Hegemony

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 Tribulations d'un agent dormant

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James Smith
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MessageSujet: Tribulations d'un agent dormant   Sam 16 Avr - 3:31

Lorsque James s’était réveillé, dans ce laboratoire secret d’Erikéa, la première chose à laquelle il avait pensé avait été de fuir. Tuant au passage plusieurs soldats de l’armée du Diktat, détruisant de nombreux biens militaires, réduisant une expérience coutant des milliards à cause de son esprit rebelle et d’un ingénieur, espion probable d’une nation ennemie.

Et pourtant son périple ne s’en est pas arrête qu’à ces évènements, loin de là… Débarquant maladroitement sur Jadis, dans l’astroport international, il s’était rendu compte qu’il avait été suivi et fut à l’origine d’un grand nombre de dégâts retranscris à la télévision sous le nom d’attentat d’Opale.
Blessé et à l’origine de quatre-vingt morts, autant civils que militaires, il fut transféré dans l’hôpital militaire de la capital de Jadis ou la rencontre avec le directeur des SSJs et avec la surprenante apparition du légendaire Mr K. lui marqua l’esprit. Par un flashback comme il en avait des centaines, il tenta d’assassiner le directeur, et comble du hasard, ou de la malchance, il s’enfuit grâce à ceux qui l’avait attaqué sur Jadis, torturé et endoctriné sur Erikéa.

S’échappant in extremis de Jadis, Paradis pour la plupart, mais Enfer pour James, il parvint à entrer en hyper-espace avant une quelconque réaction, ce qui était pour le moins étrange, de la flotte de Jadis.
Finalement, accompagné de ceux qui se prétendent être ses amis, James entama un voyage d’une semaine vers Erikea, espérant que…

« Réveille-toi, on arrive! »

Une voix informatique indiqua la sortie imminente de l’hyperespace tandis que James émergeait de son sommeil agité. Dans la soute du Gunship, des armes, des armures, des serveurs informatiques et même de la nourriture lyophilisée étaient entreposés. James était allongé sur une couchette faite à base de bric et de broc. Andrew l’avait réveillé à coup de caisse à outils, imprimant un bleu douloureux sur le crane de James. Andrew, ce colonel de l’armée érikéanne s’était révélé être celui qui lui avait tiré dessus durant son escapade dans l’astroport d’Opale. Une balle dans la jambe pour James, quatre-vingt morts pour Jadis et pas un pet pour notre ami le soldat erikéan.

Finalement, James se redressa, au coin de la soute, un poste d’artillerie permettait de voir par son hublot un aperçu d’Erika, vaste planète aux reflets ardents, spectre luminescent des centaines de villes qui en recouvrait la surface.


La vision était grandiose, des cités ruches et des constructions cyclopéennes pouvaient se voir depuis l’espace, rejetant de multiples nappes de fume noirâtres, témoin de la fierté industrielle d’Erikéa.
L’espace spatial était encombré de multiples débris spatiaux, cargos et satellites, formant un ballet incessant entre les astroports et les strates orbitales parsemées d’accélérateurs magnétiques sidéraux.

Impressionné, James se prit l’envie de monter dans le cockpit, grimpa ç une échelle glaciale, il vit que le robot Spin’ son compagnon d’infortune sur Opale était au commande, et de sa voix de 16 bits aux airs de Bob Marley, il s’exclama :

« Bien dormi, on approche de l’astroport militaire, on a un accès privé, prépare toi à l’accueil, ça risque de faire mal.
- Comment ça faire ma… »

James ressenti une vive douleur au niveau du cou, puis il s’effondra, son corps parcouru de spasmes.
La dernière chose qu’il entendit fut les brimades du robot envers Andrew, prétextant qu’il existait d’autres solutions.
La dernière chose qu’il vit fut un pistolet électrique parcouru d’étincelles dans la main du soldat Erikéan.

---

James cligna des yeux, la salle était sombre, ou plutôt était-ce lui qui voyait mal, il voulut de passer la main dans les cheveux, or celle-ci fut retenu par une attache lourde. La lumière lui fit apparaitre deux grands arceaux de métal accrochés à ses avant-bras et reliés à ses pieds par de lourdes chaines.
En leva la tête, la douleur du choc électrique encore présent, il vit qu’il était sur un banc de fer, et qu’il faisait face à un amphithéâtre.
Entouré de deux gardes lourdement armées, James observa l’assemblée qui siégeait face à lui, peu nombreuses, James put y reconnaître plusieurs hauts dignitaires de l’Etat, notamment du conseil technocratique, son interface neuronale superposant les noms de ceux-ci à sa vue.
Par ailleurs, de nombreux militaires et scientifiques siégeaient.
James piqua du nez. Il reçut soudainement un violent coup de crosse dans les cottes, le faisant sursauter. L’un des deux gardes affichait un sourire mauvais.

C’est alors que James vit Andrew sur le côté gauche assis à l’ombre d’un rideau. James lui fit un doigt d’honneur. Le soldat lui répondit d’un clin d’œil mauvais.


Il y eut un bruit de coup, détournant le regard James vit un homme en blanc présider la séance. Celui-ci paraissait passablement vieux et aigri, il se prononçait pourtant d’une voix calme, réfléchie et articulée.

« Bien, en vertu des pouvoir du conseil technocratique, militaire et à la faveur de notre chef bien aimé le Diktat, je déclare la séance de débat et de jugement ouverte.
Aujourd’hui, l’affaire porte sur les départements diplomatie, Economie, Recherches, Services Secrets et Bio ingénierie.
»

James était donc dans le palais du gouvernement, face à l'assemblée du conseil technocratique, une pratique qui ne se faisait jamais.
Une illumination en trois dimensions apparut au milieu de la salle, affichant une série de chiffre semblant hasardeux.



James sembla avoir un soubresaut, et l’image se fixa. Puis petit à petit, les chiffres commencèrent à se mouvoir, puis à former des suites, puis un code se révéla. Il s’agissait d’un code militaire dissimulant les plans d’une arme.

« Vingt-trois secondes pour casser un code quantique simple d’un de nos projets de recherches en armement et balistique. Vingt-trois secondes qui valent plus de dix ans de recherches et dix-sept milliards de crédits galactiques, dix-sept milliards dans un projet qui n’a laissé qu’un seul produit viable ! »

James vit que le président de la séance le fixait du doigt et que la salle fut parcourue d’un profond murmure.

« Tout cet investissement pour un unique produit instable qui risque de créer un incident diplomatique avec Jadis… Nous sommes au bord de la guerre et ce depuis des années et nous risquons de voir un jour émerger une alliance Jadis - UTE qui nous mènerai à la ruine... notre économie est affaiblie, de même que notre armée ! Alors je pose la question au conseil technocratique, que faut-il faire de ce prototype et surtout du Projet Expansion-2 ou quel que fut son nom, quelle décision devons-nous prendre sur ce sujet. »

Le président pris une profonde inspiration.

« Il faudrait donc prendre en compte la possibilité de mettre fin au projet et d’éradiquer toutes ses conséquences et relations intrinsèques. Ce projet est devenu trop dangereux pour l’Etat. Ainsi, le Diktat vous laisse le choix sur la démarche à suivre. La vie… la pérennité, mais aussi l’abandon du Projet dépend de cette réunion.
- Je... »

L’un des gardes frappe violemment James qui chuta sur le sol de marbre noir de l’assemblée. Andrew se leva brusquement et une violente dispute éclata dans les gradins, les militaire se déchiraient selon leurs avis, idem pour les scientifiques et le président frappait en vain du marteau de la justice sur son socle en bois pour ramener le calme. Le Projet semblait être le projet de discorde fondamental du conseil.
James se sentait mal, il avait l’impression d’être un objet de convoitise, que ses capacités et dispositions étaient au service d’une entité qui lui était inconnu et surtout, il se sentait dériver. Allait-il recevoir un préavise de mort dans ce concile, qu’allait-il lui arrivait, seul le calme revenu et les propositions des partis en place dans le conseil pourrait départager ce fait.

James avait tellement de questions, sur qui il était, ce qu’il était, qui l’avait créé, quelle était son histoire… son passé perdu.

[HRP]Voilà, à toi Alex de décider de l’ambiance du conseil, et surtout de l’avenir de mon personnage…[/HRP]

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Dernière édition par James Smith le Sam 16 Avr - 13:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Dim 17 Avr - 15:32

La commission devant laquelle se trouvait Smith discutait assez âprement et manifestement, l’on communiquait autant par voie orale qu’à l’aide de ses implants.

Quanrante-et-un constata également que la commission n’était pas composée que d’officiers du BSE. En effet, plusieurs membres appartenants clairement à l’armée et plus particulièrement au SRSE, le service de renseignement et sécurité érikean, se démarquaient par leur uniforme mais également par leur agressivité.

-Ce sujet est le résultat d’une expérience tout à fait ridicule et sans intérêt militaire ou sécuritaire. Des milliards engloutis dans un projet faramineux pour n’apporter aucun résultat. Colonel qu’avez vous à répondre d’un tel échec, demanda l’officier passant outre le reste de la commission. 


Le colonel Reinhard se leva et répondit aussi promptement que possible, d’une voix calme. Ses insignes du BSE en faisaient clairement un adversaire du général qui, en raison de son appartenance çà l’armée de terre, le mettait lui-même en infériorité face à ses propres collègues du SRSE, des divisions de la flotte. 




-Mon général. Des erreurs de programmation ont effectivement pu être enregistrées sur le sujet quarante-et-un. L’on peut cependant, comme le souligne mon rapport, considérer cette mission comme un succès. En dépit de la trahison d’un membre du personnel technique et scientifique, le sujet quarante-et-un est parvenu à approcher les hautes instances jadéennes. La précipitation du lancement de l’opération a certes conduit à des erreurs, notamment la greffe de cette prothèses artificielle autonome ainsi que des problèmes d’automatismes des systèmes greffés. À titre d’exemple, le sujet quarante-et-un n’a pas exploité ses capacités optiques spécialisées pour identifier l’homme appelé “monsieur K”, ou du moins celui se faisant passer pour lui. Il n’a pas su non plus choisir la bonne cible, Bowell étant somme toute un élément remplaçable.

Smith, tout en regardant parler le colonel, s’aperçut également que la commission qui siégeait, ou du moins les responsables du BSE, approuvaient sans réserve. Il était manifeste que Andrew n’était occupé qu’à réciter quelque chose convenu avec eux.

-Cette expérience nous a cependant apporté de nombreuses informations pour le développement futur des interfaces spécialisées, elles nous offrent également un sujet d’étude sur le développement de certaines...particularité du sujet quarante-et-un et un excellent cobaye pour d’autres expériences, notamment celle ayant trait à la correction de l’erreur initiale ayant débouché sur cet...état mental. J’ajouterai que le sujet quarante-et-un a bel et bien pu approcher deux personnages importants des SSJ ou à tout le moins, deux personnalités ayant un niveau d’accréditation élevée. Cette expérience face à un cible de si haute valeur démontre qu’il est possible d’infiltrer d’autres structures tout aussi importantes pour le renseignement érikean et pour la sauvegarde de cette nation sous le regard de Dieu.

Il m'apparaît clair qu’une redéfinition des objectifs du programme doit être effectuée et que l’élimination physique du sujet quarante-et-un doit être suspendue.


Andrew se rassit, il venait de donner sa réplique dans cette pièce pipée d’avance. Les discussions se poursuivirent jusqu’à ce que président fasse un signe discret, “sortez le quarante-et-un”.

Quelques minutes plus tard, Smith était isolé dans une pièce..., laissé à mariner seul tandis que l’on décidait de son destin.

Une demi heure plus tard Andrew Reinhard apparu dans sa cellule. Un sourire sardonique aux lèvres, le colonel fixa Smith.

-Quarante-et-un, la Cour t’as condamné à la vie. Ha ha, ha ha ha.

Un coup de pistolet neutralisant renvoya Smith chez morphée où quelqu’un rédigeait un rapport sur un programme de modernisation des portes de saut spatiales du réseau Erik-01. Le programme s’était achevé en 2752, le rédacteur était manifestement un espion. L’on entrait la pièce, un tir, le noir. Smith fit une percée dans le monde des vivants, Andrew le regardait depuis une salle d’observation. On était en train de l’attacher, un imposant robot s’approchait, il était sous tension, nouveaux sédatifs. À côté du colonel, un autre officier, un major inquiet, très inquiet, il savait ce qui restait du précédent...

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Dim 17 Avr - 23:40

Etant remis sur pied à la suite du coup du gardien, James fit soudain éclater une querelles entre pas moins de cinq groupes différents, regroupant chacun en moyenne, un à deux services ligués contre tous les autres. C’était une anarchie parlementaire comme l’on pouvait en voir en bonne et due forme dans toutes les parsecs de la galaxie… sauf que là, les parlementaires n’avait pas des armes de poing à chaque ceinture…
Les insultes, les cris et les discours pompeux fusaient autant que les messages transmis par ondes entre chaque participant du conseil, James les interceptaient grâce à son interface et comprenait bien que la situation n’était pas rose du tout, la plupart semblait s’accorder sur la nécessité de faire disparaître les preuves du Projet.
C’est une cohue… ou plutôt une curée… une curée entre des dizaines de molosses voulant retirer le plus de moelle de l’os en mauvais état qu’était James. Une injonction jaillit qui fit taire l’assemblée c’était un officier étoilé en costume dont le rang ne pouvait être deviné que par la décoration qu’il portait sur son épaule droite. Cet individu vint pointer du doigt ce pauvre Andrew, enfin pauvre… cet homme était un sacré enfoiré !


Ainsi, l’officier semblait demander des comptes au colonel Reinhard. Celui-ci vint parler du Projet dans son assemble. Sa voix portait loin, était articulée et dotée d’un timbre étonnant, une vraie voix d’orateur se disait James, pourtant à la vue de l’assemblée, le point de vue exposé qui été exposé par Reinhard devait être accepté de tous… ordre du diktat peut-être…
En l’espace de trois minutes, le colonel avait réglé la question et les bénéfices que l’on pouvait retirer du projet.
Infiltration de hautes instances de nations étrangères, l’apparition du manque de préparation et d’imprévus dans la mise en place de l’agent dormant quarante-et-un et enfin la nécessité d’une continuation du programme en test le cobaye quarante-et-un.
James sifflait comme un serpent à chaque écoute de ce nom de code. C’est comme si ce numéro le blessait physiquement, être vu et considéré comme un objet, un meuble qui devait soit être rénové, soit être jeté… Voilà ce à quoi pensait James en considérant sa situation. Au final sa situation n’avait pas beaucoup changé… Les Jadéens l’avait un peu considéré de la même façon. C’était exaspérant, et même pire… désespérant.
La situation semblait à présent vraiment jouée d’avance et la curée avait pris fin.

Le président du conseil fit un signe discret, et James fut expulsé de la salle de l’Assemblée pour venir croupir dans une vieille cellule pavée de carrelage blanc nacré. Poireautant dans ce lieu, James ne put que masser son poignée organique, endolori par le poids des menottes et des chaines.
Impatient et à la fois redoutant le verdict, James sursauta lorsque Andrew fit grincer la porte de la cellule.
Le colonel émit une remarque sarcastique.

« Vas te faire voir… Pourtant t’as bien raison… Vivre c’est déjà être esclave… »

Il y eu un sifflement Andrew lui avait encore fait un coup foireux… une fléchette anesthésiante.

« T’es une sale enflur… »

James chuta dans l’inconscience.

---

Emergeant difficilement d’un rêve plus que douteux, relevant la tête James vit qu’on l’attaché dans un caisson de neuro-interventions.

« Oh Merde… Pas encore… »

La salle semblait exiguë du fait qu’une petite dizaine de chirurgiens et de scientifiques s’affairaient.


Un robot automatique s’approcha de James, lui injecta deux seringues de tranquillisants puis se rétracta. James leva les yeux, il se croyait être dans la même salle où il s’était réveillé pour la première fois. C’était probablement le cas. Et ce malgré les sédatifs, le rythme cardiaque de James grimpa subrepticement.
Les scientifiques se parlaient entre eux, on fixa un masque respiratoire sur le visage de James. C’est alors que le caisson se referma et que celui-ci commença à se remplir d’un liquide aseptisant, l’odeur de chlore était immonde. Une fois rempli, James semblait flotter et voulut se débattre. Mais la force lui manqua.
Soudain, comme de l’encre un fluide noir vint se mélanger au liquide du caisson. James cessa de bouger, paralysé, anesthésié, inconscient.

---

Plus en haut, au niveau d’une vitre pare-balle teinté, un groupe de personnes s’affairait, parmi celle-ci, on pouvait trouver Andrew et un autre militaire. Apparemment, ils discutaient de la première évasion de James.

« Donc, quand il s’est échappé, il a tué…
- Treize militaires en tout, et j’ai moi-même exécuté le traitre qui a amené à cet odieux échec… et il en résulté quoi sur Jadis.
- James… enfin Quarante-et-un a failli donner des informations confidentielles aux SSJs, le traitre semblait avoir bien joué son coup… parmi les personnalités implantés, on trouvait celle d’un ancien espion jadéen…
- En effet, c’est pas banal. »

Une voix informatique annonça un scanner du cobaye. Sur un écran holographique s’afficha une série de visualisation en trois dimensions de James.

« Ca ne ressemble pas du tout à un scanner norma…
- En effet, Quarante-et-un est un pur produit d’ingénierie biologique, c’était au départ un prototype de soldat pour la futur Cyber Army Corp… Mais pour son cas, le stade de la recherche a un peu divergé…
- En quel sens ?
- Au sens ou il devait servir à autre chose que d’aller sur le front… tout du moins en tant que soldat normal, regardez ! »

L’image holographique zooma pour afficher le haut du corps et la tête du cobaye, l’image était vue de dos.


« Je ne suis pas un savant, mais regardez. Le corps de Quarante-et-un a subi un traitement assez particulier, nos systèmes d’ingénierie ont forcé un développement spécifique de sa colonne vertébrale afin qu’elle puisse recevoir la greffe de l’interface AQW-2… D’une certaine manière, c’était un peu le prototype du super-soldat…
- En quel sens ?
- Au sens où il devait servir à autre chose que d’aller sur le front… tout du moins en tant que soldat normal, regardez ! »

L’image fit refléter de nombreuses connexions nerveuses dont certaines apparaissaient vertes, mais dont la majeure partie était turquoise.

« Vous voyez les connexions vertes… Ce sont celles normales, les autres ont été piratés. Enfin quand je dis ça, les synapses de la plupart de ses connexions nerveuses ont été remplacées par des gaines conductrices issues de l’interface, afin de faire qu’elle devienne partie intégrante de Quarante-et-un. Une sorte de symbiote mécanique en quelque sorte. Résultats… Une réflexion améliorée, des réflexes au-delà de la moyenne, et une connexion directe à l’informatique et la BDE.
- Et mentalement quels effets ça doit avoir...
- Il est normal que l’individu devienne plus impulsif et même autoritaire, mais aussi, il permet une chose effarante… une réinscription mentale à volonté. Seul problème, c’est ce putain de bras.
- Le bras? »

L’officier changea la disposition de la projection holographique. Il montra le scanner du bras mécanique du cobaye. Là aussi était présentes des connexions nerveuses « piratées », mais en un nombre incroyablement plus important.

« C’est un putain d’artéfact isolien, dans nos laboratoires, c’était juste une sphère et Quarante-et-un l’a dérobé durant sa fuite, et d’après ses dires il l’aurait sans faire exprés appuyé sur sa blessure… nos soldats lui avait coupé un bras... et l’artéfact s’y est imiscé et a littéralement remplacé le bras en s’étendant… Le pire, c’est qu’apparemment cette extension n’est pas terminée… subrepticement mais continuellement. On pense que dans huit semaines, l’artéfact entrera en contact avec la colonne vertébrale et donc l’interface… on ne sait pas ce qui va se produire… et pour tout dire, je redoute cet instant. »

En effet, l’officier semblait perplexe.

« Mais comment ça l’engin s’étend ?
- Par les connexions nerveuses, elle remplace la myéline par un polymère conducteur inconnu, le pire… c’est que l’artéfact émet des ondes alpha et Beta de façon autonome, en même temps qu’elle déploie un champ de force. On dirait un être-vivant autonome. »

Reinhard se sentit frissonner. Il regarda à nouveau le caisson. Qui était-donc vraiment quarante-et-un. L’officier appela un scientifique à la rescousse.

« Toutefois, on va pouvoir utiliser cela à notre avantage, on a reformater le caisson pour. Lors d’une neuro-transplantation, le « patient » voit le courant électrique continu et la résilience de ce courant modifié… Or dans de nombreux cas, il s’agit d’une opération mortelle qu’est la réécriture. Or sur Quarante-et-un, c’est un peu différent. Ces connexions « pirates » justement sont fait de polymères supraconducteurs, on va refroidir certaines zones à moins quatre-vingt-dix degrés et on va pouvoir y appliqué un flot d’ondes électromagnétiques continu pendant huit minutes. On va effacer les personnalités en surplus dans son corps et même lui en injecter une toute neuve, puis on le gardera sous observation un certain temps. »

Tout le monde semblait satisfait… mais…

« Mais pour les souvenirs ?
- C’est là le problème, on ne va agir que sur certains lobes du cerveaux, on éradiquera les personnalités en trop, mais les souvenirs sont ancrées dans l’hypocampe et toucher à cette zone est strictement impossible car trop fragile… Quarante-et-un sera un cobaye unique, car il sera en possession de souvenir qui ne sont pas à lui, et ce qu’il en adviendra lui seul pourra en décider, car ces souvenirs me semblent-ils assez violent… Il devra se construire son passé, sachant qu’il n’en a pas…
- Mais qui est-il au juste ?
- Je…
- On ne sait pas… Et même si c’était le cas, on n’aurait aucunement le droit de vous le révéler. C’est un prototype, rien de plus, un prototype qui vaut dix-sept milliards à lui tout-seul, un homme qui vaut autant que trois destroyers parsifaux jadéens…
Bon… enclenchez la procédure d’effacement des personnalités.
»

---

Dans la cuve, de multiples aiguillons pénétrèrent dans les cortex de James et y injectèrent un solide refroidissant. Puis à la température voulue, plusieurs impulsions électriques furent transmises.
L’opération dura un quart d’heure.
Puis le liquide teinté de sang se retira et des scientifiques en blouses de protection cueillirent le corps sans réaction de James et le portèrent sur un lit drapé de blanc.
On le déplaça vers l’hôpital du centre.

---

« Vous avez donc fait quoi ?
- On lui a supprimé toutes ses personalités et on les a remplacé par une nouvelles, bien sur les souvenirs actuels persisteront, et auront une forte influence sur cette personnalité et ses souvenirs, mais bon… je pense que c’était ce qu’il y avait de mieux à faire.
- Vous pensez que je devrai aller le voir ?
- Et bien …
- Tant qu’à faire, vous êtes la seule tête qu’il connaît, même s’il vous prend pour le plus grand bâtard de la galaxie… et puis le réveil risque d’être difficile. »

Le Colonel Reinhard fit ouvrir la porte du poste d’observation. L’officier l’intercepta.

« Pensez bien que son comportement va changer.
- Oui… Mais au fait, qui avez-vous implanté dans Quarante-et-un ? »

L’officier sourit… Mais d’un sourire, mauvais, cynique et même révélant d’une noirceur sans égale.

« Mike Greens… »

Le colonel pâlit alors que la porte se referma… Il crut entendre l’officier rire… Reinhard ne pouvait y croire…
Et ses mains tremblantes, il partit en direction de l’hôpital, ou plutôt du centre de réanimation du laboratoire…








[HRP]A toi d’assurer la suite, J’espère t’avoir donner assez de points de repère.[HRP]

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Ven 22 Avr - 0:18

Reinhard entra, vraiment inquiet. La faction du BSE a laquelle il appartenait se préparait à frapper un grand coups et un sale coup. Au fond de lui il doutait. Erikea devait elle connaître une telle chose ? D’un certain point de vue, Warrington était le continuateur des réformes Eisenhower qui avaient pour objectif une diversification lente de l’économie afin de permettre le maintien de l’Empire d’alors. Alors quel intérêt de ramener Greens ? L’homme, même s’il avait pu voir la fin de Seranon, aurait probablement été amené à effectuer les mêmes choix, ou du moins aurait vu ses opportunités également restreintes. Peut-être était-il, de l’avis d’un BSE en disgrâce, plus à même de libérer Erikea du joug séranien et ramener les choses sur leur droit chemin. Le colonel devait l’admettre, ce qui avait été décidé en haut lieu le dépassait largement, mais il avait bien l’intention de survivre ! Quanrante-et-un s’éveillait, inchangé en apparence, conservant toujours son bras isolien, étrange objet ramené d’une expédition secrète. Pour l’instant la chose semblait avoir ralenti sa croissance, cherchant probablement à analyser ce qui s’était passé, peut-être était-elle en train de préparer sa rencontre avec l’interface de la colonne vertébrale.

Smith s’éveilla, les souvenirs brouillons, et le sentiment d’une présence tapie au fond de son crâne, qui lui ordonna, silencieusement, tel un commandement divin, de ne rien révéler de sa présence ou du moins de ne rien laisser paraître. Quanrante-et-un était incapable de savoir ce que c’était, mais IL était puissant. L’homme, car il était manifeste qu’il en était un, fit un rapide tour des souvenirs de Smith, cherchant dans les événements récents, impossible de savoir ce qu’il avait découvert. Tout au plus avait-il mis l’un ou l’autre lien en évidence et souligné que Andrew Reinhard, qui était en train de le regarder (lui ou quarante-et-un) était un homme ambitieux et potentiellement utile. En revanche un souvenir envahi la tête de Smith, l’autre ne put s’en empêcher. Une gigantesque flotte se trouvait en orbite d’Erikea, survolant Nasirismi. Seize gigantesques lignes de bataille, se regroupant après une ultime rotation autour de la planète. Une carte stellaire indiquait l’objectif : Seranon. Le dernier souvenir enregistré de Greens.

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Ven 22 Avr - 17:16

En ouvrant les yeux, le patient avait été aveuglé par les lumières des couloirs. Le laboratoire était à cheval sur l’esthétique au niveau des centres de test et de l’hôpital… Tout était de blanc vêtu et éclairé par de puissants halogènes.
Allongé et sanglé par un harnais conséquent, le patient ne put voir celui qui poussait le brancard. On lui fit parcourir un dédale de couloir, de sas et de combles pour finalement parvenir à une grande salle, plus semblable à une morgue que tout autre chose…


La bouche pâteuse, les idées confuses, oscillant entre conscience et inconscience, le patient resta inerte pendant une bonne demi-heure. Il fut ramené à la réalité par une visite impromptue.
Un homme venait de rentrer, bruns, yeux kabyle ; il arborait une barbe de trois jours et l’odeur qui l’accompagnait, mêlant sueur et cambouis l’indiquait comme étant un soldat. Le patient reconnut le grade de colonel dont le symbole était cousu sur son habit, au niveau de l’épaule droite.
Ainsi la porte qui fut ouverte par le nouveau venu provoqua une réaction chez le patient.
Les yeux vides, il tourna la tête vers celui-ci, et fixa longuement le colonel, celui-ci était visiblement mal à l’aise, mais le patient l’était d’autant plus.

*Bon, merde…
Quoi ?
J’ai mal au crane…
Tu t’attendais à quoi, en tout cas, ce gars a l’air important, alors tu la fermes.
J’ai pas d’ordre à recevoir de moi-même !
*

Le patient voyait défiler des images dans sa tête alors qu’il se parlait à lui-même afin de se rassurer. Il n’avait pas encore récupérer de l’opération et la mémoire, notamment du fait de savoir pourquoi était-il ici ne lui était pas encore revenu.
Dans ses flots d’images défilant dans son crane à la manière d’un serveur informatique, le patient bloqua sur une seul et unique photo, comme imprimée sur sa rétine.
Un panorama de vaisseaux de toutes tailles, tonnages et origines, se faisant face, attendant le moindre signal afin de débuter le carnage spatial. La vue était enivrante, et pourtant si tragique… Huit millions d’âmes qui seraient éradiquées en moins d’une heure.
Comme perdu, le patient semblait arpenter le décor, il se voyait faire face à la baie vitrée, observant à la manière d’un général le champ de bataille à venir. Un système solaire entier, en proie à la tension, la peur, l’incompréhension, l’effroi et… l’admiration.
Quelque chose vint troubler cette vision oscillant entre enfer et paradis, un flash blanc… ou rouge, c’était la guerre, la mort, la gloire personnifiée.
La vitre éclata et le patient fut aspiré dans le vide sidéral, il sentait sa peau éclatait, ses yeux s’exorbiter…

* Putain je fais quoi ? Je vais mourir !
Oui et non… de toute façon tu t’en fous… tu l’as déjà fait…
Quoi ?
*

Le patient se vit enclencher un appareil qu’il portait au bras, il remarqua alors qu’il n’avait plus cet habit d’hôpital, mais cet habit d’apparat magnifique, entièrement ciselé d’or. En enclenchant le bracelet, ce fut comme un bouclier qui l’entoura, et le patient ressenti soudain une vive douleur…
Comme si son âme était sortie de son corps congelé dans une sorte de carcan glacé, il se regarda dérivé dans le vide spatial, un tir laser perdu perfora son abdomen congelé…

---

« Quarante et un ?

James ?!
»

Le patient se releva en sursaut, se tenant de ses mains son ventre, puis il les porta à l’arrière de son cou. Il eut une remonté. Une infirmière sortit d’un recoin de la pièce et l’aida à cracher sa bile.

« Quel est ton nom ? »

Plusieurs se bousculèrent dans la tête du patient.
John Stuart…
Gregory Shepard…
Ethan Ephraïm…
Alan Uprise…
Themis Brenann…
Friedrich Dresden…

Mike Greens…
James… Smith…
Que chosir, que faire? Mentir, prévoir…

* Que suis-je, qui suis-je ? Que…
Mieux vaut rien dire pour l’instant…
*

En réalité toute cette réflexion n’avait duré qu’une seconde. Lentement, le patient se retourna vers le colonel.

« Smith… James Smith.
Andrew, t’as vraiment fait l’enfoiré depuis quelques t…
»

La voix de James était hésitante… pourtant le colonel pouvait déceler un changement de ton dans celle-ci, comme si de l’assurance, mais aussi un voile noir et mauvais était tombé sur l’esprit de James.
Le pire, c’était le regard de James, l’un de ses yeux avait été percé par un aiguillon pour pénétrer le cerveau, et la petite hémorragie qui en avait résulté avait rendu sa pupille rougeâtre contrastant avec le brun de son autre œil, et dans ce regard, on pouvait déceler une petite lueur, maligne, fourbe… mais aussi calculatrice et retorse.
James tenta tant bien que mal à se mettre accroupi sur son lit d’hôpital alors qu’Andrew prenait place sur un tabouret de polymère.

« J’ai l’impression qu’on t’attend. »

D’un signe de tête, James indiqua une personne qui patientait dans l’encadrement du sas de la salle. Andrew se retourna et put voir que le dit individu était pourvu du grade de major-général… Qu’est-ce qu’un homme de ce niveau venait faire dans ce laboratoire, d’autant plus que cet homme semblait bien loin de son milieu de prédilection. Par ailleurs le militaire portait à sa ceinture un lourd revolver, dont le calibre était tout juste impressionnant.
Andrew se leva et disparu dans les couloirs du centre. James quant à lui se perdit dans ses pensées, cherchant à recoller les lambeaux de sa mémoire… Et une question lui était venue… mais il n’avait pas osé la poser. En quelle année était-il ?

---

Le major traina Andrew dans une proche succursale, le militaire semblait connaître les lieux comme sa poche. Cette pièce était une salle de holoconférence, assez grande pour accueillir autour d’une table ovale trente personnes, au minimum. S’asseyant sur deux fauteuils situés à l’opposé de l’entrée.


Andrew remarqua que le major pianotait de sa main droite sur la table d’ébène verni, dénotant ainsi un stress, mais aussi une peur, il devait attendre quelqu’un. Andrew voulut prononcer un mot, mais il fut devancer.

« Bon... Comme vous le savez, le sujet test Quarante et Un a reçu un traitement spécial suite à une décision du diktat lui-même et du BSE… Je n’ai pas le droit de vous révéler la totale teneur de cette décision, mais vu que c’est vous qui êtes en charge du sujet test depuis plus d’un an, vous devez en être informer… »

Andrew retint sa respiration, ne prononçant aucun mot.

« Devant le cas assez spécial de Quarante et un, l’Etat-major a décidé de le faire entrer dans les unités spéciales. Et ce, afin de lui faire retrouver tous les réflexes dont il pourrait avoir hérité à cause de son… traitement… Ce test en soi sera une façon de juger la stabilité, mais aussi la possible utilité futur du sujet… »

La porte du bureau claqua et un secrétaire pénétra dans la salle en saluant militairement les deux hauts cadres de l’armée. Il se dirigea vers le major et lui remit une liasse de feuille manuscrite, le BSE n’aimait pas les transferts informatiques sur courtes distances, les jadéens étaient partout.
Le major se mit à feuilleter la liasse tandis qu’Andrew, y jetant des regards discret y fit une série de feuillets marqués de son nom. Il sentit une goutte de sueur perler sur son front, qu’il s’empressa d’essuyer.

« Bon, vu votre condition biologique et votre statut militaire, vous êtes assigné au bureau des données erikéannes, secteur militaire de la ECA… Par ailleurs, on voit donne la responsabilité technique de la gestion de l’unité ou sera transféré Quarante et un. »

Andrew était abasourdi, il ne se sentait pas apte à ce travail, ni aux fonctions qui lui étaient assignées.

« Ne vous inquiétez pas… On vous aidera. »

Le major avait bien compris la situation ou se trouvait Andrew, mais pourtant n’éprouvait aucune compassion à son égard.

« Par ailleurs, on devra vous greffer un implant d’accés à la BDE, et là… c’est un ordre. »

Andrew acquiesçât, pourtant il se sentait mal à l’aise, ses implant biotiques déjà implanté lui faisait de temps à autre un mal de chien, alors tout retirer pour installer un nouvel appareil…
A nouveau, le secrétaire entra, mais cette fois ci, l’affaire était importante. Andrew cru comprendre qu’un sabotage industriel venait d’avoir lieu. Le major exprimait visuellement son désarroi…

« Bon je dois vous laisser… »

Andrew voyait clairement que le militaire n’était pas que major, celui-ci devait être un haut cadre du BSE. Par ailleurs, le major avait laissé sur le bureau une série d’instruction et de feuille à l’attention du colonel.
Andrew en prit connaissance.
Un bruit de réveil brisa le silence de la pièce, Andrew sortit un bipper de sa poche, un petit message y était inscrit :

//Au fait, l’entrainement de Quarante et un ne sera probablement pas seulement militaire – Prenez garde aux espions – Prévoyez toujours un coup d’avance//

Sur ce, Andrew quitta la pièce.

---

Revenant dans la salle de réanimation, Andrew vit que James se préparait, on lui avait donné des habits nouveaux, chemise blanche, manteau et jeans noirs, des lunettes de soleil et une paire de menottes magnétiques… on n’était jamais trop prudent. D’un voix monocorde le prisonnier s’exprima, toujours avec ce ton qu’Andrew n’était pas habitué à déceler dans l’expression de James.

« Il parait que tu m’emmène quelque part.
- Je vais te faire visiter ton monde natal, et ta futur maison. »

Une bonne d’ose d’ironie perçait dans la voix du colonel.
Pour la première fois, James respira l’air vicié d’Erikéa. Il fut baigné dans le bruit et le relent de la pollution... le totalitarisme et les slogans de propagande… Et pourtant, c’était comme s’il se sentit de retour au bercail, dans son monde à lui.


Passant devant Andrew afin de gouter à l’atmosphère de la planète, le colonel ne put que suivre, étant toujours aussi perturbé par les évènements.

Une navette les attendait, un aéronef aux couleurs du Diktat.

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Lun 25 Avr - 23:58

Le transport de classe Ragnarok était on ne peut plus classique vu de l’extérieur. L’intérieur était en revanche très différent et comprenait de l’équipement de très haute technologie, une partie était de fabrication solarienne. Certaines forces spéciales d’Erikea étaient en mesure de choisir ce qu’elles jugeaient bon pour l’accomplissement sans être limitées au matériel exclusivement érikean, et c’était le cas de celle-ci.

Reinhard s’assit confortablement dans un siège équipé pour les pires manoeuvres et regarda le moyen de transport de sa nouvelle affectation. Il n’était pas sans savoir que le BSE (tout comme le SRSE) se divisait en une vieille garde et des jeunes loups et que parmi ces derniers certains étaient plus vieux qu’on aurait pu le croire de prime abord. Le colonel savait qu’il appartenait à la seconde catégorie en vertu des jeux d’alliances et de services dans lesquels il avait été impliqué, le programme dont Smith faisait partie était le résultat de la politique des jeunes qui avaient, malgré la méfiance des Eisenhower et de Greens-Eisenhower, la diktratrice assassinée, maintenu ce programme d’assassin et d’espion. Andrew Reinhard soutenait le diktat, corps et âme, et était bien conscient que que maître suprême était en train de jouer une partie très difficile depuis son bureau de Nasirismi. Le Diktat avait en effet plus ou moins refusé de gouverner depuis Medul, la Cité des Elites, qu’il contrôlait à l’aide de robots directement affectés à la Légion Bane et une paire de compagnies de cyborg de cette même unité, Warrington s’était donc rapproché de l’action et avait envoyé son neveu au front aussi, sur Galatia Prime. L’on pouvait tourner les choses de la manière dont on voulait, Medul City était en train de se transformer en prison dorée pour ceux qui refusaient d’en sortir pour se mettre à son service. Mais en dépit de toutes les mesures de sécurité possibles et imaginables, les technocrates passéistes, qui n’étaient pas tous morts dans les purges, disposaient encore de moyens de communication et d’action vers la planète, Erikea même.

La navette survola la baie de Nasirismi et se dirigea vers le Sud. L’appareil survola la ville et des quartiers résidentiels jusqu’à se poser au sommet d’une tour. Un ascenseur ramena la navette à l’intérieur d’un hangar où se trouvaient quatre autres transporteurs Ragnarok, deux drones à long rayon d’action ainsi que deux vertijets banalisés. Les armes disposées à côté des appareils indiquaient qu’ils pouvaient parfaitement servir en tant qu’appareils de combat. Un major attendait à la descente d’appareil. Sans nom, il portait un matricule à la place de celui-ci sur son uniforme : F 116. Il était jeune.

-Je suis le major Arthur Neeson, commandant intérimaire de cette base. Bienvenue au commando 512 monsieur.

-Colonel Reinhard, voici le lieutenant Q-41, il sera sous mon commandement direct. Allons au fait et parlez-moi succinctement de la troupe.

Andrew et James emboîtèrent le pas de Neeson vers un ascenseur, ils entamèrent une descente de sept étages.

-Nous sommes une unité indépendante créée par le major-général Y, notre nom de code est Rattlesnake. Comme vous avez pu le constater notre QG se trouve dans poste de police désaffecté. Ce quartier est normalement une zone d'entraînement au combat urbain mais la centralisation des formations de l’ECA au Colonial Mexico a laissé pas mal de postes vides prêts à être réutilisés pour les opérations spéciales. Notre troupe se compose de six cents hommes et cyborgs plus les robots de reconnaissance et de maintenance. Nous disposons d’une compagnie de combat renforcée de trois cent dix-sept hommes, nous inclus. Le reste se compose de personnel d’interrogatoire, d’analyses et du personnel logistique qui dépend de nous.

Nous sommes presque indépendant en termes d’alimentation mais dépendons du QG central pour les munitions et éléments d’entretien de nos cyborgs, nos communications sont limitées (nous ne pouvons référer qu’au major-général) et . D’après les ordres préliminaires reçus, nous dépendons du commandement des opérations du BSE, dirigé par le major-général Y. Si mon souvenir de l’organigramme est correct et au regard du secret nous entourant le directoire général du BSE n’a pas connaissance de notre existence ce qui nous amène à dépendre du Général McSilver et du Diktat colonel et puis...c’est tout.


Ce que le major ne disait pas, et peut-être n’en avait-il pas conscience, c’est que McSilver pouvait très bien ne pas être au courant de l’existence de l’opération Rattlesnake, ou qu’il y avait au même moment, un autre Rattlesnake en cours pour masquer celui-ci, ou inversement.

-Je n’ai aucun ordre de mission définitif, ceux-ci viennent d’arriver il y à deux heures mais je devais les ouvrir avec vous. Néanmoins eut égard aux moyens qui nous ont été alloués et après examen des dossiers du personnel, nous allons probablement devoir mener des enquêtes à partir de rien et des missions d’infiltration poussées contre les ennemis de l’Etat...

Phrase un peu vide de sens, il y avait toujours un ennemi de l’Etat sur Erikea, parfois le Diktat lui-même dans certains services.

L’ascenseur était arrivé. Reinhard se dirigea vers ses quartiers, accompagné du major tandis que James du s’y retrouver seul pour trouver sa “cellule”. C’était une pièce individuelle avec un casier, une couchette supportable et un lavabo. Pas d’armes dans le coin, le réfectoire se trouvait au même niveau deux portes plus loin.

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Mar 26 Avr - 23:27

Dans le vaisseau de classe Ragnarok, James avait passé la plus grande partie du trajet à se remémorer qui il était et à recoller les morceaux de sa mémoire, telle un puzzle en utilisant et ses souvenirs, et les données emmagasinées par l’interface. Ce qu’il en tirait le troublait et le mettait mal à l’aise.
De temps à autre, le prisonnier Quarante et un jetait un coup d’œil discret vers le colonel Reinhard. Celui-ci semblait aussi en pleine rêverie. Les cités de Nasirimi en ce moment survolées et visibles par les hublots devaient lui rappeler d’anciens souvenirs…
Cette semi-somnolence fut brusquement troublée par une embardée de la navette. C’était un arrêt brusque, suivi d’une descente qui parut interminable. Du hublot, James put voir que la navette pénétra au cœur d’une tour de Nasirimi, passant par le toit. Des gardes firent descendre James de la navette.
Un homme les attendait et se présenta en tant que chef du commando 512, probablement une de ces forces spéciales secrètes d’Erikéa... Lorsque le colonel se présenta et fit le rapport de son compagnon, James tiqua.

« Attend, je suis D… »

James se renfrogna. Les souvenirs qu’il possédait pelle mêle le troublaient bien plus qu’il ne l’imaginait. Le Major n’avait pas saisi le comique de situation, d’autant plus qu’il ne semblait pas avoir été averti de la nature de James. En effet son regard le trahissait, il fixait bien trop étrangement les lourdes menottes qui enserraient les poignées de Quarante et un.
Lorsque le Major déporta son regard vers les yeux de James, celui-ci fit un haussement d’épaule, rajoutant un peu plus à la confusion du militaire.
Celui-ci se retourna et commença à présenter les lieux. Ils prirent un ascenseur.
Profitant de cet instant, James se retourna vers Reinhard.

« Lieutenant ? Et ben tu y vas fort… J’aimerai savoir, le 41 je comprends, mais le « Q », d’où il vient celui-là ? »

Le colonel n’émit aucune réponse, préférant écouter le Major. James l’imita. Tout en écoutant d’une oreille le militaire, James observait les lieux, poussiéreux, parcourus de nombreux câbles électriques et connectiques posés à même au sol, on pouvait bien voir que cet endroit venait tout juste d’être réaménagé. Une insigne de la milice érikéanne, à moitié effacé par le temps indiqua que ce lieu, désaffecté depuis belle lurette était l’ancienne tanière de la police du Diktat.

Finalement, la force RattleSnake n’était autre qu’une force spéciale parmi tant d’autre, mise sur pied dernièrement… Aucune force de ce genre n’existait plus de trois mois…
Mais tout de même, le tel niveau de secret qui entourait ce groupe, fait appuyé par le Major, faisait que son rôle n’allait pas être ordinaire… Ce devait être un rassemblement créé suite à une décision d’un obscur conseil extraordinaire des pointes de l’Etat Erikéan… Le fait que même le directoire du BSE ignorait l’existence du commando 512 pouvait faire sourire…
En tout cas, James pouvait sentir son adrénaline monter, la situation n’était pas sans lui plaire.
Le Major insista par ailleurs sur la total ignorance de la mission à venir.
Lorsque l’ascenseur se stoppa, le major se sépara de Reinhard et de James tandis que le premier emmena le second dans ses appartements de grand standing. Ironie oblige.
Chambre spartiate, lit à ressort et des sanitaires plus que basique...

Il y avait deux heures vacantes avant l’ouverture et la découverte de la mission. Par ailleurs, Reinhard était parti, laissant à James ses menottes encombrantes… oubli ou vengeance personnel ?
En tout cas, James ne voulait pas rester ainsi, à la manière d’un vulgaire prisonnier…
Au bout de cinq minutes, il décida de sortir de sa chambre et commença à arpenter des couloirs, il s’agissait du secteur « résidentiel » et midi s’approchant, l’endroit était désert.
Dans l’ascenseur, James avait retenu les étages et leurs affectations inscrites sur le panneau de commande. Les deux étages au-dessus servaient à l’entrainement et à l’armurerie, tandis que celui directement situé en dessous servait de réfectoire.
Ainsi, empruntant les escaliers, James parvint à l’étage de l’armurerie. De temps à autre, des groupes de deux ou trois personnes, soldats, fonctionnaires et autres passaient dans les couloirs. Se cachant dans les ombres, piratant parfois une caméra, James essayait de ne pas se faire voir, la base ne devait pas encore être informée de son arrivée, ni de sa condition.
Au bout de trente minutes de vagabondages hasardeux, James déboucha sur un entrepôt d’armes s’étendant sur au moins un hectare. Vu la taille de l'endroit, l’ascenseur avait dû emmener Reinhard et Quarante et un dans un sous-sol.
Dans cet entrepôt baigné d'une obscure clarté, James dénicha une scie à plasma, et l’activa, produisant au passage un bourdonnement caractéristique. Lentement, James se mit à cisailler ses chaines, se brulant par ailleurs une petite portion de peau de son poignée organique.
Au final, James parvint à se libérer de ses fers, qui retombèrent lourdement sur le sol.

Le méfait commis, il repartit comme si de rien était, et s’amusa à saluer une petite douzaine de groupe de fonctionnaires qui parcouraient les couloirs entre les bureaux de l’étage. Chacun de leurs membres se retournait au passage de James, l’interface dorsal et le bras bionique de quarante et un troublant ceux-ci.
Prenant l’ascenseur, il descendit au réfectoire.

Débouchant dans une grande salle, James fut surpris de voir au moins deux cents personnes, mangeant bruyamment et parlant de tout et n’importe quoi… Ici se mélangeaient tous les genres, soldats, cadres, ouvriers et secrétaires.
L’ambiance était plutôt sereine bien qu’un petit nombre de "commissaires des mœurs" écoutaient les conversations d’une oreille bien attentive.
Apparemment l’heure était aux présentations car la plupart des personnes présentes ne semblaient pas se connaître, les forces spéciales faisaient toujours ainsi… Toutefois, une ambiance si joyeuse pouvait prêter à confusion pour la tâche qui allait être confiée aux six-cents recrues de ce programme RattleSnake. Les gens devaient prendre du bon temps, car dans deux heures, tous seraient à leur poste, à répondre au rôle qui leur a été donné.
Comme si de rien était, James se dirigea vers la cantinière, replissant son plateau de tout ce qui pouvait le rassasier. Au loin, il aperçut Reinhard, assis à une table en compagnie de trois hommes, des hauts gradés apparemment.
James se dirigea vers lui.

« Quand on parle du loup… »

Le colonel jeta un regard noir à Quarante et un, celui-ci posa son plateau sur la table, exposant bien à la vue du colonel ses poignées libres.

« J’espère que je ne vous dérange pas ? »

Une légère pointe d’ironie perçait dans la voix de James, toute dirigé vers Andrew. Le colonel voulut répliquer, mais le major qui les avait accueillis, présent à la table désamorça la situation.

« On parlait justement de vous, le colonel Reinhard nous a parlé de votre situation, sous couvert de ce qu’il était en droit de nous dire… J’espère juste que vous ne montrerez pas votre inclination au chaos et à l’imprévisible dans la mission à venir… »

James resta perplexe tout autant que les autres membres de la tablée. Un autre militaire, se tourna vers Reinhard

« Vous avez entendu, il parait qu’après vous, une cargaison d’armures de combat de dernière génération est arrivée.
- Non je n’en savais rien... »

Le duo continua sa palabre tandis que les deux autres militaires reportèrent leur attention sur James.

« Alors vous êtes le Quarante et un, j’ai travaillé un temps sur le projet… Vous y avez survécu...
- C’est pas parce que vous en voyez pas que je n’ai pas de séquelles… »

La voix de James s’était faite sombre et tranchante… Le militaire, un lieutenant lui aussi, voulut surenchérir, mais du coin de la pièce un « commissaire des mœurs » lui fit un signe. Le militaire se tut, pour un long moment.

Le repas fut long, deux heures à tuer en passant à manger, trois jours que James n’avait rien eu à se mettre sous la dent… Il avait bien rattrapé ce temps perdu.
Alors comme un seul homme, l’ensemble des personnes présentes se leva et se dirigea vers un étage inférieur, prenant ascenseurs et escaliers.
Suivant de près Reinhard qui apparemment avait déjà visité les locaux, James pénétra dans une immense salle. Ce fut probablement un gymnase, qui maintenant pavé de bancs en matière synthétique allait servir d’amphithéâtre.
Le major qui avait accueilli Andrew et James était posté sur une estrade au-devant de tous, accompagné d’un trio de hauts gradés, dont un militaire du conseil technocratique apparemment.
Le petit millier de personnes présent dans la salle était séparé entre les groupes de combat, les fonctionnaires et les soutiens d’opération.
D’un signe, le silence prit place, la gaieté était fini, maintenant faisait place au professionnalisme.

« Bien… J’ai donc reçu l’ordre d’affectation de RattleSnake, bien que notre force dispose de plus de six cents personnes nous serons limités à une opération sur le sol de Nasirimi. Après avoir pris connaissance des ordres de missions, il s’avère que l’opération dont nous avons été chargé en grand secret par le Diktat lui-même, est d’organiser une rafle parmi les infiltrés séraniens présent dans les hautes instances de l’Etat. Il s'agit de collaborateurs proches de Seranon et donc d'érikeans traîtres mais également des séraniens, militaires, diplomates ou coopérants et donc des civils pour certains...

Afin de ne pas éveiller les soupçons, le BSE avait, et ce depuis la fin de la guerre de succession, organisé une récolte d’informations décentralisée de toute autorité, et ce afin de dissimuler les preuves de cette dite recherche. Il est arrivé à conclusion qui le pouvoir de Nasirimi est infiltré par plus de septante mille séraniens occupant chacun un plus ou moins important poste, nous allons nous occuper de mille d'entre eux. La mission est simple, une rafle et un interrogatoire suivi d’une exécution sommaire, et surtout, médiatisé, afin de troubler les autorités séraniennes d’une part, et de déstabiliser les futurs infiltrations. Par ailleurs, il ne sera pas révéler publiquement l’origine de ces personnes, afin de fragiliser l’importance des autres réseaux étrangers sur notre territoire.
»

Le major repris sa respiration.

« Nous sommes donc les agents d’une opération guillotine de masse qui va avoir lieu dans plus de huit cent juridictions de la planète. De même, les groupes d’intervention seront formé de quatre personnes et auront à charge d’arrêter une, voir deux personnes en l’espace de deux heures sur Nasirimi et de se tenir prêts pour d'éventuelles actions supplémentaires... Pour ce faire, l’Etat coupera localement les communications par ondes sur son territoire... Oui il y aura des répercussions économiques, mais ce ne sera pas notre problème.
Chaque groupe se verra livrer son ordre d’affectation dans une heure, et l’opération débutera dans trois heures. Préparez-vous, rencontrez vos coéquipiers, et digérez votre repas, aujourd’hui… On part en chasse.
»

Les « spectateurs » exprimèrent leur approbation. Avant de libérer ceux-ci, le major les apostropha une dernière fois.

« Par ailleurs, ne pensez pas que nous sommes la seule RattleSnake, au moins deux autres opérations similaires à la notre entreront en action. »

Le groupe s’ébranla, et chacun partit à son poste.

---

James se retrouva en compagnie de trois autres personnes dont une femme, leurs noms étaient Shaun Wright, Allister Pointman… la jeune femme ne donna qu’un sobriquet, « Maus ». Le premier était opérateur en communications et renseignemenst, le deuxième était un première classe assez impulsif tandis que la femme était un tireur d’élite. Un premier temps, James se crut le plus haut gradé, il déchanta lorsque celle-ci indiqua le sien... colonel, comme Reinhard.
Le trio était cyborg, la plupart avait deux membres mécanique ainsi qu’un renfort cognitif lié au BDE.
James se présenta, Shaun porta un grand intérêt pour l’interface AQW-2, Allister s’interrogeait sur la nature du membre isolien de Quarante et un tandis que la jeune femme éprouvait une certaine indifférence, préférant nettoyer son magnifique WTN-02.
Un peu plus tard, un armurier passa dans l’antichambre du groupe, y déposant de son chariot élévateur quatre casiers, chacun portant le nom de l’heureux propriétaire. Chacun reçu une GS-03 de l’ECA… à titre temporaire bien sûr. Apparemment Shaun n’avait pas une grande expérience de terrain car il semblait s’émerveiller intérieurement de la technicité de l’armure. Maus quant à elle l’enfila directement comme une deuxième peau. Son usage lui devait être familier.
Revêtant maladroitement la sienne, James remarqua avec étonnement que celle-ci s’adaptait parfaitement à son interface dorsal. Tous les apports de l’armure se ressentaient, Quarante et un s’en émerveillait.

Ayant accès à une petite salle d’entrainement avant le départ, le quatuor s’entraina à l’usage des armures. Par ailleurs, on vint leur fournir, armes et munitions, les trois hommes furent dotés de fusil modulaire réglementaire, de deux chargeurs et d’un P118.

Une personne pénétra dans la salle d’entrainement, c’était Andrew…

« bon, je suis le colonel Reinhard, je serais votre com-link avec la base durant l’opération, j’assurerai votre renseignement. J’ai votre ordre de mission, vous devez neutraliser une seule et unique personne. Mais elle est capitale. »

Le colonel montra une photo, c’était une femme, la vingtaine, brune aux yeux bleus, une petite cicatrice sous le menton.

« Sarah Vertex, ressortissante Séranienne en électrotechnique sur notre sol, diplôme d’ingénieur en électronique, et employée depuis trois ans des services de communications de la juridiction du Nord-14. Dans trois heures, elle doit prendre une navette en direction de l’astroport afin de quitter Erikéa, celle-ci contiendra trois cents passagers. La cible sera dans une des cabines de la classe affaire avec probablement un contact. Il est donc probable que son objectif soit de s’enfuir avec des codes capitaux du BSE.
Vous devez l’extraire du vaisseau, avec son contact si possible. Pour cela, vous serez aéroporté au-dessus de la cible en camouflage optique à une heure de temps de vol de l'astroport. On vous fournira les équipements nécessaires dans l’aéronef de largage.
Des questions ?

- Pourquoi quatre personnes, pour une femme sans défense, on ne peut pas l’interpeler à la sortie de la navette ? C’était Maus qui venait de parler.
- Non, elle est constamment suivie par deux, voir trois agents de protection séranien, et le seul moment où elle sera seule, et ce depuis trois mois sera dans ce vaisseau. Le Diktat veut une opération discrète afin d’opérer un coup médiatique et politique. Cette réponse vous convient ? »

La jeune femme acquiesçât. Deux heures passèrent et le quatuor se rendit au lieu de décollage. James sentait l’adrénaline monter, il n’avait pas vécu ça depuis l’astroport d'Opale… qu’il appréciait cette douce sensation.
On allait les parachuter depuis un aéronef de chasse erikéan, deux-cent mètres au-dessus de la cible, le quatuor aura alors trente secondes pour rejoindre le transport-cible, et y pénétrer, puis en extraire la cible en deux minutes. C’était par ailleurs une occasion de tester les GS-03 en condition d’opération aéroportée.
Le groupe avait déjà imaginé plusieurs scénarios. Un avait été retenus, ils perceraient la cloison du transport au niveau de la cabine ciblée, et y arracheraient la cible et son hypothétique contact. Le transport volant à altitude basse, la décompression ne tuera pas la cible, loin de là.


L’aéronef de chasse en vol et à huit minute du transport, James sentait son cœur battre... Enfin quelque chose qui le motivait. Il sentait comme un ange gardien, Reinhard qui veillait sur lui depuis son com-link et son interface à trois mille kilomètres de là.
C’était exaltant. James espérait qu’il aurait l’occasion à mainte reprise de vivre cette situation… Comme si l’on plongeait dans l’inconnu tout en sachant que l’on risquait sa vie, tout en sachant que si l’on y survivait, on pouvait en retirer une jouissance sans limite.
Trente secondes…
Chacun des soldats détacha son harnais de sécurité et se prépara à faire le grand saut.
Dix secondes…
La trappe de largage commença à s’ouvrir, et James pouvait voir deux cents mètres plus bas un cargo de transport, volant à basse altitude.
Largage…
Cette impression de haut le cœur qu’était la chute libre revigora Le lieutenant Q-41… Pour une fois, il se sentait vivre. Et à mesure qu’il se rapprochait du cargo, son pouls s’accélérait.
Le quatuor vint s’accrocher sur le toit du cargo, et ce en douceur. La jeune femme, engoncée dans son armure pénétra dans le circuit de ventilation tandis que Shaun désactiva les sécurités du cargo.
Chacun grâce aux attaches magnétiques prenant place à leurs poignées, se dirigea en rampant vers la cabine cible, faisant attention à éviter tout bruit qui aurait pu être audible d’un passager, évitant de passer à proximité d’un hublot.
La cabine en question était à deux mètres. Hélas, le verre du hublot était fumé, et le mouchard ne put ni voir, ni entendre au travers. James et Allister se devait d’agir. Le second plaça deux charges qui allait arraché une partie du blindage du transport, tandis que James, suivant le mode d’emploi qu’il avait appris par cœur durant les deux dernières heures installa un petit robot qui se vissa à la coque, son rôle était lors de la décompression future de la cabine de projeter un filet de récupération sur la cible. A l’intérieur, Maus devait prendre place au-dessus de la cabine tandis que Shaun devait en avoir déjà bloqué le verrouillage de la porte.

L’opération allait débuter. Les trois cent dix-sept soldats de la force RallteSnake allait agir au même instant dans toutes les zones de Nasirimi.
Trois…
Deux…
Un…


Edit. Correction des fautes flagrantes de syntaxe et d'orthographe.

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Dim 1 Mai - 23:55

Ce ne fut pas la décompression qui attira la cible vers l’extérieur mais plutôt l’appel d’air. En effet, le vent soufflait fort au sommet de ces artères urbaines canalisant les forces d’Eol. Les systèmes de contrôle de vol des tenues de combat, fonctionnant déjà à régime réduit afin d’empêcher les exo de plus d’une demi tonne de passer au travers de la carlingue de l’appareil, corrigèrent cependant les delta de trajectoire presque instantanément.

Le petit groupe entra en action dès l’explosion de la charge, les gardes, disposant de très peu, trop peu de temps pour réagir, mystifiés et Maus en abattit une paire. Le reste du quatuor emporta sa prise, la sérienne et son contact, dans son filet porté par trois hommes en triangle. Partout dans Nasirismi, ville où se trouvaient la majorité des coopérants, des actions d’enlèvement, se soldant parfois par la mort des concernés du fait de résistance, avaient lieu. 

Une navette banalisée prit les quatre cyborg et leurs deux passagers, les deux prisonniers, déposés dans une antenne spéciale du BSE, allaient être soumis à la question. Les quatre commandos furent rapatriés pour debriefing.

Sur l'holoweb, l'on annonçait des attentats sur Erikea. les forces antiterroristes du SRSE seraient déjà à l'œuvre et chercheraient à délivrer plusieurs otages. Les rapports de situation des troupes indiquaient cependant que tout le monde allait bien et que l'opération était un succès. Manifestement, certains enlevés devaient être sauvés, d'autres devaient périr lors des opérations de sauvetage.

L'équipe de Maus fut déroutée pour ramasser quatre commandos en GS-3 et jet packs au sommet d'une usine puis filèrent à toute vitesse vers la baie au Nord de la ville. Smith put apercevoir une navette militaire qui filait vers l'orbite, vers Medul... Les huit membres du commando 512 rejoignirent un autre groupe, portant le total à douze. Une demi heure passa jusqu'à ce que Reinhard donne des ordres.

-Votre nouveau groupe est baptisé groupe 21, désignation temporaire. Vous êtes sous le commandement de Maus. Vos ordres sont de marcher d'ici vingt minutes jusqu'au 3357 à l'angle de la Furlong Avenue et de la 74 568th Street. Votre objectif est le douzième étage de l'immeuble. Il s'agit du siège d'une société de sécurité privée - Dyle Corporation - comprenant des éléments compromettants pour les instigateurs et collaborateurs du complot qui vient d'avoir lieu à l'encontre des alliés des Etats-Unis. Vous éliminerez toute personne présente dans les lieux et vous emparerez de toutes les données informatiques et dactylographiées présentes. Ils seraient entre 15 et 25, pas de cyborg évolué. Est transmit aux officiers un mandat spécial de l'Inquisition mandatant pour toute arrestation.

Cela fait vous ferez rapport et serez mobilisés pour la suite des opérations contre le responsable.

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Ven 6 Mai - 21:13

[petite inspiration aujourd'hui]

L’opération avait été parfaite et aucun accroc n’avait eu lieu. Les passagers n’avait senti qu’une secousse tandis que les auditeurs impuissants de la classe affaire entendirent une explosion suivie de deux cris.
Ayant laissé le colis aux forces du BSE, James entra dans une navette civile qui avait été aménagé pour une petite escouade… Une navette de la milice assurément. Au fur à mesure que l’on remontait vers le Nord, les passagers augmentaient. Douze soldats en arme prêt à combattre.
Maus brisa le silence de mort qui pesait dans la cabine, l’un des groupes qu’elle avait ramassé portait des impacts de balles profonds imprimés sur le blindage de leur exo-armure. L’un d’eux même avait tout une partie de l’armure détruite, révélant un bras et des muscles cybernétiques.

« Zul Weapons?
- Stinger à tête chercheuse…tête à plasma… »

Le groupe retomba dans le silence tandis que la navette s’arrêta, le colonel Reinhard y pénétra. Son discours fut bref, mais concis. Pourtant, autant l’ordre de tuer toute personne dans ce douzième étage était manifeste, autant l’arrestation de quelques-uns semblait être demandé.
Alors que Reinhard descendit de la navette comme il était venu, le groupe commença à réfléchir à un plan d’attaque.
Chacun avait son mot à dire, mais la conversation se faisait en silence, dix minutes de réflexion suivront dix minutes de préparation avant le déclenchement de l’opération, la deuxième de la journée.
Maus firent taire le groupe, elle exposa et imposa son plan.

« Des questions? Bi…
- J’aurais une remarque à faire. »

A contre cœur, la jeune femme laissa parler James.

---

La navette se faufilait entre les buildings. A deux rues d’ici, le bâtiment visé attendait. L’aéronef enclencha un appareil, et un camouflage optique vint la dissimuler…
Elle se posa sur un toit d’un building jouxtant la cible et le dépassant de 4 étages en hauteur. Trois commandos sortirent du véhicule le plus silencieusement possible tout en enclenchant leur camouflage optique. Cette action fut répétée trois fois, si ce n’était qu’alors que deux groupes avaient été posés sur les toits, le troisième groupe de commandos fut posé au sol.

Finalement, les trois derniers commandos furent dispersés dans le quartier, Shaun en faisait partie et son rôle était de couper l’électricité et les communications radios et informatique dans le bâtiment cible. Les deux autres étaient des snipers devant couvrir les équipes d’intervention et abattre tout fuyard.

Sur l’un des toits, James, en compagnie de Maus et d’Allister contemplait le lieu d’intervention, dix-neuf mètres plus bas. Ils allaient devoir sauter. Plusieurs hélicoptères rasèrent les toits du quartiers en direction du sud.

« tout de même, il était bien mon plan… »

La jeune femme semblait exaspérée.

« Peut-être, mais c’est trop long à mettre en place. »

James souffla dans son casque, sifflant contre cette « rabat-joise ». Allister envoya un message par contact radio.

« Voilà la cavalerie ! dit-il. »

Depuis des heures, des hélicoptères de l’armée parcourait Nasirimi, et les civiles en avait à présent l’habitude, c’était comme un morceau de paysage en toile de fond. Qui se serait soucié d’un couple d’hélicoptères de combat volant un peu trop bas ?
D’un coup, les deux piquèrent sur le douzième étage de l’immeuble cible. Ses occupants furent abasourdis, n’ayant pas le temps de se préparer, ni même de riposter. Effectuant cinq rondes autour de cet étage, ce fut une avalanche de feu, de fer et de flammes. Les vitres éclatèrent, des gerbes de sang repeignaient murs, bureaux, papiers… L’ascenseur fut mis hors service, l’escalier de secours fut défoncé tandis que l’escalier à cet étage fut dangereusement mis à mal. Puis les véhicules repartirent comme si de rien était. Les rues alentour étaient submergées par du verre pilé alors que la foule spectatrice céda à l’hystérie.
A partir de grappins et de câbles, les équipes présentes sur les toits pénétrèrent violemment dans l’étage cible, tandis que les commandos au sol remontaient par les escaliers.

Ce fut une hécatombe, les blessés étaient systématiquement éliminés tandis que deux personnes furent menottées et trainé vers l’une des fenêtres. La navette arrivait récupérer la cargaison. James trouva des dizaines de cadavres, tous étaient affreusement déchiquetés… Les mini-missiles des Fenrirs ne faisaient pas d’exception.


Pénétrant dans le cœur de l’étage, devant bien faire 200m², James arma son fusil d’assaut compact et arpenta les couloirs de bureau. De temps en temps un sifflement suivi d’un claquement retentissait. Les snipers nettoyaient les personnes présentes, s’aventurant trop près des fenêtres.

James retentit un cri. Faisant volte-face, un homme vint taillader son armure avec un découpeur plasma portable. Une longue entaille s’imprima dans l’alliage de l’exosquelette. Eprouvant pour la première fois le combat au corps à corps, James laissa son arme qui vint ceindre son épaule avec une bandoulière tandis qu’avec une facilité qui le faisait sourire, il désarmait l’attaquant et le soulever du sol.
Un petit badge indiquait le nom du pauvre bougre, Trent Leopold. Le pauvre bougre se débattait alors que ses pieds étaient à une vingtaine de centimètres du sol et que son visage se violaçait.

« Et ben, mon vieux, c’est ton jour de malchance. »

Eprouvant la force de la GS-03, James leva sa main libre au-dessus de son épaule, la présentant comme s’il allait donné une violente gifle au « pauvre » civile.
Le coup fut brusque et violent.
Du revers de la main, James sectionna deux tiers du cou de l’infortuné. Les carotides tranchées vinrent asperger par intermittence le casque et l’armure de James, Ainsi que les murs et mobiliers alentours. Pour finir, James laissa tomber le corps ayant encore quelques spasmes de vie, empoigna à pleine main les cheveux de la future victime. Posant son pied sur l’épaule du corps, James d’un coup sec arracha la tête du reste de celui-ci, avant de la lancer au loin derrière deux voire trois box de bureau. Alors qu’il reprenait son arme en main et que ses pas laissaient des traces ensanglantées sur le linoleum blanc qui recouvrait le sol, un cri se fit entendre, provenant du lieu où il venait de lancer la tête guillotinée de l’employé.
Débaroulant dans le lieu susmentionné, James trouva deux secrétaires recroquevillées. L’une saignait à la jambe, une balle ou un éclat avait dû la traverser.


James ramena ces deux prisonnières à Maus. Plusieurs fuyards s’étaient fait abattre et leur cadavre ornait le bitume en contrebas. Résultat des courses. Quarante-huit morts, cinq blessés graves, sept survivants…
De la navette débarqua le colonel, haletant, il semblait avoir reçu un appel urgent, déroutant même, s’il n’était pas alarmant… La suite s’annonçait mal.
Et alors que les douze hommes formant le commando venaient de se réunir, le colonel allait prendre la parole.

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Dim 15 Mai - 13:16

Les prisonniers un tant soi peu intéressants furent emmenés, c’est-à-dire tous. Une équipe de nettoyage, descendue avec Andrew Reinhard, reçut la tâche de collecter toutes les infos présentes et de les analyser. Les données allaient circuler vite, très vite malgré le fait que seulement dix cyborgs, portant tous des extension de traitement de données sur le dos, étaient là pour ça.

Reinhard observa les alentours et balaya le commando du regard, s’attarda sur la tenue MS - 03 endommagée. Il retrouva rapidement son calme mais il était manifeste que le rythme des opérations s’annonçait terriblement rapide dans les jours à venir.

-Tu partiras avec la navette pour réparations. Vous avez un nouvel objectif. Opération de capture, la cible se nomme Thomas Walrus, il s’agit du propriétaire de cette agence de sécurité privée. Nous l’avons localisé à une cinquantaine de kilomètres d’ici. Il est en fuite vers les bas-fonds avec environs quantre-vingt soldats. Un second commando de douze cyborgs actuellement en train de leur tendre une embuscade vous attend pour passer à l’action, vos ordres sont de vous rabattre sur les arrières du groupe et de capturer l’homme. Les autres ne sont pas importants, il vaut mieux qu’ils ne survivent pas aux combats.

L’ennemi est constitué de cyborgs légers, améliorations civiles et paramilitaires d’origine aunadaraise, érikeanne ou encore solarienne. Il a bousculé une compagnie d’une centaine de miliciens sans problème, vous apercevrez probablement les débris de leurs quatre transporteurs Mephisto depuis le ciel...

Rompez, et bonne chasse.


Le colonel contacta James à l’aide de ses implants. Ses paroles tonnèrent dans la tête de quarante-et-un, il l’avait probablement fait exprès.

*Q-41, je t'appellerai comme ça vu qu’il vaut mieux qu’on ignore ton vrai nom ici, j’ai besoin de toi pour la suite des opérations, tu sortiras du commando passé ce coup de main. J’ai une petite mission pour toi, elle devrait te plaire*


Son rire retentit dans le crâne de Smith.

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Mer 18 Mai - 21:30

Le rire du colonel raisonna pendant longtemps, provoquant un sentiment d’insécurité dans l’inconscient de James. Dans un profond silence, il prit la navette d’où venait de sortir Reinhard, Shaun, Allister et Maus le suivirent. Un ingénieur était déjà à l’intérieur et inspecta les impacts et dégâts causés aux armures. Il frissonna en voyant l’un des avant-bras de James, d’où s’échappait un filet de sang qui n’était pas le sien. Les trois autres n’avait pas de dégâts majeurs, seul Shaun se frottait la nuque, l’impact d’une balle de faible puissance ornait le côté droit de son front. L’énergie cinétique du projectile n’avait pas réussi à passer le blindage.
Allister blagua au sujet de l’impact, se faisant accueillir par un prévisible doigt d’honneur de Shaun.
L’ingénieur faisait du travail remarquable, enfin avec le peu de moyen qu’il disposait à l’intérieur de la navette. Il coula un polymère dans la profonde entaille de la GS-03 que portait James, le matériau se solidifia et noirci.

« Pensez à ramener l’engin à l’armurerie… C’est juste rafistolé. »

Quarante-et-un inclue ce devoir dans son agenda mental, espérant ne pas oublier. L’aéronef survola un quartier industriel pour venir se poser sur une immense place bétonnée. Entouré de hangar vide, la désaffection de ce lieu crevait les yeux, seuls les lourds roulements des usines situées bien au-delà brisaient le silence de plomb de l’endroit.
deux points noirs sortirent des nuages grisâtres qui tel un plafond oppressait Nasirimi depuis quelques jours.

C’était des aéronefs de combat, et pas des moindres. Des IM-7 Pacificator. Se posant, l'un emporta les douze commandos présents sur l’esplanade, seuls les ingénieurs restèrent au sol. A l’intérieur des véhicules patientaient déjà l’autre partie de l’escouade.

Un major semblait faire la liaison et le briefing. James l’écouta attentivement.

« Bien, Un équipe au sol va tendre une embuscade dans à peu près quatre-vingt minutes à nos cibles. D’après nos renseignements satellites… Ils sont beaucoup plus armés que prévus, ils ont emporté avec eux une batterie DCA tractée… On ne peut pas les approcher avec des cargos civils… Donc, l’approche se fera par le sol, enfin presque.
L’escouade d’embuscade va attendre au niveau d’un pont, ce pont surplombait un large fleuve et faisait cent quatre mètres de long, usant de charges explosives, le pont va être coupé d’axes de sorties et nos amis seront piégés…
»

Le major expliqua par la suite que chacun aurait un téléchargement fait dans ses implants, il s’agissait des caractéristiques physiques et photos de la cible, ce qui permettra d’éviter d’en faire une cible tandis que son escorte se fera décimer.
Par ailleurs, le pont était peu emprunté, ce qui devrait permettre une action rapide.

« C’est là que vous interviendrez, en effet, votre timing est d’arriver au moment où le pont explose. Vous arriverez par le fleuve, en zodiacs automatisés et vous réaliserez un abordage… on vous fournira des jet-packs jetable pour éviter une périlleuse montée. »

La mission était en fin de compte un simple « search and destroy » assorti d’une capture. En tout cas selon les dires du major, les quatre-vingt gardes du corps avaient revêtu des habits de miliciens érikéans, d’où la facilité qu’ils avaient eu à quitter la mégapole, et à prendre en traitre une autre milice. Par ailleurs les cibles semblaient se diriger vers un aérodrome sauvage par la route.

« Au fait, l’attaque sera particulièrement violente, donc juste avant l’attaque, on va lancer une EMP localisé sur le pont grâce à l’un de nos Fenrirs… Ne soyez donc pas… trop près… en tout cas les implants de nos « ennemis » seront brouillés pour une trentaine de secondes… assez pour l’approche.
Et surtout, je le répète, je veux ce Tomas Walrus VIVANT !
»

Sur cela, il laissa les soldats. Les IM-07 se posèrent, et les vingt-quatre cyborgs tous en armure contemplèrent le petit port d’eau douce ou ils venaient de poser les pieds. On se serait cru dans un décor tout droit sorti des anciennes photos des marais de Floride. Peu de personnes pourtant s’en rappelaient aujourd’hui.
Un lourd transporteur les attendait, rempli d’équipement et d’armes en tous genres : l’embarras du choix en quelque sorte. James sortit du stock une longue épée P118 close combat. Il la fit crépiter un instant avant de la ranger dans son fourreau spécial, tout juste accroché à sa ceinture. Ses compagnons de voyage se démarquaient par des fonctions bien spécifiques, un quart des soldats portaient des armures renforcées et des gatlings Secession, de même, une vingtaine s’empara de fusils d’assaut modulaires compacts et prirent en moyenne quatre chargeurs.
Imitant la majorité, James s’empara d’un de ces fusils d’assaut, de tris chargeurs, mais il prit cinq grenades offensives ainsi qu’une bombe à thermo-combustion, au cas où il aurait l’occasion de détruire la DCA. Ainsi équipé, deux ingénieurs vinrent greffer à son armure un jet-pack miniature, ce personnel eut du mal à la placer à cause de l’interface dorsale, objet problématique en soi, et James sentait le regard des autres combattants se poser sur lui.

Encore dix minutes avant le départ. Chacun faisait les présentations et la plupart des soldats portaient déjà des traces de combat. La matinée avait dû être rude et ce fut avec joie que les militaires virent qu’un civil du coin leur offrait un café… peut-être plus par crainte que par gentillesse, mais sur le moment, personne ne faisait attention.
Une série de six zodiacs furent lâchés par un petit cargo aérien.
L’un était plus grand que les autres et se furent les opérateurs radio qui y prirent place, ils ne participeront pas au combat, directement tout du moins. James monta dans un zodiac avec Maus, un inconnu la suivit, lui-même accompagné du major qui avait fait le briefing, il avait retiré son casque, c’était un homme pale, blond aux yeux verts, une longue balafre lui barrait les lèvres.
L’annonce du départ fut transmise et les zodiacs filèrent silencieusement sur les flots. Le soleil montait à son zénith et quelques percés dans les nuages noirs laissaient entrevoir de magnifiques raies de lumières.

Surpris, James vit qu’un camouflage optique rudimentaire avait été appliqué aux zodiacs.
L’approche s’était faite en silence. Et seul la faune habitant les arbres décrépis bordant le fleuve brisait la monotonie du voyage.

Au détour d’un chemin, le pont se fit voir… Le timing était respecté car à l’instant même une longue colonne de véhicules étroitement serrés s’y engagea. James leva les yeux. Il fit un drone fenrir en chute libre filé vers le pont et lâcher un point noir juste avant de se faire abattre par la batterie de DCA. A l’instant, les zodiacs accélérèrent brutalement.
Il y eut trois flashes lumineux. Deux aux extrémités du pont, des explosions à coup sûr, et le second flash fut plus intense. C’était comme si un millier d’éclairs venaient de s’abattre.

Le HUD des GS-03 dans les zodiacs se brouilla pendant quelques secondes. Le zodiac des radios s’arrêta à quatre cent mètres du pont tandis que les autres vinrent littéralement foncer dedans.

« Faite attention, à tous les soldats, l’EMP a été plus puissante que prévue et l’escouade une de l’embuscade est un peu sonné, faudra leur donné une minute… »

Les premiers tirs erikéans se firent entendre, les snipers de l’escouade deux devaient éliminer les porteurs d’armes lourdes. Tous les jet-packs s’enclenchèrent comme un seul appareil. Et une violente poussée porta James trois mètres au-dessus du pont.
Contrôlant maladroitement sa chute, sa lourde armure vint s’engoncer dans le pare-brise d’un des véhicules ennemis. Les occupants sonnés par l’EMP ne réagirent pas immédiatement et James put les abattre sans mal, les implants de ces cyborg n’avait apparemment pas été protégés par des protections militaires.
Alors que l’assaut été donné, James remarqua qu’à sa vue était superposé une image issue du scan de l’armure, à la recherche de la cible, mais pour l’instant personne n’avait la tête de l’homme en question.
Les tirs fusaient, les soldats érikéans entrainés avaient renversé un camion blindé grâce à la poussé des jet-packs, se créant ainsi un couvert salvateur.
Roulant derrière un camion de transport, le moteur en flammes, James échappa à une rafale de mitrailleuse. Les faux miliciens se réveillaient.
Faisant attention aux tirs qui éclataient sur le bitume, le lieutenant Q-41 arracha violemment la bâche à l’arrière du camion, une douzaine de soldats se frottaient la nuque, endroit commun pour les implants, les plus réactifs tirèrent sur James. Deux balles vinrent violemment éclater contre la GS-03. Sous le choc, Quarante-et-un lâcha dans le véhicule deux grenades à plasma qu’il tenait dans une main, la goupille de l’une sauta.
James se roula au sol alors que trois soldats sautèrent du véhicule. A l’ instant où ils touchèrent le sol, le véhicule fut soufflé par une sphère bleutée de flammes et d’ions surchauffés. Les miliciens furent tués et brulés vifs. L’un de ceux qui avait sauté fut projeté par l’onde de choc par-dessus le pont et bascula dans la flotte.
Empoignant maladroitement son fusil James se releva pour voir la DCA s’orienter vers le pont. Les combattants adverses allaient littéralement tirer dans le tas avec la batterie… Impensable, c’était la guerre quoi…
Seconde explosion plus puissante. Un missile était venu frapper la batterie. Un « backhawk » tiré depuis le zodiac des radios. Détruisant de surcroit la batterie, le feu vint se répandre sur les cellules à énergie. Soufflant une partie du pont, les plus proches du véhicules furent jetés au sol, parmi eux une portion de l’escouade une venue prêter main forte au corps d’assaut principal.
Trente morts chez les fuyards, sept parmi les erikéans, une roquette avait explosé derrière le véhicule blindé.
L’escouade d’embuscade deux commença à ouvrir un feu nourri sur les premiers faux miliciens qui crurent bon de prendre la fuite. Une voiture blindée fut renversé par une roquette. James était à une vingtaine de mètres, s’abritant derrière trois cadavres dont un soldat érikéan.
C’était la cohue, le chaos.
Les deux escouades d’embuscade bombardaient le pont de « Backhawks » et délivrait un déluge de feu. Les soldats érikéan retournaient débris, soldats et véhicules à mesure que la bataille s’intensifiait, à la recherche de la cible.
Faisant feu à plusieurs reprises, une alerte apparut sur le HUD de James et apparemment d’autres soldats.

Un homme émergeait de la voiture, le front en sang. C’était notre homme. Se jetant hors de son couvert, recevant une rafale qui le fit chanceler, James vint cueillir le civil sonné, pas d’arme, une main brisée et un traumatisme crânien de surcroit.
James enclencha son com-link.

« Je l’ai, détruisez ce pont ! »

Baissant la tête de justesse, il évita la décapitation d’une rafale de M88. James enclencha son bouclier de combat et le focalisa autour de la cible, commençant à le trainer vers la zone d’évacuation.
Une seconde alerte retentit dans son casque.
James se retourna.
L’un des faux miliciens portait un panzerfeust, il fit feu. Le civil devait apparemment s’échapper… ou mourir.

Comme dans un film au ralenti, James souleva la cible du sol, gémissante, tourna le dos à la roquette, et se jeta au-dessus de la rambarde du pont. Concentrant tous ses boucliers dans son dos. James reçut le projectile de plein fouet. Une boule de feu l’engloba et le duo infortuné chuta dans les eaux saumâtres, disparaissant de la surface de l’eau… Le courant emportait tout.

---

En un instant les soldats se jetèrent dans leurs zodiacs, un fenrir passa en rase-motte. Une gerbe de flamme embrassa tout le pont. Le napalm ne laissa aucun survivant, les réserves d’héxanox éclatèrent…
Le pont disparu en débris et seuls des cadavres carbonisés restaient à la surface de l’eau.
Les émotions et les affres de la défaite passée, les soldats cherchèrent James et l’éventuelle cible, mais rien…
On passa à abandonner les recherches, il y avait peu de chance qu’une exo-armure et un civil en tenue quotidienne puisse survivre à l’impact d’un panzerfeust.

---

L’impact de l’eau fut effroyable, l’armure ne tarda pas à couler, l’eau bouillait à son contact. Le HUD était dans le rouge critique, toute l’armure était en morceau, emporté par le courant, entre la surface et le fond vaseux du fleuve.
Il fallait réagir vite. L’armure fut décrochée automatiquement, extirpé, il regarda autour de lui, l’eau saumâtre lui brulait les yeux. Il vit un corps accroché à l’armure. Il l’attrapa. L’air commençait à manquer. Etouffant des râles, il remonta à la surface, difficilement, emportant le corps. Il ne sentait plus son bras organique.
La surface était à deux mètres, un dernier râle, la lumière…
James sortit la tête de l’eau, aspirant plus d’air qu’il ne crut jamais pouvoir avaler.
Se déportant sur un banc de pierre au loin, James sortit de l’eau, tirant le corps.
Passé la stupeur, il inspecta le cadavre, enfin ce qu’il en restait. Brulé au troisième degré à cent pourcent du corps, les yeux éclatés, cautérisé de toute part, le corps avait encore quelques soubresauts, de l’eau s’écoulait de sa gorge… de ses poumons en morceaux, craquelés et cuits.
Seul des implants métalliques émergeaient de son coup, brillant sous les raies de lumières qui perçaient les nuages.

Il ne fallait pas hésiter. James vit les premiers gestes de secours sur le brulé, faisant sortir toute l’eau qu’il pouvait de ses poumons, lui donnant encore quelques minutes de vie.
James retourna le corps, exposant bien en vue les implants.
Passa sa main derrière son dos, James tira cinq câbles de son interface dorsale. L’une se termina par une grosse pince à la manière des alimentations des voitures. Effectuant les branchements adéquats, James espérait avoir accès à la base de données du fuyard à présent roussi. Enclenchant la procédure de transfert, rien ne se passa pendant les premières secondes.
Puis ce fut comme un flot, un tsunami d’images, de sons, de films, de rapports et d’écrits qui comme venant s’inscrire dans le cerveau de James noya les connexions nerveuses de James.
Il fallait choisir le plus importants, mais tout semblait l’être. James tenta de copier entièrement le contenant de l’implant.
Huit, dix, trente, quatre-vingt, sept cents gigas d’informations déversés en moins d’une minute… James saignait d’un œil. Ses connexions nerveuses s’affolaient alors que les sensations de son bras organique revenaient, cassé… pendant dans le vide.
Tombant à la renverse, les palpitations montèrent avant de se calmer. C’était comme si l’interface de James remontait un canal, un flot de données provenant d’au-delà de la planète. Loin dans l’espace, à la bordure, le flot provenait d’un vaisseau, séranien ? Jadéen ?
C’était enivrant, douloureux et hypnotisant.
James coupa la connexion, une sécurité avait dû s’enclencher dans les scanners informatiques de l’engin. Assez d’informations avaient été récoltés pensait-il… des gigas de données, de rapports et de fichiers peut-être séraniens… une mine d’or en soi… Mais James ne pensait pas à ça pour le moment.
Essuyant maladroitement ses épanchements sanguins, il écouta dans un silence presque pieu les derniers râles de Tomas Walrus.

Pendant combien de temps resta-t-il ainsi, étendu sur le banc de pierre ?

Des heures apparemment, car ce fut le couché de soleil qui le ranima de sa transe. Il se traina douloureusement sur les scories blanchâtres se rapprochant du cadavre. Fouillant ses habits en polymère fondus, il parvint à en extirper un com-link, il déplia l’antenne, l’arracha et vint l’apposer sur son interface doté d’un plus puissant amplificateur d’onde. Il envoya un signal de détresse.
Son dernier bras constitué de chair brisé, plusieurs côtes fêlées et plusieurs traumatismes internes… James n’était pas en état de marcher, ni même de se relever. Son immersion devait venir de sa volonté inébranlable de survivre.
Quelqu’un devrait… devait venir le chercher.



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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Lun 23 Mai - 21:22

James fut chargé dans un transporteur spécial qui fut rapidement dérouté à un lieu de récupération du commando 512 qui l’achemina finalement au quartier général de l’unité... Smith reçut des traitements rapides et musclés contre ses brûlures, ses fractures se virent appliquer des médicaments jadéens importés par des intermédiaires ainsi que des nanorobots médicaux de fabrication érikeanne. Inconscient, il fut réveillé par Lui.

*Je te rappelles que nous sommes deux là-dedans espèce de malade, alors arranges-toi pour garder de foutu corps intact. Et qu’est-ce que c’est que ce truc que tu as au bras gauche nom de Dieu ?! On dirait qu’il pense tout seul*

J’ai traité une partie des informations sur le type qui est mort. Je n’ai pas pu tout fouiller mais observer ton interface en classer le contenu est assez révélateur du personnage. Pour ce que je peux te dire, il s’est fait manipuler, probablement par tes supérieurs ou leurs ennemis. Le reste... Il aurait fallu que je puisse lire les données or ils les ont retirés dès que tu es arrivé... Ça m’énerve... Smith.

James resta une douzaine d’heures sur le lit de l’infirmerie de la base. Vers la sixième heure, son interface reçut un téléchargement.

*Je m’en occupe*, répondit prestement Greens qui avait partiellement élu domicile dans le processeur de l’interface...

Le contenu s’afficha peu à peu dans la tête de Smith. Il s’agissait du passé d’un homme, Michael Snyder, vingt-sept ans, originaire de Nasirismi Ouest, ancien contractor pour le compte du technocrate Howard Prumt. Snyder avait servi pendant trois ans en tant que garde privé à bord d’un yach civil en tant que garde VIP avant d’être versé à sa demande en 2755 dans un groupe de chasseurs de carcars afin de fournir de la main d’oeuvre lors de la colonisation de Galatia Prime, il y perdra un bras. Ses patrons, mis au rancard par le Diktat Warrington, l’avaient rapidement rapatriés lorsqu’un besoin de protection rapprochée s’était fait sentir sur Erikea même afin de protéger la famille elle-même et plusieurs installations clef des technocrates Prumt. Afin d’être plus efficace, Snyder avait pu bénéficier d’une amélioration, partiellement couverte par son propre argent, sous la forme d’une interface cybernétique de fabrication solarienne, un véritable outil sur mesures. Une image s’afficha sur la rétine de Smith, c’était son interface maquillée... D’autres détails de vie quotidiennes avaient pu être précisés.

*T’es joli sur ton album photo*, fit remarquer greens en ricanant. Il y avait en effet une dizaine d’images prises au cours de la vie de l’homme. À bord d'un yach, d'un astronef de chasse, un cadavre de carcar aux pieds...

Il ne se passa rien pendant six heures jusqu’à ce qu’enfin Andrew Reinhard n’entre dans la salle. Smith avait un mal de chien. Il souffrait du bras droits, aux côtes et évidemment de brûlures sur une bonne partie du corps, mais cela pourrait rester supportable... avec une bonne dose de calmants.

-Alors Snyder, réveillé ? Je crois que tu vas gagner une chance de servir de nouveau en tant qu’agent infiltré, si tu daignes mieux faire ton job ce coup-ci ça devrait passer comme une lettre à la poste. Tu as pu te familiariser avec ta couverture depuis six heures je crois.

Un robot médical apporta un plateau dégageant une odeur appétissante. Il s’agissait d’un repas complet, et de nourriture importée encore ! Toute droit sortie des cargos étrangers ou des fermes hydroponiques de luxe de Medul ou Erik-03.

-Eh oui, l’avantage d’être dans les FS c’est que parfois on peut avoir droit à un bon casse croûte quand on a fait le boulot, déclara Reinhard avec un sourire carnassier en s’emparant d’une patte de poulet qu’il se mit à manger calmement.

-Tu t’es porté volontaire pour être au centre d’une opération false flag, félicitations, j’admire ton patriotisme. C’est vrai quoi, un tel dépassement de soi c’est fabuleux, ha ha. Bref voici l’objet de ta mission. L’opération d’hier a été relativement bien menée. Elle fut bien menée parce que les principaux gros calibres qu’il fallait abattre l’ont été, les comploteurs s’opposant au Diktat qui se sont fait avoir dans les grandes largeurs. Son succès fut relatif car quelques uns se planquent mais ne tarderont pas à y rester eux aussi. Le problème n’est pas tant eux que tout le reste. Une bonne partie des technocrates comploteurs et turbulents ont été mis au pas et le départ, provisoire, de séraniens, va permettre de remettre les pendules à l’heure chez certains et de “mettre en sécurité” quelques futurs administrateurs de cette belle nation sous le regard de Dieu en Fédération de Valia. Plusieurs bi-nationaux se sont d’ailleurs vus proposer des postes bien payés. Enfin enfin ce n’est pas le vrai problème, le vrai problème est que le coup de mop donné hier n’a fait qu’effacer les plus stupides. Il y en à d’autres qui se planquent dans les profondeurs et qui attendent. Et nous allons lancer plusieurs opérations destinées à les détruire, tous, les traitres érikeans comme les agents étrangers infiltrés chez nous et qui font leur trou depuis la mort d’Elizabeth Greens-Eisenhower-Pacifica.

Pour ça nous allons te faire infiltrer un groupe de contractors qui nous à échappé, il appartient à la société militaire dont tu as tué quelques chefs sur ce pont..., elle employait 4000 personnes, il y en à un bon millier dans la nature là, et l’ECA est en train de leur donner la chasse. À présent ils sont al fuera dans les sous sols de la ville et se terrent avec les épaves, les animaux gavés de produits chimiques et les bandits des bas-fonds. Mais ils sont un peu trop doués pour en rester là, et ils ne vont pas tarder à se mettre au service de prédicateurs et de bandits, voir d’agents ennemis. Toi tu vas joindre ces “résistants” et nous rendre rapport de la façon dont les choses évoluent. Nous verrons pour la suite mais la mission devrait être longue. Et à la fin, tu auras droit à un poulet krypton de première classe, termina-t-il en brandissant l’os. 


Tu seras pas seul sur le coup et les procédures de communication sont encore en cours de mise en place. Nous conserverons un commando d’intervention sous la direction de Maus.

Nous avons pris l’identité de Snyder dans celle des morts. Il te ressemble assez pour que ça passe, ses connaissances ont été tuées et nous t’avons un peu changé, t’inquiètes pas tu te reconnaîtras. La couleur de tes yeux n’est plus la même, faut dire avec des implants c’était simple, et la pilosité à un brin changée. Le bonhomme était aussi à moitié machine... Comme toi.

T’en dis quoi l’as des as ?

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Mer 25 Mai - 0:45

Dans les contrées nord de Nasirimi, les cheminées géantes des grandes usines érikéannes crachaient leur fiel. Le vrombissement des chaines de production, des robots et des ouvriers en fin de journée emplissait les lieux. La frontière du secteur industriel se présentait sous la forme d’un long fleuve charriant détritus, pollutions, cadavres et restes en putréfaction. Après celui-ci, c’était les autoroutes, les grands espaces désaffectés et les infinis taudis de la planète, loin des ambassades, loin des lieux connus des non-erikéans. Longtemps dissimulé par le pouvoir en place, ce genre de lieu était oublié du monde, des droits de l’homme, de la vie heureuse.
Ces favelas des temps modernes s’étendaient sur des centaines de kilomètres, agrémentés de centres de détention et de camps de travaux forcés.
C’était ici que la violence grimpait en flèche, c’était dans ce lieu que la criminalité ou régnait. Le ciel de Nasirimi noir et orageux jetait un voile d’ombre sur les bidonvilles.
L’atmosphère brisée de temps à autre par un éclair fut rapidement dérangé par un son caractéristique de réacteur.
Au loin, une navette apparut, survolant en rase motte les cités défavorisées. L’une des portières du véhicule, ouverte, laissait le vent battre le visage des occupants de la soute du véhicule. Trois soldats discutaient, il s’agissait de miliciens, peu armés ils reluquaient de temps à autre le prisonnier que chacun encadrait. Le malheureux, dépenaillé, un bras visiblement mal en point, une partie du visage marquée par les bleus semblait porté sur lui le fardeau de la fin, comme si on l’envoyait à la mort.
La poussière soulevée par l’aéronef jetait un épais brouillard sur les favelas, les habitants se cachaient dans leurs cahutes par peur, par crainte de l’Etat.
Au loin des bidonvilles, une chaine de montagnes apparaissait comme un spectre au travers des smogs de pollution.
Cela semblait être un voyage de routine. Visiblement le véhicule prenait un itinéraire courant, il croisa d’autres modèles semblables en cours de route.
Tout aurait pu aller pour le mieux.
Un lumignon rouge s’alluma dans l’aéronef…
Ce fut l’explosion, suivi d’une dégringolade sifflante, horrible et furieusement rapide.

---

James s’était levé et habillé, sa chambre d’hôpital était d’une blancheur éclatante. L’intervention aussi désagréable que brève du colonel l’avait passablement désarçonné. Voir son visage dans un miroir fut un véritable coup de poing, comme entendre la voix de Greens dans son subconscient, il l’avait oublié celui-là.
La médecine semblait faire des miracles, il sentait son bras et ses côtes, la douleur quant à elle semblait apaisée.
Les sarcasmes de Reinhard pesaient sur sa conscience de même qu’il avait encore faim… deux jours qu’il n’avait vraiment rien avalé de consistant, et ce malgré la portion de repas issus des hautes sphères de Médul.
Il était donc devenu Michael Snyder, enfin physiquement, forcé par chirurgie de devenir l’homme qu’il avait tué.
La suite allait être particulièrement houleuse.

* Quand je pense que le programme de neuro-transplantation devait faire que tu remplaces ma conscience…
- En effet, mais ce procédé est instable, et comme deux fois avant pour toi, ça a foiré, t’es chanceux en fin de compte.
- Et c’est toi qui veut me faire croire ça, mon esprit torturé, influencé par un ancien diktat piégé dans un processeur quantique suivi d’un putain d’artéfact aux effets inconnus… c’est bien ma veine.
- Tu n’as jamais eu le contrôle de ta propre situation, tu peux t’en plaindre… mais au moins, tu es toujours en vie… Tu n’es qu’un outil, un cobaye, t’as été créé dans ce but, non ?
- Vas te faire…
*

C’était particulièrement vrai, et cette question des origines ainsi que de la raison de vivre se posait de plus en plus dans les méandres de la psychologie de James.
Un robot l’emmena dans un stock de vêtements civils, Quarante-et-un se vêtit d’habits traditionnels, chemise bleue, jeans noir. Perfectionnant son apparence, James prit une heure pour parfaire son rôle de fuyard, et de traqués de la justice erikéanne, expéditive. Se dirigeant vers la sortie de l’hôpital, il fut entouré par les membres de son équipe, on lui informa qu’il sera suivi par les forces spéciales durant la première partie de l’opération. Le but était de l’envoyer dans une zone caractérisée par un fort taux de présence de rebelles et de fuyards, On les appelait « Las Nuevas Favelas ».
Faisant des « adieux » à Maus et son équipe, trois miliciens virent encadré Quarante-et-un. On l’emmena dans la soute d’un cargo, et on partit pour un long, très long voyage.

L’un des miliciens lui passa violemment des menottes magnétiques aux poignées. Vu leurs regards impavides et mesquins, il ne semblait pas avoir été informé de la mission de l’ECA et du BSE.

« Avance connard de terro'! »

La série de mauvais traitements que James eut le plaisir de recevoir dans la soute appuya la véracité de ce constat.

---

Le crash fut brutal et le choc fit perdre conscience à l’équipage de l’astronef. Finissant sa course dans un bâtiment, les murs furent enfoncés. James fut éjecté de la soute du véhicule, traversant une vitre et finissant encastré dans un meuble en bois, les mains toujours fixées par les menottes.
Les oreilles sifflantes, la vue trouble, le sang coulant sur ses yeux, il aperçut comme au travers d’un voile une scène de combat perdue d’avance entre les trois miliciens sonnés et un groupe d’une dizaine de combattants.
Déportant son regard vers l’aéronef, James comprit qu’un missile Javelin l’avait touché en pleine course.
Le cadavre d’un enfant apparaissait à moitié sous les décombres, une mère était en pleurs.
Les échanges de coups de feu durèrent quelques minutes avant que le dernier représentant du pouvoir totalitaire de Nasirimi soit poignardé et égorgé par des « autochtones ».

Le silence de mort qui suivit fut étrange, rampant au sol, sentant que ses cotes et son bras gauche étaient à nouveau cassé, il ne faisait que mordre la poussière, les menottes lui lancinait les bras, l’empêchant de se relever.

* Bon tu connais ton rôle…
- J’aimerai bien t’y voir, ça se voit que la douleur tu la sens pas… t’es plus qu’une sorte de robot… Monsieur le Diktat…
*

James chuta dans l’inconscience, il sentit tout de même qu’on le porta un instant, et qu’on le chargea dans un véhicule. La suite ne fut que vagues hallucinations et souvenirs lassants qui n’étaient pas les siens. James se vit en train d’assassiner une femme.
James parla durant sa torpeur, murmurant des propos incohérents, oscillant entre des maximes philosophiques et des mises en garde face à une guerre, passée… ou à venir ?

La mission ne faisait que commencer. Et James redoutait et à la fois réclamait la nécessité que celle-ci change la fibre même de sa nature, trop de questions se présentait à lui. Il se sentait en perpétuelle quête de lui-même, de qui il était.

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Ven 27 Mai - 23:43

Les côtes de James le firent souffrir, mais rien n’était cassé apparemment. Le bras gauche, artificiel, était intact et le bras droit souffrait juste de quelques coupures et contusions. La pièce était sale et il y régnait une odeur rance, de sueur refroidie. Il y avait quelqu’un dans la pièce, l’interface averti James de cela, elle renseigna également qu’il s’agissait d’une femme et qu’elle fumait. La femme, petite, un peu maigrichonne, assise sur une espèce de commode bricolée de deux meubles différents, était appuyée contre le mur, moyennement propre (celui à sa droite était en revanche miné par l’eau), un y avait un lit à sa droite, Smith était lui-même sur une couchette. Elle portait une chemise d’homme un peu trop grande pour elle, les manches retroussées. Elle semblait ne rien porter d’autre. La femme lâcha une bouffée de mauvais tabac dans la pièce et jeta un regard marron et un peu fatigué par la petite fenêtre, trou percé dans le mur de béton, il s’agissait d’un jour bricolé. Elle passa la main dans ses chevaux blonds coupés courts et laissa tomber sur regard sur James Smith. Elle tira une bouffée puis se remit à regarder le mur en face d’elle.

Une porte, coulissante, s’ouvrit, un homme entra dans la petite pièce de cinq mètres par trois. Un cliquetis indiqua à James qu’il portait une arme, désactivée.

-Tiens j’tai rapporté un truc à manger, dit-il en lançant quelque chose à la femme.

-Ouais, répondit-elle laconiquement. Il est réveillé.

-Tu en es certaine ?

-Je sais toujours quand un homme est réveillé, répondit-elle. C’est pas tout ça mais si t’en a fini avec moi j’aimerais bien aller dormir, je bosse ce soir et les gardiens de la maquila’ pénitentiaire doivent être stressés avec les événements.

Elle se leva et sortit, en silence. L’homme s’assit en face de Smith, l’arme sur les genoux, disposée de façon a pouvoir être aisément pointée sur Smith en cas de problème.

-Alors comme ça t’es réveillé, dit-il en activant son fusil, un MAA-FY4 d’origine alttorienne. Il avait été modifié pour intégrer une crosse métallique pliante et avait manifestement longtemps servi. Cela devait faire des années qu’il était sur la planète...

L’homme regarda Smith tout en mangeant un morceau de pain noir. Ses vêtements, sales, auraient presque pu tenir tous seuls et avaient déjà été rapiécés à plusieurs reprises. Il avait des chevaux longs attachés en un catogan

-Dis-moi, je peux savoir ce que tu fichais dans ce transporteur ? T’étais attaché mais ça veut pas dire grand chose.

*N’oublies pas, nous sommes deux. Ces quartiers sont un terreau intéressant, surtout si je combine avec les dernières actualités. Je t’expliquerai. Quant à la douleur, je connais. Mais mes implants cybernétiques c'était à neuf ans moi, j'ai connu pire, bien pire... *

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Sam 28 Mai - 1:13

Le sommeil de Smith avait été particulièrement agité, il avait eu de nombreux cauchemars et pendant une phase de sommeil superficiel il crut qu’on lui plantait des aiguilles dans la peau… Le pire, une manifestation de Greens lui était apparue, baragouinant des propos tout aussi obscène qu’incohérent, et ce genre de rêve… il ne le souhaitait à personne, pas même à Reinhard.

Roulé à moitié en position fœtale sur une banquette, il ouvrit lentement les yeux. Son corps le lancinait atrocement.
Une quinte de toux le prit, une odeur immonde de tabac synthétique mêlé à de la vieille ganja famélique emplissait la pièce. James entendit une femme et un homme discuté, les paroles étaient sèches. Une odeur de pain raviva ses contractions stomacales.

Une femme et un homme, son interface scannait les environs et une petite diode cyan clignotait à intervalle régulier.
La femme assise sur une commode au moins centenaire discutait avec l’homme, la vision trouble et les oreilles sifflantes encore, James ne capta que la fin de la conversation, lorsque la femme quitta la pièce et que l’homme lui empoigna l’épaule. L’homme était visiblement armé. On aurait dit David et Goliath, James était frêle, l’inconnu aux cheveux longs avait un teint halé, peu courant sur Erikéa, et une musculature assez prononcée…

* Putain… Je déteste les interrogatoires au petit matin. Et OUI ! j’aimerai bien que tu m’expliques…
- J’en ai rien à battre, fond toi dans le décor, fait toi petit et brosse le dans le sens du poil !
- Super…
*

James était doté d’un faible talent de comédien, mais pour se plaindre et racontant des cracks, il savait faire. Ainsi, le brosser son interrogateur dans le sens du poil, il allait faire.

« Parlez moins fort j’ai un méga mal de crane… James se prit la tête dans les mains,
J’ai l’impression d’avoir pris une cuitte à la téquila et m’être fait passé à tabac par le BSE… James releva la tête et fixa le mur derrière son interlocuteur.
Mais merde… me suis vraiment fait passé à tabac… tortures… oh putain. »

James leva les yeux vers l’homme.

« Désolé, mais j’ai été un peu secoué… »

James fixa ses pieds pour ne plus les quitter.

« Je… Je m’appelle Michael Snyder… et Je… et puis… j’ai été capturé il y a deux jours par l’ECA, pour… complot contre la nation à cause de mes relations commerciales sur Séranon. J’ai fui Nasirimi et j’ai été rattrapé… et puis… »

James se tût.

* T’es content?
- Pas mal joué…
- pfff…
*

James frotta son poigné organique, la marque des menottes était toujours présente marquée dans la chair. Un long silence s’ensuivit.

« Il ont pas réussi à me faire parler… alors je sais pas, p’tête qu’il m’emmenaient dans un coin des favelas pour m’exécuter… avec d’autre peut-être… je sais pas… »

James prit sa tête dans les mains.

« Vous auriez pas de l’aspirine, ou de la drogue… quelque chose qui fasse passé la douleur… ils ont essayé de pirater mon interface ça m’a grillé quelques synapses… »

La main de James trembla un peu.

« Je pourrais aller pisser et avoir un peu de pain… j’ai pas pu répondre à mes besoins depuis au moins deux jours… »

James essayait de paraître le plus crédible possible, frottant ses contusions, réprimant quelques spasmes d’hypoglycémie, se frottant les yeux pour simuler la fatigue et finalement paraitre le plus pitoyable possible… Comme tout homme qui était ressorti, presque vivant des box du BSE.
Finalement, il espérait que la suite s’annoncerait plutôt bien.

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Dim 29 Mai - 19:18

L’homme, quelque peu soupçonneux, poursuivis son interrogatoire calmement.

-Tu auras tout ça, si je suis content. S’ils avaient vraiment voulus t’exécuter ils l’auraient fait dans leurs cellules et tu serais dans la baie à l’heure qu’il est... Ya un W-C un mètre de toi. T’auras un peu de drogue si t’es sage. Je vais voir pour le pain, et pour qui t’es.

L’on apporta pas de drogue à Smith mais un peu de pain sans levain lui fut donné. Ça valait pas les frittes de l’hosto du commando 512...

Pendant ce temps, Greens marmonnait tout seul, réfléchissant au pourquoi de son retour dans le monde des vivants et des moyens dont il disposait.

*Pourquoi ils m’ont ressuscité ? J’ai été piégé par Eisenhower qui a bénéficié de l’aide du BSE pour ça avant de l’affaiblir, ce que MA fille a achevée de faire et que Warrington perpétue. Bizarre de le voir Diktat celui-là, une ambition tardive apparemment. Sais-tu que sa famille a survécu à tous les putsch depuis l’indépendance ? Un sacré tour de force. Les seuls a être assez loyaux pour te dire la vérité ou ce qu’ils pensent... Parfois.

Il est possible que le BSE cherche à reprendre le contrôle de l’appareil d’Etat érikean avec nous mais à ce jeu là ils vont tuer les Etats-Unis sans qu’on y gagne rien. Tu dois trouver un moyen de survivre et de tenir Erikea intacte ou en tout cas en mesure de se relever. Il faut être en mesure d’aller plus loin que l’actuel Diktat ne le souhaite et appliquer les réformes Greens. Il serait possible de se retrouver avec un véritable soutien populaire avant qu’ils repartent tous sous la coupe d’un nouveau programme Unity. Il faudra juste prévoir un peu plus d’exemptés. De toutes façons, ils seront persuadés de vivre dans le meilleur des mondes. Et puis c’est pas faux après tout, ils n’ont aucune responsabilité réelle et en redemandent ha ha.*

Il fallu deux bonnes heures avant de voir l’homme revenir, tout aussi armé et n’affichant pas une mine plus amène. Il semblait cependant moins tendu.

-Jusque là on va t’accorder le bénéfice du doute. Viens avec moi j’vais te présenter aux gars et on va voir ce que tu vaux. Au fait, j’m’appelle Justin.

Smith fut conduit à travers un couloir désolé. Quelques portes ouvertes laissaient entrevoir des chambrées de lits à trois niveaux où dormaient des jeunes femmes, certaines jouaient à des jeux divers. Jeux vidéos, dés, ocelots tirés de pièces d’appareils divers, cartes... Certaines virent passer Smith avec étonnement, la majorité non, elles étaient indifférentes.

Un escalier mena les deux hommes trois étages plus bas, après être passés par deux étages de chambres vides et un grand bar en train d’être nettoyés par quelques robots et deux paires de jeunes garçons. Smith fut enfin mené à une salle attenante située au fin fond d’un couloir. Une douzaine de personnes étaient assises en train de flâner. L’on pouvait voir plusieurs armes rangées à un râtelier d’origine érikeanne.

-Tiens le rescapé d’hier. On lui fait confiance finalement ?

-Provisoirement, le patron l’accepte à l’essai. Sers lui à manger.


Une gamelle et une cuillère furent tendues à Smith. Un espèce de gelée blanchâtre avec un peu de pain noir lui fut proposée. L’ensemble, incontestablement plein de protéines suffisantes, semblait guère ragoûtant.

-On n’a pas mieux, c’est un autre gang qui contrôle les approvisionnement de nourriture avec des contactes et une usine hydroponique trois blocs plus loin.

Alors comme ça tu faisais partie des rebelles hein ? C’est marrant mais ta tête n’est pas mise à prix, ils t’ont peut-être pas encore situés les bonshommes du Diktat. Si tu veux te joindre à nous va falloir prouver que tu peux nous servir. J’suppose que tu sais tirer mais on veut un peu plus. T’as pas l’un ou l’autre contacte qu’on pourrait utiliser. C’est pas notre groupe qu’à descendu ton appareil et on aurait rien contre des armes lourdes ou des moyens sup’
.

*Apparemment ils contrôlent ce bordel en plus d’autres choses dont ils parlent pas, tu n’es pas tombé sur les terroristes et rebelles prévus. Nous sommes bien tombés ils sont faibles en fait et nous avons de quoi les aider... Toi. Gagnes une importance ici, et le Diktat devrait t’appuyer lentement pour récupérer cette zone ou en tout cas la juguler. S’il tombe, j’aurai un bastion. Ce quartier pourri est un aimant à agitateurs, tu devrais en croiser assez vite.*

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Jeu 2 Juin - 2:04

James se retourna, voyant alors les sanitaires, la pénombre jouait parfois des tours et il retourna un rictus à son gardien. Il attendit le départ de celui-ci avant d’assouvir ses besoins terrestres.
On lui ramena de la nourriture, Snyder se jeta dessus comme une âme en peine, comme un Tantale qui allait enfin être rassasié.
Pendant le temps où il était seul, James trifouillait mentalement son interface, dans l’espoir de trouver une commande de silence sur la voix de Greens. Ce parasite piratant le processeur de l’engin était quelque peu agaçant…

* Tu sais Greens, tes histoires de “famille” ne m’intéressent pas vraiment, t’as été Diktat et tout, mais bon, pour l’instant t’es qu’un processeur… Et puis tu n’es techniquement pas le vrai Greens, car partant de l’idée même de neuro transplantation et de son mécanisme… on tue l’hôte de départ pour transplanter sa personnalité et ses souvenirs dans un autre corps, en aucun cas l’esprit et l’âme sont aussi transférées… Sauf que dans ton cas, je doute que tu ais cette dernière… Tu n’es qu’une copie, tes histoires de Diktat ne sont plus d’actualité…
Et c’est moi en ce moment qui est dans la merde…
Alors aide-moi plutôt à survivre au lieu de blablater et de me ressasser que je dois garder Erikea intacte ; si elle ne l’a jamais été, Unity me semble une monstruosité… Mais je suis sûr que nos Grands et Magnanimes dirigeants savent ce qu’ils font… Je préfère préserver avant tout ma vie, et ce déjà à court terme.
*

Quarante-et-un trouvait cette situation autant exaspérante qu’assez paradoxale, se retrouver avec une conscience noire au fond de soi exhortait véritablement son aspect humaniste… Greens était comme le côté pile d’une pièce et James s’imaginait qu’il en était la face… le malheureux hôte se tut mentalement… Quelque chose le taraudait.

* Y’a un truc qui m’trouble, depuis ton « assassinat » de nombreuses choses portant sur toi ont disparu des archives érikéannes et peu de chose persistent ou sont erronés sur ce qui a pu être tes aspirations politiques… en gros quelles étaient les réformes que tu voulais entreprendre, je… *

Le gardien pénétra dans la petite pièce, ouvrant la seule porte de celle-ci… un maigre filet de lumière perça. On l’emmena dans un long couloir, James regarda à travers la fenêtre brisée, unique ornement de ce lieu désolé… Dehors, à la lumière, à la vie… Puanteur, abjections, horreur et misère, voilà ce qui frappa en premier lieu James lorsqu’il posa ses yeux sur les environs, les favelas étaient encore plus horribles vues d’en bas.
Cet homme massif, Justin c’était son nom semblait sur les nerfs, et par ailleurs il respirait l’appréhension et la suspicion, tout cela dirigé vers James, enfin Michael Snyder.

« Au moins vous m’accordez autre chose qu’une balle entre les deux yeux, c’est déjà une victoire en soi »

Passant devant les chambres des jeunes femmes, il se stoppa net.

« Bah merde alors… »

Un écran cathodique ornait la pièce, fonctionnait et projetait une image délétère dans l'habitacle plongé dans les ténèbres, ces écrans n’existaient plus depuis sept cent ans, enfin sur le marché, il devait exister des reliques encore en état de marche, comme en attestait celui-ci.
Justin le tira dans le couloir. James retint aussi l’intérêt qu’il pouvait susciter, était-ce sa tête, ou ce qu’il portait continuellement sur le dos ?
James soupira.
Le bâtiment semblait être de plein pied, car en montant les deux étages et passant devant des dortoirs, à nouveau, il arriva dans un bar. Une douzaine de personnes sirotaient une mixture saumâtre, entourés de plusieurs armes soigneusement nettoyées et rangées, contrastant avec la crasse ambiante.
James salua brièvement la compagnie dégingandée, récoltant autant de regards noirs que d’expressions de surprises.
Ainsi, James semblait être à l’essai selon les dires de Justin, une décision qui ne faisait apparemment pas l’unanimité. Autant jouer le rôle, autant le jouer bien…

« Quoi ?! Mais j’ai jamais dit que je voulais vous rejoind… »

Justin lui retourna un regard à faire blanchir un mort. En tout cas, James s’assit volontiers à la table et englouti avec appétit le gruau infâme mais nourrissant qui lui fut servi.

« Vous savez, c’est déjà mieux que ce qu’on nous sert dans les geoles du BSE… »

James se massa les multiples hématomes qui parcouraient son visage, résultat autant de l’accident que des mauvais traitements des miliciens du vaisseau.
Justin émit une réflexion qui déplut à James.

« Eh… Justin c’est ça, enfin je peux t’appeler par ton prénom, je t’ai dit que je me suis fait défoncé la gueule par le BSE pour soupçons de traitrise etc… j’ai jamais dit que j’étais coupable… J’ai jamais été rebelle, bien que je possédais des serveurs informatiques, qui… par Malheur ! … hébergeaient des sites anarchistes… mais ça n’allait pas plus loin… On a dut me dénoncé, ou autre chose… »

James sentait que tout le monde l’écoutait.

« De toute façon, je pense que je ne peux plus faire marche arrière maintenant… Et puis… J’ai une tronche de marchand d’armes ? Je vais dans le high-tech, pas dans l’armement de destruction massive… Et puis mon entreprise a été saisi… »

Pessimiste, Michael Snyder, soupira un long moment, laissant un gros blanc s’installer dans la salle.

« Mais si on fait vite on peut peut-être récupérer deux trois trucs… J’ai un entrepot officieux à Nasirimi Nord, dans le complexe industriel. Si vous faites vite et que vous m’emmener, on, enfin vous pourriez peut-être récupérer deux trois babioles intéressantes… pour vos affaires. »

Il allait falloir jouer serré.

* Eh ! Greens, tu peux envoyer des messages sans te faire repérer par ces pékins ? J’aimerai que tu demandes au BSE de déposer quelques machins utiles pour un groupuscule comme ici… afin de s’assurer la confiance… *

James eut une meilleure idée.

* Ou mieux, tu détournes une série de colis et cargaisons que tu centralises dans un entrepôts en retrait, bien dissimulé… Le piratage dont est capable l’interface est merveilleux. Comme ça, le BSE pourra nous croire mort et n’aura aucune visibilité sur nous… Assez de temps pour qu’on puisse se faire une situation ici en tout cas… *

Michael Snyder semblait accabler par les doutes et le désespoir, une âme en peine. Mollement il regarda sa montre brisée… dix-sept heures…
Il se retourna vers le comptoir de la pièce.

« Vous auriez du stock de vodka vandsienne ? »

Michael Snyder avait besoin de boire, assez pour faire oublier ses douleurs.


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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Mar 7 Juin - 23:58

Greens garda le silence pendant un instant avant de répondre, ce qui laissa le temps à Smith de comprendre que sa réplique visant à le soustraire de toute obligation vis-à-vis de Justin et de sa bande de tueurs était plus que déplacée. Après tout il leur devait la vie, de leur point de vue, un service en valait bien un autre, au moins... Pour la vodka vandsienne, c’était un produit importé, et donc de luxe, aussi n’avait-on pas. Par contre de la bière ça il y avait...

*Tu n’as rien à cirer de moi et tu puis tu demandes des services en plus d’exiger des explications sur mes programmes politiques ? Tu manques pas d’air, John Doe. Mon esprit et bel et bien là quant à mon âme. Tu crois à ça toi ?

Je peux pas détourner grand chose mais un des employés de ton faux ex-patron faisait de la contrebande de médicaments, des vrais. Apparemment il n’y à pas encore d’ordre de saisie sur le stock donc on pourrait le voler. C’est à cent de kilomètres d’ici

Pour les projets politiques tu oublies que j’ai gouverné dans un contexte de grosse concurrence avec Seranon. Il s’agissait de préserver Erikea de cette bande de siphonnés et de mettre le secteur Pegasus au pas, avant de passer à Arkilia et comme ça sécuriser tous les abords, afin d’être en sécurité. Comment veux-tu qu’on fasse des réformes quand une bande de sauvages - prétentieux en plus, on parle des séraniens - de la planète en face ne pense qu’à s’en prendre à tes alliés et fragiliser sa position ?

Tu penses sérieusement pouvoir gouverner une masse de plus de dix milliards de gens sans user d’un artifice quelconque. Unity a été aboli et regardes autour de toi for Christ sake ! Vingt mois et c’est presque comme si certains grimpaient aux tuyaux des gouttières comme un macaque perléen grimpe aux arbres ; et si ça continue, la situation va empirer davantage et dégénérer en guerre civile pour le plus grand bonheur de l'étranger, séranien en tête qui va pouvoir écraser Valia et les érikeans de l'Etat d'Erkea, membres de la Fédération, puis ils annexeront nos récentes colonies et pour finir coloniseront la tête des érikeans, le peuple élu ! Et puis pourquoi tu me demandes ça ? Tu veux instaurer la République de Cocagne à Nasirismi ?*


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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Jeu 9 Juin - 1:10

Le remue-méninge que provoquait Greens dans le crane de James lui lancinait les tempes et ce ne fut pas sans joie qu’il accepta une énorme pinte de bière qu’il vida d’un trait… Le gout était exécrable, de la pisse d’âne.

*Tu sais Greens c’est toi qui squatte mon interface, tu peux donc au moins m’aider, parce que si je crève, ben toi aussi techniquement, donc il est dans ton intérêt de répondre à mes requêtes, car même si t’a été l’un des plus grands chefs d’Erikéa dans le temps, ben là… t’es qu’une vulgaire puce informatique quantique de très haute technologie.*

Un inconnu du bar accosta James.

« Tu m’as l’air bien pensif…
- Bah… c’est que, qui ne le serait pas, hein ? En deux jours, je me suis fait arrêter torturer, menacer d’exécution, descendre dans un hélicoptère à coup de roquette, et j’en passe… c’était une rude journée, trop peut-être…
Et puis, je fais une liste de ce qu’on pourrait trouver à l’entrepôt…

- Et ?
- Et ben, y’aura peut-être des médoc’, un collègue avait une dispense et parfois il stockait le surplus chez moi. Pareil, j’ai peut-être deux trois armes entreposées là-bas, le quartier nord est depuis quelques mois la cibles de braquages.
»

Apparemment content de la réponse, l’inconnu sirota sa bière en silence, et ne releva plus les yeux.

*Tout de même, Unity me parait être quand même une sacré épine, à 12 milliards d’habitants, Erikéa ferait mieux de coloniser de nouvelles planètes et de désengorger ce monde… bah de toute façon p’tete que sans Unity, les erikéans auront plus de libre arbitre et seront plus réactif à une guerre contre Seranon très plausible maintenant… on aurait douze milliards de soldats potentiels… Mais le grand problèmes c’est qu’on a plus d’armée droïde…*

James réfléchit un instant finissant sa deuxième pinte.

*Tout compte fait, la politique érikéanne est un gros bordel, et Erikea est une poudrière avec la mèche incandescente, Unity ne pourra pas être rétabli, je préfère tirer le meilleur partie de la situation, pas vrai ! Tous les livres d’histoires te voient comme le dernier des opportunistes... Réfléchis sur le futur plutôt que de tergiverser sur le passé hein ?!*

Une question rhétorique bien sur… James se leva et se dirigea vers Justin.

« Je suis prêt à partir, l’entrepôt doit être à une centaine de kilomètre d’ici. »

Le bar se mit en branle-bas de combat et chacun sortit une arme. Le groupe devait avoir un véritable esprit de corps apparemment, chacun avait sa tâche, et l’orchestrait parfaitement. Sortant du bâtiment, James fut à nouveau frappé par la pauvreté des lieux.

ùTout de même tu peux pas me dire que ça choque pas ça, c’est encore pire que les conditions que j’avais dans mon box dans les labo’ de Nasirimi…*

Le groupe armé faisait fuir les badauds, composé d’une quinzaine de personne, Justin sortit une camionnette de derrière un amoncellement de conteneur. James pris la place du co-pilote. Les autres montèrent à l’arrière, ils allaient être ballotés par le voyage…
Justement, celui-ci se déroula sans encombres, à part quelques balles dans le pare-brise, le véhicule gagna sain et sauf le périphérique de Nasirimi nord.
Au fur et à mesure, Greens imprimait dans le crane de James le plan des axes routiers des quartiers industriels nord.
Au bout de trois heures de voyage et un bouchon provoqué par un accident routier, la camionnette parvint à l’entrepôt.
Derrière les nuages noirs des usines érikéannes, la nuit commençait à tomber. Vu de l’extérieur, le bâtiment faisait un demi-hectare, ce qui était bien plus grand que ce qu’avait imaginé le « faux » Snyder.

« Bon, j’ai plus les clés, faudra forc… »

Avant même d’avoir fini sa phrase, Justin éventra la porte de l’entrepôt à coup de découpeur laser. Les quinze hommes y pénétrèrent. D’immenses étagères ornaient la salle de long en large, parsemées de caisses de bois et de métal. Chacune étaient marquées avec un sigle différent.
James mena le groupe vers un coin de l’entrepôt, une dizaine de caisses amoncelées en pyramide les attendaient.
Sous les ordres de James, lui-même conseillé par Greens, Justin et deux autres ouvrirent la première caisse, elle contenait un nombre imposant de composants hardware, les deux suivantes contenaient des écrans d’ordinateurs. La quatrième caisse était plus intéressante, le groupe découvrit plusieurs médipack majeur et des boites de gélules d’antibiotiques, instinctivement, le groupe fit une razzia.

« Putain, ça va faire un coup au chiffre d’affaire tout ça... »

Les autres caisses ne semblaient rien receler d’intéressant à part des câbles et des biens de consommations intermédiaires pour les entreprises d’informatique.
James était resté assez éloigné de tout le bordel qu’avait mis le groupe dans l’entrepôt. Certains voulaient ouvrir les autres caisses entreposés, mais Justin s’y opposa fermement, des systèmes de sécurité étaient apparemment apposés aux autres caisses.
James se leva et voulut remettre les conteneurs à leur place. En voulant en soulever une vide, il fut surpris par le poids de celui-ci.
Justin remarqua ce fait aussi.

Michael Snyder retira compulsivement tout le polystyrène qui obstruait le fond des caisses, et d’un coup de poing bionique il en éventra le fond.

« Bah merde alors… »

Les faux fonds retirés, un petit pactole d’arme fut mis à jour. Justin les fit aligner à même le sol afin de faire l’inventaire. Dix-sept Avtomat Kalashnikova 474 perléennes, deux caisses de munitions et un panzerfaust Pz4000 armé furent mis à jour.
James était blanc.
Justin le prit à part.

« Je t’jure que c’est pas moi, j’ai bien des anciens potes de l’armée, mais j’ai jamais fait de contrebande… »

Les soupçons recommençaient, mais au moins le groupe semblait heureux de la découverte et assurément la bière coulerait à flot une fois rentrée.
James commençait à stresser.
Et si tout foirait maintenant…
Justin et trois acolytes emmagasinèrent le butin dans plusieurs malles apportées dans ce but et commencèrent à charger la camionnette. Tout le monde regagna sa place et le véhicule démarra, on allait à présent s’effacer de la circulation.
James espérait que le BSE ne le surveillait pas en ce moment même.

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Lun 13 Juin - 0:26

*À quoi cela sert des soldats qu’on ne peut pas armer. Un robot est formé dès que sa construction est achevée, un soldat il faut un an avant qu’il soit efficace, deux avant qu’il représente quelque chose. Je ne suis pas dans le secret des dieux vu que je suis ici mais l’idée de l’armée cyborg n’est pas mauvaise. Depuis l’indépendance il y à des Warrington militant pour.

Unity serait encore plus pertinent si les Etats-Unis devaient disposer de colonies. Et pour avoir des colonies il faut disposer de moyens pour les défendre et la première chose requise c’est un minimum de paix intérieure. J’admets que Unity devrait être allégé et que la masse “libérée” devrait se voir imposer des obligations conséquentes, retour d’ascenseur par rapport au privilège. Nous pouvons utiliser la fin d’Unity mais c’est délicat, le Diktat doit devenir un vrai chef religieux. We’re members of a Nation blessed by God after all, aren’t we ?*


*La politique est un foutoir partout où il y en à. Tiens ils doivent bien s’amuser sur Seranon entre les très rebelles, ceux qui ne l’étaient pas assez, les collabos blanchis et ceux qui ne l’ont pas été en plus des intellectuels confortablement exilés et revenus. Et pour la pauvreté va voir sur Crassus Prime si tu t’y trouves !*


Des soupçons renaissaient, mais globalement l’on avait trouvé plus que ce qu’on espérait, ce qui n’était pas pour déplaire. Au mieux Snyder s’était fait avoir au pire il n’avait pas tout dit même si la surprise simulée était peu probable. En somme Greens avait fait d’une pierre deux coups, même avec des armes quelque dépassées en terme d’efficacité pour ce qui concernait les fusils d’assaut. C’était largement suffisant pour taper sur le gang adverse mais si jamais la Milice devait faire une descente... Aucune chance. Le bazooka fut par contre plus que bien accueillit, à peine moins que les médicaments qui représentaient une importante source d’argent et de pouvoir.

L’entrepôt contenait plus que ce que la camionnette pouvait embarquer aussi Justin, tout en faisant charger, envoya deux acolytes (Thomas et Buck) trouver un autre moyen de transport. Il revinrent quinze minutes plus tard avec un camion léger que l’on chargea le plus possible.

*Je viens de prendre le contrôle des systèmes de contre-mesure de ton interface. Apparemment il n’y à aucun traceur sur toi.*

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Sam 18 Juin - 18:31

James en avait plus qu’assez de ce brouhaha dans son pauvre crane, Greens était un sacré parleur.
En effet, l’armée cyborg n’était pas mauvaise, mais un corps d’armée seul n’était rien, il lui fallait une aviation dédiée, des soutiens dédiées, des tanks dédiées, etc… James se disait que si l’ECA devait marcher, c’était tout le processus de production d’Erikéa qu’il fallait modifier. Et au fond de lui-même une voix lui disait que les derniers Diktats d’Erikéa n’avaient pas eu le courage de lancer la réforme.

*Tu sais, y’a un truc qui me dérange, je croyais que les érikéans étaient athées ? Or ça fait deux fois que tu invoques le nom de Dieu. T’es athée j’espère !?*

La question, autant rhétorique qu’émise sous un ton rappelant les commissaires des mœurs de l’Etat fit bien rire James.
Montant dans le camion fraichement cueilli, James ne préférait pas savoir d’où il venait, le groupe embarqua et retourna vers les favelas de Nasirimi.
James y résida pendant cinq mois…

Durant ces cinq mois, il fit connaissance avec les compagnons de Justin, il s’intégra peu à peu dans le groupe.
Il était devenu un marginal comme eux, sans foyer, sans avenir, sans soucis et intérêts les dépassant, c’était une routine de gangs, boire, manger, survivre, seulement des choses qui plaisaient à James. Il n’avait pas vraiment à se soucier du lendemain si ce n’était survivre, ce qu’il avait toujours fait.
Durant ces cinq mois, séparant le mois de Janvier 2761 et le mois d’Août de cette même année, James apprit la mécanique, et l’électronique avec ce qu’il pouvait dénicher dans ces bas-fonds, notamment avec ce que lui offrait le groupe. Il devint ami avec Justin, mais garda une mauvaise relation avec la femme qui avait veillé sur lui durant sa léthargie.

Entretemps, une sorte d’entrain avait gagné le groupe, composé d’une quarantaine de personne, et un « esprit d’entreprise » naquit, le gang commençait à se développer et à faire affaire, notamment par la revente d’eau, et par la fabrication d’explosif, Justin semblant avoir un petit talent de chimiste. Ainsi, des barres de Nitritine étaient peu à peu stockées, et le gang n’était pas à l’abri d’un incident, empêchant souvent James de dormir la nuit.
Par ailleurs, les « talents d’informaticiens » de James, mais aussi apparemment ses très bonnes capacités de tireur faisaient de lui un bon d’allié. Et suivant les conseils de Greens, James essayait chaque jour, sous le doux nom de Michael Snyder, de prendre de plus en plus d’importance dans le groupe.


Au court de ce long laps de temps, James entreprit plusieurs virées à Nasirimi, détournant véhicules, armes et surtout des vivres, choses qui manquaient le plus dans les Favelas. Par ailleurs, il fut le témoin de la hausse de plus en plus importante de miliciens dans les quartiers. Quelque chose devait aller mal au gouvernement, il se tramait quelque chose, et James se consumait intérieurement de ne pas savoir.
Durant le mois de Mai alors que la chaleur et la famine commençaient à frapper dans les difficiles rues des bidons-villes, James put se rendre discrètement dans une clinique de fortune entretenue par des médecins véreux. Monnayant un passage au scanner d’un autre âge chez l’un de ces médecins, il voulut voir comment se portait les connexions nerveuses biocybernétiques de son interface, mais aussi de son bras.

Voyant que les connexions des deux objets semblaient se toucher, James redoutait à présent une quelconque interaction, les mois suivants semblaient ne pas lui donner raison, mais rien n’était moins sûr. Finalement, pour éviter toute fuite, James mit fin aux jours du médecin et dissimula le corps. Justin ferma les yeux sur cette affaire, Michael Snyder se sachant pourchassé voulait éviter que le médecin se fasse une prime grâce à la dénonciation.
De retour dans les favelas, James toujours bardé de doute, et écrasé par la chaleur qui régnait en ce début d’été dans la région fit une pause, comme la plupart des gangs de la région, c’était la paix précaire estivale. Devenant en quelque sorte l’ « informaticien » du groupe, tout en sachant, qu’au niveau ordinateur, on se serait cru à l’an 2000…
Finalement, James passait ses journées à lire, à parler à Greens, et à suivre une routine, ennuyeuse, mortelle.
Il eut plusieurs fois l’envie de partir, mais il se disait que d’ici quelques semaines, il pourrait enfin profiter d’un « coup d’éclat » qui le propulserait vers ses objectifs. Mais aussi, l’omniprésence de la misère le marqua et peu à peu, il se surprenait à prendre plaisir à vivre dans ce lieu…

Tout de même, il ne pouvait passer un été étouffant dans ce lieu, il devait agir.

---

Aux alentours du 18 juin, il demanda un soir, alors que la fraicheur commençait à tomber que tous se rassemble. Dans une salle du rez-de-chaussée, à la lumière d’une ampoule de vingt watts, James s’était présenté à une petite assemblée de vingt personnes.

*T'ain Greens, je sais pas si c’est moi ou ce qui s’est passé, mais je me sens vraiment pas dans mon assiette…*

Pendant la journée, il fut le témoin d’un constat alarmant.

« Mes amis… mes frères, je viens de rentrer des fermes hydroponiques de la colline qu’on avait capturé le mois dernier… J’ai trouvé Jesse égorgée et violée, on nous a dévalisé les réserves d’eau présentes là-bas, on est… à sec. »

Un mouvement de peur mais aussi de colère monta dans l’assemblée restreinte.

« Avec Justin on a retrouvé un insigne dans la main de Jesse, c’est un écusson du gang voisin, les reapers, l’écusson semble avoir été arraché de force et des fils de coutures sont encore présents sur l’insigne… On ne peut les laisser faire, il faut AGIR ! »

James sortit une carte manuscrite de kilomètres alentours ou se superposaient les rues et souterrains connus.

« On sait que la ferme hydroponique que nous avions capturé permettait de fournir eau et vivres, mais les reapers ont réussi à en fabriquer une de fortune depuis d'après certains habitants. Ils devaient souffrir de la faim et sont donc passé à l’attaque… Il faudrait riposter. »

James laissa la parole à Justin, l’homme avait plus d’influence sur le groupe que lui, mais James avait passé deux heures à « briefer » Justin, James s’essayait en tacticien en herbe.

« Bon, alors on va prévoir une attaque sur leur ferme hydroponique, on va détruire toute leur réserve de nourriture et d’eau… On va les affamer et ainsi, ce sera fini du dernier gang ennemi de la favela, on aura une forte influence et on va s’étendre. »

Cette volonté d’expansionnisme fut désapprouvée par beaucoup. Une question fut soulevé, et comment faire pour maintenir un siège, la population des favelas vont nous sauter à la gorge pour le moindre centilitre d’eau.

« Justement, on a accumulé des réserves depuis des mois, sinon des années, on a des médicaments, des armes… des munitions, il est temps de faire dans la… la... philanthropie. »

James observant la colline lointaine depuis une fenêtre se retourna et émit une question.

« La philanthropie, mais a-t-on assez pour assurer les besoins de tous?
- Y’as un truc que tu m’a dit tout à l’heure… lorsque l’homme n’a plus sa fierté, il survit avec de la nourriture, lorsque l’homme n’a plus de nourriture, il survit avec sa fierté. Mais lorsqu’il n’a ni l’un, ni l’autre…
- ...Il se raccroche à ce qu’il peut… Et en l’occurrence ça…
- … C’est nous! »

Le plan était donc d’assiéger le « gang » d’une trentaine de personne et d’offrir à la population locale ce qu’il fallait pour en avoir la gratitude et le soutien. Le projet était réalisable, et obtenir le monopole sur la favela était comme un tremplin vers l’avenir. James s’en réjouissait.

Le plan devait être mis sur pied dans l’heure, il ne fallait pas hésiter, ni douter, il fallait se lancer. Un sankô sakusen erikéan, violent, impitoyable, une action à la mode favelas.

Trente-trois prirent les armes et le lance-roquettes. Puis au plus profond de la nuit, on se mit en route vers le point de ralliement des repears, l’autre lieu de la région ou était concentré un centre hydroponique de fortune.
Dans la nuit noire, des ombres bougeaient doucement, et glissaient jusqu’à la frontière des territoires repears.

*Rien de telle que de donner un ennemi commun à tous pour voir le monde s’unir n’est-ce pas ?*

Le groupe des repears était peu nombreux, mais apparemment très bien armé. Il allait falloir jouer avec la vitesse. Le peu de patrouilleurs présent fut liquidité avant d’arriver.

Par groupe de trois, ils pénétrèrent dans un local servant à première vue autant de salle de torture, de prison que de lieu de synthèse de drogues… Le narcotrafic payait bien ici c’était vrai, peut-être une autre prise de guerre.



On passa par un sous-sol désaffecté, tombant en ruine et semblant avoir une cinquantaine d’année. Là, un patrouilleur seul fut exécuté.
Surtout, on n’oubliait jamais de les dépouiller, la récupération était un rituel dans la favela.


Enfin, par une plaque d’égout on parvint à un carrefour dont le bitume était entièrement défoncé. Une seule bâtisse renvoyait l’éclairage de plusieurs lampes, c’était la cible. Il allait falloir agir vite.
Chacun arma son fusil en silence, et James, armée de l’une des AK-474 eurent le plaisir de donner le signal de départ.
Neuf du groupe prirent place autour des entrées du bâtiment, préparant des cocktails Molotov pour ceux qui auraient l’audace de sortir. Justin s’équipa du lance-roquettes, afin de parer tout armement lourd dont pourrait se servir le gang adverse. James prit deux bâtons de Nitritine, de la dynamite concentrée, puis en alluma la mèche.

Prenant son temps pour viser, James jeta les deux projectiles sur la porte, de façon à ce que durant l’intervalle entre lequel ils toucheraient celle-ci, les occupants de la bâtisse cible croient que ce fut un inconnu venu frapper à la porte.
Il n’y avait plus qu’à attendre l’explosion, et si l’on avait un peu de chance, l’ouverture de la porte par un repears interloqué.
Trois,
Deux,
Un…

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Sam 25 Juin - 15:26

*Notre tâche est de protéger l’humanité de la dégénérescence et de lutter contre l’apianisme, les carcars et les aliens qui tentent de porter atteinte à l’humanité et par dessus tout au peuple érikean.* 


L’assassinat de jesse appelait à une réponse ferme. Non seulement elle était utile mais en plus elle rapportait de l’argent, tous les soirs.

Austin, un petit type maigre au regard torve et au nez crochu vint avec une idée.

-On devrait peut-être distribuer de la bouffe qu’à ceux qui vont nous suivre pour le siège. On est clairement pas assez pour bloquer toutes leurs issues. Si on donne un peu plus à qui nous aide ça devrait nous rapporter pas mal de troupes, surtout que s’ils sont pas bons, soit ils meurent, soit ils deviennent efficaces sinon, remplacés, termina-t-il avec un grand sourire. En plus permettra de faire du recrutement pour la suite.


..............



Les bâtons de nitritine rebondirent sur la porte et tombèrent devant. Personne n’ouvrit, naturellement. Les charges, simplement posées devant la porte, explosèrent les unes après les autres, la porte tomba à la troisième, mus et plafond souffrirent beaucoup. Quatre flingueurs de la bande s’élancèrent à l’intérieur l’arme au poing...

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Dim 26 Juin - 15:54

Avant l’attaque, alors que James était déjà parti pour l’objectif, Justin et les « cadres » du gang dévoilèrent des barres chocolatées en suivi l’initiative d’Austin, même si de faciès, cette homme n’inspirait pas confiance. Récupérées directement dans des camions de livraisons quelques jours plus tôt et conservées secrètement dans l’un des coffres forts de Justin dont lui seul avait la clef. Un peu fondu, le gout était tout de même conservé. Chaque homme reçut une barre et on lui en promit trois autres au retour. En plus qu’une grande partie fut donnée aux attaquants, le gang réquisitionna une vingtaine d’homme de la favela en échange de rations de nourriture distribuées à leur famille.
Mais avant que chacun entame sa barre, le « médecin-chirurgien » local déconseilla, si ce n’était interdit la consommation des barres avant le combat. Son explication : « se nourrir avant un combat était le risque d’une hémorragie mortelle à coup sûr dans le cadre d’un tir reçu dans le ventre. Ne pas se nourrir avant, mais après le combat, c’était augmenter vos chances de survie. »

Après cette déclaration, le second groupe de combat partit.

Ainsi alors qu’une première attaque commençait au loin et que l’on entendait le bruit de trois explosions au loin, une deuxième colonne de combattants de l’ombre prenait donc la direction de la bâtisse occupée par les ennemis. Tout ceci dans le but de la contourner et d’ouvrir un deuxième front et de ne laisser aucune chance au gang adverse.

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Les explosions successives arrachèrent la porte de ses gonds dans une épaisse fumée brulante. Les combattants s’engouffrèrent un à un à l’intérieur.
Les premiers tirs sifflèrent. Suivi des premiers cris de douleurs, couverts par le bruit de la poudre et des balles.
James se jeta en avant pour venir se coller contre l’un des murs de la bâtisse. Il le rasa pour venir se placer sous une fenêtre, usant d’un petit miroir, il observa l’intérieur. Trois reapers étaient retranchés.
Se relevant d’un bon, James mitrailla le groupe depuis la fenêtre. Il ne laissa aucun survivant. Puis il se rabattit sur la porte détruite et pénétra dans le bâtiment à la suite du premier groupe de combat.
Là, un premier front se créa et les reapers acculés se faisaient délogés à coup de balles et de grenades artisanales.
A l’extérieur, six hommes restaient en retrait pour prévenir tout contournement ennemi.

De son coté, James, tirant sur les cibles les plus proches, vit que le rez-de-chaussée était parsemé de câbles de canalisation qui menait vers une porte, un sous-sol. James alluma son dernier bâton de nitritine et attendit suffisamment pour le jeter sur la porte au bon moment. Un tir rafla sa joue qui se mit à saigner, le bâton tomba sur la porte. Instantanément un combattant adverse vint le ramasser pour relancer l’explosif. A peine eut-il posé la main sur l’objet qu’il fut englobé dans une boule de feu. La porte en bois du probable sous-sol fut soufflée, des pans de plafond chutèrent et l’onde de choc, piégée dans l’enceinte de la maison sonna la majorité des forces en présence.
Les oreilles sifflantes, James se leva et vida un chargeur complet sur les ennemis trébuchant. Ses coéquipiers firent le reste à ce niveau.
Les oreilles sifflaient.
Un pan de plafond tomba, James se leva et du coin de l’œil il vit deux grenades flash bangs tomber depuis l’escalier du premier étage.
Sa rétine aveuglée et brulante, James revint instinctivement en tâtonnant derrière son couvert de fortune. Il entendit au travers du bourdonnement de ses oreilles un départ de tir, la deuxième vague ennemi venait du premier étage.
Retrouvant sa vue, James vit de nombreuses pertes parmi les rangs de son groupe. A l’instant, l’un de ceux qui était resté au dehors se présenta devant l’entrée de la bâtisse armée d’une immense bombonne dotée d’un bec étrange. Il y eut le bruit d’un déclic et James se cacha le visage dans ses mains, se recroquevillant dans un coin de la pièce.
Une langue de flamme légèrement teintée de rose engloba un tiers de la salle, James sentit sa peau exposée roussir, ainsi que de nombreux hurlements de douleurs et de terreurs.
L’homme tenant le lance-flamme artisanal stoppa son tir pénétra dans la pièce comportant de multiples départs d’incendie et visa un trou du plafond au travers duquel on pouvait voir quelques mouvements. Pendant cinq secondes, une seconde langue de flamme jaillit et força le passage au travers du trou.
James pensa alors que les occupants de l’étage du dessus n’avaient aucune chance.

Pourtant le porteur reçut une balle et chavira en arrière cessant l’action de lance-flamme. James Smith reprit maladroitement son arme élimina le tireur brulé vif et attendit une énième vague d’attaquant.
Entrés à quinze, ils n’étaient plus que sept et déjà une vingtaine de cadavres s’amoncelaient de l’autre côté de la pièce.

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James se leva, et comme un commando, il parcouru de la salle et acheva les blessés à coups de baïonnette.
Avec les sept survivants, il monta les escaliers tandis qu’au dehors de petites escarmouches se faisaient entendre. L’étage avait été asphyxié par les flammes, les cadavres roussis emplissaient les lieux. Pas de survivants.

Or au hasard d’un couloir, James fit sauter une porte blindée, deux enfants était cachés dans une pièce, la réserve de nourriture. James ne sut que faire, tuer ou garder les enfants, dans ce cadre-là, il aurait aimé que Justin soit là.
Donnant un ordre à l’un de ses compagnons de faire sortir les enfants de la bâtisse, les autres prirent des extincteurs et éteignirent les flammes de cet étage. Une rafale de tirs suivit après quelques minutes. Soit une unité de reapers venaient de rentrer dans le bâtiment soit un groupe était sorti du sous-sol.
Au vu de l’impact imprimé dans le mur, il tirait à la mitraillette militaire érikéanne.
Les réjouissances ne faisaient que commencer.

Piégés dans les couloirs du premier étage, régresser au rez-de-chaussée paraissait être un parcours du combattant/ Ils combattirent à la baïonnette dans l’escalier.
Ils n’étaient plus que cinq lorsqu’ils parvinrent à la porte du sous-sol.
En y descendant, ils y trouvèrent le complexe hydroponique artisanal, mal en point suite à l’accrochage entre les deux bandes rivales. Il y avait trois jeunes en armes, apeurés. James les fit exécuter.
On ne pouvait ni les laisser en vie là de peur qu’ils n’attaquent dans un regain de courage, ceux qui ne les avaient pas éliminés. On ne pouvait pas non plus les emmener, ils auraient été un fardeau inutile. La mort paraissait alors la seule option évidente.

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Au dehors, Les bruits de fusillade avaient attiré les reapers en vadrouille, qui convergeaient tous à présent vers leur quartier général, ils étaient trente à encercler la bâtisse ou étaient piégés la première vague de leur adversaire. Les reapers avait amené un petit canon de 47mm, ils commencèrent à mitrailler ce qui restaient du lieu de l’attaque, espérant ensevelir les survivants sous les décombres.

Ceux qui avaient attaqué le quartier général mais qui étaient resté à l’extérieur avaient été fait prisonniers, passant à la question sous l’œil avisé du chef des reapers. C’est alors qu’un sifflement retentit.
Il y eu une violente explosion qui démembra le canon de 47. Le tir était celui d’un lance-roquette. Le projectile précis avait balayée la pièce d’artillerie artisanale laissant un gros blanc dans la trentaine de Reapers, et fauchant leur chef.

La deuxième vague d’escarmouche commença et balaya le reste des reapers. Les rares survivants prirent la fuite.

Un long silence tomba sur la Favelas. Le combat avait-il pris fin ? Le clan de Justin avait-il gagné ?

---

Le reste du quartier général des reapers faisait peine à voir, les murs avaient été soufflé,les vitres et portes arrachés et le tout ne tenait miraculeusement que grâce à deux ou trois piliers porteurs intacts.
Les cinq survivants de la première vague émergèrent du sous-sol. A moitié sonné par le déluge de la petite pièce d’artillerie. Se ressaisissant, ils extirpèrent de la structure les cadavres de leurs camarades tombés au combat. Puis vint la recherche d’arme et de munitions.
Ils furent rejoints au bout de dix minutes par la vingtaine d’hommes composant la deuxième vague, ils n’avaient souffert d’aucune perte.
La violence des combats dans le quartier général stupéfia toute la clique. On démonta rapidement toute les installations hydroponiques du sous-sol, puis on fit sauter la bâtisse qui finit en tas de gravats dans un immense nuage de poussière.

L’heure aurait pu être à la fête, mais le groupe comptait vingt morts. Quasiment vingt pourcents des hommes du groupe. Les pertes étaient donc immenses. Mais ce sacrifice en valait la peine, la favela n’avait plus qu’un gang protecteur, et à présent les combats seraient inutiles. La favela appartenait à présent à ses habitants.

James, croulant de fatigue récupéra dans les décombres une bombe de peinture et une plaque de plastique blanche. Il la fixa au-dessus des décombres avec l’aide de Justin, et y inscrit ces simples mots que tous pouvaient comprendre :

« Be free, or die trying ».

On ramena les corps à la base de fortune et une cérémonie fut tenue jusqu’au petit matin. Puis, alors que les premiers rayons du soleil vinrent frapper les murs jaunis des favelas, l’heure étaient aux réjouissances.
On invita littéralement toute la favela. Un stock d’alcool et de nourriture entier fut ouvert, fruit de mois, sinon d’années de contrebande. La première « favela libre » de la région était un évènement qu’il fallait fêter.

---

Dans son quartier, seul avec Justin, James s’allongea dans son hamac, la chaleur de la journée s’annonçait écrasante.

« Tu sais Justin, je crois qu’on vient de marquer un tournant de l’histoire de cet endroit, c’est un coup d’éclat. Les gangs vont vouloir se rallier à nous, et je suis sûr que d’ici quelques mois, une majorité de favelas seront fédérés par la volonté des peuples à aspirer à la sécurité et à la nourriture. »

Justin était pensif, James quant à lui se masser la joue, la balle lui laissera une belle cicatrice.

« Comment peux-tu en être si sûr, des actions comme celle-ci, on en voit tous les jours...
- Fais-moi confiance… fais-toi confiance, c’est le projet de toute une vie, de ta vie, on vas faire de cette favela un « paradis » car on y possède à présent tout, et malgré la violence des gangs, les habitants voudront accéder à cet éden. Ce sera le soulèvement, que cela prennent des jours, ou même des mois, mais je t’assure, les gangs plieront l’échine. »

James s’assoupit et Justin quitta la pièce. Dans son sommeil, James se mit à parler à Greens.

*C’est du baratin, il va y avoir des dizaines voire des centaines de morts pour cette « réunification ». Mais c’est une nécessité. J’en oublie même le but de ma mission. Me rapprocher de la rébellion pour le compte du Diktat. Tous ces gens qui sont manipulés… ça me dégoute. Comme ces jeunes que j’ai exécutés moi-même.
J’espère que les moyens en valent la finalité… qu’en penses-tu ?
*

James plongea dans son sommeil profond, espérant qu’il aurait des lendemains meilleurs. Des perspectives d’avenirs autres que la mort et la guerre. Pourtant au fond de lui-même il se disait qu’il y était destiné.

Le lendemain il allait se réveiller et commencer son « projet », les travaux qui lui assureront l’aplomb de la population de la favela.

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Mar 28 Juin - 11:42

Les combats, violents, avaient fait des morts et beaucoup plus que de blessés, le faible niveau de soins médicaux y était pour beaucoup, mais l’enjeu en valait la peine et les affamés avaient finis par achever le gang adverse et à dépouiller les hommes tombés dans leur escarcelle.

Greens contempla la chose.

*Hé hé on fait une belle équipe tous les deux, t’as bien fini le travail.

Dis-moi tu tentes de faire quoi au juste ? Casser les ennemis du Diktat ou le remplacer ? Parce que j’ai toujours pas compris pourquoi on m’a téléchargé dans ton foutu cerveau. On est dans le même bateau toi et moi ça te dirait que je t’aides un brin ou alors tu préfères tout faire tout seul et attendre que les événements te surprennent ?

Pour la finalité, c'est évident. De toutes façons tu as déjà fait bien pire hé hé.*

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MessageSujet: Re: Tribulations d'un agent dormant   Mar 28 Juin - 18:12

James Fit une petite déprime la journée suivante, il se joignit peu aux festivités, préférant rester cloitré dans sa chambre, réparant et nettoyant ses armes, révisant ses plans pour l’avenir, parlant à son « Daimôn », bien que très différent de son homologue socratique celui-là.

*Le but reste de rassembler et de fédérer assez les favelas pour attirer l’attention du BSE, pour qu’il sache que je poursuis la mission, mais aussi des rebelles, des vrais pour les infiltrer et enfin contrer le mouvement de l’intérieur.
Mais tu sais Greens, il y a une autre alternative, si je rentre effectivement dans la rébellion pour y participer, mais que j’arrive à destituer le Diktat, ce qui est fort peu probable par ailleurs, j’aurais atteint un niveau de puissance inégalé, à partir desquels on pourra mettre en pratique tes doctrines.
*

James enclencha le bouton On du ventilateur de sa chambre, un bourdonnement emplit la pièce, ainsi qu’un léger nuage de poussière.

*Donc oui, si possible, j’aimerai bien une aide d’autant plus que tu es obligé de m’aider, si tu ne souhaites pas « mourir ».
Je veux que tu m’aides, déjà pour faire un choix, mais aussi pour savoir quels sont les habitudes de Warrington, tu l’as connu, donc ses tics te doivent être familiers. Tous ces renseignement pourraient m’aider à contacter la rébellion, encore faudrait-il qu’un autre coup d’éclat soit nécessaire…
*

James fit une légère sieste, une rafale de Kalash’ tirée en l’air par les fêtards le réveilla, rafale qui fut suivi une minute plus tard d’un hurlement.

«Les balles, ça retombent idiot ! »

Le cyborg se redressa.

Par un jeu de miroir, il observait son interface dorsale, il ne l’avait pas vu du premier coup, mais elle avait reçu une balle, rien de grave bien sûr, mais elle avait fortement rayé le blindage de l’objet.
James de temps en temps riait de se voir porter tout ce métal. Lorsqu’il était entré dans les labos erikéans, il était « clean »… Mais avant d’y être entré, il ne se souvenait de rien.

Alors que l’après-midi tombait et que les festivités redoublaient d’ardeur, James se leva et fit une sortie, salua la foule, la harangua et distribua nourriture et Alcool… La réserve des « reapers » fierté de leur territoire était presque vide à présent.
James rejoignit le quartier général de gang, maintenant appelés « gouvernement et armée de la favela ». Là Justin et plusieurs personnes attendait.
James s’assit et pris un air grave. Une discussion était déjà lancée et James patienta que l’atmosphère, un peu imbibée d’alcool se calme.

«Mes amis, confrères et coéquipiers, en ayant bien réfléchi, je pense que nous ne devons pas nous reposer sur nos lauriers, il faut en profiter pour augmenter notre périmètre de contrôle, il faut lancer des ultimatums aux gangs de faibles puissances alentours tout en bloquant le déplacements de messages entre eux, on les force à se rendre en isolant les gangs des uns des autres.
D’autre part, j’ai fait des listes et des prévisions depuis trois mois… En recrutant comme travailleurs chaque homme dans la favela, on pourrait considérablement améliorer le niveau de vie ici, surtout si chacun y mettait du sien.
»

James donna un plan à Justin, l’un des seuls qui savait lire et écrire dans ce bled. C’était des plans de travaux au niveau des infrastructures, mais aussi au niveau de la sécurité et de l’approvisionnement d’eau et de nourriture. Le dispositif hydroponique retrouvé chez les reapers allait être d’un grand service pour nourrir la favela.
De même, une inscription indiquait une liste plus ou moins longue d’objets qu’il allait falloir dérober ou construire. Parmi ces objets on retrouvait une série de minéraux afin de créer un purificateur d’eau, mais aussi une pompe et des tuyaux pour créer un réseau hydraulique dans la favela.
Enfin, on comptait démonter des maisons pour les reconstruire ailleurs et aérer les lieux. Il fallait donc « moderniser » la favela et en faire un exemple que chaque habitant de la région insalubre voudrait avoir et suivre, cela aidera forcément à fédérer la région.
Les plans étant donnés, James fit écrire des messages retranscrivant les ultimatums qu’il remit à chaque fois à un petit groupe de combat afin de parer toutes éventualité de refus ou même d’accrochage.
Il fallait faire vite, et surfer sur la réussite de l’extermination des reapers, après il sera trop tard.

Finalement, James revint vers les lieux d’habitations du gang et descendit dans la salle de sport. Il se dépensa beaucoup.
Et, lorsque le soir tomba, il vint boire et manger en compagnie du groupe de Justin, ivre de bonheur. Mais James restait impassible et stressé.

La soirée se passa bien et par la suite il alla sur le toit des dortoirs pour s’y endormir. En regardant les étoiles, il cherchait à voir celle où était située Jadis, lointaine ville qui avait plus paru être une utopie qu’autre chose.

*Tu ferais quoi toi à ma place pour gérer tous ces problèmes hein ?*

James s’assoupit, il espérait que la journée de demain lui apporterait de bonnes nouvelles comme la reddition de beaucoup de gangs.


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