osé lui parler. Prendre le risque de vérifier s’il avait eu connaissance de ces quelques mots était déconseillé pour la santé, surtout s’il pensait que c’était une provocation. Déjà ce matin, alors qu’il venait de récupérer sa licence, il avait failli se battre avec un autre conducteur, qui ne semblait pas apprécier la toute nouvelle prudence du protagoniste principal de ce post au volant. On lui découvrait des talents polyglottes alors inconnus. Il avait sorti sans difficulté, en moins d’une demi-heure, divers mots de divers idiomes. On avait trouvé du Néo Français, entendu de l’Anglais moderne, mais aussi une langue pas vraiment comprise, aux sons étranges à l’oreille. Bref, il était en très grande forme.
Suna, silencieux derrière son comptoir discutait avec Carla de la pluie et du beau temps, et ils servaient les croissants à ses clients, qui bizarrement, eux aussi, évitaient la table d’Amian. Il doit bien exister un instinct ou un sixième sens en fait.
Survint un évènement inattendu. Une petite de dizaine de marins de l’Empire Krypto Arkiliens rentrèrent, saluèrent poliment les diverses personnes présentes, et se dirigèrent rapidement vers le comptoir. Plus vers la steward, que vers le gérant de la taverne. Assez bruyant ils passèrent commande, et se rapprochèrent d’Amian. Celui-ci se demandait à quelle sauce il allait être mangé. Il avait vécu ces repas dans les quartiers civils, ou les soldats s’amusent avec une victime choisit dès leur entrée.

Mais ce n’était pas son heure. Probablement surpris de voir ici deux caucasiens les militaires le saluèrent et lancèrent la conversation, lui demandant ce que faisait là un Vandsien, mais, et ce n’était pas la moindre des surprises, l’un d’eux aperçut la croix tatouée sur l’avant-bras du jeune homme et s’enquit immédiatement de la situation du mouvement.

-[Soldat]Tu es Ae Saster ! On est venu dans cette taverne car on nous en a parlé à l’escale, mais je n’avais pas fait le lien ! Je suis abonné à vos vidéos, c’est bizarre de te voir en vrai. T’es plus impressionnant en costume !
Un sourire barra le visage du jeune politicien, qui posa ses coudes sur la table, et tendit le beurre à l’un des soldats qui en cherchait visiblement.

-[Amian Ae Saster]Oui, c’est ça, c’est bien moi. Mais je pense que je suis le plus surpris de nous deux. D’une , que tu me connaisses, tu n’es même pas de Bavandar, et de deux qu’on vous conseille cet endroit à l’Escale, j’imagine que c’est la Base Aérienne 125, c’est ça ? En banlieue est ? C’est relativement loin. Enfin, je suis même surpris qu’on vous laisse sortir.


Il avait terminé sa phrase par un sourire taquin, montrant bien qu’il n’y avait rien de méchant dans son propos . Et cela avait été compris visiblement.
-[Soldat]Déformation professionnelle ! Je suis un radio ; et j’aime bien suivre un peu le mouvement politique, notamment sur Bavandar. On parle beaucoup de la drôle de situation sur votre planète, depuis les guerres de Benkeï, et vos vidéos ludiques m’avaient un peu surpris je dois l’admettre.
Pour ce qui est du conseil, ça n’a rien de surprenant. C’est un partenariat entre notre état et le vôtre je crois, ça évite qu’on tombe dans un guet-apens Ekaphobe !
-[Amian Ae Saster] Ou que vous démolissiez un bar de ce bord politique. Oui, c’est vrai. Et bien je suis ravi de vous avoir à ma table, j’imagine que vous êtes content de voir quelqu’un qui défends vos intérêts entre autres, sur cette planète. Mais ce n’est pas demain la veille que j’aurais une place quelconque dans la politique Aunadariote je le crains.

La conversation se poursuivit pendant une petite heure, et les soldats, visiblement ravis de l’accueil, en firent venir d’autre. La troupe était bientôt composée d’une vingtaine d’hommes en uniformes, qui consommaient tous. Ils appartenaient à un vaisseau de classe Hermès qui accompagnait probablement un convoi quelconque. Et avaient droit à une escale de deux jours sur Aunadar. Sur la fin, quand on en vint à l’élection, ils proposèrent l’idée, apparemment courante chez eux, d’appeler à la circonscription publique. On n’allait bien entendu pas engager de gens, mais juste faire appel aux sympathisants pour mettre la main à la poche. L’idée ne séduisait pas réellement Amian, mais il admettait qu’il fallait structurer le parti, et lui dégager des moyens.
Suna, ravi, proposa une affiche, visiblement préparée de longue date, invitant les habitants de la New Tokyo aux sabres déchus, afin d’assister, contre trois crédits à une conférence avec Amian comme intervenant principal. Ce dernier cruellement se moqua. En effet à son sens, même en admettant que les deux tiers de la somme aillent au pot commun, seuil minimum pour que Suna ne soit pas à perte, et qu’on remplisse totalement la salle, vidée de table de trois cents personnes, cela ne ferait jamais que six cents crédits au maximum en une soirée.. Et ceci ne serait pas viable dans la durée pour la Taverne.
Du tac au tac, Suna rétorqua que les sympathisants étaient nombreux, les prix modérés, mais que surtout, ils consommeraient probablement dans la soirée, ce qui augmenterait d’autant la recette. C’était en effet une subvention déguisée, vu que l’auberge y perdrait quelques sous, mais c’était le jeu, et tous les bords politiques en faisaient de même.
De plus, devant le remplissage plus que probable du bâtiment, il y aurait probablement divers autres bouchon, music-hall ou cabaret qui seraient ravi de l’accueillir, dans d’autres districts de la ville, voir dans d’autres villes. Et qu’on pourrait négocier pour avoir, et le cachet, et une partie des recettes.

Ceci avait le mérite d’apporter une aide pécuniaire au mouvement, mais aussi de lui créer des relais « officiels » en dehors du district, et de lui donner une plus grande visibilité médiatique. Sous-entendu qu’il y aurait toujours des invités, journalistes, personnalités locales, ou tenanciers d’autre établissement, pour suivre le phénomène. Bref, une stratégie d’entreprise planifiée, et vu le calme du patron, et le sourire de Carla, Amian senti l’embuscade. Ils avaient préparés leur discours et leurs arguments, fourbis leurs armes depuis longtemps les bandits !

Il ne fut même pas surpris quand son ami lui présenta une liste de sympathisant du mouvement, leur adresse et la capacité de leur installation, triés sur le volet, qui comptait plus d’une douzaine de ligne. Bref, telle une rock star, il avait déjà d’établis, sans son assentiment, sa tournée ! Il sourit, en signe de soumission. Il ne pouvait rien, et il en était conscient, contre argumenter, tout était limpide et concis. Ses soirées seraient besogneuses, laborieuses, il le savait, pourtant c’était là son intérêt. Il avait fait connaissances, à son insu, des quelques nouveaux « cadres » du mouvement, dont un lui avait tapé dans l’œil. Enfin une. Li Weï, « Petite fleur » ; elle était sortie de l’une des principales écoles politiques du pays, avec mention, un véritable arsenal politique sortait de sa bouche dès qu’elle parlait. Toutefois elle avait un ressenti très proche de celui d’Amian, y compris sur l’aspect financier des études, sur son avis politique.
En effet la jeune personne, détachée des autres élèves avec les honneurs, n’avait pu s’engager, ses avis, trop divergeant de la « bonne pensée » lui avaient clos des portes, et maintenant elle devait rembourser. Oui. Elle avait emprunté avec léger taux d’intérêt, mais sans emploi, elle avait dû reprendre le commerce de ses parents aimables sexagénaires au nord de New Tokyo, et l’avait relooké à la sauce moderne.
C’était devenu un bar calme, apprécié des jeunesses aisées locales, qui organisait souvent des soirées « étudiantes », étudiantes d’élites en fait. Cette success-story moderne lui avait valu diverses offres d’emploi, mais le mal était fait. Et désormais elle avait trouvé son maître à penser politiquer, et allait en devenir l’un de ses principaux soutiens.


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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Ven 11 Mar - 23:39

Les cosmonautes, ravis de l’accueil - il le dirent une seconde fois - promirent de repasser à l’occasion et tenteraient d’être là lendemain. Le radio, un sous officier krypton ayant grandi sur Arkilia nommé Victor, lui serait probablement là, si son lieutenant de vaisseau ne lui faisait pas contrôler sa console com’ en pleine permission.

Quelques patrons et indépendants soutenant le mouvement demandèrent un numéro de compte vers lequel verser quelques soutien, au maximum légal. La somme des intentions s’élevait à 20 000 crédits.

Les soirées d’Amian, avec la campagne électorale, finirent par faire le tour du pays en réputation et accédèrent à une certaine renommée.

La tournée proposée par Carla et Suna était bien organisée : elle traversait tout New Tokyo, dans ses faubourgs surtout et comprenait l’une ou l’autre excursion à la campagne. Le mouvement était encore faible et trop peu structuré au goût de Suna pour se lancer plus loin dans une logique de conquête.

Li Wei se proposa également pour contribuer au financement du mouvement et aider à trouver quelques cadres pour le parti, elle en connaissait quelques uns capables d’organiser les quelques troupes existantes en une machine efficace. Efficace pour prendre le pouvoir par les urnes naturellement, du moins aussi efficace à son échelle que d’autres grands partis. Ne sachant pas s’il était possible d’entrer ou non un parti qui n’existait pas, et ne sachant pas comment y entrer, la jeune femme se contenta de proposer son établissement pour une soirée “étudiante”. Il était évident qu’on y trouverait plusieurs descendants de gens disposant de beaucoup d’argent susceptible de peser dans la balance un jour, mieux valait les convaincre et bien les travailler selon elle. Suna était enchantée, Carla satisfaite de la personne mais étrangement réservée. Hu ne donnait plus que sporadiquement signe de vie et mais revenait souvent avec des idées pour encadrer des manifestation. Il désirait voir le mouvement agir tant sur le plan institutionnel que dans le rue avec un côté populaire à son service pour faire le plus possible pression afin d’agir même si le mouvement ne se trouvait pas au Parlement...

Deux jours après l’interview de l’analyste, un sondage donnait à Amian 20 % d’intention de vote dans son district, ce qui en faisait un presque équivalent de son adversaire libéral Yoon Kim (21%) mais le situait encore relativement loin de Gang Jo, sont opposant direct du parti majoritaire, l’ULD (35 %). Certains politologues en revanche notèrent que le MLA conservait ses voix dans le district. Les intentions de vote d’Amian proviendraient des partis de gauche et paradoxalement...de l’ULD... Li Wei expliqua la chose comme étant les indécis de l’ULD trouvant un discours semblable mais plus volontariste et moins attentiste. Les gauchistes eux, n’avaient presque plus aucun espoir de gagner une élection. D’autres plus petites formations quant à elles étaient en train de disparaître sous l’aura éclair d’Amian et sa popularité grandissante au sein de ceux qui ne se retrouvaient nulle part. La jeune femme estimait qu’ils étaient un excellent tremplin.

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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Mer 3 Aoû - 23:58

L’Astroport de Nouvelle Tokyo.

Les architectes avaient vendus le projet en jurant aux citoyens, que leur astroport évoquerait un aigle, un aigle… Peut être. Mais ça ne sautait pas aux yeux. Enfin, chacun en jugera par lui-même. Cette observation, Amian ne devait pas être le seul à se la faire. Arrivé à l’Astroport et sortant du parking, il était juste face à ce bâtiment. Le toisant d’un air dubitatif, il se rendit compte qu’il n’était pas le seul à faire de même. Des touristes ? Ou plutôt des moqueurs ?
Enfin, il se dépêcha de rejoindre le hall d’embarquement, il n’avait pas pu se garer aussi vite qu’il l’aurait aimé et avait donc un léger retard ; retard qui faisait d’ailleurs tâche.

Il eut là une excellente idée, car à peine arrivé, il constata que le vaisseau navette reliant Krypton à Aunadar avait déjà commencé le débarquement de son flux ininterrompu de passagers bigarrés. Et l’un d’eux était particulièrement attendu, Camille, Camille Chartraise ! Rencontrée plus par accident que par volonté, cette jeune cadre avait réussi à se rendre plus ou moins incontournable dans la vie d’Amian.
A son grand dam, il n’eu pas le droit au moindre enlacement, à peine un sourire complice, un enserrement de son bras droit, et un « -Tu m’emmènes où ? »
Où l’emmener ? Au cinéma ? Déjà vu. Au Stade ? Beauf. Manger !? Manquerait plus que ça.

« - Et bien écoute, on va d’abord récupérer mon superbe antigrav’, et ensuite on se dirigera vers mon appart. De là on choisira comment organiser ton petit séjour parmi nous
- Muai, m’enfermer dans un appart’, c’est du déjà vu ça.

- Pardon ?
- Oh non rien, je pensais à une amie

- »

Le trajet fut aussi rapide que Camille fut silencieuse… On pouvait croire que les différences de langues maternelles entrainaient les gens à ne parler que du nécessaire. Ce n’était pas le cas, en tant que grande communicante, Camille adorait commentait ce qu’elle voyait… Et apparemment, elle n’avait pas vu énormément d’asiatiques dans sa vie.
Un hasard fit croiser monsieur Hu au couple, ce dernier montra son immense talent de polyglotte, et d’ami des cultures humaines, il n’eut pas de problème à parler du pays à Camille… Qui sans le moindre bruissement de sourcil déclara qu’elle le connaissait déjà bien assez, et qu’on pourrait dès lors parler d’autre chose. L’envie de tuer s’empara d’Amian à ce moment là, mais elle explosa carrément quand la pseudo douce Camille déclara que vraiment, Nouvelle Tokyo respirait la mort… On passait dès lors devant la scène de l’incendie. Mais commettre un impair, deux fois, si c’est paradoxal, c’est aussi rare. Camille aimait les paradoxes, Camille refit un impair, en demandant des nouvelles des parents de Carla, l’orpheline. L’envie de tuer, se transforma en une envie de disparaître, rapidement.
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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Mer 10 Aoû - 23:35

Les élections communales, peu suivies par la presse, étaient néanmoins un enjeu d’importance, car contrairement à une élection présidentielle où l’on mesurait sa force politique pure, les élections communales étaient fondamentale à l’accroissement de puissance relative, à la constitution ou la préservation de réseaux locaux. En cela les antagonismes classiques de toute société ressortaient au grand jour. Opposition centre-périphérie, ville-campagne, continental-côtier et l’on en oubliait, tout y passait et une commune était une commune.

La grande formation gagnante des élections fut l’ULD, spécialement dans les petites villes et les communes frontalières. La lente perte de crédibilité de l’opposition et l’apparition de contestataires plus énergiques mais trop neufs pour porter vraiment, pas encore, et l’on se préparait à y survivre, servit sans conteste au parti du gouvernement qui s’assura une bonne place pour la suite du calendrier électoral.

Sous cette victoire l’on apprit, que l’UDEA, le parti du à la fois éloquent, provoquant et beaucoup diront roquet Amian Ae Saster, avait progressé dans quelques villes, deux en fait. En effet, l’UDEA était triomphalement entrée dans l’opposition de la mairie de New Tokyo en remportant dans les districts Sud et Ouest. Nouvelle-Séoul, champ de bataille s’il en avait été, n’avait vu qu’une victoire sur quatre emportée par l’UDEA avec le district Est.

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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Lun 31 Oct - 1:16

On n'a jamais cessé de jouer les anciennes comédies,



Lors d’une visite due à la création de l’ASPIC sur Aunadar, et à la pose des premières pierres, Amian passa faire un tour au quartier général de l’Union pour un Elan Démocratique sur Aunadar. Il n’était accompagné que de peu de monde concerné par la politique locale, mais il fut accueilli par l’ensemble des cadres de son parti. Ravi de revoir ses amis, il ne put résister à passer une soirée en leur compagnie. On retrouva diverses connaissances d’une autre époque au cosmopolitain. Certaines amitiés furent consolidées, d’autres naquirent. Néanmoins, dès le lendemain, quelques circulaires internes furent diffusées. On appelait la plupart des cadres à s’alarmer de l’obscurité dans laquelle le peuple était tenu. En effet, l’on ne savait toujours pas ce qu’il était advenu du président élu par le peuple. En effet, l’on ne savait pas où en était l’enquête concernant son peut être meurtrier…

Cependant, l’axe principal devait rester le même. Une poussée vers la tolérance, vers l’emploi industriel, vers le partage des ressources. On espérait aussi que la jeunesse serait mieux accueillie chez l’UEDA qu’ailleurs, on voulait lui assurer un avenir quel qu’elle soit, d’où qu’elle vienne. Les emplois devaient être un objectif prioritaire, mais aussi parfois le consensus. La stratégie électorale devait permettre de temps à autre des alliances très temporaires.
Ceci n’avait duré qu’un temps dans l’emploi du temps d’Amian. Malheureusement toute la disposition du jeune homme n’avait pas pu lui faire inventer du temps, du délai, et il avait dû rejoindre les deux usines en cours de construction. A New Séoul, à Nouvelle Tokyo, mais aussi pour trouver et rencontrer les cadres de la coopérative qu’on espérait créer, qui regrouperait les sous-traitants locaux. D’âpres négociations se préparaient. En effet, sur Aunadar on trouvait évident qu’on devait avoir la majorité de la production, de la conception, de la création, mais aussi du marketing, du commercial, et de l’étude pré vente. Sur Krypton, on espérait la même chose, avec force argument, tous aussi imparables et jamais partiaux les uns que les autres. Bref, il fallait fâcher tout le monde, c’était une autre des merveilleuses nouveautés qu’apportait le métier de chef d’entreprise. Fut-ce t’elle partiellement filiale.

Les rencontres se multiplièrent. Les nouveaux bâtiments avaient été érigés rapidement pour la plupart, mais quelques problèmes demeuraient, notamment une association de défense des aigrettes, qui faisaient obstacle à la construction d’une halle d’essai dans une province de Nouvelle Séoul. Les recours en justice se multipliaient, mais on du bien admettre que le problème ne pourrait être rapidement résolu. Pourquoi ? Simplement car la justice était plus ou moins encouragée à créer problème et à oublier la compréhension dûe à un groupe qui créait des emplois. Néanmoins, ceci encouragea, et ce n’était probablement pas attendu par les instances cachotières qui résidaient au pouvoir, le jeune orateur à convoquer un conseil restreint et de confiance autour de lui. L’UEDA, en tout cas ses principaux cadres venaient d’être mis au courant du futur scandale qui sommeillait à cause de ministre peu aptes à la vertu. Le conseil de guerre ne statua cependant pas sur les peines à adopter, et là encore l’attentisme fut de mise, on sortirait l’arme quand cela serait nécessaire, et pas avant, surtout pas.
L’homme eut aussi à se répandre dans la presse, on essayait de savoir qui il était, comment il agissait, que devenait il, et surtout, quand reviendrait-il. Si son suppléant au poste de maire ne se débrouillait pas trop mal, bien qu’on ne s’aperçoive pas actuellement de ses sensées spécificités dues à son parti, à l’Assemblée il n’en allait pas de même. Les prochaines législatives, élections du prochain tiers, étaient relativement lointaines mais néanmoins déjà à portée. On espérait se renforcer à l’Aurore, mais le député actuel ne brillait pas, tout au plus défendait il sa juste position. Il faut dire que cette position n’était pas en soi une panacée, seul, relativement fragile son art principal était d’être oublié de la critique. Aussi, il ne parlait pas, sauf de temps à autres, sur des points clef où il était sur de recevoir du soutien. Sans être réellement lâche il n’avait juste pas de panache, pas de courage, et pas l’outrecuidance de rompre les montagnes qui s’érigeaient face à lui, uniquement là par effet miroir vis-à-vis des craintes qui secrétaient de sa peau même. Il faut admettre que ce n’était pas la plus belle personne que l’on avait vu. Pour finir, il rejoint finalement l’Aurore et rencontra quelques uns de ses collègues, en effet, n’étant pas démissionnaire, il était encore député, jusqu’au moment où il reviendrait pour reprêter serment. Pour la fonction de maire, c’était différent.


Mais on les a tournées autrement.


Dernière édition par Amian Ae Saster le Mar 1 Nov - 21:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Mar 1 Nov - 20:47

Le président Benkei, blessé lors de la fusillade, subit les contrecoups des tirs encaissés, et s’avéra diagnostiqué comme incapable d’assumer sa charge de président du fait d’une santé à présent trop faible. Enfin il semblerait que son propre parti l’ai poussé vers la sortie pour des raisons que personne ne connaîtra jamais.

Le président de l’Assemblée assura donc l’intérim de la charge en attendant des élections anticipées qui devaient avoir lieu sous soixante jours. Le favori de la majorité était Ito Katebutane, actuel ministre des Affaires étrangères, homme assez prisé de l’opinion publique.

Globalement l’accueil réservé à Amian par la presse et l’opinion publique fut froid, parfois même polaire, et le sentiment fut confirmé par l’attitude moins proche qu’avant de Benta. Et Li Wei d’expliquer calmement à Amian que quand l’on désertait c’était comme se tatouer, il fallait un effort certain pour que cela ne laisse plus de traces, et l’opinion publique avait finit par vivre le départ d’Amian de cette façon pour le plus grand malheur de son député suppléant, plus ou moins jugé comme le second d’un homme ne s’étant pas présenté à un duel.

L’affaire judiciaire finit par se résoudre à l’avantage de l’ASPIC mais l’entreprise écopa d’une réputation de tueurs de petits animaux. Li Wei haussa les épaules, une bonne com’ passerait, chose dont elle ne s’occuperait pas, étant donné qu’elle n’émargeait pas dans la société et avait déjà un restaurant à charge...

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Dernière édition par Chronos le Sam 5 Nov - 21:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [New Tokyo] - Taverne des "Sabres Déchus".   Mar 1 Nov - 22:42

La majorité a toujours raison,


L’UEDA accueillit le décès politique de Benkei de façon studieuse. On émit un communiqué saluant l’homme d’affaire ambitieux, en rappelant brièvement sa biographie, sans oublier les divers scandales qui avaient émaillés son parcours et leur corrélation avec ses regains de popularité, mais ceci fut fait posément, quasiment de façon subliminale. L’on n’accuserait pas le petit parti de danser sur la tombe d’un rival. La sépulture fut elle un dance-floor des plus commodes.
Les soixante jours furent par contre reçus comme une calamité. Ceci laissait peu de temps, bien que le petit parti ai un atout dans sa manche, il perdait une carte maîtresse, Amian ne pourrait revenir, ne serait-ce qu’en étage utile à un lancement sur orbite de Li Wei, et ceci suffisait à remettre en cause les objectifs. Ces élections seraient un tremblement de terre, un redessinement des cartes topolitiques et la mouvance centriste en seraient exclue. Il était encore trop tôt pour elle pour s’attaquer à si gros. Tout au plus pourrait-on espérer faire du bruit politiquement pour gagner quelques sièges de députés, mais cela risquerait d’être long et délicat. Quelques coups de fils furent échangés, l’Agence Spatiale Aunadariote du d’ailleurs s’inquiéter qu’AunaCom vibre comme ça, du fait des prises de tête secouant le sommet de l’UEDA. Devions nous, ou pas, balancer un rocher dans une flaque plutôt qu’un pavé dans une mare ?
La réponse était toujours en suspens quand Suna au bord de la crise de nerf raccrocha au nez de Li Wei. Celle-ci se décida finalement… On préparerait la presse pendant quelques jours pour qu’elle fouine un peu, et qu’on puisse éloigner Ana Hitomi, puis on sortirait tout ce qui devrait être sorti en en tenant éloigné Amian. Il semblait évident que les gens feraient malgré tout le rapprochement, mais officialiser la patte d’Amian serait officialiser celle d’Ana et pour sa sécurité c’était nocif.

Le jeune homme commençait néanmoins à peiner loin de chez lui, et il dut bien se résoudre à demander à ses amis restés sur Aunadar de préparer son retour, que tous ne pouvaient qu’espérer gagnant, mais surtout pas trop précipité. On avait trouvé un consensus autour du fait qu’un an d’exil serait une période suffisante, surtout si l’on pouvait en revenir les mains chargées de cadeaux et de connaissances nouvelles. Ceci incita, par écho, le jeune homme à pousser un peu plus la fondation d’amitié biétatique. Elle commençait à être active, seulement, il allait bientôt lui falloir composer sans le soutien permanent de son fondateur. Le dit fondateur d’ailleurs avait passé une soirée difficile. Coincé entre des armateurs exigeants, des coups de fil permanents qui vantaient toujours l’industrie locale, et quelques empoignades mailées pour expliquer à la chambre de commerce locale que non Krypton n’était pas défavorisée dans le partage des tâches, mais qu’on ne pouvait pas non plus tout lui laisser selon le principe que la SPacetech était le premier des soutiens. Il était amusant de noter que le libéralisme des grands états, sur sept siècles n’avait pas changé. Il était appliqué uniquement quand cela les arrangeait, dans le cas inverse, les arguments fleuraient bon le protectionnisme plutôt que l’esprit de libre entreprise.
Carla l’aidait déjà à fourbir ses armes. Alors donc on le considérait comme un lâche. On considérait comme un lâche une personne qui avait osé crier la vérité et s’exiler de son pays, de sa famille pour pouvoir conserver ses idées. On lui disait lâche quand on votait pour un pseudo représentant du peuple qui avait déjà vendu 88% de « naturels » à une petite dizaine de pour cent de cybernétiquement modifiés. On lui disait pleutre alors qu’on se plaignait de cet état de fait. On lui disait maraud quand celui-ci se rappelait à la population Aunadariote pour la prévenir de ne pas céder à l’état de mensonges créés par les gouvernants qui ne visaient qu’à la confrontation avec Vands ? Mais que lui dirait-on quand ses assertions seraient appuyées de fait ? Nulle personne un tant soit peu intelligente n’aurait pu croire à des tueurs professionnels, probablement issus de services secrets qui d’une rate leur cible, de deux crient le nom de leur commanditaire. Qui aurait pu croire qu’on pouvait rentrer sur un plateau télé où le président était annoncé avec des blasters, surtout quand l’on était caucasien ? Malheureusement, cette majorité consciente supportait apparemment les gens qui bavaient. Et bien soit, la reconquista espagnole ne s’était pas faites en un jour, mais tout aussi légitime qu’elle était, elle avait levée des tas de boucliers, sans mauvais jeu de mot. Amian se préparait à les pourfendre et reprendre l’Alhambra devenait son objectif unique et inique.
mais la raison a bien rarement la majorité aux élections.
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