Hegemony

Dans un univers troublé, l'avenir de la galaxie et de la race humaine vous appartient
 
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 [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e

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Amian Ae Saster
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MessageSujet: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Jeu 1 Sep - 15:37

Le sage ne s'afflige jamais des maux présents,





Il est parfois assez amusant de constater la faiblesse des fondations d’une vie humaine. Une frêle secousse sans aucune propriété physique, et tout s’effondre. Hier j’étais Député, Maire dans la Capitale, aujourd’hui je dois trouver un emploi, dans un pays que je ne connais qu’à l’extrême limite. Voici Vermeille, loin des Merveilles. C’était un graffiti que j’ai pu lire en dessous de l’un des panneaux de signalisation d’entrée dans la commune. Je ne suis pas totalement d’accord.


Ville du littoral, Vermeille satisfait le regard au premier abord. Camille y vivant, elle a invité le réfugié que je suis, que nous sommes. Tel un chef de harem, je suis entouré de femmes, Ana, Camille et Carla. Enfin, vu ma situation je suis plutôt un eunuque qu’autre chose. Mais je suis tout de même entouré de femmes, c’est un pas de plus.
Avant de rejoindre l’agence locale de la Spacetech – je tiens à bosser pour l’Etat qui m’accueille – je vais faire un petit détour par la chambre de commerce. Je suis parti avec un flot de données, et je me demande si le fait que mademoiselle Hitomi m’ai suivi n’est pas dû à ça. Enfin, j’ai la propriété intellectuelle sur la plupart d’entre eux, donc… Je ne cours aucun risque. Bien que je ne sois pas certain que ces gens-là n’aient besoin d’un prétexte légal pour nuire. Enfin, l’heure de mon rendez-vous va sonner, je n’ai jamais été intimidé autant, depuis mon entrée à l’Aurore.. Ah l’Aurore, une époque sans doute révolue. Enfin si, il y a doute. Bref. Charmante cette secrétaire, mais le DRH a l’air de l’être nettement moins. Pourquoi un DRH d’ailleurs ? Je viens uniquement ici pour déposer un concept.
Oui, ce concept, vous le connaissez, c’est le GIP, j’en demande la propriété intellectuelle, mais je ne suis pas là pour gagner de l’argent, uniquement pour remercier à ma façon un état qui m’offre un peu d’espoir et donc un peu de vie. S’il peut recevoir un meilleur accueil que sur Nouvelle Tokyo, tant mieux pour lui. Je n’ai pas oublié de mettre le film des débats de l’Assemblée le concernant. Je suis plutôt pas mal dessus d’ailleurs, je dois l’admettre. Je n’ai pas pu prendre mon Antigrav’, je l’ai cédé à l’un de mes collègues, mais j’ai sauvé tous mes costumes, ô miracle. Maintenant, on passe aux choses sérieuses. Il a eu l’air de se moquer du concept comme de sa première copine, enfin, de sa première chemise. La copine, je doute qu’il en ai eu une, sauf peut-être contre rémunération. Que suis-je méchant.
C’est l’avantage des villes bien conçues, les différentes agences sont proches, quand on parle d’un secteur d’emploi proche. Ici, c’est même le même bâtiment. Logique me direz-vous, c’est l’Etat qui chapeaute tout ça. Spacetech, me voilà. DRH de mon cœur, me voilà aussi. Dommage, il n’y a pas de Maréchal, ni même de maraicher, le jeu de mot est médiocre, excusez, le stress. Mes genoux tremblent. Il m’impressionne ce con. Ah. La porte s’ouvre.
Oups. C’est une conne. Et elle n’est pas impressionnante. Peut-être un mètre cinquante les bras levé, en sautant sur un tabouret. Hetty ? Non. Joséphine. Ange gardien probablement. Bon, ma crédibilité humoristique va en prendre un coup si je continue, alors donnons-nous totalement à cet entretiens.

We want you

    - Joséphine Amian Ae Saster, 26 ans, nationalité Aunadariote. Vous êtes tout juste migrant. Vous occupiez de hautes responsabilités politiques sur Aunadar, député-maire, que vous avez quitté à cause d’un, je cite, « désaccord profond avec la mentalité régnante ». Est-ce exact ?
    - Amian Ae Saster Ca l’est.
    - Vous avez déclaré à l’immigration que vous aviez un diplôme d’ingénieur, que vous travailliez dans le milieu du conseil à l’industrie…. Et que c’est un poste que vous souhaiteriez retrouver sur notre planète. Vous avez d’ailleurs été conseillé par Camille Chartraise et quelques autres personnes de sexe féminin … Je ne sais pas réellement que penser de ça.
    - Je le comprends bien. Si je puis me permettre, j’ai émis le souhait de travailler dans le secteur public, contrairement au poste que j’occupais à Nouvelle Tokyo.
    - J’y viens. C’est à peu près le seul argument recevable que je trouve sur votre CV. Vous êtes un individu compétent, c’est certain. Honnête probablement aussi … Mais ceci ne me donne pas l’envie de vous céder une équipe comme ça. J’ai déjà pu lire votre projet GIP, et il est un autre argument positif quand à votre état d’esprit. Pourriez vous me parler de vos qualités ? De vos défauts ?


~Les filles m’appellent « patron », mes patrons m’appellent « fils », le fisc m’appelle « Citoyen idéal », les citoyens idéaux votent pour moi… ~


    - Et bien je dirais que je suis un peu imbu de ma personne, probablement beaucoup. Mais d’un autre côté je suis quelqu’un de droit et de loyal. Concernant mes compétences pures… Je suis un excellent commercial, mais un ingénieur plutôt quelconque. Je suis polyglotte mais politique. Bref, j’ai les qualités de mes défauts, et vice versa.
    - Vous avez aussi un humour spécial… Bien, j’imagine que j’en sais assez sur vous pour me faire un avis. Dernières questions cependant. Vous parlez d’un réel intérêt pour l’exploration et l’avenir au sens large. On parle donc d’exploration spatiale, mais aussi d’un être féru de recherche et de philosophie. Ne seriez-vous pas plutôt un chercheur, pour les moteurs que vous semblez couver de vos attentions par exemple, qu’un ingénieur ?
    - Je suis un ingénieur moyen… Et je pense être un chercheur minable. Mes connaissances fondamentales sont très limitées. Tout au plus suis-je capable de développer des concepts – comme ce train à très grande vitesse, ou ces sciences écologiques visant à se passer du Gluter – quand on m’en apprend les fondamentaux. Je suis bien incapable de les dessiner moi-même ces fondamentaux.
    - Mais vous reconnaissez que vous avez quelques concepts concernant les moteurs ?
    - Oui… Mais ils ne sont encore qu’à l’état d’étude… Et gagneraient à être confiés à de vrais ingénieurs et à de vrais chercheurs.
    - Je vois



Bien. On ne peut pas dire que cela s’est mal passé. J’ai réussi à caser mes qualités… Et cette personne semble intègre. Si je le mérite, j’aurais un poste. J’espère que cela ne sera pas celui de balayeur, ou autre. Dieu que je regrette mon bureau à la Mairie de Nouvelle Tokyo. Cette insonorisation, cette sono, c’était fantastique. Bon, dès que je gagne de l’argent, j’appelle mon contact à la NT-Com et je lui demande de me livrer. Tiens. Resha. Ça a l’air diablement moche cette planète. Ce qui est d’autant plus laid, c’est que ce mauvais plastique qui couvre l’affiche reflète mon visage, doublement, diablement moche donc. Amusant de noter comme moche et chômage s’allient bien.
Par ce beau temps, marcher guilleret dans les rues d’une ville où le travail pleut comme les impôts, profiter de son temps, du climat, des aimables paysages humains que l’on croise, et de la douce brise qui la face nous caresse est peut être un grand luxe. Mais le luxe de l’inactif forcé à l’être est assez cruel. De doux barreaux d’or.

Mais Il emploie le présent pour en prévenir d'autres.



Dernière édition par Amian Ae Saster le Sam 21 Jan - 15:30, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Dim 4 Sep - 1:17

Vermeille, une ville de vingt-trois millions d’habitants, s’étendant sur des centaines de kilomètres carrés en dépit de nombreuses constructions en hauteur. La ville, comme Amian avait pu la voir depuis l’orbite alors qu’il attendait le transit à bord de l’astroport orbital “Radouan Husseini”. La ville pouvait se diviser en trois cercles. Le premier, au centre, légèrement excentré par rapport au littoral, était la vieille ville, aux artères à angle droit, aux bâtiments hauts et se rejoignant tous les uns les autres par des passerelles plus récentes.

Le second était plus désordonné et avant deux cents ans d’âge, il datait de l’époque où Ecaz connaissait une vive croissance et semblait devoir s’étendre à l'infini, l’on parlait de titanesques villes, à l’image de celles de la Terre. La rupture des communications avec la Terre mit rapidement fin au projet et le développement plus anarchique de la ville fut stoppé net. Les autorités locales reprirent le contrôle de leur ville et parvinrent à influencer suffisamment haut dans l’administration de la colonie (et donc le Sultanat puis le gouvernement de la Kryptonn unifiée) pour faire mettre en place plusieurs normes d’urbanismes en terme d’aération de l’espace, des normes architecturales - en l’occurrence un éclectisme hispano-mauresque qui employait une quantité non négligeable d’artistes pour une explosion de couleurs - permettant à la ville de conserver une identité.

Le troisième cercle semblait vu du ciel correspondre en réalité à de nombreuses petites villes intégrées les unes aux autres. L’on était en ville sans s’y trouver. Le plan d’aménagement du territoire visait à éviter l’empilement des gens et à la création de cauchemars urbains comme ceux que l’on pouvait trouver sur Erikea, en Union dans sa capitale et à Kamensk, ou encore Almagrad qui compensait partiellement avec une forte politique sécuritaire et un dynamisme certain. Ce mode de développement limitait sérieusement l’espace habitable d’autant plus qu’il fallait préserver un minimum de terres arables (même si la chose était de plus en plus remise en question avec l’Empire colonial d’une part, et le potentiel productif de Magneterre d’autre part). Le gouvernement était alors plus disposé à favoriser la colonisation d’autres régions de Kryptonn comme les îles de Nouvelle-Egée, les îles de Roumanie ou encore Xaar et si tout venait à être plein, d’autres planètes.

Les fonctions de Camille ne permettaient pas encore qu’elle déménage pour la nouvelle ville, à l’extérieur, aussi se trouvait-elle dans la ville médiane. Un duplex spacieux lui servait de domicile avec plusieurs chambres d’amis. Le quartier était calme en dépit des travaux qui sévissaient dans le quartier voisin, afin de reconstruire l’espace urbain. La collectivité urbaine de Vermeille, après avoir régenté l’extension de la ville, s’attaquait au reste du paysage qu’il convenait de remettre dans le passage clouté.

Leur hôte leur avait fait une page d’histoire en leur faisant visiter les anciens locaux de la FNVA, transformés en musée de l’industrie coloniale de Kryptonn. Enfin celui ayant trait à Ecaz en particulier et à Kryptonn de manière générale. Un semblable se trouvait à Mirom mais il traitait davantage de l’industrie spatiale. Celui de Vermeille disposait naturellement d’une section histoire de l’armement et Camille se répandit en explications, faisant de multiples liens avec le développement de la ville et du Sultanat.

Le concept GIP fut analysé sous toutes ses coutures et la collectivité urbaine émit une offre pour 20 000 crédits, cession complète des droits sur un concept (non encore appliqué).

Spacetech semblait réserver sa réponse. Les quelques idées semblaient plaire mais il faudrait attendre que les informations remontent. Spacetech était aussi un léviathan à sa manière. Enfin une réponse finit par atterrir chez Camille Chartraise. L'entreprise publique proposait d'employer Amian en tant que consultant en R&D à sa section de Vermeille. On offrait un salaire de départ de 2000 crédits net, sans les primes.

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Amian Ae Saster
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Ven 16 Sep - 21:19

L'amour ne commence ni ne finit comme nous le croyons.



Si Amian, du canapé qu’il partageait avec son égo, avait pu tomber, il est probable que dans le duplex aurait résonné un bruit sourd. Il consultait ses messages et vit qu’on lui proposait quelques vingt milles crédits pour le GIP. Vingt Milles Crédits, sa paie au semestre sur Aunadar, dans un cadre de vie certes plus huppé, mais dans un état moins puissant… Et l’intérêt du GIP croissait avec la dimension de l’utilisateur. Enfin, philosophe, Amian se contenta de répondre qu’il léguait à sa terre d’exil le concept, avec pour seul condition qu’il porte son nom en toute condition, le GIP levait la tête, le front illuminé, deviendrait le concept AE SASTER, plus long, certes, mais l’égo était plus lourd dans la balance que l’ergonomie orale. Stupide concept que l’ergonomie orale, mais Amian ne se rappelait plus du mot adapté, alors, le néologisme s’imposait. Dans certains cercles, ça force le respect, dans d’autres le mépris, mais tout n’est que jeu pour l’esprit littéraire.

Un second message présentait une offre de la Spacetech, cible initiale de l’ex orateur, cible initiale du jeune loup. Le poste était idéal, le salaire plus qu’intéressant, ne lui permettrait pas à court terme d’obtenir un appartement comme il les aimait, mais il ne serait plus un poids mort pour la belle Camille. La belle Camille qu’il ne couvait plus des yeux de Chimène, mais des yeux de la compassion. Ces soirées autour d’un verre, avec les étoiles pour toi, et la brise du soir comme rumeur, si prompte à vous délier le cœur lui avaient liés le siens. Il avait parfois honte des autres hommes, de la maltraitance si violente, mais si insidieuses dont certains s’échinaient à accabler la gent féminine. Gent féminine qu’il avait pourtant haïe et méprisée pour ces dizaines de larmes qui avaient sillonnées sur ses joues. Enfin, il parait qu’on appelle ça la vie, aussi se redressa t’il lentement, se servant d’un balancier qui n’était autre que ses segments inférieurs, le contact mat du sol, finement étudié, comme tout ici, ce touché tranchait d’ailleurs avec l’émotion qu’éprouvait Amian, la main dans les cheveux, l’autre sur ce qui lui servait de matelas, les yeux ailleurs, l’âme encore plus loin. On aurait pu croire, de loin de dos et dans le noir qu’il était présent, mais à l’observateur averti ou non, il était évident que si l’enveloppe était là, on pouvait voir le sillage qu’avait creusé son raisonnement. Un pas puis deux, les muscles des cuisses se contractent, la jambe nue masculine n’a certes pas la grâce de la jambe féminine, mais elle illustre mieux que tout autre chose sur cette planète, la supériorité humaine. Enfin, on était loin de ces constations philosophiques désormais. Il avait déjà signifié qu’il répondait par l’affirmative à cette proposition d’embauche. Il appartenait désormais en tant que consultant autonome à la Space Tech. Un Léviathan dont il n’aimait guère le fonctionnement, mais dont il respectait la pensée profonde. S’asseyant autour d’une table où affleuraient divers aliments propres au petit déjeuner, il mit aux nouvelles les deux jeunes demoiselles qui partageaient ce repas à l’utilité douteuse.





Carla avait rapidement trouvé un emploi de traductrice, elle excellait dans les langues et s’en rendait tout juste compte. Camille, déjà en tailleur déposa une bise sur une des joues des deux individus puis disparu, dans un nuage de senteurs fleuries. Le face à face silencieux était terrible, le bruit de sentiments qui s’affrontaient, de manœuvre basique de communication corporelle qui se chassaient, on ne s’entendait plus se taire. Les mots volaient, mais les lèvres ne bougeaient. Tous ces reproches diffus, aucun des deux ne les comprenait vraiment, mais aucun des deux ne les ignorait. Tu me délaisses, tu me colles, tu es trop loin je n’en peux plus de toi, ta proximité m’attire. Devant tant d’assurance, le jeune homme se leva, suivi rapidement par la jeune femme… Puis ils se rassirent tous deux, ne se quittant pas du regard. La personne sait comment finissent généralement ces défis, mais le lit n’était pas une putain d’option dans ce combat de titans, dont le nanisme n’avait de comparable que la profonde emprise qu’ils effectuaient sur leurs propriétaires.





– Alors, tu vas commencer à travailler dès cet après-midi j’imagine ? Si tu veux, je t’aiderai à rejoindre le quartier, j’embauche plutôt tard.



Le plus grand art féminin est de savoir masquer totalement son ressenti, son envie, et surtout ses émotions. Même en le sachant pertinemment, l’opposé du genre, vacille toujours, bien qu’essayant de vaillamment résister. Amian sait pertinemment ceci, et ne tente même pas de lever bouclier. S’avouant quasiment vaincu, il baisse la tête et réponds laconiquement, soumis dans une bataille qui s’est terminée avant même de pouvoir commencer.

– Ne lance même pas le débat. Il n’y a pas comparaison entre elle et toi, et il n’y en aura jamais. Tu as toujours su m’accepter, tu as toujours su accepter, certes la situation est inédite, mais elle ne change rien au fond. Je t’aime et ça ce n’est pas prêt de changer. Maintenant, je flirte avec celles qui me plaisent, nous ne sommes ni mariés, ni en couple, ni ne le seront.

Le ton n’admettait pas de réponse, on peut perdre une bataille, mais défendre un embryon de dignité. Sans cette aura de fragrances qu’avait laissée Camille, Amian s’empara de sa veste de costume, et pris la direction de l’extérieur, ayant soin d’assurer une sortie réussite, il n’émit mots.


L'amour est une bataille, l'amour est une guerre, l'amour grandit.
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Amian Ae Saster
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Ven 23 Sep - 22:30

La Spacetech, ce Léviathan.
Léviathan de papier, Léviathan, terrorisant, et usant.
Déchantait Amian, quand systématiquement ses projets étaient refusés. Non pas, non, qu’ils furent mauvais, ou en tout cas on ne lui dit pas, mais on lui fit comprendre que, les sciences nobles, ce n’était vraiment, mais alors vraiment pas, pour les Etrangers.

Il avait pu former, à travers une petite équipée un staff d’ingénieurs plus ou moins locaux, plus ou moins bannis. Qui était trop vieux, qui, trop jeune, qui, trop innovant, qui pas assez conservateur, bref, l’élite. Le projet porté pour un jour était celui d’un appareil atmosphérique de transport, surtout humain, économique mais rapide, qui permettrait d’économiser le carburant, mais aussi et surtout, le temps.



Ceci dit, Aunadar et les joutes politiques manquaient clairement à Amian, l’avenir semblait bien sombre dans un pays où il n’était rien, et où de nombreuses entités avaient semblées décider qu’ils ne seraient rien. On pouvait déceler cela, dans le regard goguenard des équipes d’inspection, on pouvait aussi déceler ça, dans le propos impropre à la consommation auditive qui fleurait bon la lâcheté, quand on passait.
Au fond, il aurait peut-être fallu rentrer dans la flotte, ou ailleurs. La fin de l’espoir, était peut-être celle d’une vie.
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Sam 24 Sep - 0:03

De tous côtés, cela bouillonnait, d’autant plus qu’en matière de transports atmosphériques une plus jeune concurrence, privée, cherchait à percer, et quelques spin-off cherchaient à se faire racheter par le plus offrant.

La direction de la recherche et développement de la grande entreprise publique, après avoir laissé végéter ses pseudos pommes pourries se pencha brusquement sur ce que des esprits débridés avaient bien pu mettre au point ou commencer à esquisser.

L’appareil devrait-il est robotisé ? Qu’avait-on prévu en matière de moteur ? Quelle était le rayon d’action prévu et à quel genre de public s’adressait-il ? L’on pouvait considérer qu’il y avait deux marchés fortement concurrentiels. Celui des petits aéronefs destinés à un vol strictement atmosphérique et celui des aéronefs suborbitaux ayant pour but de relier un point à un autre sur une planète.


Camille travaillait dur et n’avait pas beaucoup de temps mais promit qu’on s’offrirait un restaurant un jour ou l’autre et ce jour pourrait arriver tôt, l’on finalisait un contrat d’export de matériel de détection. Les collègues travaillaient et deux d’entre eux s’étaient lancés pour jouer dans la fabrique de maquettes en bois et quatre peuplaient déjà les bureaux. `

Hitomi se portait bien, s'était trouvée un logement à proximité et travaillait pour une entreprise de négoce agricole, en tant qu'analyste de marchés. La boite de négociation était en vérité détenue par un collectif d'agriculteurs qui disposaient là d'un outil afin de valoriser leur production le plus possible et de se passer autant que faire se pouvait d'intermédiaires. Le bureau travaillait également à la création par les agricultures d'un marais salant dans un endroit suffisamment isolé pour ne déranger personne. L'on visait à atteindre une capacité raisonnable de transformation des aliments produits.

Enfin Carla ne répondait plus tellement, la dernière conversation ne lui ayant pas laissée une envie particulière de parler et elle était, il fallait l'avouer, d'humeur changeante.


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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Sam 24 Sep - 14:06

L’Oiseau qui vole…







L’équipe des mauvais penseurs avait reçu l’information, on la recevrait le lendemain pour développer le projet du Jet. C’était la période d’Amian qui commençait, lui qui avait l’habitude d’utiliser la métaphore « Si je devais appartenir aux Empereurs je n’en serais pas Layton Jin, mais plutôt Sin Fulso ». C’était une réponse habituelle, Layton, jeune Caucasien, attaquant star des empereurs, réputé pour sa ressemblance physique à Amian, et pour son aptitude à se créer des ennemis, Sin Fulso, vieil homme sage était toujours en arrière en public, mais toujours en première ligne dans le pire des combats, celui du vestiaire. Si, politiquement, personne ne pouvait confirmer cette métaphore, dans la vie professionnelle, elle s’appliquait parfaitement.

Amian définissait la stratégie de recherche, puis vendait la réussite obtenue par ses cadres ingénieurs, le « match » celui de la recherche et du développement, il le regardait avec admiration, parfois fier, parfois honteux. S’il avait définit la première phase ; se dégager des secteurs ou des équipes « in » sont déjà très présentes, mais garder un œil sur les moteurs ; c’est son équipe qui avait trouvé, et créée des solutions. Maintenant venait le combat du vestiaire, la lutte intestine contre « ceux qui savent le bien » , et c’était à l’ex député de chausser les crampons, l’entrée sur la pelouse fut difficile à préparer, le jeune homme ne comprenant pas l’entiereté des concepts développés, mais, comme d’habitude, l’art du chiffon rouge allait primer. C’est dans cet esprit qu’il fit son nœud de cravate, un « windsor », tellement habituel qu’il n’en subissait plus l’inventivité, mais que celle-ci subissait la routine.

Pour cette présentation, il avait choisis d’être accompagné par quatre cadres, non pas triés sur le volet, mais aptes à répondre – ou à mieux répondre – à certaines questions piquantes. Point de salut dans la fuite.



– Messieurs bonjour. J’ai été convoqué devant vous pour évoquer le projet Aphaïa (invisible). Pourquoi ce nom ? Simplement car ce projet est indétectable, entre les superbes vaisseaux que vous devez voir passer le plus souvent. Pourquoi ce nom ? Car Aphaïa était aimée des hommes, et que c’est pour ne plus subir ce délicat compliment qu’elle demanda de ne plus être visible. J’ai l’ambition de croire que notre Aphaïa sera aimée des hommes, mais que nul filet ne l’attrapera jamais.

Tendant une main vers l’un de ses acolytes, Amian lui fit signe de déclencher le diaporama, qui, comme à son habitude, faisait interagir la lumière et des faux reflets 3D pour faire apparaître les divers logos associés, avant de présenter une vue d’artiste de l’Aphaïa… En fait issue d’une maquette en bois de l’un des membres, mais ceci était trop peu glorieux pour être expliqué et ou assumé.
– J’ai en mémoire vos questions principales, qui apparaissaient sur la convocation, j’y répondrai, mais laissez-moi par avance m’excuser de ne pas accorder autant de temps aux unes qu’aux autres.
En premier lieu, l’appareil sera bien évidemment dronisé. Nul argument, aujourd’hui en 2762, ne peut plaider contre. Ces engins ont des capteurs de toute façon bien trop complexe pour pouvoir être synthétisé pour un humain, et à vraie dire, leurs trajectoires sont limpides, nous ne parlons bien évidemment pas de véhicules militaires. Mis à part ça, il y aurait, bien évidemment, de l’espace réservé à un équipage d’accueil (hôtesses et steward) des passagers, des cuisines et autres, mais nul pilotage humain.
Pour le Rayon d’action, nous estimons que l’appareil pourrait compter, en condition standard, sur environ 10 000 km, soit le double ou presque de portée réelle. Maintenant, ceci est la simple limite « de fluide », l’entretien pourra avoir lieu après trois, ou quatre vols, comme la plupart des engins modernes. Et vu que de toute façon, le changement des réservoirs se fera systématiquement, et que l’appareil ne sera jamais emmené à faire des vols de plus de 16 000km, en tout cas sur nos planètes, nous pouvons avoir l’ambition de croire qu’il ne compte pas de défauts de ce côté. Le public intéressé sera par contre relativement restreint. Affaires. Cet appareil permet de rejoindre environ n’importe quelle ville de la planète en deux heures, et ceci a un coût. Maintenant, un tourisme aisé, ou des délégations diplomatiques, pourraient, mais c’est un marché de niche, trouver un intérêt quelconque à cet appareil.


On put distinguer un sourire sur le visage du jeune homme, non pas carnassier, mais un sourire de satisfaction. Certains comprirent pourquoi par la suite. Le powerpoint présentait maintenant une image de tuyère en mouvement.

– Concernant la motorisation… Nous arrivons ici sur l’un des points clefs du concept.
La motorisation sera hybride, du moteur fusée, au traditionnel moteur à aérobie. Si ce choix, par le passé s’est avéré risqué, nous comptons sur les injecteurs dynamiques, et le calcul numérique pour calculer les flux au plus juste, sans toucher à la sécurité. De plus, les moteurs seront exclus de la structure de l’appareil, comme vous pouvez le voir ici. Ce qui présente l’avantage évident de la sécurité en cas d’explosion, mais aussi une diminution du bruit, et une diminution du travail structurel interne.
Le concept est connu, c’est celui du LACE, l’oxygène est embarqué, sous forme liquide, pour parer à son manque dans l’environnement extérieur de l’appareil. Ceci permet de voler haut, et vite, très vite. Nous le complétons ici par un complexe enchainement de pièce piézo-électriques – les aubes de soufflantes seront à géométrie changeante, et non variable – d’art thermique – nous récupérons la chaleur – énorme – induite, pour créer de l’électricité – et pour finir, d’exploitation solaire.
Exploitation solaire, car, voler à telle altitude, avec une aussi grande surface ailaire, est un cas idéal pour l’installation de panneaux photovoltaïques. Ainsi, nous estimons que dans les diverses phases du vol – stratopropulsé, propulsé – il y aura toujours une assistance écologique pour augmenter le rendement.
Le choix de l’Aile volante s’est imposé à nous.
Volant plus haut que la concurrence, beaucoup plus haut, il y a besoin de plus de portance. Volant dans des secteurs urbains, comme la concurrence, nous estimons que les nuisances sonores sont un réel fléau pour les locaux. De plus, le volume interne et externe fourni permettra l’installation de salles de réunions, mais aussi celles des cellules photovoltaïques dont nous vous avons parlé.
Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’à telle altitude, l’atmosphère masque bien moins le soleil, ce qui accroîtra la rentabilité des panneaux. Panneaux qui rempliront plusieurs condensateurs, qui déclencheront à basse altitude (phase d’atterrissage) des moteurs à structure ouverte. Cette combinaison de moteur permet de les utiliser chacun dans leur meilleur domaine de vol.
Cela a pour principal défaut d’augmenter la complexité, et donc le coùt de l’appareil. Mais dans l’autre main, ça en augmente la rentabilité pour l’exploitant (la consommation étant faible), le niveau sonore restreint permet l’utilisation des créneaux les plus tardifs et les plus matinaux –quand la bruyante concurrence reste au sol – et la redondance augmente la sécurité.
Paradoxalement, c’est un programme qui mobilisera énormément d’ingénieurs sur peu de temps, mais qui, ne durera pas ou peu, les technologies étant maîtrisées, c’est leur combinaison qui sera le plus difficile.



… N’a pas de maître.
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Mar 27 Sep - 17:25

Les responsables furent très intéressés par le développement sur les moteurs et la formule générale retenue. L’on se mit à parler de marchés tels que l’Union, Alttoria, Jadis, Pergame dans un avenir lointain mais également Pergale.

Du brouhahah fusèrent plusieurs questions.

-À combien de temps la durée de vie d’un tel moteur pourrait-elle estimée ?
-Quels matériaux avaient été retenus pour l’appareil ? L’habitable était-il coulé en une seule pièce ou plusieurs ?

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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Jeu 29 Sep - 19:28

Je ne demande pas de prières ;



Le concept semblait plaire… C’était apparemment ce qu’on estimait satisfaisant de la part de brebis galeuses. Ne pas tenter de se brûler les ailes auprès de projets nobles, qu’elles ne méritaient pas, ne mériteraient pas. On rassembla donc quelques forces et sourires pour entamer la seconde phase de la présentation, jamais la plus intéressante, mais tactiquement tellement clef.




- Pour savoir en terme de précision, combien de cycle pourrait subir ce système de motorisation avant de rendre l’âme, faudrait il que nous ayons la possibilité de le prototyper, et donc votre autorisation. A vue de nez, et après quelques simulations plus prometteuses les unes que les autres, nous pourrions parvenir à une centaine de cycle avant révision complète, et le triple avant révision totale.

Quelques autres questions trouvèrent une réponse avec qui convoler avant qu’Amian ne s’attaque frontalement à la dernière, afin d’en finir avec cette deuxième phase que nul, sauf l’arbitre, n’apprécie à sa juste valeur. On parla beaucoup, et de nombreux verres d’eau furent vidés par le jury comme par les orateurs. Il était courant d’ailleurs que des « serveurs » passent et repassent pour servir ces pachas, ce qui faisait tiquer les non habitués.


- Concernant les matériaux utilisés, nous n’innoveront pas spécialement, si ce n’est, évidemment, pour permettre aux panneaux photovoltaïques de recevoir le rayonnement du soleil, donc nous tournerons sur un gros pourcentage de composite, de l’ordre de 85%, couplé à du titane, comme à notre habitude. Nous excluons la présence de céramiques de type verre.
Ceci dit, pour ce qui est de la mise en œuvre, je doute très fortement que nous utilisions un moule complet pour un appareil de plusieurs dizaines de mètres, donc non, il n’y aura pas « une » injection, et l’appareil sera fait en plusieurs pièces, bien que ses sous-ensembles utiliserons ce procédé dans une mesure jusqu’alors inégalée j’imagine.



Les questions s’amenuisaient, comme la patience des orateurs, qui craignaient, à chaque fin de phrase de tomber du haut de la roche tarpéienne en se retrouvant face à une requête aussi inattendue qu’inaccessible. Enfin, le rythme comme à la corrida devenait étouffant, et il y eu possibilité d’estoc. Face au timbre-poste, Amian n’hésite pas avec la taille et frappa sans coup férir.


- Les principaux points d’achoppement ayant été je pense éludé, j’imagine qu’il serait temps de passer à nos avis concernant le programme en lui-même, et sa constitution. Dans un but d’efficience, nous avons étudié le marché, autant industriel que de clientèle. Il semble évident qu’il y a du potentiel parmi les compagnies privées – et pas seulement – du Pacte de Jadis, en plus de celles de notre Alliance. Nous conseillons d’acheter quelques systèmes clef sur étagères, ce qui pourrait servir de compensation quant à l’ouverture de marchés étrangers. La maîtrise absolue de tous les systèmes ne semblent pas plus importante que ça, dans le contexte où nous sommes, à condition de diversifier ces sources de dépendances. Nous développerons si vous nous y autorisez.

Avec votre confiance seulement, je serai heureux
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Dim 2 Oct - 13:53

La durée de vie sembla satisfaire ainsi que les marchés potentiels qui eux intéressèrent beaucoup.

La direction décida donc à la fin de la réunion de commander d’abord une maquette à l’échelle 1/1 visant à confirmer les essais (soit certifier une marge de 3% d’erreur aux systèmes informatiques de conception) virtuels. La réalisation de ladite maquette ne devant pas retarder du point de vue du calendrier la conception d’un prototype. Le calendrier (sans avoir besoin de le respecter à la lettre mais l’on souhaitait voir des objectifs actés) de développement devrait être au plus tôt communiqué à la direction de développement.

L’équipe devait également communiquer une série de suggestions en matière de partenariats étrangers et si une telle compétence peut être trouvée dans l’Empire, justifier le choix d’une entreprise étrangère au lieu d’une impériale.

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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Dim 2 Oct - 19:28

Un exilé n'a plus d'amis,


L’ensemble des observations fut acceptée, et on communiqua un calendrier des plus serrés, devant permettre de faire voler l’avion pour la première fois dans moins d’un an. Certes, on serait bien loin du début opérationnel et de la livraison aux compagnies, qui devraient probablement attendre un ou deux ans de plus… Mais cela n’était rien moins que le projet le plus rapide jamais produit que l’on était en train de promettre. Ceci était dû à une analyse assez profonde des brebis galeuses.

-En premier lieu, la plupart des technologies étaient maîtrisées séparément. C’est-à-dire que la seule nouveauté de cet appareil était de combiner divers capteurs, acteurs, dans la réflexion de l’avion.
- Il ne serait pas difficile, une fois le programme lancé et « vendu », pour la concurrence, de lancer un assimilé. Il ne serait probablement pas rapidement aussi efficace qu’on l’attendait de l’Aphaïa, mais il permettrait une concurrence. On devait donc rapidement envahir le marché.
-Le projet était en premier lieu de créer un démonstrateur, dans le but plus lointain de créer un appareil bon marché permettant d’atteindre toute partie d’une planète rapidement.
- On n’inventait donc rien, et on requérait l’achat aux entreprises, et l’achat sur étagère en général. Il n’y avait dans cet appareil aucun savoir, aucun potentiel tactique ou stratégique à l’échelle galactique qui pouvait faire prendre le risque de voir un concurrent étranger créé.


Parmi les nombreuses entreprises proposées par le comité détaché de la Spacetech, on nota entre autre quatre entreprises Aunadariotes. Entreprises d’Aunadar, au premier rang desquelles Space Acoustic grande entreprise, spécialisée dans les technologies phoniques, notamment d’isolation, mais aussi d’écoute. On requérait cette entreprise pour sa compétence, elle était simplement la meilleure existante dans la Galaxie pour l’isolation. Basée à Nouvelle Séoul.
AeroTech était la seconde, pour ses calculateurs d’injection, qui utilisaient un procédé nouveau et non destructif sur les tuyaux, par analyse ondulatoire. Cette technologie permettait de placer, déplacer les capteurs à volonté, mais aussi de les retirer pour analyse, sans avoir à démonter tout un fragile système. AeroTech était une toute petite PME comptant peut être une centaine d’employés sur Aunadar, mais avec un potentiel absolument énorme. Il semblait évident que, placée sous l’aile protectrice de la Loi de protection des PME Innovantes, on devrait traiter avec, et non pas espérer une licence. Aussi basée à Nouvelle Séoul.
Le dernier concurrent, lui aussi protégé par la LPEI était tout de même plus solide, et possédait quelques centaines d’employés New Tokyo Motor avait surtout travaillé dans le secteur des antigrav’, mais s’était découvert une grande qualité pour les aéronefs particuliers, ou plutôt les jets privés, et leurs open rotor.
Ces trois entreprises étaient les meilleures dans leur domaine, de façon différente. La première, de façon écrasante, très connue du public et des amateurs de musiques, elle sponsorisait énormément de concerts, mais aussi divers systèmes de transports publics.
La seconde était leader, simplement car seule. Aucune entreprise différente n’avait pensé à utiliser ce concept de calcul, et aucune à court terme ne pouvait espérer y parvenir à court terme. Amian expliqua qu’il avait beaucoup étudié cette entreprise et sa technologie, pour savoir si elle mériterait ou pas d’intégrer la LPEI, et résuma en ces quelques mots la situation « Faire du Phonique, sans eux, c’est la technologie d’hier », quand l’Aphaïa voulait être l’avion de demain.
La dernière n’était pas leader technique, mais simplement « leader de compétence », ils étaient les plus capables de faire un moteur aux performances précises, à court terme, et dans des délais limités. Amian ne cacha pas qu’il connaissait parfaitement l’équipe de deux de ces entreprises, et qu’il savait qu’on pourrait faire confiance en leurs promesses industrielles. Maintenant, la dernière entreprise, Les Usines d’Aunadar, était une société publique privatisée. Elle avait un rôle d’ouvrier, très limité. Si ses équipes étaient très compétentes, et que personne ne pouvait, ne voulait le contester, il y avait de moins en moins de travail.

Amian souleva quelques points précis, notamment le fait qu’assembler certaines briques technologiques et autres, pourrait probablement permettre de séduire plus facilement divers opérateurs appartenant au pacte de Jadis. Ceci permettant aussi de créer un « GIE » Aphaïa sur Aunadar, car aux trois premières entreprises, on devait dans tous les cas ajouter quelques entreprises, sans concurrence, qui construisaient notamment les réservoirs, mais aussi les cerveaux de portance, ou des parties d’atterrisseur. Créer ce GIE permettrait un contact privilégié avec la Sous traitance, et des sous-traitant ayant atteints leur taille critique, têtes clairement identifiées et contactables rapidement.


Et ce malheur est bien plus cruel que l'exil.
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Lun 3 Oct - 23:43

La direction mit un certain temps à répondre. L’on diligentait certainement une enquête assez poussée en terme de veille économique. Finalement l’on retint des partenariats avec Space acoustic, Aerotech et New Tokyo Motors. La création d’une joint venture afin d’assembler certains éléments sur Aunadar était en court de négociation. Spacetech estimait qu’eut égard à ses capacités de financement, sa part de capital détenu devait s’élever à au moins 40%. L’objectif était, si la coopération s’avérait fructueuse, de permettre le développement et la construction de modèles en Aunadar si le carnet de commande le permettait et sans préjudice de l’assemblage prioritaire au sein de l’Empire Krypto-Arkilien.

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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Mar 4 Oct - 12:10

Un projet rondement mené, en forme de succès se dessinait. On parlait déjà de plusieurs dizaines de commandes, pour cet appareil, l'Aphaïa, dont le prix, relativement élevé, tournait autour de la dizaine de millions de crédits. Si l'on en cherchait l'équipe instigatrice, Spacetech répondait, systématiquement "vous avez leurs adresses, contactez les".
En effet, les brebis galeuses s'étaient déjà jetées sur un autre projet, qui semblait leur tenir particulièrement à coeur, et la Spacetech, ayant désormais la preuve de leur capacité créatrice, ayant désormais le sentiment de posséder une nouvelle équipe, les laissait relativement libre, vaquant à leurs occupations. On leur céda même quelques mètres carrés de bureau et de salles de réunions. Et parfois, on toléra qu'ils invitent quelques spécialistes de domaines précis qui n'intéressaient guère.
Enfin, on appris ce qu'était leur projet, par la voix d'Amian Ae Saster, comme d'habitude quand il fallait prendre la parole.




- Sur le succès de l'Aphaïa, nous souhaitons désormais capitaliser. Nous avons détecté un nouveau marché de niche, que nous souhaiterions aborder. Ce marché est en fait celui des Yacht, spatiaux ou navals. C'est un marché de niche, qui recherche l'excellence mais ne connaît pas la crise. Nous avons quelques exemples en tête, et mènerons ce projet à terme.
Nous souhaitons vous avertir que l'entreprise que nous créerons - dans le giron, ou non, de Spacetech - s'étendra sur deux pays. Comme pour l'Aphaïa. Aunadar, et l'Empire. En effet, le premier pays possède de nombreuses connaissances en électronique embarquée, mais aussi ses entrées dans le Pacte de Jadis, quand l'EKA possède des briques technologiques, et artistiques, reconnaissons le, que nous apprécions.
Nous nous sommes rendu compte que ce marché était très captif, quelques industriels, qui font ces navires à la marge. Nous, nous en ferons notre coeur de métier, ce qui nous permettra de proposer des modèles uniques, ou quasiment, à chacun de nos clients.



Derrière ces mots durs se cachaient des maux doux. Longtemps ce matin là il avait caressé la joue de Carla, attendant qu'elle se réveille, assis en tailleur à ses côtés. L'accueillant parmi les vivants, d'un sourire, il n'avait eu que le temps de déposer un bisou au coin de ses lèvres avant de devoir partir. Il avait clairement décidé d'arrêter de s'éloigner de son amie de toujours, de cette soeur avec laquelle il ne partageait aucun sang, mais tellement de valeur. On ne partait pas à la guerre avec des inconnus, on ne partait pas à la guerre contre soi-même. Amian était en reconquête et ne le cachait pas, jamais désormais. Et qui se mettrait en travers de son chemin s'en rendrait compte très rapidement. A ses dépends.


Dernière édition par Amian Ae Saster le Ven 7 Oct - 23:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Dim 9 Oct - 19:09

Si l'on comprenait aisément la volonté de s'investir dans le marché des Yacht stellaires quoique la concurrence kryptonne fut particulièrement importante, l'introduction de Spacetech dans les bateaux de plaisance intéresssait peu et l'on pencha rapidement pour une vente de plans et brevets s'il y en avaient moyennant, en retour de ladite vente à prix réduit, une obligation de se fournir chez Spacetech pour certains sous éléments. Rien n'empêchait la vente à plusieurs opérateurs économiques.

Carla jouait les insensibles, elle jouait.

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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Jeu 13 Oct - 16:30

Aimons les nouveautés


Il ne faisait pas mystère que si la Spacetech refusait d’assumer ces nouvelles missions, une demande officielle serait postée et distribuée, afin d’obtenir la création, sinon d’une joint-venture, au moins d’une filiale plus ou moins autonome qui prendrait ces responsabilités. Dans le cas contraire, une simple démission groupée serait donnée, avec possibilité de garder un statut de consultant. On ne cherchait pas vraiment à convaincre, on savait, où, et comment on y allait. La grande entreprise Krypto-Arkilienne aurait, selon son choix, un rôle de maître d’œuvre passif, ou de sous-traitant. La question n’était déjà plus là.

D’un autre côté, il y eut une information comme quoi, quelques actionnaires étaient prêts, sur Aunadar, à lever des fonds pour soutenir une potentielle initiative dans le secteur de la plaisance, mais on insistait bien sur la distinction entre la profession d’armateur spatial et naval. Aussi, si certains acteurs étaient bel et bien des constructeurs de ces deux genres on notait la présence de décorateurs et d’architectes de bords de renom, et diverses entreprises, petites ou grandes, qui pouvaient trouver intérêt dans des vaisseaux des deux milieux. Dont les désormais célèbres Ingénieurs Phonique de Space Acoustic.





Dans une autre vie, Amian se découvrait désormais cadre de la vie associative sur Krypton, membre d’une amicale internationale visant à promouvoir les activités culturelles sur Aunadar mais aussi sur les planètes Impériales, afin, sinon de créer des vocations, de permettre aux peuples de se connaître. Certaines personnes remarquèrent d’ailleurs la propension du jeune homme de parler de la République de Vands en des termes positifs, et surtout son absolue volonté de mettre en avant la nécessité de trouver des accords de paix, durables.
Cette autre vie, cet autre instant qu’on exploitait l’emmenait aussi à croiser diverses personnalités, plus ou moins au courant de la politique Bavandarienne, mais aussi quelques représentants de l’Empire, souvent des sous fifres, il fallait bien l’admettre, mais le maire de Vermeille fit à l’association l’honneur d’apparaître lors du lancement du premier voyage scolaire d’une classe de sa ville vers Novuelle Séoul. Cette inauguration d’un certain genre vit aussi le retour d’Ana Hitomi dans le giron d’Amian. Elle qui avait apparemment des choses à lui dire concernant Aunadar et son gouvernement actuel.

En novateurs prudents.

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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Sam 15 Oct - 23:42

L'on finit chez Spacetech par accepter une participation financière à partir de la division produisant et concevant des véhicules antigrav' civils. L'on en profita pour pénétrer le marché aunadariote à ce niveau. Il était impossible de savoir ce qu'ils comptaient faire de leurs parts à l'avenir. L'objectif

La vie associative était malgré tout limitée. Il y avait quelques aunadarais mais de nombreux participants étaient des entrepreneurs immigrés de Bavanne, plus intéressés de quitter la mère patrie fin d'échapper aux huit grands conglomérats, véritables corporations d'ancien régime. Ceux-là étaient intéressés par le commerce avec Aunadar dans la mesure où les marchés impériaux étaient jugés trop concurrentiels.

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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Sam 15 Oct - 23:55

Le but de l'association était avant tout culturel.
Si, il était l'une des possibilités de commercer, elle n'était là que secondaire. Le but premier que s'était fixée l'organisation, était d'augmenter d'un tiers l'apprentissage de la langue Aunadariote sur Krypton. Ce qui, vu le pourcentage ridicule actuel d'apprentis, n'était pas un aussi grand défi que ce qu'il aurait pu paraître être.
La permanence se donna pour premier travail de recenser les émigrés Aunadariote où qu'ils soient sur l'une des planètes impériales, et de constituer un socle juridique visant à les aider dans leurs démarches légales qu'elles qu'elles soient, mais aussi, plus pragmatiquement, à leur trouver parfois des entretiens, ou à leur fournir parfois des cours de langue ou de culture locale. L'effet miroir était bien entendu en cours de constitution sur Aunadar pour assister d'éventuels Krypto Arkiliens.


La société, à constituer, était en train de prendre forme, lentement. On lança un premier appel à candidature réservé à des ingénieurs et autres membres créatifs. Il n'était pas limité dans l'espace, mais l'était dans le temps. Les candidatures devraient être confirmées dans le mois. Les postes à pourvoir étaient aussi prometteurs que l'entreprise était virtuelle, proportion logique. On parlait de chef de projet, de bureau, et bien entendu d'Ingénieur d'affaire. Une fois que ce socle serait trouvé et certifié, on lancerait la création "légale" de l'entreprise, à travers son financement.
Spacetech avait donc ce délai d'un peu plus d'un mois - il faudrait évaluer les candidats - pour préciser sa position vis à vis d'une entreprise qui devait encore trouver son nom.
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Dim 16 Oct - 19:48

Comme la direction général l'avait déjà suggérée, la division d'antigrav' civils s'était portée volontaire pour une participation financière ainsi que dans la fourniture de certaines pièces. La division se proposait d'investir jusqu'à 32% du capital, seuil permettant d'atteindre une minorité de blocage, ce qui était considéré comme juste étant donné que si l'accord était conclu, l'entreprise serait probablement le premier sous traitant en plus de soutenir la création d'activité industrielle.


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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Jeu 20 Oct - 19:49


La société prendrait donc son envol dans la semaine.
Son nom et ses statuts étaient déjà déposés, on l’appellerait ASPIC pour Ae Saster -Putr –Indecoli-Chauvet, les noms de ses fondateurs. L’entreprise n’avait pas encore de siège social définit, étant donné qu’il fallait voir ce qu’offraient les offices industriels d’Aunadar et de Krypton, mais déjà, deux succursales étaient prévues, l’une à Nouvelle Séoul, et l’autre sur la seconde planète impériale. Deux divisions différentes pour deux métiers différents. L’entité Kryptonne s’occuperait du travail d’ingénieur concernant les vaisseaux, mais aussi des négociations clients et autre offres de partenariat, quand les « Aunadariotes » profiteraient du moindre coût de la vie de l’état Asiatique pour construire les usines, mais aussi les bureaux généraux de conception future. De fait, les chiffres d’affaires étaient comparables des deux côtés bien que les effectifs furent très différents. On s’enquit cependant de savoir les conditions qu’offraient les chantiers spatiaux civils de Krypton, mais aussi ceux d’Aunadar, il était en effet acquis que là où seraient construits les vaisseaux se situerait le siège social.


Déjà, la pépinière brillait d’étincelantes autant que nombreuses idées. Le plan de financement pour un bâtiment de plusieurs centaines de mètres carrés sur Aunadar avait été validé et la construction avait commencée, quand sur Krypton l’on ne possédait en propre que quelques bureaux, le reste étant généreusement alloué par la Spacetech, dont ASPIC restait une filiale, bien que possédant son propre service juridique et autres détails. De fait, les premiers pots furent versés, ils étaient de vins, mais parfaitement légaux vu qu’ils commémoraient d’une part l’arrivée depuis six mois d’Amian sur Kryptonn, mais aussi le lancement de l’entreprise binationale. On y but beaucoup, et on y refit le monde plutôt deux fois qu’une. On y célébra aussi les premières démarches. L’état Aunadariote avait été sondé pour l’achat de yacht sensés transporter les plus grands élus du pays dans leurs voyages internationaux, flotte qui n’existait pas à l’heure actuelle, mais aussi et surtout plusieurs entreprises louant leurs services de navires grand luxe. On attendait avec impatience les résultats de ces marchés… Mais aussi, et avec tout autant d’impatience de savoir où est ce que les vaisseaux seraient construits. D’un autre côté, Ana Hitomi n’avait toujours pas donné de nouvelles, alors qu’elle avait promis peu de temps auparavant une information cruciale sur un homme politique au gouvernement sur Aunadar
.

En parallèle, l’UDEA appela avec d’autres associations, sur Aunadar évidemment à participer à la manifestation pacifique au soutien de l’Industrie, de plus en plus délaissée par les politiques actuels pour un marché de niche – Cyborg – ou le secteur tertiaire, colosse dont les pattes d’Argile étaient déjà bien faibles, sur lequel on accolait un fardeau de plus en plus lourd, visiblement dans l’intention de le faire s’écrouler, et avec lui les emplois, le plus rapidement. Cette manifestation qui ne se déroulerait qu’à Nouvelle Séoul dans un premier temps, était organisée par divers syndicats mais aussi deux partis politiques, dont l’UDEA donc.
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Lun 24 Oct - 23:22

La disponibilité des chantiers aunadariotes était faible et s’annonçait comme telle pour plusieurs années. L’unique chantier, celui de la Nishibi Spacecraft Corporation, était déjà occupé jusqu’en 2764 et les débats relatif à une politique diplomatique, de défense et économique davantage “ultramarine” qui avaient entre autres été lancés à l’initiative d’Amian avaient de fortes chances de porter leurs fruits et donc de mobiliser la N.S.C. pour de nombreuses années encore et de renvoyer la construction de yachts aux calendes grecques. Les chantiers de Kryptonn étaient en revanche plus disponibles et se trouveraient libérés dans l’année de la construction d'éléments du nouveau astroport orbital de Kryptonn (celui relié à l’ascenseur orbital). L’on poussait en outre pour la construction sur Kryptonn, où se trouvaient les décorateurs les plus prisés de l’Empire, qui eux aussi poussaient au maximum vers les potentiels clients aunadariotes et bavannois susceptibles d’être intéressés. Tous cherchaient en effet à briser la position dominante jadéenne (ainsi que celle des armateurs huppés d’Himalia) sur la planète. L’argument consistait à regrouper les transformations économiques finales donc l’assemblage (entre autres) et la pose de l’intérieur au même endroit pour des raisons évidentes d’économie.

L’étude de marché s’annonçait prometteuse en Aunadar et en République de Bavanne. L’initiative semblait plaire au gouvernement pergalite et plusieurs fortunes de Pergame étaient intéressées. Enfin quelques sociétés de location de divers Etats étaient intéressées.

Ana quant à elle était parvenue à obtenir des preuves de détournements par un vice ministre de fonds alloués à une ONG gouvernementale (cherchez l’erreur) pour son profit personnel. Cet argent ayant été dépensé en une paire de voyages ainsi qu’en une escorte particulièrement onéreuse. De la consommation de stupéfiants particulièrement forts était également subodorée mais improuvable.

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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Mer 26 Oct - 16:44

Le succès fait paraître honnête…

A propos de l’ASPIC, on proposa une solution.
Vu qu’il était acquis que la plupart des yachts navals trouveraient leurs créateurs sur Aunadar, on pensa logique d’exploiter la construction des spatiaux sur Krypton. Cependant, un problème majeur restait. Qui peut le plus, peut le moins, mais qui peut le plus et fait le moins est moins rentable. Aussi, des chantiers comme ceux des KryptoArkiliens, destinés à des vaisseaux lourds couteraient plus cher au kilo par mètre cube qu’un chantier destinés d’origines aux petits vaisseaux. De cette façon on estima qu’une création de chantiers dédiés seraient peut être mieux pensée.
Une étude fut commandée des armateurs, sur Aunadar ou ailleurs étaient-ils prêt à mettre des billes dans la création d’un chantier spatial dédié à la construction de petits vaisseaux de la réponse dépendrait l’optique défendue par l’ASPIC. On ne cachait pas qu’on préfèrerait avoir des parts dans un constructeur orbitant tout à fait nouveau, plutôt que de dépendre comme client uniquement, et en concurrence avec des groupes ayant beaucoup plus de moyens de pressions d’une entité tierce.

Les décorateurs, en tant qu’entreprises différentes – ou créateur différents – furent analysés de manière différente. En effet, si l’on n’avait aucun problème avec les locaux, on venait à peine de mettre en avant la préférence pour des créateurs des nationalités d’hébergement de l’ASPIC. Cependant, le marché de niche étant ce qu’il était, la logique industrielle de montage en série n’existait pas vraiment, et l’on remit donc en doute l’argument du « rassembler », vu qu’ici, ce qui comptait n’était pas le prix d’achat, mais le faste pouvant être produit. C’était ce qui différencierait. Les clients étaient peu voir pas limités sur les prix. On demanda d’ailleurs à ce que les études de marché soient faites dans la plupart des mondes, y compris mineurs, qui avaient une élite argentée. On savait bien que certains clients étatiques paieraient pour des appareils transportant leurs élites, mais on savait aussi que certains milliardaires seraient ravis d’avoir un yacht à ce qui pensait être leur mesure.

Ana et sa nouvelle furent accueillies de façon fraiche. Si l’on était enchanté, du côté d’Amian, de retrouver cette agréable personne, c’était très nettement moins le cas pour une Carla qui marquait plus ou moins son territoire. Sur les nouvelles, on en fut ravis, mais l’on ne pensa pas comme primordial stratégiquement d’en informer l’UEDA. Il n’existait pas de courant de communication direct et sécurisé vers Li Wei, et l’on risquait de voir l’information sortie et mal exploitée, tout en mettant en danger inutilement mademoiselle Hitomi. On sécurisa donc et doublonna les preuves, enfin on mandata Ana pour essayer de découvrir à quel point le gouvernement était compromis, et si l’on ne touchait pas aux intérêts supérieurs de la nation. On doutait qu’elle obtienne réponse précise, mais il ne coutait rien d’essayer.

Certaines personnes s’aperçurent que parmi les signataires d’une pétition industrielle et Krypto Arkilienne, une bonne partie de la population ingénieuriale et technique s’indignait relativement de la possibilité laissée à des étrangers de s’installer sur Arkilia et de s’accaparer du savoir d’ingénieurs formés à grand frais. Cette entreprise trop étrangère, Jadéenne, de cette façon obtenait la possibilité de renchérir à coup sur le coût des productions locales, du fait de la rareté augmentée d’un personnel compétent, tout en diminuant drastiquement les constructions concurrentes, issues de Jadis aussi, qui obtenaient, elles, un nouveau vivier.


… Certains crimes
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Lun 31 Oct - 1:24

Sur Kryptonn l’on répondit que la CCSK, le plus gros armateur krypton, était organisé en confédération et disposait d’unités de production parfaitement capable d’opérer de manière isolées s’il le fallait, dans les logiques de création d’astronefs de type Yachts. Côté création outre la proximité l'on avança la réputation et de nombreuses réalisations. Si l'on acceptait des partenariats, l'on n'hésita pas à présenter plusieurs réalisations déjà existantes et des travaux réalisés sur astronefs et lieux d'intérieurs en milieu terrestre, notamment quelques restaurants et salons sur Kryptonn qu'Amian avait pu fréquenter lors de négociations ou de célébrations... Lieux festifs, cadres de travail ou simplement de décoration, tout y passait, y compris l'Opéra de Vermeille...

Sur Aunadar l’on trouva quelques investisseurs, de quoi lancer une petite unité de production mais pas de quoi assurer toute la fabrication. Si le concept amusait, l’on avait des doutes sur l’avenir, un secteur concurrentiel mine de rien et le fait que la main d’œuvre spécialisée travaillait déjà pour la N.S.C. ou préférait se faire engager là-bas. C’est que l’engagement se faisait quasiment à vie si les qualifications étaient suffisantes...

L’on avait déjà fait les études de marché et il en ressortait que le nombre de clients potentiels était élevé, notamment dans le secteur Centuri. L’on aurait du mal à percer dans le secteur Cassiopeia mais le secteur Pegasus pourrait promettre, en matière de yachts orbitaux, la piraterie y étant actuellement trop importante pour le reste.

En revanche l’on ne découvrit rien de plus sur le politique aunadariote, en dépit d’actives recherches. La discrétion n’arrangeait rien.

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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Mar 1 Nov - 14:08

Les gens généreux …



Tout frais descendu de la navette qui reliait Bavandar à Kryptonn, Amian toisa le tarmac qu’il devait traverser pour rejoindre l’antigrav’ qui le mènerait en centre-ville. Funeste erreur, il activa son holopad qui s’anima furieusement, signifiant au jeune homme d’une façon détournée qu’on n’avait pas le droit de se rendre injoignable quand on souhaitait exercer des responsabilités commerciales… Mais aussi politique. En effet, si la plupart des messages traitaient de l’ASPIC ou de tel ou tel projet mené un temps, ou toujours actuellement par l’Aunadariote, quelques-uns s’attelaient à échafauder des hypothèses politiques très diverses. Certaines s’occupaient des relations étrangères du pays le plus riche de Bavandar, d’autres des résultats des explorations primaires des sondes aunadariotes, et enfin, les dernières, toute encodées « prioritaires » rapportaient de manière tout aussi codée quand on les avait décryptée l’évolution de l’enquête de demoiselle Hitomi. On n’était jamais assez prudent, et big brother avait des allures de passe-partout depuis qu’on avait plus ou moins légalisé le « devoir de prévision » accordant aux états la légalité dans leurs intrusions dans la vie privée de quiconque, du militant écoterroriste, à l’opposant politique.


~ Vue d’Artiste d’un potentiel futur siège pour l’ASPIC~

Le délai n’avait pas était long avant que le député-maire soit lassé, il ferma son appareil de communication, puis brancha en mode général les oreillettes qu’il gardait en permanence sur lui. Ainsi fut il au courant d’un reportage au long cours qui traitait de la piraterie renaissante dans le secteur central, à deux pas de Bavandar, et des intentions de certains grands pays de relancer Strangulation plus par velléité de s’arroger des mondes que d’augmenter la sécurité des peuples. Rien de nouveau sous le soleil. Le soleil tapait d’ailleurs sévère sur Vermeille ville des Merveilles, et en faisait rejaillir une beauté naturelle, une force quasiment palpable. Cette ambiance était appréciable cependant les soucis revenaient en courant. A peine assis à son bureau, avant d’avoir pu encadrer une photo qu’il avait pris avec ses amis de l’UEDA, enfin, encadrer signifiait télécharger dans un cadre holographique, que les rapports affluèrent. On se battait sans mots couverts entre décorateurs. Ces milieux de la mode et de la quiétude culturelle, traductrice d’un luxe de paix avaient retirés les mouches de leurs fleurets et avaient autorisés les coups bas. Ils étaient évidemment tous les meilleurs, alors que la concurrence n’était que blague et publicité mensongère. Les arguments en eux même étaient convaincants, mais la diversité des acteurs prêtait à sourire. L’un d’eux se targua même d’avoir dessiné le restaurant où aimait à se rendre Amian. Au final celui-ci rédigea une synthèse, donnant son avis qui consistait simplement en un équilibre proportionnel des approvisionnements entre Aunadar et Krypton, mais aussi d’une honnêteté intellectuelle nécessaire dans la sélection, et pour fini, imposa quelques limites. Non, on ne parlerait pas de prix ou de masse volumique, mais en aucun cas les décorateurs ne devraient être récalcitrant à l’achat d’une licence, la propriété des vaisseaux devait être totalement à l’ASPIC, puis au client. Pas de droit de regard, pas d’exigence de non partenariat avec un décorateur concurrent, bref, ici l’ASPIC était le tyran. Il laissa à quelques-uns des nouveaux cadres engagés, le travail qui était le leur, la sélection objective. Maintenant, autre chose, il fallait convaincre Aunadar de se fédérer industriellement, sinon il était évident que jamais les acteurs présents ne pourraient s’opposer aux grands groupes Krypto Arkiliens.
En premier lieu, une note fut envoyée quant à la réception du rapport qui signalait l’impossibilité de fait de résister à la Nishibi. Amian s’était mordu la lèvre. Il se rappelait bien des possibilités que s’accordait les entreprises en situation de monopole, et en état d’amitié avancée avec le pouvoir sur Aunadar. On ne renverserait cependant pas de montagnes. Aussi fut demandée l’étude de l’assemblage exclusif des moteurs sur Aunadar pour la plupart des yachts. Entendre, ceux qui n’étaient pas aussi gros que des croiseurs.
Ici il était connu que l’ingénierie motoriste de la province Asiatique de Bavandar n’avait pas énormément de concurrents, notamment dans la propulsion des appareils les plus légers, du scramjet à l’anaérobie, des injecteurs à Gluter aux calculateurs inertiels, autant d’invention coutant extrêmement cher, mais apportant autant de performance difficilement imitables. De plus, dans un élan d’intelligence qui ne lui était pas commun, le pouvoir en place avait déposé des statuts protégeant ces technologies et il était très complexe, sinon impossible, voire carrément impossible pour un opposant comme Amian, de négocier cet état de fait.



L’on tapa à la porte… Et l’on entra sans demander l’autorisation, ce qui énervait prodigieusement le jeune homme, qui encore une fois martyrisa ses lèvres plutôt que d’exprimer sa désapprobation. Il parvint même à s’arracher un sourire. Son secrétaire s’il n’était pas très au fait des protocoles dû aux supérieurs hiérarchiques, était un individu extrêmement intègre et précieux, digne des anciens majordomes.
    - Monsieur, la réunion des commerciaux que vous m’avez demandé de présider démarre dans quelques heures, et personne ne m’a désigné les points auxquels je devrais faire allusion. Vous savez, je remercie la confiance que vous avez placée en moi mais… Ce n’est pas très habituel..
    - Merci Baptiste. J’aimerais que vous abordiez le sujet de l’agressivité nécessaire que nous devons éprouver vis-à-vis de la concurrence. Les secteurs Pegasus et Centuri nous sont apparemment ouvert. Deux stratégies différentes devront s’accorder.
    En premier lieu, sur Bavandar nous ne devons perdre aucun contrat, il n’y a pas de concurrence, et jouez sur le fait que l’ASPIC pourrait bien accepter de délocaliser une partie de sa production chez les voisins. L’Empire Krypto Arkilien présente plus de concurrence mais tous de même, j’attends un contrat sur deux dans notre escarcelle. Pour Pegasus… Hum, il faudra plutôt vanter la solidité de la technologie A-K-A (Aunadar, Krypton , Arkilia) que la localité des emplois, utilisez toutes les armes, la solidité de nos contre-mesures, de nos alliages, je ne sais pas. Enfin jouez sur l’assimilation intellectuelle entre état riche et en paix, et luxe. Nous sommes stables, donc notre luxe est incomparable avec celui que les pauvres instables. C’est certes basique, mais je ne vois pas en quoi nous pourrons argumenter différemment. Enfin, ça reste leur travail de commercial, donc j’espère qu’ils innoveront. Vu la concurrence, nous tablerons ici sur une grosse minorité des commandes.

    – Les objectifs que vous tissez, avec tout le respect que je vous dois, ne sont pas extrêmement accessible à la plupart des gens. Je veux dire, vous demandez à une toute nouvelle entreprise de s’arroger environ un tiers des commandes futures sur deux grands secteurs.
    – Avez-vous un problème avec l’ambition ? Bien entendu que cela sera dur. Seulement nos ingénieurs, nos designers, nos techniciens vont tous faire des efforts énormes pour rendre des appareils uniques à qualité standard. Je ne parle pas des efforts d’adaptation, mais juste de résilience spirituelle. Alors je trouve normal que nos commerciaux, peuple dont je proviens, cravachent aussi. Ne leurs dites pas, mais je tolérerais bien entendu que nous recrutions moins.
    D’ailleurs, ce lapsus, je voulais dire « vendions », me permet de me rappeler un détail, je vous avais demandé si vous pouviez très rapidement me dessiner la cartographie actuelle des ressources humaines de l’entreprise ?

Il ne l’avait bien évidemment jamais demandé. Cependant, Amian n’avait jamais aimé perdre du temps, il créait ainsi l’illusion d’une nécessité de rapidité. Les académies tactiques Aunadariotes formaient énormément de profils différents. Pensant à ce petit mensonge il sourit avant de congédier poliment Baptiste. Il avait maintenant à négocier un achat à la FNVA, sa commerciale préférée serait probablement de la partie. Il s’agissait de négocier la récupération de système de contremesure…. Et en plus d’en faire digérer la vente à des personnes pas toujours recommandables, et sans réel droit de regard – ce qui était relatif, vu que la Spacetech chapotait le tout – sur l’utilisation que l’ASPIC en ferait. On avait pensé demander aux Aunadariotes, seulement Amian avait rapidement eu le souvenir que ces technologies extrêmement évoluées n’avaient pas de diversité sur Aunadar et que jamais l’on ne pourrait en vendre dans ces conditions. Sur Krypton ou Arkilia, l’on pouvait cependant espérer que des versions downgradées seraient accessibles. Suivraient deux rendez-vous quant à la sous-traitance des matériaux… Qui de façon prémonitoires semblaient d’ores et déjà extrêmement compliqué. Non pas que l’on craigne de ne pouvoir accéder aux matières que l’on voudrait, mais que l’on craigne l’atroce concurrence régnant dans ce milieu, surtout quand on avait ni limite de prix, ni de performance maximales. Après tout, une personne à l’honnêteté intellectuelle restreinte n’avait-elle pas promit une soudeuse à 18 000°C ? Température à laquelle aucun matériaux n’est pas gazeux ?



… Font de mauvais commerçants
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Dim 6 Nov - 1:07

Les explorations des sondes lancées dans les systèmes environnants n’avaient que peu donné, ou alors il s’agissait de systèmes déjà revendiqués par d’autres Etats, essentiellement la République de Bavanne ou Pergame. Les bavannois se montraient très offensifs sur ces dossiers.

L’on accorda chez Spacetech la fabrication des moteurs, tant les motoristes kryptons que le géant d’Etat savaient ne pas avoir de véritable concurrent sur Aunadar (et même sur Bavandar tout court) en cette matière. En matière de contremesures, les différents opérateurs étaient unanimes. Fabrication dans leurs locaux. Question de sécurité mais aussi de prestige et de privilège de marque. Il n’était tout simplement pas question de voir la licence de moins bonne qualité donner une mauvaise réputation au produit. Les recherches indiquèrent également qu’il était plus rentable et efficace de s’adresser à des entreprises comme Lobos Robotics, Ramius Positronics ainsi que quelques matériaux Royal Kuantan Optronics, la FNVA arrivant bonne dernière.

L’interview fut bien accueillie malgré un flottement certain du public en ce qui concernait André Malraux. Globalement la popularité d’Amian remontait mais dès que l’on dépassait les couches populaires l’on pouvait constater le reproche rampant de populisme pure et simple, de critique facile consistant à accuser tout le monde de corruption ou de clientélisme. Enfin personne ne l’avait encore réellement vu à l’oeuvre. Beaucoup de propositions, jugées par l’opinion comme ayant été réglées dans le détail par la fameuse majorité corrompue mais fort peu de véritable acte de gouvernance. Quelques commentaires voguant sur la toile aunadariote paraphrasèrent un antique proverbe : “si l’on conquiert à cheval, encore faut-il en descendre pour gouverner” et Amian Ae Saster avait quitté Tokyo Sud avant même d’avoir réellement commencé à l’administrer. L’interview en elle-même était fort critiquée et pour déplacer un journaliste jusque Kryptonn afin de préparer son retour, jusqu’à quel point n’avait-on pas déjà écrit ses questions.

Dans le monde économique, l’on se contenta de pointer la logique perverse visant à employer des personnes en cours de formation au détriment de gens déjà formés, incitant à la fuite desdites personnes formées et qualifiées et privant par avance les études de débouchés : les années inférieures feraient tout aussi bien le travail au profit des clients. Si les PME avaient parfois du mal à financer les bureaux d’étude, les TPE, elles étaient dans l’immense majorité des cas des spin-off dépendant déjà des universités et faisant travailler des étudiants stagiaires en priorité. Du point de vue de nombreux, l’on perdait son temps. Enfin les étudiants eux-mêmes levèrent des doutes quant à la pérennité des activités d’enseignement dans un tel cadre. L’université avait-elle pour vocation de devenir une entreprise ou devait-elle se concentrer sur l’enseignement préparant à l’entreprise en question. Cela faisait déjà mais la seconde réponse était majoritaire.

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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Dim 6 Nov - 3:41

L'honnêteté intellectuelle, voilà la qualité dont doit s'enorgueillir un travailleur de l'esprit.



Ce qui devait arriver était arrivé. Réminiscence fatale d’un passé oublié, Amian découvrit avec horreur l’impossible. On l’avait marqué par ces souvenirs douloureux d’enfance abandonnée. On l’avait traumatisé avec le port d’arme lourde, et ce summum d’horreur, revêtir l’armure de combat standard du soldat d’Aunadar lui avait rappelé ces rangées de soldats obscurs au garde à vous devant une présence paternelle. Son épaule droite quand il pleuvait lui rappelait d’ailleurs encore parfois les secousses de la mitrailleuse. Etant de la construction la plus solide, à l’Académie, il avait forcément été désigné pour être responsable de la faucheuse. Les exercices de tir, de marche étaient si douloureux. Certains sportifs de haut niveau se plaignaient des exigences du métier, jamais ils n’avait fait d’étude. L’on se souvenait toute sa vie des footings dans les salles à gravitée augmentée, et ceci avec cinquante kilos d’équipements sur le dos, sur les bras, en chantant. Bref.

~ Bref~

Ce matin, quand Camille était arrivée au bureau il avait d’ailleurs cru que c’était pour apporter la réponse de la FNVA, bien que cela soit illogique. Il l’avait moins cru quand elle s’était assise sur son bureau, toujours moins quand elle avait détaché ses cheveux. Il commença à comprendre quand elle lui demanda s’il se rendait compte qu’elle avait changé. Changée ? Camille ? Tous les jours un peu plus. Son inactivité forcée du fait de sa blessure reçue sur le Sirius Pride l’avait vu enfler, elle était devenue grosse. Reprenant le sport, son corps commençait à se restaurer… Mais en effet, quelque chose avait changé. L’horreur suprême frappa cette fois Amian comme l’Eureka frappa Archimède. Elle avait perdu énormément de ventre. De ventre mon dieu. Si l’on n’avait pas vu l’origine du monde depuis longtemps, on se rendait compte de la bêtise. Ces absences prolongées, ces regards déconsidérant. Amian était devenu aveugle depuis son arrivée sur Kryptonn. Il se sentait investi d’une mission, avait eu à se battre chaque jour plus qu’à son tour. Encore plus que sur Aunadar, et il avait oublié ces fondamentaux humains, qui étaient ceux de son espèce au fond. Il le payait aujourd’hui. Cela devenait plus qu’évident, Camille était enceinte, Amian le savait parfaitement. Amian était un futur père, il ne le savait pas. Amian était père, son fils faillit être orphelin. Son fils ? Sa fille. Sa fille… Son fils. Amian était deux fois père. Si la paire ne dépassant pas en somme les dix kilos n’aurait jamais eu la moindre difficulté à être portée par l’homme physiquement, moralement il s’écroulait sous cette charge. Le loup devenait lionne, le rassembleur placé sous le joug, l’étendard crêpé. Le naturel aurait du revenir au galop. Dans toutes les situations, le loup devenait chat, ses pattes étaient anti gravitée. Cette fois, elles faillirent. Il bégaya.

    - … Ils s’appellent ?

    - Je m’en doutais, tu n’as pas été long, une fois n’est pas coutume. Pour le moment ils s’appellent comme mes parents, mais l’état civil demande confirmation des deux parents dans le cas d’enfants reconnus. Je sais que tu vas les reconnaître, c’est à nous de leur trouver un nom. Et pas d’Aphaïa ou d’Aspic je te prie.
    – Le grec est pourtant très beau. Oui, je vais les reconnaître. J’aurais néanmoins aimé que tu me signales que j’étais l’heureux élu du futur. Enfin, bon. Tu as des préférences ?
    – Je veux qu’ils aient un père. Pas un ami de leur mère qui la saute de temps à autre, et qui ne remarque même pas leur existence. C’est ma seule exigence.
    – Un père qui vive sur Kryptonn… Je suis prêt à les reconnaître, c’est évident. Néanmoins, je ne suis pas prêt aujourd’hui à dire adieu à mon pays. Et vu la tête qu’ils auront, je ne suis pas prêt à leur imposer ce que j’ai haïs mes parents pour me l’avoir imposé.
    – Tu portes tellement de haine en toi… Il y a des écoles Krypto-Arkiliennes sur Aunadar, notamment une qui est à Tokyo Sud II, le district à côté de celui duquel tu étais bourgmestre. Et si c’est ce qu’il faut pour qu’ils aient un père, alors je te suivrais. Je lisais ton interview, tu es amateur de ces bons mots, mais toi qui prône l’esthétique du mot, reconnais qu’André, c’est laid.
    – Camille, ce n’est pas la question. Etre un père présent, cela signifie que nous devrions officialiser notre relation. Et avant cela, que nous devions en avoir une. Je ne suis pas prêt à être absent pour mes enfants. Je ne suis pas non plus prêt à être présent pour toi. Nous sommes des amis, d’excellents amis, parfois intimes, c’est vrai. J’ai beaucoup de respect pour toi. Mais laisse-moi le temps de me retourner. Je ne peux pas digérer ça d’un trait.
    – Même si on s’y attends, ça fait toujours mal d’entendre ça. Enfin oui, tu auras ton temps, tout ton temps, mais l’état civil n’attends qu’un mois. Et je ne serais jamais ton objet, ta greluche. Sois en sûr. Quant à la FNVA, elle refuse de te céder ses contremesures. Je devais te le dire, et vu que je viens de recevoir trois messages d’affilée, ça signifie que son représentant est derrière la porte et qu’il attend pour rentrer. Krypton ne veut pas de toi.
    – Et Aunadar non plus. Si tu crois que cela m’a échappé. Je n’étais pas chez moi là-bas, je ne suis pas chez moi ici. C’est à se demander si je ne devrais pas allez mourir glorieusement sur un champ de bataille pour restaurer mon nom. Mais il n’y a plus de champs de bataille.
    – Alors bas toi et fais leur manger leur merde.



~Nul poids n’est supérieur à celui de la responsabilité~

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le représentant de la FNVA fut bien accueilli, néanmoins toute discussion courtoise cessa dès lors que l’on aborda quelques exigences totalement fantaisistes demandées par la Fabrique pour accéder aux nécessités de l’ASPIC. Ce mépris constant des grands états trouva réponse, l’on irait voir ailleurs. Lobos Robotics vit sa proposition retenue, et obtint même l’exclusivité pour les deux premières années. Option était posée pour les années suivantes. Tant pis pour les cadres de la spacetech qui poussaient pour que l’ASPIC commande sur Vermeille. L’on avait jamais parlé semble t-il de la délocalisation de la production, mais uniquement du non droit de regard quant à l’acquisition des produits finis.
Le sujet des motoristes fit sourire Amian. Cette fois les Kryptons dédaignaient laisser quelques miettes aux bouseux d’Aunadar. Bien. On voulait faire de lui un Sisyphe. Pleutre et trompeur sur Aunadar, inutile sur Krypton, c’était oublier les aventures de Sisyphe avec la mère d’Ulysse, oublier celui qui enchaîna un dieu, en vainquit deux autres, oublier celui qui devant la sanction qui devait en découler, dénonça Zeus lui-même malgré le paiement qu’il devrait faire d’avoir dit non à l’infamie du plus grand des hommes. Amian porterait son rocher, son visage, sa peau, sa nationalité, son histoire, tout au long de son existence. Mais contrairement à Sisyphe il n’attenterait à la vie de quiconque, ni à sa liberté, ce qui était bien plus important. Le vice étant, le vice aidant, le vice éteint, le fils s’étends. Ce sujet préoccupait de plus en plus le jeune homme. Il fallait un nom, deux en fait. Mais aussi et surtout deux décisions. La relation avec Camille ? Et le nom de famille ? Ae Saster-Chartraise ? C’était un monument de lettre. Cela lui attirerait peut être un peu plus de sympathie locale, mais à coup sur cela lui en enlèverait encore plus sur Aunadar qui n’aimait pas énormément les étrangers. Avait-il quelque chose de plus à perdre lui qui représentait déjà un contraste ? Au fond, l’on ne devait jamais oublier mot de femme. Les petits auraient le nom de leurs deux parents, et le grand Cambronne, survivant du déluge rouge, répondrait en son nom aux détracteurs.

Le site de l’UEDA diffusa quelques instants plus tard un communiqué. On y lisait en bref que le leader du parti se félicitait d’être traité de populiste par ses opposants, ce qui faisait de lui de fait un candidat sérieux, et totalement digne des autres. Si on ne l’avait pas vu à l’œuvre ? Qu’en était-il donc de ces intellectuels médisant, méprisant de la lie qu’ils désignaient de leurs langues bénies dès la naissance ? N’avaient-ils suivi aucun débat à l’Assemblée ? Leurs esprits puissants n’avaient-ils pas tiqués devant cette mascarade d’attentat, que l’on venait plus ou moins de reconnaître comme n’étant absolument pas le fait de Vands – ce qui en soit aurait dû faire exploser le gouvernement, vu la trop vindicative communication de crise, mais passons – le communiqué au final, ne fut qu’un communiqué courant sur les sites officiels des partis. Il appela au rassemblement, tendit la main à ses opposants en leur signifiant que s’ils voulaient le tester au pouvoir, ils n’avaient qu’à voter pour lui. Pour finir, argument massue, Amian s’étonna en personne du peu de cas accordé par les médias à l’inanité d’une politique n’ayant jamais caché son soutien à une minuscule minorité qu’étaient les cyborgs. Il ne fallait pas sortir le départ du jeune homme de ce contexte, si l’on était honnête intellectuellement. Le changement de jeu extrêmement récent dans le débat politique vis-à-vis du statut des non favorisés n’était-il pas dû à la pugnacité d’Amian qui avait toujours renoncé à signer des compromis pour tolérer cet état de fait ? Répondre était confirmer. La seule chose qui pouvait surprendre, c’est qu’aucun cadre des 88% n’avait soufflé mot. Médias contrôlés ?
L’avis du monde économique trouva maille à partir avec l’avis du monde industriel, en effet, comme le premier qui avait gardé ses contacts avec le pouvoir en place, le second avait gardé le contact avec l’un de ses membres, et plus éminents ressortissant qui défendait ses intérêts. Non, l’UPE n’était pas contreproductif, non des élèves de deuxième ou troisième année ne menaçaient pas des cadres ayant sept ans d’études à leur actif. Enfin, cela fut Amian qui s'exprima sur le dernier point, l’on avait traité du soutien dans le cadre du travail pratique. Les travaux pratiques actuels n’étaient pas réellement productifs, l’Université répétait chaque année le même mouvement. Avec l’UPE, les TP fourniraient à l’Ecole renommée – les idées de ses étudiants étaient les siennes – et argent. C’était mieux que de remplir chaque année des placards avec les mêmes projets, que l’on n’ouvrait qu’une fois l’an, pour comparer à l’analyse reçue douze mois après… Ce que ne se privaient pas non plus de faire les étudiants. Les quotas d’heures demeuraient inchangés, les procédés aussi. Au lieu de plancher annuellement sur un même sujet, les étudiants d’A2 et A3 étaient confrontés à des sujets préoccupants les entreprises de façon contemporaine, et gagnaient la possibilité d’échanges réels avec le monde entrepreneurial.

Une réunion fut convoquée par l’ASPIC, était invité le dirigeant local de la chambre de commerce. Il était chargé de donner les avis des entreprises Krypto-Arkiliennes sur leurs possibilités au sein de l’ASPIC, velléités, chance potentielle, innovation. Bref. Que voulaient-elles ? Des termes clairs étaient attendus.


~Vincit qui se vincit~

Spoiler:
 

L'honnêteté c'est de faire régulièrement ce qui se voit, après c'est de l'héroïsme.

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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Mer 16 Nov - 0:56

Les remous de la politique aunadariote devraient percoler avant d’avoir leurs effets mais les prothèses Komodo étaient en vogue sans pour autant accroître les corps entièrement cybernétisés. La stigmatisation et la déformation de propos, parfois même involontaire rendait la communication difficile. L’école, pôle d’excellence de l’UEDA semblait percuter plus et de nombreux conseillers du parti conseillaient d’axer sur ce thème traditionnellement non porteur qu’était l’éducation plutôt que de s’attirer la vindicte d’environs 25% du corps électoral (la simple désapprobation avait presque toutes les chances de fermer la majorité à Amian s’il visait le pouvoir) de manière directe ou indirecte en s’en prenant à la cyborgologie.

Sur Kryptonn, les industriels et entreprises ne doutaient de l’innovation potentielle mais elle impliquait pour l’heure un partage de tous les marchés avec Aunadar ce qui ouvrait potentiellement davantage de marchés à Aunadar qu’aux industriels kryptons, le marché de niche en question étant en développement au sein de l’Empire Krypto-Arkilien. Pour de nombreux opérateurs économiques, si l’ouverture du marché du pacte de Jadis pouvait être intéressante, Aunadar n’était qu’une voie parmi d’autres et ne présentait pour l’heure que la “bonne volonté” d’Amian et de l’ASPIC, les signaux n’émanant que d’un parti d’opposition et non d’une forte minorité ou du gouvernement lui-même? Néanmoins la situation intéressait et les associations soutenues par Amian étaient suivies. L’Imperial Club de New Tokyo (Li Wei informant) avait quelques affiliés de plus...

Amian avait cependant un avantage : la demande de certains Etats du secteur Pegasus baissait en raison d’une politique ouvertement mercantiliste souvent jugée autarcique de Seranon et une instabilité érikeanne croissante. Solaria, Alttoria et la République Skeïb représentaient des marchés ainsi que Valia mais n’épongeraient jamais tout, notamment en matière de produits de luxe, moins à même de se consacrer aux Etats proches de l’Empire.

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MJ et gestionnaire de l'Empire Krypto-Arkilien, la République d'Aunadar et la Station Bulkar
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