Hegemony

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 [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e

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Amian Ae Saster
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Dim 20 Nov - 2:22

Etranger, va dire à Lacédémone,



    Le métier de chef d’entreprise est plein de contrainte. Vous devez gérer l’entreprise en elle-même, les égos de l’administration, face aux égos de la conception et de la production, gérer les affrontements entre ces derniers cols bleu et col blanc, mais aussi gérer la politique avec les élus locaux et les syndicats, bref, on ne fait que vous tirer dessus, vous dénigrer, mais au fond, tout le monde a besoin de vous. Le métier de politicien est plein de contrainte. Vous devez gérer votre parti, les divers courants de pensée, vous devez gérer les attaques de l’adversaire, mais aussi concilier le spirituel du discours de campagne, au temporel de  la réalité postélectorale. Vous devez battre la campagne mais surtout, ne jamais battre votre compagne, vous montrer à tous, mais vous cacher à  tous. Au fond, vous êtes au centre des attentions.Le métier de père, est plein de contrainte. On doit gérer l’égo de madame, qui a mis au monde vous comprenez, la sollicitude de la famille qui veut voir les petits, et qui pense que madame a bien travaillé. Vous devez gérer ces petits qui braillent, les protéger, les voir évoluer, et leur assurer le lendemain. Vous êtes nécessaire à tout le monde, mais, clairement, ce monde s’en moque, car il sait que votre culture vous empêche de vous inscrire en faux dans cette tâche.



~… Des artistes de la guerre psychologique…~

C’était à peu près là que les pérégrinations intellectuelles d’Amian l’avaient menés. Les cernes qu’il portait sous ses yeux témoignaient des soirées de rêve qu’il passait à courir d’un bout à l’autre de ce qui était devenu sa maison, le grand duplex de Camille. L’écharpe de député aux couleurs d’Aunadar qui pendait faussement négligemment sur un porte manteau, lui rappelait son autre actualité et ce bureau qui l’entourait, avec ces maquettes le ramenait à son travail. Bref, c’était évident, être père, c’est l’horreur.  Il devait en plus coordonner de nouveaux plans. Les enfants avaient enfin leurs prénoms, et ils savaient déjà mettre à genou leur père d’un regard et d’un gazouillement qui témoignait bien de l’intelligence que possèdent ces petits êtres. Il fallait désormais savoir où ils grandiraient. Les partenaires étrangers se multipliaient, proposant de plus en plus pour de moins en moins cher. Les offres étaient réellement intéressantes, seulement l’ASPIC avait pour vocation première de restaurer un peu de travail sur Aunadar mais aussi sur Krypton, et Arkilia par écho. Alors on proposa quelques contre offres notamment pour une entreprise Skeibienne qui avait développé un savoir étourdissant autour de la maîtrise du verre organique, et en profitait pour donner à ses vaisseaux des coupoles, des surfaces vitrées aux airs somptueux. La contre-offre dans ce cas proposait une mise sous tutelle de l’ASPIC, avec 51% des actions, mais une minorité de blocage pour les Skeibiens, pour deux ans, et bien sur l’entièreté des marchés concernant les vitres pour ladite entreprise. Les brevets déposés seraient conservés et confinés sur Skeib le temps de deux ans aussi, néanmoins l’entreprise devrait recevoir la visite de stagiaire en formation, dans le but finale de créer une autre usine, probablement sur Arkilia, si dans les deux ans l’ASPIC décollait et pouvait s’assurer une réelle part de marché. D’une manière relative, la plupart des entreprises étrangères qui reçurent une réponse favorable obtinrent en fait des propositions de joint-venture, et hormis un ou deux cas isolés qui proposaient vraiment de l’inédit à des  prix sans commune mesure avec la concurrence le partenariat n’était pas disponible. Toutes les entreprises ayant reçu une réponse favorable se virent chargée d’héberger une cellule de juristes de l’ASPIC, commerciaux actifs chargés de dénouer des marchés locaux, mais avocats précieux, aptes à éviter les pièges de ces cultures inconnues.


~… Les contrats s’amoncelaient …~
D’une autre main, l’on esquissa une autre carte d’état major. C’était Aunadar. L’éducation d’après les retours devait être le cheval de bataille de l’Union pour un Elan Démocratique Aunadariote. Pourquoi pas. Mais n’avait il pas toujours été question d’enseignement gratuit et égalitaire bien qu’élitiste lors des meetings du parti ? Il fallait désormais s’ériger en personnalité complète, et l’annonce sur Karaktuell, sans complexe aucun de la vente d’esclaves trouvés sur le Vaisseau de Galilée fit frémir. Ces sales bêtes maintenant se permettaient, s’arrogeaient le droit d’abréger la liberté humaine. Un jour ou l’autre il faudrait réagir, non pas que des pogroms anti carcars soient de bonnes idées, mais tout de même faudrait il peut être envoyer des signaux forts. Enfin, le peuple ne semblait pas prêt à être vindicatif avec autrui qu’avec son frère Vandsien. Les élections présidentielles approchaient, et, il fallait bien se rendre à l’évidence, l’UEDA n’était pas en position de taper. On avait déclenché depuis quelque temps la diffusion des détournements de fond mais pour le moment aucun écho n’arrivait. Amian annonça qu’on devrait faire d’Aunadar un pays de la science, tourné vers la science et la culture, plutôt que d’accepter le statu quo ante, qui n’avait que peu d’intérêt. C’était en faisant des efforts que la population évoluerait. Aussi, les centaines de milliards qui dormaient dans des comptes offshore, sorte de trésor national dû au glutersteam devrait être investis, au moins pour une part d’entre eux dans les technologies du lendemain. On devait aussi essayer de rendre plus agréable la culture Aunadariote, quoi de mieux à ce sujet que de subventionner à l’étranger les filières scolaires qui en traitaient ? A commencer par les structures publiques étrangères qui dans leurs pays respectifs dispensaient la langue maternelle d’Amian. Assister les élèves assidus dans cette matière, leur fournir bourse, voyage sur Aunadar mais aussi dès que possible travail en ce pays était-il si rébarbatif que l’on ne souhaitait pas le faire ?
Pour finir, et ce fut un ton relativement habituel dans les oreilles du militant UEDA, il ne fallait pas perdre de vue que la proximité entre l’état et les lobbys était forcément malsaine. Le scandale Komodo n’avait toujours pas vu de mesures empêchant les entreprises de financer directement les campagnes, ce que proposait Amian. L’état d’après lui devrait financer la campagne de chaque parti ayant rassemblés peu ou prou tant de signatures d’élu, anonymes. Et empêcher tout ajout financier autre que strictement contrôlé par tête.


~… L’inconfort du marais, la tranquillité du fleuve indompté…~

Une idée effleura Amian, cela allait bientôt faire trois ans qu’il avait pris la parole aux Sabres Déchus. Quelle progression depuis. Il était chef d’entreprise, père… Mais la politique était toujours un obstacle. Théoriquement il était toujours député, oui, mais l’Aurore n’avait toujours pas donné son feu vert à son retour, ce qui était d’ailleurs totalement légitime vu l’inertie monstrueuse d’une machine qui se plaisait dans cette lenteur contrôlée. Quelques succès, mais quel océan de médiocrité quand l’on ne juge que par la réussite absolue. Ces pensées le hantèrent, peut être bien trop, aussi se dirigea t’il vers la sortie, empoignant une veste de haute facture. Ca aussi c’était nouveau. Ca rapportait ce métier. Beaucoup. Il n’eut pas, le long du trottoir, longtemps à attendre, son véhicule répondit comme d’habitude à l’appel, et moins de quelques secondes plus tard s’ouvrait devant lui. Amian sourit une dernière fois avant de rentrer dedans. Une bête racée, pour sûr. Le toit mauve, le reste de la carlingue mate. Mais deux places… Tout évoluait si vite. La bête aimait ses fauves et s’élança sans coup férir sur les highway, le temps de rejoindre les arrières territoires de Vermeille, cette campagne enchanteresse dans laquelle le silence était l’une des mélodies les plus agréable que l’oreille humaine guette. Ces décors sans fins, de paysage verdis, froissés par l’automne mourrant qui laisse sa place à l’hiver. Noël approchait déjà. Le vent aussi. La peau du jeune homme se plissait sous ces coups de boutoir d’une délicatesse Eolienne. Aussi se rendit-il en ville et comme tout bon consommateur chercha-t-il à satisfaire ses proches. Carla serait probablement ravie de cette robe, mais elle n’apprécierait pas qu’un Amian qu’elle voyait marié ne le lui offre un présent si symbolique. Carla serait donc ravie de ce collier, encore plus symbolique, mais… Indiscutable. Elle ne dirait mot, elle aurait de toute façon le dit collier. Camille elle, hum, il était tenté de dire qu’il ne voulait pas lui offrir quelque chose de peur que cela ne signifie quelque chose qu’il ne comprenait pas. Il l’avait vu plusieurs fois faire ses courses et prendre des produits à bas prix, chose qu’il ne saisissait pas vraiment. Ce n’était pas le genre de la maison de s’ingérer dans les affaires d’autrui, surtout quand ce dernier ne voulait pas que l’on s’en approche. L’art politique dans ces cas-là disait de tourner la tête. L’art humain de prendre les choses en main discrètement. L’on irait voir les parents de l’élue d’un cœur qui ne le savait, ne le voulait, pas. Et l’on s’envolerait vers la patrie maternelle, on lui offrirait un horizon nouveau, loin des tracas de la FNVA, loin des histoires pas si reluisante d’une personne qui avait toujours su quoi faire afin d’arriver à ses fins. Las. Les enfants déjà couverts de cadeau allaient en récupérer un peu plus d’un père gaga, un body pour l’un, une mignonne chemise pour l’autre. Quel gaspillage immonde. Il se voyait déjà, lui, l’esthète du costume au pli travaillé, du bouton de chemise soigneusement positionné, porter les petits cocons blindés, les nacelles de ses deux enfants. Dure paternité. Aussi faudrait-il affronter la presse, et l’œil méchant du politicien adverse qui ferait les choux gras d’enfants qui vivraient à l’école d’un autre pays. La bassesse n’avait jamais de limite.


Que ceux qui sont tombés ici sont morts sous sa loi...

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J'ai cherché la vérité, et j'ai trouvé la justice et la liberté, j'ai inventé l'indépendance de l'art et de l'esprit. J'ai dressé pour la première fois, en face de ses dieux, l'homme prosterné partout depuis quatre millénaires. Et du même coup, je l'ai dressé en face du despote !

C'est un langage simple, mais nous l'entendons encore comme un langage immortel.
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Lun 21 Nov - 23:37

Une recherche sur l’entreprise skeïbienne, Verreries stellaires de Nouvelle Cracovie, au Sud de la ville quasiment frontalière de Brody. Si la réception de stagiaires krypto-arkiliens était aisée en raison d’accords commerciaux avec l’Empire, la chose serait plus complexe vis-à-vis d’employés aunadariotes. La question de la prise de contrôle par ASPIC était en revanche considérablement plus épineuse. L’entreprise, le cabinet de consulting algan engagé pour procurer les informations le confirmait, avait des possibilités déjà existantes en matières aérospatiale vis-à-vis d’industriels algans concurrents de l’ASPIC mais aussi à l’égard de la République Royale dont plusieurs projets pourraient potentiellement nécessiter des commandes aux Verreries. L'industrie spatiale skeïb, débarrassée de nombreux diktats hérités de la guerre d’Erikea, était renaissante, et le gouvernement en avait besoin pour plusieurs de ses projets et le développement de l’activité économique, ce dont la RRS avait bien besoin. La mise “sous tutelle” était mal vue tant par les industriels skeïb que par le Secrétariat royal à l’économie et aux affaires sociales.

Si quelques prises de participations fonctionnaient, elles poussèrent plusieurs partenaires de la première heure à poser la question de l’orientation qu’allait prendre le groupe. L’objectif était-il de demeurer une entreprise industrielle et commerciale ou de devenir une société à portefeuille ?

Côté détournement de fonds, le ministre attaqué, celui de l’économie, répliqua par le libre accès (déjà libre) à son agenda et à celui de plusieurs collaborateurs, prouvant qu’il était dans de nombreux cas présentés (50% en vérité) en d’autres endroits du pays que ceux où se seraient déroulés les faits litigieux. Articles de presse et discours enregistrés à l’appui. Néanmoins plusieurs déplacements s’avéraient impossible à justifier et certains journalistes s’étaient emparés de l’affaire.

Le financement de structures publiques étrangères se vit opposer le rempart que ces filières étaient...Publiques. Des partenariats entre universités étaient envisageable mais une quelconque ombre de subordination financière au ministère des affaires étrangères d’Aunadar était insupportable pour ceux devant assurer le fonctionnement desdites filières. Le cas des écoles privées étaient différentes et le gouvernement contre attaqua en lançant la mise en place d’un système de bourse pour appuyer les partenariats inter-universitaires préexistants ainsi qu’en intervenant forfaitairement davantage pour les étudiants nationaux en matière de bourse non pas aux frais d’inscription mais au logement. La menace d’un contrôle des prix des loyers logements loués par des particuliers fut perçue, d’après plusieurs sondages, comme propres à calmer les velléités de la version aunadariote de la mère Michu d'accroître le montant du loyer étudiant proportionnellement à la bourse d’Etat. Il en alla de même pour les universités.

La proposition d’Amian était par contre assez mal accueillie au sein même de l’UEDA. La moitié du financement provenait de PME et petites grandes entreprises. Li Wei était certaine que plus d’activisme en la matière devrait permettre de recueillir davantage d’argent par cette voie. De plus, un tel système, devant se voter sous un système où la majorité aurait la majorité absolue à l’Aurore était malsain et l’était encore plus si la majorité devait changer. Les règles de financement des élections devraient-elles changer à chaque majorité ? L’argument émanait de tous les bords... De plus en l’espèce, conditionner le financement à l’exigence de signatures d’élus anonymes serait d’ors et déjà condamner toute petite formation politique.

L’arrivée des enfants assourdit pas mal de monde mais ne provoqua pour l’heure aucune réaction autre que grivoise. L’on se demanda dans nombre de canards combien il y en avait d’autres et combien de temps avant d’autres...D’une autre. La réputation d’Amian en la matière était assez connue sur Aunadar depuis qu’il ruait dans les brancards...

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Amian Ae Saster
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Mer 23 Nov - 1:21

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre

Les rumeurs, et quelques avis circulant dans les canards Aunadariotes étaient scrupuleusement rapportés, dénotées, annotées, comme c’était devenu commun désormais. Amian s’en délectait immodérément. On lui prêtait nombre conquêtes, et de potentiels myriades d’enfants, de rejetons à nourrir. C’était presque si l’on ne présupposait pas qu’il était ruiné à force de verser des pensions alimentaires. Les journaux les plus amusants étaient pour surs les journaux d’un naturel intéressant qui s’essayaient un peu dans le people, il était visible que les plumes qui les animaient méprisaient ce style bien plus que la personne sur laquelle elles étaient sensées écrire pamphlet. Quelle distraction. Cela fit nettement moins rire, on s’en doute, madame, qui n’aima pas beaucoup plus les quelques sollicitations de médias de la Grande Nation pour une interview exclusive. Enfin, là n’était pas l’actualité du jeune homme, et tout au plus se borna t-il à annoncer que les enfants auraient la binationalité. Il ne fit pas commentaire de sa réputation, étant conscient qu’on la lui prêterait toute sa vie, et puis au fond, n’était-il pas un peu coupable, et en train de creuser sa propre tombe ? N’était-il pas au contraire en train de creuser la tombe de l’opposition ? Personne ne pouvait le discerner aujourd’hui, et personne ne pourrait probablement jamais le savoir.

Abordant à l’Astroport de Nouvelle Kobé, le jeune caucasien allait à la rencontre de quelques personnes de l’antenne locale, il présenterait aussi un meeting à court terme et tâcherait de discuter certains points qui chagrinaient les adhérents locaux. L’un d’entre eux était l’empêchement souhaité de faire financer une campagne politique par des instituts privés. Nombres d’activistes Elantistes émanaient du monde entrepreneurial et prenaient comme une insulte cette initiative, il fallut bien des mots pour clarifier la situation, et on la synthétisa de la sorte lors d’une entrevue informelle. Il n’aborda qu’en quelques mots le sujet du ministre corrompu, et expliqua qu’il ne voulait pas que l’UEDA devienne partie prenante de l’affaire, qu’elle était source du renseignement, mais que la justice ne devait pas être dérangée dans ses œuvres.


    - Non, l’idée n’est pas de diaboliser le monde de l’entreprise, l’idée n’est pas non plus de chasser les riches. Par contre, l’idée est de pouvoir avoir un minimum d’équité entre un parti à gros, grand, moyen, qui est ami des quelques multinationales, et pas du peuple, et un parti issu du peuple et par définition moins sujet à des possibilités de mécénat.
    - Tous les partis auront le même budget, quelque soit leur auditoire, ce n’est pas forcément très démocratique non plus.
    - Justement non. Les individus pourront chacun apporter une cotisation dans une certaine limite maximale à leur parti. Plus un parti aura de membres plus il aura donc de cotisation. Si une entreprise s’amusait à payer à travers de nombreux paravents, cela finirait par se voir, et j’ai confiance en la répression des fraudes.
    – De nouveaux partis ne risqueraient pas de naître…
    – C’est relatif. Les électeurs anonymes pourraient voter pour qui ils le souhaitent, outrepassant s’ils le souhaitent les consignes du parti. On peut aussi imaginer qu’un grand parti pour voler des voix à un autre, aide un petit parti du même bord que l’adversaire à obtenir ses voix. Maintenant, un parti qui dérangerait tout le monde serait certes en difficulté. Mais quel parti réellement tout nouveau va se lancer dans une campagne présidentielle ? Et au fond, quel parti est réellement tout neuf ? Pensez vous vraiment que les idées que nous défendons, nous avons toujours été les seuls à les défendre ? J’ai confiance en l’instinct démocratique de certains des élus adverses. Maintenant, je ne lie pas la campagne UEDA à cette idée, c’est une proposition que j’aimais, et que j’émet face au peuple. Comme tout amendement de la constitution il devra être discuté s’il devait être emmené à l’Assemblée, par toutes les sensibilités politiques. J’accepte la critique, je pense juste qu’il pourrait y avoir intérêt à dissocier le rêgne politique sur Aunadar, du rêgne de l’entreprise privée triomphante. L’idée de base n’est pas nocive je pense.



D’un autre côté, car c’était aussi un sujet qui passionnait, mais plus positivement, le jeune homme eut à développer son idée d’exportation de la culture Aunadariote. En premier lieu, il se félicita, y compris devant les quelques journalistes présents, du fait que le gouvernement réagisse et agisse enfin dans l’intérêt de l’étudiant peu aisé, et s’inclina devant un gouvernement qui « acceptait ses erreurs, et savait revenir dessus, bien que peut être tardivement ». Pour ce qui était du financement des autres entités scolaires publiques que comprenait la Galaxie, le jeune homme fut relativement étonné d’un refus de mécénat. Au bout du compte le gouvernement d’Aunadar ne faisait que transférer des fonds en sus pour certaines filières. Ceci pouvait être pris comme une légère ingérence, mais aussi et surtout comme une gratification d’un état souverain envers un autre et d’un remerciement. Le fond n’impliquait que sa destination, soit ici les départements liés à la culture Aunadariote, l’utilisation et l’exploitation en revenait totalement à l’éducation locale, qui pouvait bien faire pousser des plantes vertes, dans le parc de ces départements, si elle le souhaitait. Enfin, l’on n’allait pas forcer les gens à accepter un cadeau, et au fond on comprenait la délicatesse éthique, mais l’on s’empressa de rassurer, la réciprocité pourrait être validée si la nation receveuse le souhaitait. Ce qui avait pour mérite de créer une potentielle usine à gaz. Aussi se pencha-t-on sur la seconde mouture de cet avis, déjà présenté, en le corps d’une assistance boursière aux étudiants individuels étudiant, et réussissant, dans les matières liées à Aunadar. Cette bourse, ils pourraient l’utiliser comme ils la souhaitaient.


Malheureusement, il fallait aussi gagner sa vie, et monsieur Ae Saster, ainsi que ses trois compagnons durent assister à des réunions concernant l’ASPIC. Notamment une qui regroupait le gotha des membres de la première heure. Informelle cette réunion visait à clarifier la politique de la société que l’on appelait de plus en plus l’Ae Saster PIC sur Aunadar, au grand dam du jeune homme. Non l’entreprise ne deviendrait pas un portefeuille, mais elle ne comptait pas s’éparpiller et se centrerait sur son cœur de métier, à savoir la construction de navire ou de vaisseaux spatiaux. Les partenaires qui avaient signés un contrat ne devaient pas s’inquiéter car celui-ci serait suivi scrupuleusement, et ils seraient bien entendus invités aux négociations pour les prolongations potentielles. L’on réiterait la consigne de base, l’ASPIC était avant tout une entreprise voulant utiliser les qualités des Nations Krypto Arkiliennes et Aunadariotes, et s’appuyer sur leurs points forts respectifs. Maintenant, malgré l’excellence de ces entreprises, il existait certaines niches, comme les Verreries Skeibiennes, qui ne pouvaient absolument pas être concurrencées sur ces deux territoires. Et c’est ces niches que l’on cherchait à combler. C’est d’ailleurs à propos de ces niches que la journée d’Amian se terminait, vingt-trois heures au compteur, il entendait pleurer sa petite derrière lui, et avant d’aller la voir, relut une dernière fois les dernières lignes qu’il venait de taper. C’était un mail à destination d’un Juriste de l’ASPIC, qui demandait des consignes quant à l’attitude à avoir vis-à-vis des Verreries Stellaires de Nouvelle Cracovie.

Citation :

J’ai bien reçu ton message Christian. Je suis désolé de te répondre si tard, mais vois-tu l’on ne m’a pas laissé seconde aujourd’hui.
Si tu as le temps demain, j’aimerais que tu signifies que nous ne pourrons pas avancer plus dans la négociation si au fond, notre entreprise n’acquiert par une part du savoir. Nous n’acceptons pas de simplement l’acheter. Ceci cependant n’implique pas forcément que nous connaissions tous des recommandations et des spécificités de tous les Verres vendus par l’entreprise, même sous notre coupe, je pense notamment à ceux utilisés potentiellement par l’Armée Skeïbienne. De la même façon, nous ne voulons pas délocaliser l’usine de Skeib, nous voulons juste, au cas où l’ASPIC parvient à voir son carnet de commande exploser pouvoir produire le surplus, ou une partie du surplus, sur Arkilia, où cela serait plus avantageux pour nous.
Nous ne demandons pas non plus l’exclusivité de la production, s’ils veulent d’autres clients ils le peuvent, même si bien entendu, nous ne serons pas conciliant s’il s’agit de vendre à concurrent direct. Bref, une minorité d’activité totalement sous la main Skeibienne et parfaitement acceptable, tant que la direction globale de l’entreprise est conciliée avec nos objectifs et intérêts. J’exclue bien évidemment encore l’Armée, et j’insiste sur ce point, fais leur le comprendre, nous ne ferons jamais obstacle à leur souveraineté et à leur patriotisme.
J’y repense, pardonne moi de ce mail un peu sens dessus dessous, mais le temps passe et j’entends la petite qui bouge, elle ne dort toujours pas. Bref, j’y repense mais lorsque nous ouvrirons une succursale sur Arkilia, si nous le faisons, il y aura bien sur possibilité pour l’ouvrier Skeibien intéressé de venir y travailler. Nous parlons de partenariat passant certes par la tutelle statistique, pas de colonisation ou d’exploitation gratuite. Nous pourrions aussi, si cela est rentable au final pour nous, assister l’etat Skeibien dans le développement d’une activité économique et industrielle sur son territoire, en négociant avec nos autres partenaires, en ouvrant une usine de pièces chez eux, je ne sais pas, il y a de multiples leviers. D'ailleurs j'y pense, mais l'on pourrait leur faire miroiter l'utilisation sous licence et contrôle du brevet que je vais développer pour l'utilisation du Graphène filtrant. Ils auraient un matériau à grande limite élastique, la plus grande qui soit, et dont la conductivité ainsi que les propriétés exceptionnelles pourraient simplement permettre de ne plus nécessiter d'isolation concernant les vitres. Enfin, je comptais n'utiliser cette carte que sur Aunadar, mais nous avons vraiment besoin de leur matériel, il nous permettra, à bas prix, de simplement effacer la concurrence, et le fichage Graphène ne pourrait simplement pas être utilisé à son plein potentiel dans les activités que j'attendais de lui sur Aunadar.





Bref, je ne t’embête pas plus, et encore une fois j’aimerais que tu reprennes les négociations dès que possible. Maintenant, je sais ta mère malade, et si tu ne peux vraiment pas t’envoler pour Nouvelle Cracovie, fais passer ce message à Serge, et s’il râle, dis-lui que ça vient de moi. D’ailleurs concernant ta mère, s’il y a besoin d’aide pour son transport avant son opération à Opale, n’hésite pas. Je sais que c’est un sujet délicat mais bon, dans ces cas là, nous sommes des hommes, pas des gens travaillant ensemble. Bonne soirée ;-) .



Et, te sentant haï sans haïr à ton tour, Pourtant lutter et te défendre ;

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J'ai cherché la vérité, et j'ai trouvé la justice et la liberté, j'ai inventé l'indépendance de l'art et de l'esprit. J'ai dressé pour la première fois, en face de ses dieux, l'homme prosterné partout depuis quatre millénaires. Et du même coup, je l'ai dressé en face du despote !

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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Mer 30 Nov - 23:09




Quel parti réellement tout nouveau allait se lancer dans une campagne présidentielle ? L’UEDA n’avait-elle pas tentée d’arracher et obtenu une représentation à l’Aurore dès sa première élection. Chaque année avec le système actuel se présentaient des candidats à la présidence bien qu’ils n’aient absolument aucune chance de remporter pareille élection.

Mais ce qu’il faudrait surtout combattre sur pareil projet était l’inertie et l’habitude. La croissance aunadariote du dernier siècle s’était partiellement fondée sur une collusion plus ou moins assumée entre partis politiques et grandes entreprises, la pinacle dérangeante étant la Komodo corporation et le président Benkeï, qui semblaient représenter le sommet bien que l’on était encore loin de certaines famillles politiques jadéennes, fournissant députés, hommes d’affaires et présidents à la République depuis plusieurs générations.

La solution boursière finalement retenue fut mieux accueillie, notamment sur Jadis et au sein de l’Empire Krypto-Arkilien. L’Université centrale d’Alganzaar, Algan City, se montra également intéressée ainsi que l’université centrale de Tsarsysyn et l’université de Himalia donnèrent également bonne augure aux demandes envoyées.


Citation :
Cher Amian,

J’ai pu discuter avec les skeïbiens et après analyse de leur propos je pense qu’ils n’accepteront pas de passer sous votre contrôle. Leur argumentation, en substance, repose sur plusieurs piliers. Le premier est que l’ASPIC n’a pas besoin de prendre le contrôle de l’entreprise pour disposer d’informations relatives au produit que vous désirez acquérir. Les actionnaires principaux savent qu’ils détiennent quelque chose qui rapportera et leurs origines les situent dans des franges plutôt patriotes. Il s‘agit de bas aristocrates et de francs tenanciers reconvertis dans l’industrie. Dans la sociologie locale il s’agit de tout sauf de personnes susceptibles de brader ce qu’ils détiennent. Le secteur est pour eux porteur avec Alganzaar à proximité. De plus si l’ASPIC devait acquérir une part du savoir, ils ne seraient à terme qu’un sous traitant - c’est la crainte bien réelle des employés - et une partie de la production serait délocalisable sur Aunadar ou ailleurs, ce qui leur porterait préjudice. L’entreprise, sa comptabilité à l’appui, est en mesure de répondre à une brusque croissance de la demande si nécessaire et ... Les acteurs sociaux jugent qu’il s’agit là de prémisses à une

Le second pilier est qu’une clause de non concurrence peut parfaitement être convenue.

Le troisième point est que les missions économiques croisées qui se négocient et se mènent depuis un an avec l’Empire leur permet d’espérer d’être en mesure d’ouvrir une succursale sur Arkilia ou Kryptonn sans devoir passer par l’ASPIC et le skeïbien -c’est là une observation personnelle - est suffisamment casanier pour ne pas partir travailler à Arkilia quand il peut le faire en république royale.

Enfin le quatrième point est que même une cession de technologie, ne serait-ce que partielle, sur le graphène, n’est pas susceptible de compenser une perte de contrôle de l’entreprise, ne serait-ce que parce qu’ils ne pourront pas en profiter.

Je crois qu’il serait possible d’atteindre par rachat une minorité de blocage nous permettant de nous assurer de l’effectivité du clause de non concurrence mais pour prendre le contrôle cela va être difficile. J’ai l’impression en outre que le gouvernement royal ou du moins son ministère de l’économie appuie discrètement les thèses souverainistes, les skeïbs sont fort à cheval là-dessus.

Une autre piste serait à mon avis de chercher à acquérir un nombre déterminé de brevets auprès d’eux mais ils ne vont pas les céder pour rien, ça vaut un pont d’or et ils savent que tu as besoin d’eux pour lessiver la concurrence...

Bien à toi,

Christian Clarckfeldski.

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Dernière édition par Chronos le Ven 2 Déc - 22:23, édité 1 fois
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Amian Ae Saster
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Dim 4 Déc - 2:53

Si tu peux rester digne en étant populaire, si tu peux rester peuple en conseillant les rois


Toujours le même rythme qui battait dans les tempes, toujours les mêmes contraintes, Amian grandissait, mais ses problèmes demeuraient. Si les enfants commençaient à s’éveiller, ce n’était pas le cas de leur mère, malgré ses yeux, malgré sa douceur, elle avait l’air d’avoir perdu la vie en la donnant, ce n’était plus une fleur, cela portait vaguement une silhouette de dignité. Même quand elle se baladait, doucement comme à son habitude, volant, planant plutôt que marchant, ses pieds maigrement cachés par quelques bouts de tissus dénommés chaussettes noires, répondant à tout un style vestimentaire qui ne cachait rien de son agréable corps, même quand elle voletait tel l’ange qu’elle était, le spectre était autour d’elle. C’était tellement triste de voir ce choc de titan entre une personnalité d’exception, et l’histoire humaine, ce choc qui était muet, ce choc qui n’aurait su appeler les alliés. Camille pleurait, la nuit. Amian l’entendait, d’ennui. Il savait pertinemment que lui parler, aller la voir, cela serait lui porter l’estocade. Alors Amian se taisait, Amian regrettait. Ce rythme, ces tambours de guerres qui massacraient sa conscience, n’était-ce pas cet influx d’humanité, d’empathie qui voulaient réveiller le soldat ? Peut-être bien que si. Qui était t’on ? Qui voulait-on être ? Qui serait on finalement si l’on n’était pas capable de renvoyer à leurs études ces sinistres soubresauts qui saisissent la femme et la jette en pâture à l’inexistence, à l’oubli derrière deux petits marmots. Non, trop de défaites minaient l’actualité de cet individu pour qu’il en laisse une autre claironner dans les champs, hurler dans le vent, danser en tout temps qu’il était vaincu, et que le lion ce soir s’était éteint. Ces tristes sanglots qui résonnaient dans ces tempes… Non. Pas cette fois. Alors Amian Ae Saster se leva. Il se décida à affronter ses démons, tellement sûr de lui qu’il tremblait tel le petit enfant qui doit confesser une bêtise. Mais il ne rêvait pas, tout son être le soutenait, tout ce corps qui parfois le trahissait était mobilisé. Non, ils ne passeraient pas, pas cette fois. Un muscle, deux, trois, tous se bandèrent, le drap de soie sur le corps glissa. Les deux mains derrière lui, face à un mur, les jambes étendues, quelques secondes de réflexion encore. Le bruit de la rue, étouffé, parvenait aux oreilles du jeune homme comme une mélodie rassurante mais bien lointaine. Ce soir il serait seul.

Une jambe quitta le lit, puis la deuxième, puis un pas, puis deux, on accélérait, on courrait presque, on savait où on allait, on savait pourquoi, et toute une âme allait en sauver une autre. C’était ainsi, les gênes parlaient, l’humanité s’exclamait, et Amian tremblait. Cette porte qui se dressait devant lui n’était donc que le dernier obstacle. Un instant encore, et Amian tel foudroyé s’appuya sur le mur. Sa volonté s’était épuisée. Non. Non, on l’avait dit, dieu cela ne se passerait pas comme ça. Il prit sa croix, l’embrassa, puis se jetta face à la mort. Les coups ne résonnèrent pas. Secs sur une porte de bois, ils ne portèrent pas. Doucement, il le savait, il y était, rien ne l’arrêterait. La porte s’ouvrit, laissant place à l’ange. Celui-ci affichait un sourire presque honnête. Mais cette fois, la larme, l’arme de la femme, ne marcherait pas plus que le sourire radieux. Non, Amian avait passé le statut d’homme victime, il était devenu l’amant, le père, le protecteur, le bouclier en lequel parfois peut s’ériger une âme pour protéger sa raison de vivre. Car c’est bien de ça que l’on parlait. Alors le jeune Aunadariote entra, sans y être invité, se blottit dans les bras de Camille l’ère d’une seconde, avant de presser de ses doigts sur la hanche généreuse, et de forcer la jeune femme à fondre en larme. Ce soir, ils ne passeraient pas.


~… Quel Piètre Amour que celui qui ne s’exprime que par le corps…~

En pleur, faible, à la merci de tous, la jeune mère était désormais ancrée en Amian comme le Corail ne peut vivre sans sa roche. Ce rocher, ce fier pic la conduit à son lit, la couvrit et encore une fois, l’emmena sur son torse. Pleure, pleure car je suis là, et pleure car je suis toi. Il n’y avait pas de mots, ni même de son, il n’y avait pas de signes visuels, car il faisait noir, le tactile lui-même s’était envolé au moment où ces gouttes d’un liquide sain s’étaient mises à couler. Deux entités discutaient, se plaignaient, se protégeaient, s’encourageaient, sans s’embarrasser de cette réalité physique. S’il était une fois arrivé qu’un homme pu prouver que l’être humain était tout autre que temporel, alors c’était dans cette situation. Les écrits restent ? Fadaises. Seule l’emprunte d’un caractère, de l’imprimerie de dieu, et non pas de celle de Gutenberg, s’ancre dans le temps et émet. Les doigts de celui qui avait voulu être politicien pour protéger son prochain glissaient dans les cheveux de celle qui avait voulu vendre des armes car au fond, elle rêvait d’exister. Exister en vendant la mort. Protéger en mentant. Deux histoires de paradoxe. Deux trajectoires au fond si similaires. Les yeux de l’un étaient ouverts et contemplaient le plafond, parfois illuminé par les phares de quelques véhicules. Les yeux de l’autre étaient totalement clos, et regardaient de toute leur intensité en ce cœur qu’ils pouvaient entendre. Oui, ce soir les yeux fermés voyaient. Ce soir les yeux entendaient. Non la physique n’était pas une loi de l’homme. Il y a fort à parier que la mort frappant à la porte, aurait attendu quelques secondes, que cette communion se termine pour faire sors. Les lèvres d’Amian se portèrent contre un front qui n’attendait que leur contact. Les yeux n’entendirent plus, la sensibilité des doigts revint, et la magnifique et douce peau des femmes, arme mineure d’un arsenal massivement criminel faisait trembler. Alors la réalité repris ses doigts, et le couple, une fois de plus s’enlaça.


Ce moment de tendresse, bien à la portée de tous, contrairement au précédent, venait clore une journée qui avait vu diverses déconvenues. L’UEDA n’était pas prête à ouvrir le conflit. On se cherchait encore trop, et il y avait fort à parier que l’on obtiendrait rien, et que la carrière politique d’Amian se terminerait comme celles des étoiles filantes que l’on voit passer, dont on s’émerveille, puis qu’on oublie, alors que divines pensées, elles sont toujours présentes, toujours là. Non. Nous ne serons pas. Je ne serais pas une étoile filante. Sachez le bien tous.

Concernant les verreries Skeïbiennes un énième tour fut lancé, bien moins courtois que le précédent. Comment une pseudo bande d’intellectuels indépendantistes et patriotes pouvaient-ils bien croire une seconde qu’ils convaincraient ? Nous ne voulons pas perdre notre indépendance, mais nous vous accorderions avec plaisir une clause de non concurrence, quelle était donc que cette blague ? On voulait leur savoir, on proposait de travailler en bonne intelligence, et ce quarteron souhaitait fouler cela au pied, pour quelques prétextes bien maigres. S’ils voulaient rester sur Skeïb, ils y resteraient, mais c’était soi prise de contrôle effective – pourquoi donc ne pas l’accepter mais accepter une clause de non concurrence si ce n’est pour pouvoir la violer dans le second cas ?



~ … Le travail, c’est la santé…~

Alors oui, ils ne seraient qu’un sous-traitant, ce qu’ils étaient déjà de facto, dans la chaîne industrielle, quand on ne produit pas la dernière pièce, l’on est toujours un sous-traitant, et cela n’a rien à voir avec l’indépendance ou non, sur le plan juridique, d’une entreprise. Le dernier, est probablement celui qui avait fait le plus rire Amian, concernant le Graphène était l’exemple type de quelques bien-pensants qui n’avaient aucune envie de défendre leur entreprise, mais seulement une certaine idée qu’ils avaient d’eux même. S’ils produisaient avec le Graphène, ils dissiperaient toute concurrence, auraient donc plus de contrats, et travailleraient donc plus, ce n’était pas ça « profiter » ? Ah, non, peut être souhaitaient ils que l’on cède gracieusement une utilisation absolument inédite d’un matériau qui était roi, pour les beaux yeux et l’honnêteté déjà remise en doute par quelque proposition précédente de quelques commerciaux ? C’était soi ne pas accéder au Graphène, et laisser une autre entreprise du secteur y accéder – et donc en subir les , à coup sûr, terribles conséquences sur les achats, soit disposer de cette arme.
Quel était donc ce marché, qui n’était ni l’Armée, ni le secteur du Yachting qu’ils voulaient pouvoir continuer à exploiter ? La construction des stations ? Mais quand est ce que l’ASPIC avait dit que toute la production de cette potentielle filiale serait réservée au Yachting ? Jamais. Alors en quoi est ce que cela empêchait de « profiter » au sens humain, et non du commercial Skeïbien, du terme que d’appartenir à l’ASPIC ? L’on ne vendrait pas à la concurrence, mais rien d’autre ne changerait si ce n’est le nombre de client, et la taille du bureau d’étude. Mais ne pas vendre à la concurrence, on y était déjà prêt apparemment. Alors non, Amian ne comprenait absolument pas, et ne trouvait absolument pas un argument valable. Tout au plus répondit il que si le plan de charge potentiel pouvait être assuré, il le serait alors sur Skeib. Le reste des positions ne serait pas infléchie tant qu’un argument valable n’arriverait pas sur la table.

Concernant Aunadar, l’on battrait la campagne, soutenant l’industrie, l’emploi donc, la politique d’un lendemain ensoleillé, les relations apaisées avec Vands, et surtout, ce rôle que l’on souhaitait dans la politique étrangère. L’UEDA voulait un Aunadar qui compte, et non plus un gravillon sur lequel on marche à volonté. En d’autres termes, l’UEDA voulait investir l’argent d’Aunadar plutôt que de le laisser dormir dans quelques comptes obscurs, à disposition d’une élite dirigeante qui ne s’était jamais cachée d’embrasser sur la bouche le monde des dirigeants industriels. Pendant un temps cela avait été dans l’intérêt du peuple, ce n’était plus – du tout – le cas, et il devait donc y avoir évolution. C’était le leitmotiv des Elantistes et celui que l’on devrait faire passer. Il fallait aussi commencer à chercher de quels partis l’on pourrait se rapprocher, et sur lesquels on devrait taper comme des sourds.


Et si tu peux aimer tous tes amis en frère sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi


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J'ai cherché la vérité, et j'ai trouvé la justice et la liberté, j'ai inventé l'indépendance de l'art et de l'esprit. J'ai dressé pour la première fois, en face de ses dieux, l'homme prosterné partout depuis quatre millénaires. Et du même coup, je l'ai dressé en face du despote !

C'est un langage simple, mais nous l'entendons encore comme un langage immortel.
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Jeu 15 Déc - 0:49

Sous le pression, notamment des employés, les actionnaires de verreries finirent par céder. Il semblait cependant évident que le ministère royal de l’économie avait placé l’ASPIC sous une certaine surveillance pour une durée indéterminée. L’ASPIC exerçait une contrôle conjoint sur l’entreprise, avec 43,7%, le partenaire étant une caisse sociale de la région de Brody pesant 7,3% de l’actionnariat.

Concernant les alliances politiques, le Grand Parti National, formation encore puissante, était susceptible d’apporter un certain soutien à UEDA tant que la pacification des relations avec Vands passait au second plan, nombre de politiques, notamment économiques, étaient compatibles.

Les socialistes de droite étaient faibles et ne parvenaient pas à sortir du marasme dans lequel leur président les avaient mis. Li Wei recommendait de débaucher les derniers bons éléments et d’achever le parti le plus possible. Il y avait matière à gagner une paire de députés au moins, sept au plus. Les libéraux socialistes avaient toutes les chances de récupérer le reste.

Les libéraux socialistes étaient les plus susceptibles de s’associer avec l’UEDA, mais risquaient de devenir dangereux une fois ragaillardis par une alliance avec le parti. Les MLS n’avaient jamais été entachés par des affaires contraignantes en raison de leur rôle d’opposition nécessitant une vigilance extrême. D’aucuns estimaient le parti aujourd’hui incapable de gouverner. Benta San avait été débauché de cette formation dans son jeune temps et avait toujours conservé des contacts avec ses directeurs. Ils sont en très bons termes et font partie du réseau du puissant politicien.

L’Union Libérale-Démocratique... À moins d’un miracle, c’était à eux qu’Amian avait déclaré la guerre.

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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Lun 19 Déc - 2:43



Cogito Ergo Sum
L’Aphaïa qui appartenait à l’ASPIC était un peu différent des autres. Sa plateforme d’emport de passagers était légèrement plus restreinte que la moyenne, mais il emportait un immense terminal de communication et des réservoirs supplémentaires. Le but était de ne surtout pas enfermer les passagers, forcément des cadres supérieurs, si une opportunité se présentait. C’était d’ailleurs dans cette optique qu’avait été bâtie toute l’entreprise, toujours flexible, mais tel le Silicone, parfois ultra résilient, selon le sens de l’effort. Tel le roseau, la sollicitation en compression s’opposait forcément à une dure résistance, en d’autres termes, il était impossible de s’attaquer frontalement à l’entreprise si on souhaitait la faire infléchir sur un point. Néanmoins, la discussion apportait toujours des résultats. C’est d’ailleurs ce qui emmena Amian, en vol pour une rencontre avec des responsables d’une usine éloigné à faire demi tour au beau milieu de ce vol pour rejoindre enfin l’espace et partir immédiatement pour Aunadar. On venait de lui annoncer qu’il y avait eu une explosion secondaire, les affaires de corruptions venaient de prendre une nouvelle tournure, heureusement l’UEDA était intouchable à ce sujet.


La Réunion ne fut pas reportée, un second Aphaïa avait déjà décollé et apportait d’autres cadres disponibles, Amian n’était pas nécessaire, bien heureusement, et quelques minutes après, il s’envolait vers Bavandar, vol qui ne dura pas bien longtemps, et où il connaissait la plupart des hôtesses. Un sourire rétrospectif quand il saisit ce que les journalistes traduiraient de cette complicité. Ce n’était pas insultant, elles étaient superbes. Enfin, d’autres responsabilités agitaient bien plus son cortex actuellement. A peine arrivé sur Nouvelle Tokyo il fut pris en charge, au QG Sud Tokyo de l’UEDA, qui n’était autre que son ancienne résidence, on dessinait la stratégie globale, et une cellule de veille avait été créée pour analyser ce qui se passait, et ce qui en découlerait.
En parallèle, on commençait, comme indiqué, les pour parlers avec les libéraux socialistes avaient commencés, l’alliance était logique. Mais dans l’autre main, celle qu’on tenait derrière le dos, les socialistes de droites subissaient les assauts incessants. L’on devait récupérer le maximum de cadre, et augmenter le nombre de représentants à l’Aurore. Peu à peu, on devrait lancer un débat interne pour voir quels étaient les pierres d’achoppements entre les avis de l’UEDA et des Socialistes de droites, pour, à terme, trouver un consensus.

Une fois renforcé on pourrait atteindre plus facilement la table des négociations, pour une potentielle coalition… Encore que l’UEDA souhaitait conquérir d’autres villes. Pour Nouvelle Séoul, on voyait mal comment l’on ne pourrait pas remporter la majorité des districts aux prochaines élections qui ne tarderaient d’ailleurs pas, Nouvelle Tokyo, on pouvait espérer se renforcer et récupérer un ou deux districts, peut être créer une tête de pont à Nouvelle Kobé, parmi les investisseurs… Bref, il fallait étoffer le mouvement, et y mettre tous les moyens possibles pour que cela soit fait à court terme. On enchaînait les meetings, l’assistance aux étudiants pour remplir les dossiers administratifs, mais aussi un pôle juridiques pour appuyer les plus faibles dans leurs requêtes, ou assister les PME, bref, on occupait les terrains, et ce d’autant plus facilement que les grands partis se concentraient surtout sur Nouvelle Tokyo et sa banlieue, ville dans laquelle il ne fallait surtout pas perdre pieds, mais dans laquelle on était conscient qu’une percée majeure était impossible. L’objectif était donc de leurrer les adversaires, de les fixer, de les inciter à se battre encore plus autour de Nouvelle Tokyo pendant qu’on irait prendre de la masse ailleurs.

Dans les quelques heures qui suivirent le jeune homme du cependant repartir sur Krypton, les négociations reprenaient de plus belles, les verres Skeibiens, exploités à fond par l’ASPIC, avec notamment les possibilités de les rendre opaques ou translucides en transmutant un bouton, d’en faire des pièces de blindages ou de chauffage, et de leur donner des formes des plus… Inattendues n’étaient pas l’argument le plus faible des vendeurs de Yacht, qui venaient de lancer une gamme « sécurité » qui devait déterminer des options agréables, mais augmentant la sécurité des navires, diminuant leur détectabilité, leurs faiblesses, entre autres. Bref, on cherchait de nouveaux clients, maintenant que l’entreprise avait atteint un premier palier de taille critique il était important de capitaliser et d’augmenter, au mieux, les partenariats avec des loueurs ou des personnalités qui souhaitaient étoffer/remplacer leur flotte personnelle. Il semblait d’ailleurs que les appareils personnels de la famille Impériale Krypto Arkilienne arrivaient en bout de course, et quel plus beau message publicitaire que de fournir cette famille ? On attendait l’appel d’offre, s’il devait jamais y en avoir un, avec impatience.

Les idées innées proviennent de notre faculté de penser elle-même


Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Sam 31 Déc - 1:17

Les approches faites aux socialistes de droite attirèrent trois députés dans les rangs de l’UEDA. Le parti fut rapidement la cible d’une contre offensive de la part des libéraux socialistes qui récupérèrent quant à eux six députés, réduisant le nombre des SD à 15, plus ou moins en guerre interne et cherchant les traîtres. L’affaire commence à faire du bruit dans la presse aunadariote où l’on semble écrire l’oraison funèbre d’un parti politique assailli de toutes parts. L’ULD s’y mit discrètement, monsieur Hu avait été aperçu avec le vice président du parti, le nouveau, après la défection de l’ancien à l’UEDA. Tous deux sortaient du “Shlintzen”, le restaurant de la tour 601 à New Tokyo, lieu célèbre pour sa neutralité et sa discrétion. Le débat interne semblait indiquer que récupérer davantage de membres allait donner un gros avantage à une branche pro pacte de Jadis au sein du parti mais un plus notable sur le volet social du parti en politique nationale, notamment en matière universitaire, c’était Nouvelle Séoul qui avait toutes les chances de tomber.

Les libéraux socialistes en revanche se montrèrent plus circonspects et si l’on était prêt à adopter des positions communes à l’Aurore, l’alliance systématique semblait inenvisageable. Vands (Bavanne aussi...), le Pacte de Jadis, l’Empire Krypto-Arkilien, en matière de politique étrangère l’on était d’accord sur rien en dépit d’une position proche en matière militaire. Sur le plan intérieur les attaques portées par l’UEDA aux chaebols dérangeaient. Ils étaient, après tout, le socle de la richesse d’Aunadar...

Le parti majoritaire ne se laissa pas prendre au piège et réagit dans toutes les métropoles ainsi que dans les campagnes où il était actif et en concurrence avec le Grand Parti National. L’appui public aux chambres de commerce redouble, notamment afin de couper le pied aux cellules de conseil de l’UEDA. Leur développement connaît d’ailleurs des limites pour des raisons de financement. Des entreprises de petite taille sont prêtes à financer mais l’on sent bien que la volonté récupération du contrôle des structures d’aides est derrière et l’on attendra probablement d’autres retours d’ascenseurs. Evidemment rien n’était dit, tout était implicite. L’offensive vers Nouvelle Kobé entraîna une contre offensive de l’Union Libérale Démocratique rapidement suivie d’une tentative de récupération du Grand Parti National, dénonçant la politisation de plus en plus extrême de l’activité économique, accablant toutes les parties. Le fait que l’on commençait songer à mettre en place des chambres de commerce concurrentes était en effet mauvais signe.

La famille impériale avait un statut particulier. En effet la majorité de ses revenus provenaient de rentes à long terme (il était inimaginable qu’elle joue sur des actifs risqués, du moins telle était la coutume), ce qui faisait qu’un appel d’offre n’était concevable que si l’acquisition avait trait à un appareil ou bateau officiel tel l’astronef de fonction qui avait été acquis il y à moins de dix ans. En matière privée, la famille procédait généralement discrétionnairement, en ce compris l'empereur lui-même et l'on apprenait ce genre d'acquisition qu'après coup. En revanche il se disait que la Princesse Appolonia cherchait à acquérir un bateau de plaisance.

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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Jeu 5 Jan - 1:13



Aux noirs soupçons inaccessibles, Envers vos chefs, vos généraux,





L’appel d’une jeune fille, qui n’en avait pas la conviction, mais qui était quasi sure, que la veille, tout ne s’était pas passé comme cela aurait dû se faire. La vie sentimentale d’Amian, ce qui le faisait sourire, créait probablement de l’emploi dans le secteur de la presse people. Aujourd’hui, on repartait, Camille et ses grands airs, si nobles et si fins étaient en dehors de l’horizon des évènements. Les enfants chez leur père qui allait bientôt déménager. Mais comme l’enfant, l’adulte sait, au fond de lui, qui sont ses protecteurs quand il est au fond du gouffre, face à sa mort approchante. La jeune employée de la FNVA avait probablement dû passer une soirée complexifiée par l’alcool et la testostérone débridée par quelques gestes mal interprétés. Tout cela n’était pas clair. C’est ce qui empêchait le plus ou moins député, et plutôt moins que plus Maire, de jeter la dernière pierre à l’édification d’une nouvelle proposition d’amendement, sur la formation continue assistée par l’état d’employés ne rejoignant pas un secteur qu’ils avaient précisément étudiés.

La Batmobile rugit, arrachant son conducteur, assis, l’air fat, dans un large sofa bien loin des sièges baquets prestigieux d’une autre époque. Alors que l’appareil se guidait seul de rue en rue, filait comme le vent, et accélérait comme la tempête, quelle reprise fantastique, le jeune homme consultait ses mails. Nouvelles du front ? La guerre était totale sur Aunadar. Peu de fois auparavant l’on avait assisté à une telle généralisation du conflit politique. Rien ne semblait pouvoir l’atténuer, les villes tombaient sous les combats de rue, les idées s’accumulaient, tout était bon pour trouver de nouveaux débouchés aux débats, aux politiques, l’homme bâté, pliant sous le joug d’une démocratie qui glapissait ses défauts, comme une furie nie son hystérie. La rage s’emparait de lui, une rage positive, énergétique et calorifique, il faisait chaud dans ce costume trois pièces mat… Mais le véhicule qui scannait en permanence son possesseur s’était rendu compte de ça, et la température de l’habitacle baissa en conséquence. Belle et grande technologie. Une main vers Aunadar, une main vers l’industrie. Une main politique, le gant noir qui colle à la peau, une main technologique, sous la forme d’un gant technique. Laquelle choisir ? Amian était gaucher, il utilisa donc bien sa main droite pour décrocher son téléphone. Angus le prévenait qu’Appolonia, princesse étrange de son état cherchait un yacht de plaisance. Devait-on sauter sur l’occasion ? On analyserait avant ses faits d’armes dans la jet set. A.S.P.I.C. Avait une image de marque à défendre, l’on ne fournissait pas un drogué en came, mais l’on donnait à l’actif le moyen d’être encore plus efficace. Bref.

Sortant de sa voiture et apposant son index contre l’analyseur, il rédigeait à l’aide d’un habile appareil de la NT-Com un mail à adresser à l’UEDA, il disait des bribes de phrases, qui étaient mises en ordre par un logiciel, logiciel qui utilisait un langage différent, tiré de celui de son propriétaire. Bref, un petit bijou, endémique d’Aunadar et extrêmement dispendieux que la société développant des yachts avait offert à ses cadres principaux pour fêter son premier milliard de bénéfice. Sourire ironique perpétuellement au coin gauche de la bouche, Amian pensait bien qu’on pourrait le considérer comme un Robin des Bois, arrachant des dizaines de millions aux riches, pour hautement rétribuer ses salariés. Un Robin des Bois victime de la mode et des usages et codes des millionnaires. Mais il pillait des milliardaires. Alors c’était dans l’ordre des choses…. Et puis, il était plusieurs dizaines de fois millionnaire, alors on pouvait considérer qu’il s’adaptait encore à une culture de prolétaire. Enfin, les marches avaient toutes étaient franchies, soixante-huit, comme d’habitude, et la porte s’était ouverte immédiatement. Il avait gardé la clef. La dame était là, effondrée. L’homme derrière elle, tout aussi effondré. Assez rapidement, quand il vu Amian il disparut, en s’excusant toujours très platement. Amian retroussant légèrement son pantalon couleur chêne s’assit.

    - Faudrait quand même que tu choisisses mieux ceux avec qui tu me trompes. Celui-ci n’a pas un dixième de ma classe, pas un quart de mon vocabulaire… Et vu sa stature, pas la moitié de mon garrot. Enfin, j’ai vu que tu ne souhaitais pas porter plainte, je suis donc là pour t’apporter l’épaule compatissante du mari cocufié mais toujours amoureux j’imagine.
    – Je veux partir pour New Tokyo …
    – Et moi, être intime avec Appolonia
    – Zéro classe, aucune répartie… Tu régresserais. J’ai vu ta nouvelle concubine, tu fais dans la grognasse télévisuelle maintenant ?Et tu veux passer à la Princesse ?
    – Je ne fais jamais qu’explorer les possibilités qui s’offrent à ma petite personne. J’étais orateur dans un petit bar il y a trois ans. Ce bar aujourd’hui emploie trois cent personnes et constitue l’une des grandes chaînes Aunadariote, et la première coentreprise AKA, devant ma Vipère, je suis riche…. Et je n’y arrive toujours pas avec les femmes, comme toi avec les hommes. Tu voudrais vivre où chez la Grande Nation ?
    - Tu habites Nouvelle Tokyo non ?
    – Justement pour ça que c’est hors de question que tu y vives si nous ne nous marions pas. Je n’ai pas envie d’apprendre que tu t’es tapée la moitié de l’Aurore, ce qui pourrait me valoir un procès pour traîtrise à la nation…
    - Ou une médaille pour l’immense bonheur que tu auras permis à cette nation de toucher.
    - J’aime ta modestie. Enfin bref, Nouvelle Séoul est extrêmement… Cool. Les jours s’y passent avec plaisir, il y a beaucoup de travail, du dynamisme… Et j’y ai peu d’ennemis. De plus, il y a un Lycée Krypto Arkilien, au cas où tu voudrais scolariser nos enfants.
    - Tu es horriblement con…


C’était pourtant vrai. Il y avait un fort bon lycée à Nouvelle Séoul, et même plus qu’un. Mais c’était probablement plutôt les mimiques d’Amian qui tentait de jongler avec une olive à l’aide de ses lèvres et de son nez, regardant les cieux, avachis que ses paroles qui exaspéraient Camille. L’homme est ainsi fait. Les deux savaient parfaitement ce qui les liait, et la profondeur de ses chaînes de Tungstène Forgé et Laminé, le Graphène du « RT Gloire » vendu récemment n’était que peu de chose à côté de la ténacité de cette relation. Sans même la regarder le jeune homme donna les clefs, une pastille, de son appartement à Nouvelle Séoul. L’affaire était entendue, elle s’y ressourcerait, et lui jouirait de l’appartement sur Krypton. Pratique. On pourrait toujours y inviter une princesse.
Ou deux.

Enfin, le micmac, sans parler de restauration rapide Aunadariote allait pouvoir être réglé. La venue, sur l’Avenue des fusillés, de la Kryptonne incitait Amian à vouloir rapidement conquérir cette ville. Il fallait, autant que faire se peut, préserver de la guerre le seul bastion de l’UEDA… Et bouter le feu à ceux des autres. Des instructions relativement ouvertes furent envoyées pour donner le coup de grâce aux SD, en leur proposant une renégociation interne, les incluant de fait, de l’avis sur la politique d’alliance du mouvement Elantiste, en contrepartie de l’ajout de leurs réseaux et de leurs batteurs de tambour, au son des chœurs du parti d’Amian, claironnant la charge d’un état enfin généreux avec ses jeunes, et de fait, son avenir. Bref, on voulait bien parler, discuter de Jadis ou de Krypton, de Christiansa ou de Resha, d’Arkilia ou de Luderitz, mais les Socialistes de Droites, pas en position de force, devaient faire profiter de leurs réseaux l’UEDA, et ce sans délai. On lancerait, de plus, en sous-main, des discussions avec les partis avec lesquels on serait emmené à potentiellement faire une coalition, visant à définir les contours probables de tels accords. Quels en étaient les principales pierres d’achoppement ?

Les Chaebols. Cet intouchable qui était envié. Quel paradoxe. En d’autres temps, Amian serait mort pour les avoir défié. Mais aujourd’hui… Les groupements n’étaient pas visés par le jeune homme, ce qui le chagrinait c’était la main qu’ils portaient sur le pouvoir. Le fait qu’ils aient l’oreille des dirigeants n’était pas un problème, celui que les dirigeants aient l’oreille des Chaebols, l’étaient plus. Il ne ferait rien pour priver Aunadar de sa compétitivité, au contraire, les propositions fleuraient par dizaines. Ainsi on pourrait moduler l’impot local sur les sociétés pour construire des édifices communs à toutes les entreprises, comme de meilleures connexions, ou des centrales énergétiques, ou autre infrastructure physique ou virtuelle allant dans l’intérêt de toute l’entreprise. Le principe était simplement qu’une firme n’écrase pas, n’efface pas les autres, au risque de se retrouver en monopole. Aucun CHaebol ne trouverait Amian sur sa route s’il se limitait à ses prérogatives. Livrés à la concurrence féroce des groupes Jadéens et Unioniens, les Chaebols avaient un choix, diriger Aunadar, et se contenter du marché Aunadariote, ou œuvrer en bonne intelligence avec les institutions de la Grande Nation, et conquérir de nouveaux marchés à l’étranger, en étant lié à une politique étrangère humble et sincère de la part du pays entier.

Tendant ses habits à Camille, et la conseillant sur telle veste, qui ne lui saillait guerre, ou qui mettait bien trop ses seins en valeur, pour une visite de famille, le jeune homme rédigeait, ou plutôt dictait un mail. Ce qui créa un fou rire, quand s’adressant à la jeune fille, il dicta une phrase relativement osée au secrétaire qu’il portait à l’oreille qui, bijoux de technologie oblige, eut une réaction hoquetante, imitant à la perfection la gêne. Les deux amoureux partagèrent un doux enlassement avant honteux, de s’éloigner l’un de l’autre. Dans l’intervalle cependant Amian envoyait un mail à destination de l’UEDA, qui devait par la suite devenir un communiqué officiel. Peut-être un tournant supplémentaire.

« Peut être serait il temps de cesser la lutte politique tout azimut, les partis se servent de leur moyen, sauf celui au pouvoir qui utilise les finances de l’état, les entreprises utilisent cet état de fait pour essayer de resserrer encore leur contrôle sur le milieu, et si nous n’avons pas plié aux demandes, nous ne doutons pas que certains autres le ferons. Nous pourrions utiliser les budgets de l’ASPIC, qui, comme chacun sait, est liée par la personne d’Amian Ae Saster à notre parti. Nous avons décidé, pour le moment de ne pas le faire. Succomber à la tentation nous permettrait pour sûr de gagner les polémiques, d’être affichés de partout, et au fond, de gagner les cœurs et les inconscients. Ce n’est pas notre idée de la politique. L’UEDA propose une charte, à discuter entre tous les candidats à l’élection, devant être débattue en tout point, tous les jours, et par tout le monde, qui dans l’idée permettrait d’exempter certains domaines de la surenchère démagogique, qui peut être parfois extrêmement ennuyantes. Parlons pour l’anecdote de ce procédé qu’un ingénieur de l’ULD avait définis, qu’il n’avait jamais proposé pour pas que le GPN ne se l’accapare comme il l’avait fait avec d’autres avant ? Un procédé similaire a été promu ailleurs, les milliards sont allés ailleurs, nous les avons perdus. Ces exemples sont légions. L’UEDA sait ce qu’elle doit aux méprisés « débats de comptoirs » et pense que tous les citoyens devraient pouvoir donner leur avis, sur les sujets que nous ne devons pas exploiter pour de la politique politisante, mais uniquement en débat de fond. Signer et discuter cette charte éclaircira et rendra plus propre le débat politique, et nous sommes sur que l’accord en bonne intelligence rejaillira sur Aunadar entière et fera des émules. Ceci est une main tendue à tous ceux qui croient en la discussion constructive, source de grandeur. »
La signature était un nom, « d’un groupe de rêveur insatiable, fluets, et sans avenir aucun », un surnom qui avait été attribué par un magazine proche du pouvoir aux débuts de l’UEDA, à l’époque où elle n’avait pas vraiment de nom. La route avait été longue.

Enfin, si le parti majoritaire chercha à éviter d’être fixé sur Nouvelle Tokyo pour tenter de rivaliser sur Nouvelle Séoul, il y perdrait probablement bien plus de plumes qu’escomptés, vu que cela signifiait qu’il perdrait d’autant plus de districts dans la capitale, au bénéfice de l’ULD et de l’UEDA, tout en ne pouvant s’emparer, au mieux, que d’une part extrêmement minoritaire des bastions très fortement à la main d’un parti. Nouvelle Osaka pour l’ULD, Nouvelle Séoul pour l’UEDA. On perdrait probablement un peu de poids dans l’inertie, dans la campagne, mais malheureusement, on ne jouait pas aujourd’hui pour gagner les élections, mais bel et bien pour compter au maximum dans le futur découpage ministériel. Il était en effet douteux d’assister à une majorité vraie ainsi qu’à une Assemblée portant une couleur majoritaire indiscutable. Dès lors, à l’heure où blanchissait la campagne, l’on irait pas ni par la forêt, ni par la montagnes, mais uniquement par les mégalopoles. Tout en développant en secret un réseau vers « les terres » traditionnellement trop de droite pour pouvoir voter UEDA, et majoritairement anti Vandsienne, il ne fallait néanmoins pas oublier ces citoyens.

Ne quittez jamais vos drapeaux,Et vous resterez invincibles.




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On ne saurait trop le dire, on ne saurait trop le proclamer: ce que recouvre pour nous le mot si confus de culture _ l'ensemble des créations de l'art et de l'esprit _ c'est à la Grèce que revient la gloire d'en avoir fait un moyen majeur de formation de l'homme. C'est par la première civilisation sans livre sacré, que le mot intelligence a voulu dire interrogation. L'interrogation dont allaient naître tant de conquêtes, celle du cosmos par la pensée, celle du destin par la tragédie, celle du divin par l'art et par l'homme. Tout à l'heure, la Grèce antique va vous dire:
J'ai cherché la vérité, et j'ai trouvé la justice et la liberté, j'ai inventé l'indépendance de l'art et de l'esprit. J'ai dressé pour la première fois, en face de ses dieux, l'homme prosterné partout depuis quatre millénaires. Et du même coup, je l'ai dressé en face du despote !

C'est un langage simple, mais nous l'entendons encore comme un langage immortel.
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MessageSujet: Re: [Vermeille]Un Amian dans la vi(ll)e    Sam 14 Jan - 1:04

Le parcours d’Appolonia, 31 ans, était connu. Etudiante à l’Université de commerce Kirill Waffenberger avec mention, deux stages chez Arkilian Logistics et de facto rattachée au ministère des Affaires étrangères où elles a accompagnée puis dirigée des missions diplomatiques spéciales, notamment en République Royale de Skeïb, sur Jadis et enfin sur Pergame et Pergale, elle est actuellement responsable des négociations visant à rapprocher les politiques de l’Empire, Pergame et Pergale. Même ses détracteurs (car il y en avait toujours et Amian en savait quelque chose). Elle était mariée à un certain Sargon Gothka, marquis Rayad, 34 ans, ingénieur biologiste et actuellement directeur d’une équipe de recherche travaillant sur l’humain. Ils avaient deux enfants, Viktor et Bashir.

Les Socialistes de Droite cédèrent, et cédèrent vite, peut-être un peu trop. Cinq de plus rejoignirent l’UEDA, quatre rejoignirent les libéraux socialistes et enfin l’ULD ramena un membre. Des cinq restant trois demeurèrent sur liste indépendante, deux autres firent de même mais annoncèrent qu’il s’agissait de leur dernier mandat.

Les libéraux socialistes n’envisageraient que des coopérations ponctuelles en matière parlementaire et l’élaboration d’une coalition gouvernementale n’était pas à l’ordre du jour.

Les pierres d’achoppement avec d’autres partis ? Il y en avait beaucoup. Les injures pour l’ULD, Vands pour le GPN actuellement en phase de reconquête politique sur les affaires de corruption, le ton se faisait de plus en plus musclé. Les chaebols étaient aussi une pierre d'achoppement en ce qu’ils étaient vu au contraire comme les plus en mesure de “conquérir” le monde et au contraire, l'émanation même de la “Grande Nation”.

La proposition de charte fut accueillie avec scepticisme par les observateurs du monde politique, notamment parce que la confiance en la capacité de l’UEDA, de l’ULD et GPN à la respecter n’était pas au rendez-vous. La stratégie de communication de l’UEDA, souvent perçue comme démagogique, avait fini par rapidement débrider les plus mauvais esprits. Pareille tentative fut par ailleurs perçue comme un argument de faiblesse car si la “politique de café”, à qui l’UEDA devait presque tout, s’était généralisée, ce n’était certainement pas du fait de partis traditionnels comme le GPN ou l’ULD. Les accusations permanentes de corruption et, plus ou moins, de trahison avaient poussées à la mobilisation des masses des partis existants mais aussi généré d’autres mouvements, de diverses tendances. Dans les cafés, les réunions et clubs de sport.

La répartition des sièges fut donc la suivante :

UEDA: 9
Libéraux socialistes : 97
ULD : 227
GPN : 112
Sièges indépendants : 5


Total : 450

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