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 [NEW TOKYO] Night Club "Le Cosmopolitain"

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Amian Ae Saster
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MessageSujet: [NEW TOKYO] Night Club "Le Cosmopolitain"    Dim 13 Mar - 23:46

Illuminait cette pièce, et l’aimantait à la façon d’un astre le traditionnel écran blanc sur lequel apparaissent des données. Devant lui, un perturbateur de la physique spatiale, tel un professeur. Costume trois pièces noir, rayures violettes, chemise similaire aux rayures. Les chaussures cirées le matin même. La boucle du ceinturon renvoyant à une marque célébrissime dans ce secteur de la galaxie. L’assemblée orbitant d’ailleurs, bien loin des élèves habituels arbore un simili uniforme, souvent sombre, parfois blanc, quand la coquetterie rencontre l’Audace, quand le prix supplante le bon gout. Néanmoins, hormis les quelques secrétaires, la plus jeune des personnes est bel et bien celle qui expose ses dossiers, rentrons. Découvrons ce chef d’orchestre que nous connaissons pourtant déjà.
-[Amian] … En utilisant le transfert thermique et son différentiel selon le matériau, on pourrait donc convertir l’énergie en électricité par la réciproque de l’effet Joule, ce qui permet d’utiliser non seulement le carburant pour les explosions, mais aussi d’utiliser son effet, que nous avons longtemps cherché à diminuer, je parle de l’effet calorifique.

Dur métier que celui de technico-commercial. L’important est d’être bon communiquant, de convaincre son, ses vis-à-vis. Mais le vice fait que ces dites personnes sont des spécialistes, et qu’il faut donc maîtriser mieux qu’elles le sujet. Bref, être une élite technique et littéraire. Un exercice d’équilibriste, une danse, un jeu ou un calvaire. Tout cela dépendant bien sur des qualités individuelles de l’artiste. Aujourd’hui l’orateur a pour rôle de convaincre des instances supérieures de la Nibishi Spacecraft Corporation, du bienfondé d’une idée élaborée par son bureau. Un groupe d’ingénieurs, de techniciens, de scientifiques, et, il faut le dire, de gens un peu fous, et utopistes qu’Amian a intégré rapidement en entrant dans la vie professionnelle. C’est son occupation quotidienne, un bureau indépendant ayant pignon sur rue, auxquels les divers bureaux d’études d’entreprises contractent des projets, à eux de déverminer une solution… Ou de barrer un chemin. On devrait appeler ça du consulting, mais c’est plus que ça, car souvent, ils remplacent, ils suppléent les professionnels en place.
Dans ce microcosme complexe, de hiérarchies, d’égo, d’art et de technique, le rôle du jeune homme est d’exposer les solutions, de compléter , de dissimuler, les failles techniques par des envolées lyriques. Là où il faut cacher une erreur, son rôle est d’ouvrir les vannes, de tirer un nuage de fumée ailleurs. Bref, un travail de menteur au sourire enjôleur, d’ailleurs plus un rôle qu’un réel job. Ce voleur en uniforme, apprécié par la plupart des staffs industriel d’Aunadar auquel il a eu à faire, pourrait être décrit, si on était pragmatique, en intermittent du spectacle. Usant de l’un de ses multiples artifices, sur une question gênante d’une remarquable scientifique, posée après une réponse précise, Amian simule l’indignation et sort immédiatement. Rattrapé, la dame est rabrouée discrètement, cependant que, comme, il le savait dès le début, la solution est validée, et les données développées vendues. Quelques centaines de milliers de crédits de plus viendraient irriguer le compte du bureau, l’idée était évolutionnaire. Et quelques milliers, selon les pourcentages préétablis étaient déjà en puissance sur celui du caucasien. Une journée normale sous les tropiques d’Aunadar, ou les gratteurs de ciels sont les palmiers de notre imagination, et les flots ininterrompus de véhicules, l’écume de cette mer si pleine de sens qu’est l’humanité.
Celui-ci n’eut cependant pas le luxe, la chance, de connaître ce fantastique sentiment de l’individu qui a quelque chose à dépenser, cette volupté, cette légèreté et cette démarche, épaules hautes, sourire serein, de celui que rien du monde bassement matériel ne peut atteindre. En effet, il venait de recevoir un coup de téléphone excité de Li Wei, cette dernière lui annonçait que leur parti en était maintenant vraiment un, constitué en association selon le droit d’Aunadar, et répondant au doux nom de « Union Démocratique pour l’Essor d’Aunadar », UDEA. Cette nouvelle aurait dû le remplir d’une joie sans ombre, mais elle ajouta bien vite qu’elle avait dû financer ces engagements avec le pot commun, et qu’il se voyait donc imposer une facture de huit cent crédits, pour une somme totale déboursée de quatre milles crédit, en proportion des revenus de chacun. Cela avait été convenu lors d’une des multiples concertations dans « la salle du fond », la division au pro rata était légitime.
Deux locaux été affiliés, la Taverne des Sabres Déchus et le Cosmopolitanie de la jeune demoiselle. Etait reconnu comme trésorier, Suna, comme responsable de la logistique, Carla, et comme caution légale Li Weï. Hu fut ravi de cette première action concrète, et proposa, pour la confirmer une action de l’UDEA.
L’occasion faisant le larron, le groupe signa un premier partenariat avec le « Don de soi » Aunadariote. Cet organisme regroupe le Don du Sang et le Don d’Organe et est populaire dans la plupart des milieux, connu et reconnu pour son apport social, et la droiture de ses opinions, ainsi que son impartialité quant à la politique.
Le partenariat était établi selon deux axes. Le premier était un don financier mensuel de deux milles crédits. Somme prélevée sur le pot commun de l’UDEA, ou chaque personne pouvait verser une somme de son choix. Le second intérêt était que sur toutes les affiches du parti politique, apparaîtrait le logo du DDS et que chaque adhérent se verrait remettre la brochure de l’association, et serait averti des endroits où se déroulaient les recherches de sang, pour pouvoir, le cas échéant, aller donner quand à proximité.
Au fond, le parti y gagnait surtout son apparition – parmi d’autres – dans les partenaires officiels, mais était la première organisation politique à y figurer, ainsi que quelques informations le concernant sur les sites officiels du DDS.
Le concept de cette collaboration n’avait pas ravi tout le monde, mais il ne possédait pas non plus d’opposition farouche. Peut-être certains auraient préférés quelque chose de plus porteur à court terme. Quelque chose qui aurait plus choqué, fait parler au journal télévisé, mais ce serait aussi prendre une position définitive dans l’œil de la majorité du peuple, et on était pas encore à l’époque où l’on se fixe.
Le second message annoncé sur le mobile d’Amian lui provenait de Vicktor qui lui annonçait qu’il serait présent le soir même au Cosmopolitanie, avec quelques-uns de ses amis de l’équipage, et probablement quelques officiers, qui en profiteraient pour les surveiller, et fêter dignement le départ. En effet, le classe Hermès repartait vers son destin, et sa mission actuelle le lendemain en fin de journée. La nouvelle ravit le jeune Caucasien, qui voyait là la possibilité d’en apprendre un peu plus sur le fonctionnement de l’Armée Krypto-Arkilienne. Et surtout, de parler avec une personne qu’il appréciait sincèrement.
Le jeune orateur, tout à son appareil portable, avait pourtant sorti de sa poche arrière droite un petit boitier mat, et appuyé sur un bouton invisible de loin, de notre position. Aucune réaction n’eut lieu dans l’immédiat, mais, quelques minutes après, son fidèle destrier le rejoignit. Un antigrav ‘noir mat , comme sa clef, rejoignit Amian après que celui-ci l’eut appelé. Cette invention était pratique. Plus besoin de perdre du temps à chercher un parking, non, même plus besoin à vrai dire de calculer dans son trajet le délai nécessaire pour rallier son lieu de travail. Un parking-minute était établi juste devant l’entrée de l’entreprise, puis le véhicule allait lui-même chercher son lieu de « repos ». Il n’eut cependant pas la possibilité de rentrer immédiatement à l’abris de cette coquille d’aluminium et de composite carbone carbone, une jeune fille l’abordant.
Elle était asiatique, comme toujours sur Aunadar, cheveux légèrement teintés, tirant vers le brun, ne dépassant pas le mètre soixante ni les quarante-six kilos, elle marquait cependant par son art vestimentaire ou plutôt, sa folie vestimentaire. Des habits proches de l’uniforme standard, mais néanmoins tout à fait personnel, avec quelques fantaisies aux couleurs agressantes. Tel ce bracelet rose, ou ce collier vert. C’était à l’évidence une étudiante habituée des soirées. Les détails en disaient long.
-[Juona] Euh, pardon, t’es pas le mec … euh.. Mince. Amian, Amian Saster, l’orateur qu’on voit sur les vidéos de l’HoloNet??
-[Amian Ae Saster] Si, c’est moi, mais je n’ai pas l’honneur de te connaître. Tu es ? Une militante ? Ou simplement, follement attirée par cette magnifique personne qui est face à toi ?

-[Juona] Non, pas du tout ! Enfin peut être en devenir qui sait, non, j’ai vu ta tête sur le flyer qu’ils distribuaient à l’université ce midi. Pour les préventes de la soirée au Cosmo’. C’est marrant que je te croise « en vrai » le même jour. Et.. Autant te prévenir. T’es pas du tout mon genre, dommage ?
-[Amian Ae Saster] Pardon, mais de quelle soirée parles tu ? Je dois certes être ce soir au Cosmopolitanie, mais on ne m’a pas averti d’une quelconque fête organisée, c’était plutôt un dîner entre amis.
Un sourire barre le visage de l’étudiante, qui sent qu’elle a fait taire le fier à bras. Gardant l’initiative, et la direction de la conversation , ce merveilleux acte social pourtant tellement empreint de jeu de domination, qu’il est la base de la politique.

-[Juona] Désolée de te décevoir alors, mais après la petite réunion, il y a une soirée organisée. Je suis plutôt apo, mais bon, présentée de la façon, c’est cool la politique. Je trouve qu’ils devraient tous faire ça ! Enfin, ravie de te rencontrer, à ce soir donc ! Je dois y aller, j’ai du travail MOI.
-[Amian Ae Saster]Oui, le concept est très intéressant… Très surprenant aussi, à combien ont-ils fixés les préventes ? Et, il y aura combien de personnes tu penses ? Je ne suis jamais allé au Cosmo’ comme tu dis. Mais restes avec moi deux minute je t’en prie. Tu m’as déjà mis à nous, ne fait pas tomber la couronne.

-[Juona] Les préventes, à dix crédits, et pas de possibilité d’acheter sur place ! Ils avaient fixés le quota maximum à quatre cent préventes, j’ai eu l’une des dernière, donc avec les invités, on devrait aboutir à … Quatre cent cinquante personnes peut être. Le Cosmo a plusieurs grandes salles, donc ça ne devrait pas poser de problème. Et je t’accorde, petite personne, ce délai de bonheur à mes côtés.
-[Amian Ae Saster] Plusieurs salles, c’est une boîte ? Et puis, excuse le rictus sur ma face, mais… Petite personne. Y a quasiment trente centimètres qui nous séparent !

-[Juona] Ah ah, ben oui ! Tu croyais quoi ? Que c’était un petit restaurant branchouille ? Non dans le quartier, c’est la boîte principale depuis qu’il a été repris. Et ils s’emmerdent pas sur les prix, leur organisation est géniale, que des soirées super. Mais ils en sont conscients vu le coût d’entrée.
Un sentiment étrange envahit le politicien, il ressentait de la colère et de la frustration de n’avoir pas été mis au courant de tout, mais aussi une gêne, car il devait admettre qu’il n’avait pas du tout posé de questions concernant ce sujet, et que de fait, personne ne lui avait donc menti. C’était aussi un sentiment guilleret qui grandissait en lui, la possibilité désormais d’avoir des contacts avec une population jeune, dynamique et aisée, et d’avoir plusieurs antennes sur New Tokyo conduisait Amian à penser qu’un palier avait été franchi dans la légitimité du mouvement. Cependant, cette impression d’être placé devant le fait accompli le taraudait. Vraiment.

La soirée, comme prévue, avait été porteuse. Amian était revenu plusieurs fois sur l’intérêt des étudiants, même aisés, à épargner l’argent de leurs parents, ou leur avenir, en profitant des budgets de l’état, et donc d’avoir la possibilité tout de même de vivre leur jeunesse. Il avait notamment eu la faculté aussi d’intéresser les jeunes à la politique étrangère d’Aunadar, et aux ouvertures potentielles sur les marchés du travail de l’EKA, ainsi que dans l’accueil d’entreprises étrangères. Le discours lui avait semblé porter chez les étudiants, qui voyaient d’un bon œil toute possibilité d’emploi nouveau, ainsi que la possibilité d’épargner l’argent de leurs parents. Il était certain que le secteur novateur du travail à l’étranger, jusqu’ici peu courant dans cet état portait.
Li Weï, elle, avait adjoint un message assez novateur, demandant une plus grande présence féminine dans les instances Aunadariotes, il est vrai toujours très patriarcale, et un souhait de voir les propositions estudiantines réellement prise en compte.
De fait, il y avait des canaux pour permettre à ces idées d’émaner, mais jamais une de ces notions n’avaient elle été reprises. Aussi, avec l’accord d’Amian et Suna, l’UDEA créa des liens avec les divers mouvements politiques estudiantins, sans distinction de courant politique, en dehors des extrémistes. Pour conclure le plan de séduction des étudiants, il fut proposé par l’orateur principal du mouvement politique une arme qui devait être fatale :une assistance universitaire pour les jeunes qui cherchaient un job saisonnier pendant les vacances. Notamment sur la forme, en apprenant à faire les lettres de motivations, et autre CV, mais aussi et surtout en étant liés aux employeurs potentiels, et en proposant de réels salons pour confronter demandeur et possesseurs d’emplois. Et ainsi ne plus avoir l’inertie de la recherche, et le temps perdus induit.

Les Krypto Arkiliens avaient eu l’air d’apprécier leur soirée cependant. Entourés regardés et couvés par plusieurs dizaines de jeunes étudiantes toutes émoustillées devant ces beaux êtres sportif et quelque peu mystérieux, ils avaient, sous leurs uniformes, proposés quelques jeux à grand succès. Plus prosaïquement, ils semblaient, notamment pour les officiers, concéder à Amian la justesse de ses vues sur l’ouverture de nouvelles possibilités dans les relations de l’EKA avec Aunadar, au travers de collaborations technologiques, mais aussi et surtout diplomatique et commerciale. Ils furent d’ailleurs les bons derniers à quitter la boite, attendant le dernier moment. Et ce ne furent pas les officiers cette fois qui guidèrent la marche, malgré les magnifiques décorations présentes sur leurs tenues.

La fin de la soirée c'était retrouvée dans les verres vidés, les corps avachis et alcoolisés, quelques couples dans quelques endroits plus ou moins discret jalousant aux mégots les endroits oubliés par la majorité de la population. Fuyant le rai de lumière comme des vampires, pour s’adonner à l’activité primaire de l’humain quand il ne se nourrit pas. On retrouva d'ailleurs Amian avec Juona, celui ci hurlant à qui voulait bien l'entendre "Qu'il allait bien les niquer ces putains de Bavannois", mais aussi Carla en train de faire le ménage à quatre heure du matin, mimant un balais qu'elle n'avait pas dans les mains. Bien qu’elle semblait persuadée de l’intérêt de son occupation comme le prouva la mémorable gueulante qu’elle poussa quand un soldat renversa un verre sur le sol. Un verre vide, qui ne se cassa d’ailleurs même pas.
Une bonne vraie décadence. Li Wei elle même s'était endormie à sa table, sur son coude ; comme une personne qui a trop pensée. Mais, l’odeur de fumée froide qui s’échappait d’elle, n’émanait pas de son cerveau. C’était une certitude.
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MessageSujet: Re: [NEW TOKYO] Night Club "Le Cosmopolitain"    Dim 20 Mar - 1:08

La création de l’Union Démocrate pour l’Essor d’Aunadar eut un impact certain sur l’opinion publique et l’on y réagit assez rapidement dans le monde politique. Le parti socialiste d’Aunadar fustigea une nouvelle formation de droite qui ne proposerait à terme que le même programme que les autres partis politiques de droite et finirait pas s'y confondre et y disparaître, noyé sous la masse de partis disposant déjà d'une vraie identité. Les libéraux, ceux qui risquaient d’y laisser le plus de plumes dans cette affaire, fustigèrent une formation schizophrénique, incapable de savoir sur quel pied danser. Pâle copie de l'ULD, l'UDEA n'était pour lui qu'un petit parti sans avenir ni véritable projet. L’Union Libérale-Démocrate eut une réaction bien plus posée et moins agressive. Tsuseka Takawana, président du parti, se contenta de souligner que la liberté de former un parti politique et de défendre ses opinions était un droit fondamental de la société aunadariote et que la création de l’UDEA était une conséquence logique de l’entrée en politique d’Amian Ae Saster.

Le partenariat avec le Don De Soi vu bien vu par les adhérents du parti et par une bonne partie de l’opinion publique, l’image fut efficace et la création d’un spot publicitaire quasi permanent pour presque rien donnerait un coup de pouce pour une entrée en “vraie” politique de l’UDEA. Hu suggéra de nouer davantage de contactes avec des associations caritatives de manière à disposer de relais solides et d'information de première main dans des domaines potentiellement médiatiques Il s'agissait également de mêler le parti à des actions jugées positives par une bonne partie de la population et de jouer sur les cordes sensibles. Li Wei approuvait, mais il s'agissait de doubler ça d'autres actions et d'autres discours afin de renforcer l'image et user d'effets "lames de fond" afin de marquer tant qu'électorat que l'adversaire.

Viktor avait en effet rameuté du monde, et les équipages des corvettes lance missiles étaient connus pour savoir d’adapter au public présent, du moins tant qu’on poussait pas le bouchon trop loin. Les équipages, d’une moyenne d’âge très jeune, parcouraient le secteur quasiment en permanence, inspectaient les astronefs suspects, traquaient orpailleurs et bandits. Ce n’était pas une vie de tout repos, et une corvette de classe Hermès demandait toujours une dose importante de travail, et le bosco trouvait toujours de quoi faire. Les quelques officiers présents, reconnaissables à leurs casquettes assez larges, à présent bien de travers écoutèrent quelques responsables du parti politique tout en gardant un fond de réserve propre à leur fonction. La présence de quelques étudiants filmant les poussaient à demeurer un peu plus calme que les troupes qui elles s’amusaient franchement. Plusieurs firent état d’une bonne réduction des incidents de piraterie dans sur la Voie Libre Arkilienne (la VLA pour les intimes), soit ce courant hyperespatial reliant Schluikaas à Jonction, et donc passant par Bavandar, mais des flibustiers, bavannois notamment, étaient toujours dans les environs y compris quelques très grosses pointures comme des Juarez, des Diaz ou des Rosorio qui eux commandaient des astronefs bien armés pourvus de bons équipages capable de tenir tête à des astronefs de guerre si jamais ils désiraient vraiment en découdre.

En attendant, les membres d’équipage avaient remisés leurs calots accrochés là où ils ne tomberaient pas, ou sur la tête de quelques jeunes étudiantes. L’ensemble dé débauche était tranquillement observé par le bosco, saoul lui aussi, mais qui s’en remettrait si jamais il s’en trouvât indisposé. Le regard luisant d’alcool, il regardait les hommes de son équipage. C’est qu’il y avait encore la redondance trois du circuit d’activation des têtes de missiles à vérifier, le système refroidissement du réacteur à entretenir comme le petit bijou qu’il était et les joints d’une dizaine de combinaisons spatiales à passer en revue. Certains n’allaient pas apprécier le réveil demain, d’autant plus que sur une corvette l’on ne pouvait pas retourner une couchette, aussi s’arrangerait-on donc pour attraper le matelot paresseux et l’envoyer à son poste d’un bon coup de pied, façon de parler bien sûr mais pas tant que cela. L’équipage partit vers deux heures du matin, heure de New Tokyo, il y avait un petit convoi en formation et la corvette faisait partie de la force de réaction de l’escorte assurée en majorité par des krypto-arkiliens mais aussi par plusieurs entrepreneurs privés. Apparemment il n’était un secret pour personne que l’un des huit astronefs contenait du glutersteam raffiné, et donc valant une fortune sur n’importe quel marché. Ce genre de cargo spécialisés n’était pas courant et peu d’armateurs en possédaient. La Hanse, la Confédération des Armateurs Kryptons, l’un ou l’autre armateur aunadariote et un conglomérat algan, enfin la Guilde de commerce d’Erikea avait également investi dans un gigantesque astronef de plusieurs kilomètres de long, il ne cessait presque jamais de voler... Cela fait la corvette, après escale à Arkilia, regagnerait le fort “Commandant Mikhaïl Drogonov” sur Pergame, où elle assurerait plusieurs patrouilles à proximité des champs de débris, véritables havres à pirates. On y trouvait même à manger pour qui cherchait bien. Enfin le grand cirque recommencerait de nouveau.

Initiative des CV appréciée, d’autant plus que pour ceux qui s’en chargeaient, cela ne mangeait pas forcément beaucoup de pain et permettaient également de discuter, pendant la rédaction et les explications. Il était également possible comme ça de prendre des statistiques informelles des étudiants et jeunes personnes intéressées par le parti. Il s’agissait en majorité d’étudiants en filières scientifiques ainsi que dans certaines sciences humaines et sociales, à l’image de la sociologie.

Lentement après la soirée le parti commençait a déployer un réseau plus efficace que ce qu’il disposait avant. Lentement, des réseaux au sein des universités étaient montés par les étudiants et quelques assistants. Certains commencèrent également à parler plus sérieusement à leurs parents, surtout ceux provenant de classes bourgeoises mais moins bien loties que les plus aisés. Les cadres supérieurs étaient aussi relativement touchés mais pour l’instant moins réceptifs aux discours politiques de l’Union Démocrate pour l’Essor d’Aunadar. Une bonne partie pensait qu’Aunadar était déjà en plein essor et que l’actuel gouvernement remplissait très bien ses engagements. Du côté des start-up et des indépendants en revanche, l’on voulait en découdre et progresser un peu plus rapidement qu’aujourd’hui et le parti libéral montrait depuis maintenant neuf ans qu’il ne s’était pas remis des défaites aux élections régionales de 2751. L’on commençait à ne plus trop croire en lui depuis quelques temps et l’ULD avait commencée à ratisser large afin de liquider son véritable opposant politique. L’émergence d’Amian était à ce niveau là, un problème. Un problème apparemment considéré comme aisé à gérer par les responsables de l’ULD mais un problème quand même. Les premiers réseaux d’information d’Amian révélèrent que la bataille qui allait se jouer porterait sur la base électorale du MLA et donc que ce dernier aurait tout intérêt à ne pas voir l’UDEA émerger. Le parti reçut la somme de 8500 crédits dans les jours qui suivirent la soirée informelle.

Li Wei, passant sur la réflexion d’un ivrogne à propos d’un bavannois, suggéra de voir auprès de quelques cabinets de communication pour se préparer à l’avenir à lancer de véritables offensives médiatiques sur les thèmes forts du parti aux bons moments et avec des objectifs clairs. Ou alors mieux, de monter le sien propre dès que le parti en aurait les moyens, car cela représentait une quantité très importante de moyens et la philanthropie idéologique de jeunes gens ou de convaincus ne suffirait plus.

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MJ et gestionnaire de l'Empire Krypto-Arkilien, la République d'Aunadar et la Station Bulkar
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Amian Ae Saster
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MessageSujet: Re: [NEW TOKYO] Night Club "Le Cosmopolitain"    Sam 16 Avr - 18:29

Cette fois s’en était trop. C’était le huitième « Matériau D’exception » qu’on présentait ce mois-ci au cabinet. En effet, l’association à laquelle appartenait Amian était devenue tellement appréciée, voir incontournable, qu’elle avait le luxe de choisir ses clients, et ainsi d’éviter les projets piégeux. On aimait énormément prendre des risques, mais il y avait des limites, les limites financières. On rigole de tout, avec n’importe qui, mais pas quand on parle d’argent.
Amian, dans son nouveau costume de gris, de noir, brodé de fil vert devait passer pour un grossier personnage, faisant plus attention à sa coiffure, caressant ses cheveux pour leur donner la forme qu’il voulait, il n’écoutait déjà plus la jolie demoiselle venue s’exprimer. Originaire de Krypton parait-il, où une société avait détecté le potentiel industriel d’Aunadar. C’était donc la huitième fois qu’on venait les tanner avec ce matériau, sous des couvertures différentes. Celle-ci, au premier abord, avait beaucoup plus au leader de l’UDEA. Plutôt petite, coiffée élégamment sans art, des yeux bleus répondant à une peau légèrement bronzée, et un corps plus charnu, qui détonnait par rapport à celui des asiatiques. Ceci dit, il avait du rapidement déchanter. Rien de nouveau, toujours la même histoire, la même argumentation, le talent en plus ceci dit. Malgré le fait qu’elle possédait un magnifique atout merchandising qu’était son corps, la volupté de ses maux n’avait d’égale que la profondeur de ses arguments. Le jeune Caucasien avait même remarqué quelques artifices à réutiliser plus tard, lui qui pensait avoir un don pour la vente, il avait semble t’il trouvé chaussure à son pieds, ou plutôt concurrente à son art.
Vexé, il avait allumé son NTCom, au rayon du football féminin l’Oshi La triomphait 2-0 en demie finale de la coupe continentale, réellement fantastique ce que faisait ce club, malgré le soutien qu’il vouait aux Empereurs.

~Elle ferait mieux de jouer au foot celle là, aucune chance que son projet ne passe, on en a rien à foutre de son matériau~

Tiens, les réseaux sociaux venaient de dénoncer un autre de ses collaborateurs, qui lui parlait. Amian s’était fait avoir, en effet, sur son compte on pouvait voir ce qu’il consultait comme site. Bref, la prochaine fois ça ne se passerait pas comme ça. Il avait dévalidé l’option, et s’était dirigé vers la représentation internet de l’UDEA, toujours plus de fans, on avait pas pu estimer combien venaient du DDS, cependant, la localisation de certaines personnes les dénonçaient. Le forum attaché au site était comme d’habitude assaillit. Les modérateurs, des habitués, avaient du travail. L’ensemble était courtois, mais les débats faisaient rage. L’ex académicien avait insisté pour que le forum soit grand ouvert à l’opposition. Suivant la thêse d’un politicien Français du XXI° siècle, il ne voulait pas chasser ses ennemis, mais leur parler, les tolérer, échanger, apprendre d’eux, les séduire et s’en protéger. Stratégie risquée, mais toujours adaptée à ceux qui avaient leur conscience pour eux. Et Amian à ce moment de sa vie en faisait partie. On parlait du « comment financer les élections », et l’idée en vogue du moment, était celle d’un calendrier décalé, entendre « drôle et dénudé ». Surprenant comme idée, mais pas une notion inédite sur Aunadar. On était ouvert ici, et légèrement blasé vis-à-vis du déjà vu. Tout l’art était dès lors d’ouvrir de nouveaux horizons, sans choquer. Suna était d’ailleurs d’accord avec l’idée de la pose – relativement – suggestive. On se demandait si c’était pour la plastique de Carla et des autres, ou simplement un réel sens de l’humour et une nouvelle définition du « Don de soi » cher à l’UDEA.

Enfin bref, il était temps d’aller voir les mails. Comme à toutes les heures. Cinq nouveaux. Trois personnels, un du travail, et un spam pour la vente de chaussure. La publicité ciblée était sacrément efficace, traçant les paiements de la carte bancaire « Big Brozeur Ize Ouatchingue Iou ». Tu parles d’une nouveauté. Bref ?
Un message de la belle Carla, plutôt amusant, qui racontait son week end ce matin au côté de son petit ami parlant dans son sommeil, lui demandant si elle le guillotinerait en cas de possibilité d’apprendre sur son infidélite. Une belle VDM pour une belle et Vive DeMoiselle. Elle enchainait sur son travail aux sabres déchus, et sur les autographes et photos qu’elle devait désormais céder. Sacrée Carla. Il faudrait lui répondre à court terme.
Vicktor aussi avait écrit. Une réponse à une réponse, bref, une discussion courtoise et enflammée. On discutait de tout entre les deux amis. De longs mails comprenant des dizaines de milliers de caractères. Cette fois ci le sommaire du traitement de texte désignait plusieurs axes. La politique de coopération EKA-Aunadar, l’avenir politique de Vands, la technologie offensive, le social au service de l’industrie. Bref, tout y était abordé, comme d’habitude. Il était amusant de noter que les deux jeunes hommes se parlaient dans un langage fleuri. Une sorte d’Esperanto, empruntant des mots aux diverses langues qu’ils pratiquaient.

Le dernier, Li Weï, lui adressait son analyse hebdomadaire de la situation politique et économique d’Aunadar. C’était une bible, un Coran et une Torah réunit, tout en usant d’un ton que Figaro lui-même n’aurait pas renié. Il aimait le rythme de ces mots, la vibration des avis, et l’oxydation sans concentration de la chimiste en herbe. Elle aurait pu à l’aide de sa bouche effectuer un soudage à la sonotrode tellement la percussion était violente quand elle le voulait. Amian nota dans un coin de son esprit de ne jamais se mettre LW à dos. Ce n’était pas vraiment possible de toute façon mais bon ; on ne savait jamais. Il commença à répondre immédiatement.

-[…] Si je vous embête, vous pouvez me le dire.

Il se contenta de lever les yeux, Audrey le regardait d’une façon simili méprisante. Ca marche pas ma grosse, je connais les mêmes jeux que toi, tu ne m’auras pas, et je ne m’excuserai pas.
– [AAE] Et bien je vous le dis, vous m’embêtez, et je reste poli. Je n’en ai rien à faire de votre matériau, je travaille sur l’adaptation d’un composite Carbone Carbone Carbone, à fibre éponyme sur six angles et trois dimensions relatives, alors votre bachibouzouk métallique, franchement…

Le coup était porté, Audrey ne s’en releverait pas, en effet, le cabinet était sur le développement déjà sécurisé financièrement et technologiquement d’une belle bête. On avait donné aux ingénieurs de l’équipe carte blanche. On leur proposait d’être des tyrans. Ils allaient l’être. Et l’étaient. Avec énormément d’attention le caucasien suivait ce procédé. Il n’était pas ingénieur mais comprenait l’intérêt des décisions, et la façon d’être intransigeant industriellement avait porté. Aucun conflit social, de l’avance, et une sacrée économie de moyen au final. Enfin, la petite commerciale pourrait aller voir ailleurs. Elle comprit que si on la laissait parler c’était uniquement par délicatesse. Mais pas un regard, pas un mot ne blâmat le seul autre Caucasien. Ils étaient tous d’accord. Sans doute communiquaient ils avec leurs laptops.

-[AAE] Et hop, un troisième but pour l’OL féminin. Qualifiés en finale. Bref, c’était la seule chose qui m’ai plus cet après midi. Mais c’est sans rancune mademoiselle. Vous avez sacrément bien défendu votre bout de gras. Et je dis ça sans moquerie.
C’était de l’art. Vous aviez perdu avant même de rentrer ici, mais vous m’avez totalement séduit, et je pense que si l’on devait ouvrir une succursale chez vous, vous seriez mon alter ego. Enfin, je m’y opposerais car j’ai bien peur que vous ne me surpassiez. J’espère que vous ne tiendrez pas rigueur de cette déconvenue.


Non, elle n’en tiendrait rigueur à personne comme elle en fit la confidence le soir même sur l’oreiller, enfin plutôt sur le bureau à un Amian essoufflé mais enfin vainqueur de quelque chose contre cette sorcière. Il commençait sérieusement à se poser des questions sur son grand dilemme, était il raciste ? Il vivait depuis toujours dans un pays asiatique, et ses conquêtes étaient pour un tiers d’entre elles Caucasiennes. Bref. Comme tout homme il tenait les comptes, et ce n’était pas sa plus mauvaise affaire qu’il avait fait ce soir.

La musique de fond racontait comment le premier chanteur ; jeune rookie du rap demandait à son mentor ce qui lui était arrivé, pourquoi il n’avait plus confiance en lui, les couplets, de pur génie d’élocution étaient entrecoupés par une somptueuse voie féminine, et le dernier d’entre eux tapait fort, le mentor expliquait qu’on repartirait, main dans la main.
Amian aussi avait besoin d’un médecin, car lui aussi commençait à perdre les pédales, il ne se souvenait plus où il avait rangé la ceinture rouge de Carla. En même temps, si elle ne prenait pas l’habitude de laisser ses affaires partout, ça serait plus simple. Le débat avec Audrey était désormais attisé, on parlait autour d’un verre de la situation politique, de Vicktor, des mœurs. Et on refaisait le monde, il faudrait plus de place pour l’éducation, il faudrait plus de place pour la créativité. Amian était une fois de plus conquis. Mais la chanson venait de passer. Désormais on vous conseillait de « Retenir le nom ». Cette chanson était culte pour le jeune homme, qui était parvenu à en écrire indirectement le refrain dans sa dissertation de philosophie, comptant pour valider son parcours académique. Au rayon des trophées il avait aussi cité les devises de six clubs de football… Et s’en était tiré avec la meilleure note de sa promotion. Après coup, il se disait qu’il avait bien fait de ne pas continuer les études technologiques….

Il se le disait encore quand, aux infos, on apprit une énorme explosion dans le centre de New Tokyo, non loin du bureau d’Amian d’ailleurs. Les flashs tournaient, comme les soucis dans le cerveau alcoolisé du jeune homme, c’était la panique. Des sirènes commençaient à déchirer la virginité de la nuit, quel paradoxe. Les réseaux surchargés ne l’aidaient pas, mais Carla pu lui faire parvenir un message par écho en utilisant l’Holonet, elle n’avait pas de problème et lui disait de ne pas s’en faire pour elle qui était avec Li Wei, dans le nord de la ville. Le district semblait être à feu et à sang. Il était probable qu’on exagérait beaucoup aux informations. Mais explosion accidentelle ou pas, les larmes et le sang sur le visage des victimes filmées avidement était réel. Personne n’aurait pu dire ce qui s’était passé dans les dix minutes, même Mr K. Sauf si c’était lui qui avait organisé ce bordel. Le Caucasien y songea d’ailleurs, avant de prendre ses habits, de dire à Audrey de ne pas sortir, et de se diriger à toute vitesse vers le sud de la ville, dans le but d’apporter son aide dans la mesure du possible. Il dut finir à pieds, sans difficulté cependant, les services de secours appelaient au volontariat. Nombreux et disciplinés étaient ces anonymes qui risquaient leurs vies, huit avaient perdus la leur vingt minutes avant, après l’écroulement d’un mur.
Quelle fut la réaction à cette nouvelle atroce ? Deux fois plus de volontaires. C’est dans la nuit que brillent les étoiles disaient on il y a longtemps. Et bien aujourd’hui, sous cette poussière puante, cette odeur de mort et de fin, des centaines d’hommes se levaient pour dire « Je Suis ». Car je pense ou car j’existe ? Je ne sais pas. Mais on loua beaucoup le courage de ces volontaires. Plus d’une cinquantaine d’entre eux ne survécu d’ailleurs pas à cet acte de courage. Dont un ami d’Amian, de son bureau, qui fut décapité face à notre héros alors qu’il lui expliquait qu’il fallait avant tout sécuriser les blessés avant de rechercher d’autres personnes. Une tuile « écologique » que les racines n’avaient pas retenue l’avait transformé en un quart de seconde en un objectif secondaire pour les secouristes. Amian, comme un muscle chaud, ne réagit pas sur le coup, et donna de son mieux dans l’aide aux victimes, se rappelant sa formation aux premiers secours. Oubliant sa peur de faire plus de mal que de bien. Une pause lui fut fatale. Réfléchissant à ce qu’il avait vu il s’écroula lentement sur un trottoir, tête dans les genoux, avant bras devant le visage, il pleurait de toute son âme cette soirée. Les nerfs comme des condensateurs venaient de relâcher tout leur influx, et le jeune homme pleurait. Ses tatouages trahissaient son identité, et certaines caméras, maniées par d’aéthique journalistes ne manquèrent pas de faire leurs choux gras de ces « héros anonymes » avec Amian dans les « top photos ». L’image était saisissante. Un homme accroupi pleure , derrière lui, les flammes se réfléchissent sur la couche de fumée, le halo de fin du monde découpe des formes surréaliste à travers ces cadavres alignés, sous leur linceul polymérique.

Le titre donné à cet image fut « Aunadar pleure ».

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MessageSujet: Re: [NEW TOKYO] Night Club "Le Cosmopolitain"    Mer 20 Avr - 23:46

L’accident fit parler de lui. En effet, par bien des aspects, les destructions faisaient remonter du fond de la mémoire des citoyens de la ville les souvenirs des attaques suicides vandsiennes sur la capitale lors de la guerre de Kimberley. Pareil souvenir n’était pas pour rassurer la population, il renforça même la population lors des appels aux citoyens, que cela soit pour l’aide physique pure et simple, la l’aide aux premiers secours. Le Don De Soi eut de nouveaux volontaires et adhérents. En dépit des nombreux efforts, les incendies se sont étendus vers le Nord et faillirent atteindre les zones industrielles. Il fallu l’intervention de militaires du Génie et toute la détermination des pompiers pour procéder à la sape pure et simple de certains immeubles, afin de limiter la progression du feu. L’on comptait une vingtaine de milliers de déplacés qui trouvèrent pour la moitié d’entre eux à se loger chez des parents proches. Dès le lendemain, l’on commençait déjà à déblayer pour reconstruire, rétablir le magnétrain urbain et récupérer les corps. Encore une fois un régiment du Génie fut mobilisé, des techs en exosquelettes techniques, généralement utilisés pour le servie au sein de bases militaires, d’astroports ou sur les ponts à navettes des vaisseaux spatiaux purent également être aperçus par la population.

L’action des populations civiles, saluée, eut un certain écho dans le pays, l’on se congratula réciproquement et les choses reprirent leur cours. Rapidement pour beaucoup, un peu plus tard pour certaines familles : il y avait des incinérations et veillées funèbres.

La photo d’Amian en première page, que l’on avait évidemment reconnu dans les salles de rédaction, fit l’effet d’une bombe. L’homme, probablement parce que Li Wei a s’était également entretenue avec quelques anciennes connaissances, fut présenté comme un citoyen d’avant garde. Courageux mais également faillible, bref quelqu’un de vraiment proche de la population, quelqu’un sur les lieux, au fait des choses car abordant la réalité en face. L’attitude contrastait d’autant plus avec les autres candidats et le gouvernement, présents après le désastre, répondants au micro dans la rue et concrètement, contemplant les débris avant d’annoncer énergiquement que des mesures seraient prises.

Amian, après cet événement, fut donné à 49% lors du premier tour, qui avait lieu dans trois semaines. Une dizaine de milliers de crédits parvinrent à l’UDEA afin de soutenir “les vrais hommes politiques”, à en croire certains donateurs du moins...

Hors du champ des caméras mais dans l’esprit de toute personne informée, les employés des assureurs étaient sur place, discutant avec pompiers, policiers et militaires, afin de déterminer la cause des incidents et bien évidemment, afin de déterminer qui était responsable de l’effondrement de tel immeuble. Discrètement et hors de la vie de tous, une autre joute débutait.

L’on trouva quelques jeunes femmes pour le calendrier, dont Carla naturellement, mais pas assez. Aussi l’on prospecta et une demi douzaine de volontaires de plus trouvèrent leur place. Trois barmaid, une infirmière, une employée dans un salon de coiffure (plus généralement quelqu’un occupé à s’occuper des robots...) et enfin une pompom girl des Aigles de New Tokyo, l’un des plus importants clubs de football du pays (le plus riche surtout). Relativement bien classé, son centre d'entraînement et la qualité des joueurs qui en sortaient était connue et reconnue dans tout Aunadar et en Bavanne également. Il était actuellement en demi finale de la coupe continentale et avait de bonnes chances de récupérer son titre perdu il y à trois ans. La revanche sur New Seoul approchait, Osan avait déjà été proprement écrasée par cinq buts à un.

Viktor quant à lui communiquait qu’il ne pourrait pas passer avant cinq semaines au moins, au regard des relâches prévues et des roulements d’unités. Entre-temps, il passait ses permissions à s’exercer aux arts martiaux pergamites.

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MessageSujet: Re: [NEW TOKYO] Night Club "Le Cosmopolitain"    Jeu 21 Avr - 22:47

Les sabres déchus étaient désormais, les Sabres Repus.
Des tas de corps étaient allongés, des dizaines de personnes, vêtues d’uniformes tous différents, de la police, des paramédicaux, de la sécurité civile (notamment pour vérifier la solidité des bâtiments restant debout) passaient les portes.
La Taverne avait survécu, malgré que des chutes de tuiles aient été fatales à Hu, elle pouvait désormais servir de dispensaire de fortune. Suna avait eu la chance de préparer un meeting pour le soir même, aussi, tout était rangé en réserve et bien fixé, rien de cassé, même pas un verre.
On saignait sur le sol, qui se revêtait d’une teinte mêlant corruption, tristesse, mais aussi naissance, les gens criaient, pleuraient, mais certaines voix riaient ; la vie recommençait, même ici. Les médias avaient bien essayés d’entrer, mais un regard très noir de Carla, et un mot dur d’Amian les en empêcherent. Ce dernier accepta cependant une interview « quand on aurait le temps », et ne put réprimer une moue de mépris quand on lui répondit que Gang Jo lui, donnait des tas d’interview actuellement.
-[Amian] La politique a une importance, mais le confort de ces blessés en a bien plus monsieur.
Avec effroi, on découvrait des corps de partout, dans des endroits inattendus, et dans les positions ridicules de la mort. Toute sa vie, l’humain essaie de paraître aux gens qu’il croise, il essaie d’influencer grâce à son image. Mais dans la mort, ô quel moment suprême, il n’est qu’un ridicule pantin fragile, parfois désarticulé, dont les mimiques faciales ne font même pas sourire. On se souviendra longtemps de cet homme, qui, coincé au quatrième étage d’une maison avait décidé de sauter en premier, pour que son enfant, lui tombant dessus survive. Mais la mort et sa faux ne regardent pas les films hollywoodien, et les deux étaient morts, leurs cages thoraciques broyées l’une contre l’autre, dans un baiser qui serait éternel mais final.

Quarante-neuf pour cent d’intention de vote. On les lui avait promis . Ca avait arraché un cri du cœur à Amian, quand, un jeune journaliste envoyé au charbon lui avait posé cette question.
« Que feriez-vous si vous étiez élu ? »
Alors le jeune Caucasien, dans un réflexe primitif avait littéralement tiré le journaliste par le collet et lui avait montré une jeune fille qui mendiait des médicaments contre des services en nature, car on avait plus de Morphine, les stocks avaient été moins importants que prévus. Il lui avait montré cette jeune fille, et avait lâché, d’une voix où la mélancolie flirtait avec une sombre colère
[Amian] Je ferais payer les responsables de ça – puis il montra la façade défoncée et brûlée de la Librairie, détruite puis pillée- et de ça.
Il s’en voulut pendant de longues heures après coup,se rendant compte de la catastrophique image d’extrémiste qu’il allait avoir, lui qui appelait toujours au dialogue, à l’échange, et à l’enrichissement de toutes les parties. Il se doutait bien que ses rivaux feraient leurs choux gras de ces images, mais, quand il relevait les yeux, secouait sa tête et passait sa main dans ses cheveux, il voyait devant lui, flou, la mort, et la tristesse. Alors, il descendait de son tabouret, et allait aider, allait faire ce qu’il pouvait, avec des dizaines, des centaines d’autres anonymes qui comme lui ne savaient rien de la chose médicale.
Il jouait les utilités, apportait les objets, maintenait les corps mutilés, qu’on découpés un peu plus pour leurs bien.. Et surtout, ce qu’il appréciait le plus, il allait avec les enfants, s’occuper d’eux, les faire rire… Tout en étant conscient que parfois, il offrait leurs derniers gloussements à de petits anges qui avaient au moins cette chance, de partir au ciel, avec un sourire comme étandard.
Le DDS avait sorti tous ses lits, tous ses cadres et les avait envoyé –entre autre- au Cosmopolitain et aux Sabres Déchus, profitant des grands espaces et des facilités d’accès de ces deux bâtiments, ils étaient devenus des centres névralgiques dans la quête de soin des populations locales, et les forces de sécurité y avait laissé des agents de liaisons, chargés de prévenir dès que ces centres (au nombre d’une dizaine sur tout New Tokyo) manquaient de médicaments ou autre.

C’est dans ce contexte qu’Amian reçut deux informations capitales. La première, on avait chassé de devant les Sabres Déchus deux jeunes distribuant des tracts vantant les mérites, d’un autre parti. Ce fut là aussi une fureur sourde de l’ex Académicien, qui demanda pourquoi on avait de l’énergie à perdre à pourchasser ces gens, alors qu’on crevait dans les rues d’Aunadar.
La seconde était la liste des candidats pour le calendrier « sexy » de l’UDEA. Que des femmes.
Non seulement, Ae Saster répondit qu’on poserait que l’on soit homme ou femmes, mais que, et ça ne serait pas discutable, les bénéfices n’iraient non pas à l’UDEA, mais aux secours aux personnes en général. En bref, Amian pensait avoir perdu les élections, mais savait que son parti survivrait à une défaite, aussi, son esprit fut tout à fait léger quand il demanda publiquement que les prochains dons destinés à l’Union Démocratique, le soit pour les soins. Et que tous les organes « médiatiques » du mouvement, seraient désormais utilisés pour recruter des bonnes volontés, bénévoles, pour rendre service à ceux qui en avaient besoin.


On avait besoins de petites entreprises de BTP pour aider la sécurité civile à consolider les bâtiments, on avait besoin de petites mains pour s’occuper des blessés, on avait tout simplement besoin de générosité et Amian refusa simplement et strictement de n’accorder quoique ce soit en échange de ce qu’il considérait comme quelque chose de normal, en dehors de son respect total.

Le sors en était jeté. Les élections avaient lieu dans deux semaines et l’UDEA manquait de quelques milliers de crédits pour pouvoir s’y lancer ; quand les sondages l’en donnait gagnante.
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MessageSujet: Re: [NEW TOKYO] Night Club "Le Cosmopolitain"    Dim 24 Avr - 19:40

Assez vite, les services de secours furent organisés selon les plans d’urgence, et la ville de New Tokyo pu décharger une partie de ses sinistrés vers d’autres villes, d’autres hôpitaux. Les cieux de la ville, balayés par les aéronefs, semblaient ne point vouloir connaître le repos.

La réaction violente d’Amian lui fit perdre 3% dans les sondages, perçu comme un vindicatif, il avait effrayé quelques uns mais la base qu’il s’était rapidement constitué n’avait pas réagit.

Li Wei lui en tint cependant rigueur, un tel comportement pourrait être sortit par n’importe quel opposant, plus tard. Par contre tout le monde se gratta la tête lorsqu’il annonça que les bénéfices qui auraient pu combler le trou du budget du parti devaient aller aux secours. Certes c’était joli, ça rendait populaire, mais il restait un problème concret à résoudre. L’UDEA reçut d’autres donations mais cette fois elles étaient orientées vers l’aide aux personnes et non à la campagne. Li Wei voulait au moins assurer la survie du parti jusqu’à la fin des élections mais c’était à Amian de décider.

Enfin le résultat tomba. Amian était qualifié pour le second tour avec 45%. Il allait affronter Gang Jo de l’ULD qui lui avait fait 31%, les socialistes, enfoncés recommandèrent Amian tandis que le MLA de Yoon Kim, disqualifié, se divisait sur la question. Amian avait de bonnes chances de passer mais il faudrait donner le coup final. Et pour cela il faudrait une petite rallonge de crédits, de quoi s’assurer une représentation au Parlement, et lutter contre.... Contre ça...avança Li Wei à mots couverts.

La chose, obtenue de mauvaise grâce permis de boucler les dernières offensives médiatiques et électorales. En dépit du soutien d'une partie du MLA au profit de l'ULD, l'UDEA passa tout juste, 50,81 % des voix. Il y eut un vote, il y eut un décompte, et Amian fut élu.

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MessageSujet: Re: [NEW TOKYO] Night Club "Le Cosmopolitain"    Mar 13 Déc - 22:02

Peuple on te trompe, on tue tes amis



Pas une semaine d’écoulée, pas dix jours, sans qu’Amian passe d’un pacte à l’autre, il avait du rendre visite aux Skeibiens pour tenter de diluer le problème les opposant, donnant de sa personne, souvent il revenait à Nouvelle Tokyo, cité l’ayant vu naître, on peut renier beaucoup de choses, mais jamais sa ville natale. Le jeune homme, aujourd’hui à Nouvelle Séoul, après un rush l’ayant vu traverser Vermeille, Arkilia, se faire contrôler par la peu gracieuse police d’Opale, et tout cela en moins d’une semaine.


Les Empereurs affrontaient dans un match à haute tension les Cosaques, équipe représentant la troisième ville de Vands. Comme souvent, malheureusement, dans le sport, le déploiement policier était impressionnant. Et comme souvent, il n’eu pas d’utilité pratique, bien que certains après la lourde défaite des Empereurs promirent qu’au retour ça ne se passerait pas pareil. Furieux de la tournure des évènements, comme le reste des fans des Verts et Blanc, le Caucasien, rejoint un bar pour parler de ce saligot d’arbitre. Il ne but pas, comme à son habitude, et écouta beaucoup. Distrait, au fond, ce n’était qu’une bonne excuse pour rester tous ensemble, il regardait les autres personnes présentes dans l’établissement. Certaines lui souriaient, d’autres le méprisaient, et la plupart ne le reconnaissaient même pas. On croise rarement un député portant la tunique d’un club et tatouages apparents. Comme souvent les débats dérivèrent, et l’on en vint à parler, de fils en aiguilles, de l’absence de plus en plus prononcée d’Aunadar au haut niveau galactique. C’était profondément vrai, l’histoire déjà connu par des dizaines, des centaines de millions d’habitants d’anciennes grandes puissances, aujourd’hui opposées à la concurrence féroce et sans classe des détails diplomatiques d’hier, qui étaient devenus des états développés. L’alcool et l’ambiance aidant, l’on se retrouva au Cosmopolitain, qui avait l’immense mérite de fournir quelques salles où l’on pouvait manger avant de débuter une soirée. Dans ce silence relatif, l’idée rebondit, puis s’amenuisa, on préféra alors parler des femmes, de plus en plus présentes, de moins en moins vétues. Si le Football était bien plus qu’une question de vie ou de mort, d’après Shankly, ces dames étaient une simple question d’existence, d’après l’ensemble des hommes. Mais l’esprit d’Amian se baladait, vadrouillait, regardait à droite, à gauche, bien loin de ces considérations. Comment faire pour rendre à Aunadar de sa compétitivité, qu’avait-on ? Qu’avaient-ils ? On aborda la question des latines, le caucasien se rendit aux latrines. A l’évidence la population du « Beau Pays » était l’une de ses richesses principales, mais aussi, de par ses limites, l’un de ses plus grands défauts. L’absence de ressources…. Toujours cette question d’espace vital, déjà éludé, par l’apparition de longue date dans le programme UDEA d’une mention importante de la colonisation et de l’amélioration du statut des prochaines générations, par l’effort permanent demandé au peuple.

Le concert commençait, pas de chance, cette soirée était en effet attribuée à dieu seul sait quel chanteur en vogue. Les spectatrices et spectateurs se précipitaient, le dress code semblait relâché, mais il faudrait tout de même éviter les maillots, et les écharpes nouées au coude, de fait Amian comme d’habitude appela sa Batmobile qui le rejoint en moins de dix huit secondes, bien plus que sur Vermeille, et dû rejoindre son chez lui. Il y rédigea un texte tout en longueur, alors que Carla était dans la salle de bain, dieu seul sait pourquoi faire, mais ces dames peuvent y rester plusieurs dizaines de minutes sans que quiconque n’ai jamais pu comprendre comment elles dépensaient, perdaient, leurs temps. Son projet, immédiatement envoyé en circulaire concernait l’exploitation d’une partie (trente trois pour cent) du trésor national généré par le Glutersteam, jalousement gardé dans l’une des bases les mieux sécurisées de la Galaxie, dans divers projets de profondeurs technique ou informatique stratégiques.
De quoi parlait on là ? De démonstrateurs de faisabilité, ou de simples démonstrateurs ayant pour rôle de défricher des technologies que l’on esquissait, et qui permettraient de les dessiner avec moult détail. On devait passer par là pour s’assurer un avenir. Les secteurs ainsi défrichés, aboutissant souvent à l’abandon du programme par infaisabilité technique, serviraient à des échelles plus modérées dans des dizaines, des centaines d’autres projets. On pouvait par exemple expliquer que l’on voudrait lancer une production nucléaire froide d’énergie, stopper le projet après dix ans, et quelques milliards dépensés, et utiliser d’une part, les conduites développées pour le futur moteur des futurs chasseurs, les logiciels programmatiques des injecteurs pour créer de nouvelles matrices génératrices d’intelligence pour les robots… Bref, le champ d’application d’une technologie morcelée est virtuellement sans limite. C’est comme vendre une voiture, l’on gagne bien plus en la vendant en morceaux qu’en une pièce. Pour ces technologies, la formation des scientifiques, la création d’outil, importait plus que ce que l’on avait pour alibi d’étudier. L’idée fut envoyée, avec quelques propositions, et les messages étaient profondéments cryptés, on parlait notamment de la fusion froide, mais aussi d’un démonstrateur de puissance devant permettre à un croiseur de démolir sans trop de risque un cuirassé en identifiant ses structurels points faibles, bref, des objectifs quasiment inatteignables, mais, nous l’avons déjà dit, le but était seulement d’accéder à l’excellence scientifique.

Dans le même courrier, rédigé dans le délai d’une demie heure à partir duquel la jolie brune avait hurlé qu’elle serait prête dans les cinq minutes, l’ex académicien s’inquiéta de la non communication quant aux stratégies électorales des autres partis, et ce que préparait comme spot publicitaire l’UDEA, on ne gagnerait pas les élections, mais il fallait s’assurer que les perde celui qui nous dérangeait le plus. Et celui-ci était bel et bien le pouvoir en place. Quel était l’état de marche, les potentiels candidats pour de prochaines mairies, de prochaines élections. Depuis deux ans qu’on enchaînait les coups de boutoir sur Nouvelle Séoul, sa politique devrait bien être ouverte non ?

Mon seul crime n’a jamais été que d’avoir versé des larmes !


_________________
On ne saurait trop le dire, on ne saurait trop le proclamer: ce que recouvre pour nous le mot si confus de culture _ l'ensemble des créations de l'art et de l'esprit _ c'est à la Grèce que revient la gloire d'en avoir fait un moyen majeur de formation de l'homme. C'est par la première civilisation sans livre sacré, que le mot intelligence a voulu dire interrogation. L'interrogation dont allaient naître tant de conquêtes, celle du cosmos par la pensée, celle du destin par la tragédie, celle du divin par l'art et par l'homme. Tout à l'heure, la Grèce antique va vous dire:
J'ai cherché la vérité, et j'ai trouvé la justice et la liberté, j'ai inventé l'indépendance de l'art et de l'esprit. J'ai dressé pour la première fois, en face de ses dieux, l'homme prosterné partout depuis quatre millénaires. Et du même coup, je l'ai dressé en face du despote !

C'est un langage simple, mais nous l'entendons encore comme un langage immortel.
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