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 Il était une fois, Erikea (Devon Hope)

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MessageSujet: Il était une fois, Erikea (Devon Hope)   Mar 13 Mar - 1:09

HJ : Pour rappel, la seconde carte détermine les influences des différentes forces actives dans la ville.
http://t-c-w.forumpro.fr/t2253-carte-de-nasirismi




Once upon a time, Erikea



Nasirismi, Devon avait grandit dans une ville peu sûre, lorsque l’on était d’un faible niveau social. Il y avait toujours régné une forme de désordre ordonné, les gangs et réseaux avaient toujours existé et étaient tolérés, parfois, lorsqu’ils aidaient la population à survivre sans chercher à confisquer du pouvoir sous une autre forme que de l’argent qui serait de toutes façons ponctionné par les autorités. Les choses depuis 2759, quatre ans déjà, avaient évoluées brusquement. La fin des distributions de sédatifs à la population, la démilitarisation forcée du régime, avaient conduits la planète à la dérive et ces structures avaient brusquement trouvées finances, armes et... Rien face à elles. Il s’en était fallu de peu, entre le Putsch de Tunley et les séraniens pour qu’Erikea disparaisse et elle était encore sur la sellette. La période de danger avait d’ailleurs brusquement affaibli le père de Devon. La certitude d’être au sommet de la civilisation avait disparue d’un seul coup, lorsque des séraniens s’étaient mis à arpenter les rues. Et ils avaient beau être partis, on savait toujours qu’ils étaient dans les antichambres du quartier du gouvernement.

Depuis le gouvernement avait entamé une reconquête, laborieuse, de sa propre planète. Un calvaire lent et long qui promettait de durer des années. L’armée, l’entrepreneur qu’était Devon s’en était rendu compte, était plus occupée à empêcher que toute force importance ne face surface qu’à réduire lesdites forces elles-mêmes. C’était impossible. Alors on gagnait du temps et on laissait faire les gardes privés pour qui ne pouvait bénéficier des armées d’Erikea. Car ils étaient beaucoup. En dépit de son influence, limitée, ni Devon ni son père n’étaient parvenus à faire protéger toutes leurs infrastructures par l’armée ou la Milice. Il avait fallu monter son propre service de sécurité.

Le QG de la compagnie, située à proximité de la base Alert-03 (A-03), était lui sécurisé, au moins.

Mais ce n’était qu’un problème parmi d’autres. La concurrence d’entreprises érikeannes était rude et la compagnie connaissait des problèmes d’exportation. Les droits de douanes sur ses produits étaient importants, notamment sur Seranon, et les autorités locales faisaient des misères pour les implants cybernétiques qu’il tentait de caser auprès des fournisseurs d’hôpitaux et de services de santé. Evidemment le climat sécuritaire n’arrangeait rien et perturbait la production : le personnel était moins efficace, craignait pour sa famille, et devait affronter le coût très haut de la nourriture depuis plusieurs années. La salubrité de secteurs entiers n’était plus assurée tout simplement parce que les autorités avaient autre chose à faire. Les animaux mutants gavés de produits chimiques s’étaient multipliés et proliféraient à toute vitesse. Les opérations de dératisation étaient musclées mais trop peu fréquentes. Araignées albinos, serpents, chiens errants en meutes ou non, insectes de la mains, ce n’était pas pour rassurer la main d’oeuvre, ni Devon d’ailleurs. L’esprit populaire en étaient arrivés à considérer ces animaux, toujours réduits mais jamais exterminés, comme des formes de mauvais génies. Enfin les humains reclus et exclus, vivant dans les souterrains et niveaux inférieurs, les Al Fuera, s’étaient également multipliés avec la récession et la crise économique qui sévissait sur la planète. Bandits, révolutionnaires sans moyens, terroristes ou tout simplement crèves la faim, ces groupes, ne trouvant même plus de déchets sortaient assez régulièrement des sous sols qui leur faisaient office de maisons pour monter, et chercher dans des frigos à peine plein de quoi manger.

Nasirismi. Rien ne semblait indiquer une telle décrépitude. La ville, depuis le building flambant neuf de Devon, rénové par la politique gouvernementale d’installations de zones économiques spéciales fortifiées à proximité des bases militaires, la ville était toujours aussi immense, toujours aussi impersonnelle, toujours aussi... Érikeanne. Cette ruche grise, ces usines, moins actives, cela se sentait, mais toujours cette impression de puissance. Une puissance enrayée, battue, se tordant de douleur mais qui semblait toujours, au fond d’elle-même, en vouloir et qui trouvait dans la fin du Unity Act, cette loi qui imposait une mise sous stupéfiants d’une écrasante majorité de la population. Erikea s’éveillait, mais certaines puissances étrangères tentaient de capter cet éveil à leur profit, à le faire dégénérer en désordre. Côté gouvernement l’on hésitait entre réinstaurer le sommeil en douce, le remettre en place partiellement ou user de toutes les forces vives plus efficacement. La situation et la masse que représentaient plus de dix milliards d’humains ne plaidait cependant pas pour la dernière solution. La facilité était de mise sur nombre de question et à vrai dire, on avait à peine les moyens d’appliquer les solutions un et deux. Bref l’on ne faisait rien et le post-it appelé armée tenait tout. L’on cherchait de la colle du côté du Palais du Diktat-Colonel, c’est que celle du premier post-it commençait à trop sécher...

En attendant, le général commandant le district militaire refusait d’envoyer une compagnie de Milice assurer la sécurité des installations hors zone spéciale de Devon parce qu’il a vait autre chose à faire avec cette compagnie. Non on ne pouvait pas délocaliser l’usine au sein de la zone parce qu’il y avait d‘autres entreprises qui attendaient depuis plus longtemps (ou qui avaient payées plus mais cela ne se disait pas, si on voulait vivre et ne pas voir ses moyens de production saisis). Ted Armbruster, le patron de la boite de sécurité privée que le père de Devon avait embauché pour la sécurité était débordé et demandait à pouvoir passer à autre chose que le simple pistolet mitrailleur. Il voulait plus lourd et surtout l’autorisation du commandant de district de pouvoir passer à l’action et devenir collaborateur de la Milice, histoire d’avoir une marge de manoeuvre autre que la simple défense des installations. Et il restait toujours ce marché de riches érikeans à conquérir, les étrangers également et la concurrence internationale à affronter.

Conrad étant dans la pièce, assis à regarder la ville, lui aussi.

-Je dois avouer que ces nouveaux administratifs et généraux me surprennent. Ils sont plus voraces, plus durs. Oh ceux auxquels ils succèdent l’étaient aussi mais pas de la même façon. Ceux-là plaisantent moins. Ils sont moins sûrs d’eux. Il va falloir composer avec eux différemment que de la manière dont je le faisais.




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MessageSujet: Re: Il était une fois, Erikea (Devon Hope)   Jeu 15 Mar - 22:22



Devon regardait l'immense ville qui s'étendait devant lui au travers de la grande baie vitrée de ses appartements privés situés en haut de la tour. La ville grouillait d'activité comme une fourmilière sauf que celle-ci représentait la puissance perdu d'Erikea... Une puissance qui pourrait être retrouvée un jour ou l'autre mais pour l'heure, il y avait des problèmes plus importants que ça et qui prenait tout son temps. Il devait résoudre ce problème avec ce commandant qui devenait assez agaçant mais aussi s'occuper de son antenne sur Seranon. Tant de choses à l'apparence si simples mais si difficile et importante...

-Je dois avouer que ces nouveaux administratifs et généraux me surprennent. Ils sont plus voraces, plus durs. Oh ceux auxquels ils succèdent l’étaient aussi mais pas de la même façon. Ceux-là plaisantent moins. Ils sont moins sûrs d’eux. Il va falloir composer avec eux différemment que de la manière dont je le faisais.

Devon se retourna et regarda son père qui avait interrompu le cours de ses idées. Son père sans qui il serait encore dans la rue à tenter de survivre parmi la drogue, le sexe, la violence et autres joyeusetés qu'offre les bas-quartiers. Il lui avait tout appris et lui avait offert son entreprise qu'il avait monté dans la cours des grands mais il restait beaucoup à faire encore...
Il s'approcha de son père et lui sourit avant de lui répondre:

-Oui... Une époque bien sombre dans laquelle nous vivons mais nous pouvons apporter un peu de lumière dans ces ténèbres. Il faut juste apprendre comment les caresser dans le sens du poil jusqu'à ce qu'on puisse les détruire dans le dos comme on le fait si souvent avec nos anciens concurrents sauf qu'ici, cela prendra plus de temps.

Le vieil homme tourna son regards vers son fils et lui sourit avec tristesse.

-La rue t'as rendu trop ambitieux et sans coeur mon fils... Fait attention, car ça pourrait se retourner contre toi un jour. Tout ne se joue pas comme tu l'escomptes dans la vie, il y a souvent des imprévus.

Devon se retourna vers la baie vitrée et reprit sa contemplation de la ville, méditant sur les paroles de son père et réfléchissant aux moyens de résoudre les problèmes actuels...

(Un peu court mais j'avais pas trop d'idées pour ce post là^^ Le prochain je ferai plus long^^)
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MessageSujet: Re: Il était une fois, Erikea (Devon Hope)   Dim 18 Mar - 15:23

Les problèmes actuels. Il y avait naturellement plusieurs moyens de le résoudre. Certains étaient plus aisés que d’autres mais pouvaient rapporter moins.

L’on pouvait identifier trois problèmes. Le premier était la sécurité de installations de la compagnie. Le second portait sur les parts de marchés sur Erikea même et la concurrence nationale. Enfin le troisième était le positionnement international de l’entreprise. La solution au troisième problème résidait dans la résolutio des deux questions précédentes. Erikea n’était pas une planète sûre, et l’on comptait des retards et des surcoûts pour presque toute production. Or un client voulait avant tout pouvoir être livré en temps et en heure (chose qui pouvait être rendue impossible à cause de la piraterie mais cela, Dévon n’était absolument pas en mesure d’influer dessus à l’heure actuelle, mais cela pourrait peut-être changer un jour, qui sait...).

Armbruster, patron de la sécurité, suggérait de s’appuyer sur des forces parallèles, si l’armée ne venait pas à la rescousse. Une telle méthode, certes intéressante dans un premier temps, aboutirait certainement à un conflit d’intérêt certain avec les autorités publiques dont le général commandant du district, le général de division Christopher McNabb. Une telle solution garantirait cependant la sécurité des installations et l’accès à un marché parallèle lucratif. L’on mettait en revanche le doigt dans un engrenage à propos duquel Dévon n’aurait qu’un contrôle très relatif, voir aucun, s’il aboutissait à s’allier avec de trop mauvaises personnes.

Une autre, consistait à se rendre essentiel à McNabb ou du moins le convaincre que l’entreprise le serait, lui prouver qu’il était possible de résoudre des problèmes en commun. Mais il faudrait convaincre le général et surtout, ne pas se faire doubler par lui...

Enfin on pouvait chercher à délocaliser les usines ailleurs en ville. Mais c’était des secteurs moins connus, Armbruster devait être remplacé car ce n’était pas sa zone et enfin il faudrait affronter les listes d’attente des autres zones économiques spéciales. C’était un procédé coûteux et relativement long mais qui permettait d’éviter le recours à la force. Conrad en admettait le classicisme mais insistait sur le rapport coût bénéfice. Dévon avait relevé l’entreprise jusqu’à un point où pour progresser, il lui faudrait des appuis en haut lieux, quel que soit leur camps. Restait à choisir le bon...

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