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 L'Ombre de la vérité [Albert Blake]

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Albert Blake
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MessageSujet: Re: L'Ombre de la vérité [Albert Blake]   Dim 25 Sep - 3:39

HRP : Excellent post, Rumy, l'un des meilleurs depuis le début de ce sujet. On dirait que je vais avoir affaire à un homme de goût.

Une fois arrivé à ma modeste demeure, je décidai de ne pas lire les messages d'Alexandra tout de suite, considérant qu'une inspection minutieuse de l'appartement était nécessaire pour déterminer si j'étais ou non mis sous écoute et espionné. J'étais plutôt familier avec les techniques d'espionnage étant donné mon appartenance aux SSJ et j'avais eu l'occasion de voir comment on plaçait des micro-caméras à très haute résolution dans les endroits les plus incongrus après avoir vu les techniques pour s'introduire par effraction sans laisser la moindre trace, nécessitant du matériel de pointe que seuls le gouvernement ou une immense fortune permettaient d'acquérir.

La technologie et la science se révélaient étonnamment productives et créatives lorsqu'il s'agissait d'agir pour la "sécurité" ou pour des buts bien moins avouables. J'avais ainsi eu l'occasion de voir des micro-drones intelligents capables de s'adapter à toute surface, pilotables à distance et équipés de toute une batterie d'outils ultra sophistiqués permettre de mettre la main sur le parrain de la pègre opalienne qui échappait aux SSJ depuis un certain temps, parrain qui fut remplacé quelques heures après l'arrestation de l'ancien ... Bien entendu, l'utilisation de moyens aussi coûteux et rares n'était qu'exceptionnelle, et à moins que mes adversaires aient des milliards de crédits à dilapider pour espionner mon humble personne, je doutais qu'un de ces drones se trouve dans mon appartement.

Le matériel qui aurait été utilisé pour m'espionner aurait été plus basique, plus artisanal : je cherchais donc des micro-caméras à chaque endroit qu'un esprit tordu aurait pu trouver adéquat après avoir cherché dans les lieux plus communs. Mon imperméable de rechange se trouvant dans un petit placard situé en face du lit dans ma chambre n'avait aucun micro ou caméra sur lui, de même pour tous les minuscules interstices que je pus trouver dans les quatre pièces qui composaient ma demeure. Rien dans la chambre, dans le salon, dans la salle de bains ou dans la cave. J'entrepris donc de rechercher des micros dans les murs pour ne rien trouver non plus. L'utilisation de divers scanners de sécurité gouvernementaux -ainsi que quelques uns que j'avais moi-même programmés, considérant ma confiance pour Jadis- sur mon ordinateur personnel n'aboutit à rien non plus.

Cela signifiait donc que mes adversaires -il me plaisait désormais de les appeler ainsi- n'avaient soit pas encore investi mon appartement ou alors qu'ils s'étaient montrés bien plus retors et avaient eu recours à des moyens que j'ignorais encore. Dans tous les cas, il m'était impossible d'en savoir plus et je décidai donc de faire une entorse à la prudence permanente qui m'avait depuis si longtemps déjà très souvent été bénéfique.

Je me trouvai là, assis sur une simple chaise face à mon bureau et mon terminal informatique, sans compter un holopad qui se trouvait devant ledit terminal et était désormais l'objet de toute mon attention, traînant au milieu de dizaines de feuilles de notes et de théories forgées par des années de collectes d'informations auprès de diverses sources dont une certaine partie était décédée peu après en avoir divulgué certaines, dans de mystérieux accidents que la police jadéenne ne pouvait résoudre. Cet holopad était probablement l'une des clefs de cette affaire. Une réponse à un bon nombre des questions que je n'avais cessé de me poser concernant les évènements arrivés en ce jour funeste il y a des années mainteant. Et enfin, il s'agissait de mes derniers souvenirs d'Alexandra.
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Rumy
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MessageSujet: Re: L'Ombre de la vérité [Albert Blake]   Dim 2 Oct - 23:54

Dans les documents d'Alexandra, il y avait d'abord une liste de documents qui regroupait des informations sur certaines personnes. Chaque document comportait généralement une image de ladite personne et de nombeuses informations sur sa vie, notamment son compte bancaire, ses études, sa famille, son dossier médical, ses fréquentations, ses intérêts, ses vices, son travail, sa carrière...etc. Or, dans chaque document, il y avait la mention ''Éliminé'' en rouge sur les photos des personnes. Il y avait 14 personnes en tout et Blake n'en connaissait aucune.

Citation :
Jason Dawson
Ricardo Di Callo
Erik Svensson
Irène Normandeau
Samy Sanders
Aristide Ngabo
Laure Bérand
Owen Thomas
Tanit Suwanmethanon
Christopher Ross
Stélios Leondaritis
Ariane Nobel
François St-Arnaud
Bao Saosing

Dans les autres documents, il y avait de nombreux documents portant le sceau des Services Secret Jadéen, mais le sceau avait une légère différence. Au lieu de voir l'inscription ''Jadean Secret Services'', il était écrit ''Secret Départment''. Blake n'avait jamais entendu parlé de ce Département Secret. Alexandra avait écrit de nombeuses notes sur ce département. Notamment le fait qu'elle y travaillait. Une information étonnante puisque Alexandra le lui avait jamais dit. Les notes expliquait que le Département secret étaitt un département inexistant au sein des SSJ datant de l'époque ou Jadis était toujours une colonie de la Fédération Solaire Unie. Le département avait été créé dans lee but de surveiller les personalités politiques, économiques et culturelles Jadéenne en vu de garder un contrôle sur la colonie. Or, la crise Jadéenne fit perdre à la FSU sa colonie Jadéenne et la République Fédérale de Jadis nacquit. Or le Département secret continua ses activité, mais pour la République elle-même en effectua les tâches ingrate que les SSJ n'avait aucun droit de faire. Notamment de mettre sous écoute des citoyens Jadéens, mais aussi de les mettre hors d'état de nuir discrètement. Ce département était connu de très peu de gens. Alexandra fit allusion au fait que même le Président de la République et le Directeur des SSJ ne connaissait son existence. Une organisation dans une organisation, c'était particulier. Selon les notes d'Alexandra, un seul homme soupçonnait l'existence d'une telle organisation et celui-ci l'avait envoyé enquêter sur celle-ci. Celà avait prit 7 années avant de réussir à infiltrer celle-ci et encore là, elle n'était qu'une simple intermédiaire et n'avait accès à aucun membre dudit Département et de quelconques informations. Il y avait encore de nombreuses notes et de nombeux d'autres documents, mais celà prendrait des jours pour tous les consulter.

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MessageSujet: Re: L'Ombre de la vérité [Albert Blake]   Sam 8 Oct - 17:46

Les informations révélées par les documents se montraient extrêmement surprenantes et intéressantes. Le premier document que je trouvai fut une liste de 14 personnes, avec une biographie détaillée allant jusque dans les détails les plus personnels. Il était évident que ces informations avaient été récoltées par un espionnage intensif. Mais, parmi cette liste, ce qui me frappait le plus était ce gigantesque "Éliminé" rouge sur chacune des photos. Il ne s'agissait donc pas simplement d'espionnage mais d'une sorte d'organisation criminelle qui se renseignait et éliminait chaque personne susceptible de la gêner ...

Une autre chose était étrange. Sur de nombreux autres documents rapidement observés se trouvait le sceau des SSJ, mais cette liste avait un sceau légèrement différent puisqu'on y lisait "Département Secret". S'agissait-il donc d'une division secrète des SSJ ? Les nombreuses notes de ma défunte femme me permirent d'y voir plus clair. Il semblerait qu'elle soit parvenue à découvrir l'existence de ce département, qui, selon elle, n'était même pas connu du directeur des SSJ ou même du président Hallenberg, et ait ensuite réussi à l'infiltrer et à obtenir quelques précieuses informations. Ce Département Secret datait de la Fédération Solaire Unie et avait été mis en place afin de surveiller l'ancienne colonie jadéenne ... mais même après la scission entre la FSU et Jadis il avait continué à effectuer ses mêmes tâches dans l'absolu secret, supposément pour le bien de la République.

Quelque chose devint évident. La mort de ma femme aux mains de mon frère était due à ce Département Secret. Mon frère était membre de ce putain de département et c'était ce que je cherchais depuis le début, depuis que j'avais infiltré les SSJ. Alors pourquoi avait-il fallu que je passe des années chez les SSJ alors qu'ils n'étaient même pas au courant de l'existence de ce département secret ? Pourquoi avait-elle insisté pour que ces informations me soient remises des années plus tard ? Savait-elle que si elle venait à mourir, éliminée comme tant d'autres par ce département, je ferais tout pour en découvrir les coupables ? ... Et enfin, savait-elle que mon frère jumeau faisait partie de cette organisation ?

Tant de questions et aucune réponse. Un mélange de frustration et de colère m'envahissait. J'en voulais à ma pauvre et défunte femme de m'avoir caché tout cela, je m'en voulais à moi-même d'avoir été si insaisissable et d'avoir empêché son avocat de m'informer de tout cela plus tôt ... Avant de me rendre soudainement compte d'une chose. Le Département Secret n'était-il pas lié avec toute cette affaire concernant Summers et Duvallier ? Duvallier n'était-il pas un des membres de cette organisation ? J'en étais soudainement venu à en être persuadé et cela stoppa net ma colère pour laisser place à une puissance détermination. Résoudre cette affaire, remonter aux commanditaires, cela me mènerait droit jusqu'au sommet de cette organisation. Et il serait alors temps d'exercer ma vengeance, ma propre vision de la justice que le gouvernement jadéen ne mettrait que trop de temps à exécuter ...

Je n'avais plus de temps à perdre en lisant cet holopad, il pouvait désormais attendre puisque j'en avais lu l'essentiel. Il me fallait maintenant avancer dans cette affaire et justement le message codé trouvé auparavant devait avoir été décrypté. Une autre pensée m'assaillit : si Makiadi était mon allié et il s'était prouvé l'être depuis le début de cette affaire maintenant, il devait être mis au courant.

J'entrepris de l'appeler afin d'organiser un autre rendez-vous, dans un lieu différent de la dernière fois ...
... Après cinq minutes d'essais infructueux, l'holopad afficha que Makiadi était injoignable.
Qu'est-ce que ça pouvait donc bien signifier ? Avait-il simplement éteint son holopad ou lui était-il arrivé quelque chose ? Si le département secret était bien derrière tout cela, les chances étaient assez fortes pour qu'on ne lui laisse guère de chance de survie si ils le capturaient. Et s'ils pouvaient enlever Makiadi, ils pouvaient m'enlever moi aussi. Rien n'était sûr, cependant, je devrais m'en assurer.

Pour l'heure, il me fallait obtenir ce message décrypté et avancer dans mon enquête. Après avoir vérifié que mon pistolet Tz était bien chargé, je me rendis vers les locaux du FSD.
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MessageSujet: Re: L'Ombre de la vérité [Albert Blake]   Mar 18 Oct - 3:44

Blake arriva aux bureaux du FSD vers 16h56. Généralement vers 17h, le personnel commençait à rentrer chez eux, surtout ceux ayant une famille. Les célibataires, eux, quittaient généralement vers 19h ou 20h tout dépendament de leur motivation. JacK Philips était l'un de ceux qui resterait célibataire toute sa vie. Hackeur durant toute son adolescence, s'amusant notamment à intégrer des groupes de hackeur réactionnaires qui effectuait généralement des actions contre des intérêts Erikeans, Seraniens ou Alttoriens sur les territoires Jadéens, notamment au niveau informatique. Or, se fût par le plus grand hasard qu'il fût engagé au sein des SSJ et du FSD, il avait travaillé quatre année dans la Cellule Anti-terroriste dans la section du Cyberterrorisme avant de se retrouver dans le département informatique. Le décodage était sa spécialité et il avait justement décodé le message de Blake.

Citation :
Si vous lisez ce message, c’est que je suis probablement mort ou bien que j’ai quitté Opale pour me mettre en sécurité avec ma petite-fille. Cela fait maintenant 5 ans que je travaille pour eux, je ne les connais pas, je n’ais jamais vu leurs visages, mais ils ont causé la mort de ma fille il y a cinq ans pour m’obliger à falsifier des autopsies. Ils ont menacé de tuer ma petite-fille si je n’obéissais pas et c’est se que j’ai fais durant ces cinq années. Mais se qu’ils ne savent pas, c’est que j’ai caché dans ce fichier toutes les vraie autopsie que j’ai effectué ces 5 années, toutes celles qui ont été falsifié. Une cinquantaine de personne dont les familles croient qu’ils sont mort par accident, mais la vérité c’est qu’ils sont tous mort assassiné!

Dr. Hatsuharu Matsumoto

La cinquantaine de documents que Philips avait décodé s'avérait être des rapports d'autopsie.

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MessageSujet: Re: L'Ombre de la vérité [Albert Blake]   Mer 26 Oct - 3:49

Après avoir remercié Jack, je jetai un œil au message décrypté. Il s'agissait d'une courte déclaration d'un dénommé Docteur Hatsuharu Matsumoto, médecin-légiste au FID qui clamait avoir été contraint par la violence à falsifier une cinquantaine d'autopsies pour le compte d'individus inconnus. Bien entendu, il était évident qu'il s'agissait à nouveau de mes adversaires, les membres de ce Département Secret aux agissements méconnus et les commanditaires de toute l'affaire Summers-Duvallier. Ces falsifications expliquaient que la vérité n'ait jamais éclaté au grand jour et pourquoi l'autopsie de Summers n'indiquait aucune trace de poison dans ses veines, ainsi que mon intuition me l'avait indiqué.

Néanmoins, j'avais désormais des preuves tangibles puisque le médecin avait décidé de joindre à son message tous les véritables rapports d'autopsie qu'il avait dû prendre le soin d'effectuer en prévision du jour où toute cette histoire sortirait des ténèbres. Si qui que ce soit réclamait de véritables preuves de mes futures accusations, il n'aurait qu'à comparer ces rapports d'autopsie aux faux présents dans la base de données du FID. Ainsi, ces données étaient vitales et il était nécessaire de les protéger et d'en faire autant de copies que nécessaire avant d'en faire quoi que ce soit. Une fois ceci fait, j'entrepris de m'informer sur la condition de Makiadi et de vérifier si mes soupçons concernant un éventuel enlèvement étaient vérifiés. Si le directeur de la division opalienne du FSD était toujours présent dans les locaux, tout irait bien et il serait temps de discuter d'un plan pour remonter jusqu'au sommet de la chaîne avant de divulguer toutes les preuves dont nous disposions ... Mais j'eus le sentiment que le directeur ne serait pas présent aujourd'hui, comme me l'avait suggéré mon holopad. Il fallait que je m'informe pour en savoir plus et savoir quoi faire.
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MessageSujet: Re: L'Ombre de la vérité [Albert Blake]   Mer 26 Oct - 9:08

La secrétaire de Makiadi qui était généralement toujours en poste à cette heure tardive informa Blake que le Directeur était dans son bureau en réunion avec un homme apparemment important. Assez important pour que celui-ci ne soit pas obliger de signer le registre à l'entré de l'immeuble et que le Directeur ait interdit toute interférence. Sans compter qu'il avait apparemment débranché son holophone et son terminal holographique. Toutefois, il avait spécifié que personne ne pouvait entrer à l'exeption de l'Agent Blake. Celà voulait certainement dire que Makiadi attendait Blake et qu'il ne voyait aucun inconvénient à se qu'il participe à la réunion. La secrétaire fit introduire l'agent Blake dans le bureau de Makiadi et elle quitta rapidement la pièce spacieuse, la porte automatique se ferma derrière elle. Makiadi se trouvait derrière son bureau, un verre de cognac Alttorien à moitié remplit dans sa main. Un homme était assis dans l'ombre de la pièce. Apparemment, Makiadi avait fait en sorte de tamisé l'éclairage.

[Makiadi]: Laissez-le vous fouillez Albert.

L'homme se leva et s'approcha rapidement de Blake. Il portait des gants noirs et Blake n'eut pas le temps de voir son visage. L'homme fouilla l'agent du FSD, il ne fit pas attention à l'arme de service de Blake, se qui voulait dire qu'il ne cherchait pas une arme, mais des mouchards ou des caméras vidéos. La fouille fût particulièrement minutieuse, mais l'homme ne trouva rien. Il fit un signe de tête à Makiadi et il alla s'asseoir dans l'ombre de la pièce. Blake n'eut le temps que de remarquer que ses cheveux étaient coupés court, de couleur noir, bien rasé et il ne sentait aucune odeur particulière, même pas un parfum ou un après-rasage, se qui était plutôt fréquent chez des agents du FSD.

[Makiadi]: Désolé de cette fouille impromptu Albert, je devais m'assurer qu'aucun salopard ne vous avait mit un mouchard ou une mini-caméra à votre insu. Bref, vous aviez raison, il y avait des mouchards dans on bureau.

Makiadi poussa du bout de son verre de cognac de petits objets minuscules dispersés sur son bureau. Ils étaient tellement petit que l'on devait se rapprocher à une dizaine de centimètres pour les voirs.

[Makiadi]: L'on en a trouvé une dizaine dans mon bureau et chez moi. Il n'y en avait même un dans la chambre de ma fille de huits ans! C'est de l'équipement de hautes technologies, et j'ai confirmation que se sont du matériel des SSJ. Quel foutoir!

Un silence s'installa pendant quelques secondes avant que l'homme mystérieux ne prenne la parole.

[Monsieur K]: Makiadi m'a parlé de vous. Il m'a assuré que vous étiez quelqu'un de confiance. Assez pour qu'il vous laisse me rencontrer en personne. Il faut dire qu'en ce moment, l'ONI me croit sur Bavandar, le BSE sur Memel Prime, les Services de renseignement Séraniens sur Mazaharpet et la Sûreté de l'Union sur Mendoza. Pas même le Directeur des SSJ, Richard Bowell, ne sait que je suis. Seul trois personnes savent que je suis dans ce bureau. Makiadi, le Président Hallenberg et maintenant vous. Mon existance n'est connu que dans les couloirs les plus obscures des SSJ, mais aussi des services secret étrangers. Je suis celui qui mène et dirige l'unité d'Ombre Pourpre au sein des Services Clandestin. Les services secret étrangers me connaissent sous le nom de Monsieur K, et je suis ici parce que depuis trente ans, j'essais de débusquer une vermine qui est en train de grignoter la République de l'Intérieur.

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MessageSujet: Re: L'Ombre de la vérité [Albert Blake]   Mar 1 Nov - 4:27

HRP : Le même Monsieur K. que celui du RP de Smith ? Le monde est définitivement petit sur Jadis.

A ma plus grande surprise, j'appris que Makiadi était en réalité toujours là, dans les locaux du FSD. Il se trouvait apparemment à une sorte de réunion secrète avec un personnage important, ce qui expliquait que son holopad ait été éteint. Une fois entré dans la pièce, je pus avoir un aperçu de cet homme si important, qui entreprit de me fouiller pour des mesures de sécurité.

Je n'avais aucun mouchard sur moi, mais je pus constater que Makiadi ayant suivi mon conseil, il en avait quant à lui déniché de nombreux. Ce qui signifiait que mon intuition était la bonne ... que les commanditaires de toute cette affaire, ces membres du Département Secret, étaient puissants, influents et pleins de moyens. Devant cette perspective non rassurante qui se révélait être plus qu'une intuition, il était néanmoins d'un grand soulagement de voir que Makiadi était toujours de mon côté et que désormais aucun mouchard ne pourrait suivre le déroulement de l'enquête. Nos ennemis étaient désormais aveugles tandis que nous avancions.

Ce nouveau personnage, si important et laissant planer une telle atmosphère de mystère autour de lui, serait certainement un allié d'une grande importance. Notre cause gagnait donc en ampleur. Pour la première fois depuis un certain temps, j'eus un certain espoir.

Justement, l'homme prit la parole.


- Makiadi m'a parlé de vous. Il m'a assuré que vous étiez quelqu'un de confiance. Assez pour qu'il vous laisse me rencontrer en personne. Il faut dire qu'en ce moment, l'ONI me croit sur Bavandar, le BSE sur Memel Prime, les Services de renseignement Séraniens sur Mazaharpet et la Sûreté de l'Union sur Mendoza. Pas même le Directeur des SSJ, Richard Bowell, ne sait que je suis. Seul trois personnes savent que je suis dans ce bureau. Makiadi, le Président Hallenberg et maintenant vous. Mon existence n'est connue que dans les couloirs les plus obscures des SSJ, mais aussi des services secret étrangers. Je suis celui qui mène et dirige l'unité d'Ombre Pourpre au sein des Services Clandestin. Les services secret étrangers me connaissent sous le nom de Monsieur K, et je suis ici parce que depuis trente ans, j'essaie de débusquer une vermine qui est en train de grignoter la République de l'Intérieur.


La première partie de sa réplique ne fit que confirmer la puissance et l'influence de cet homme, ce qui me rassura. Cependant, mon sentiment changea du tout au tout lorsque je l'entendis dire qu'il était le directeur de l'Ombre Pourpre. Une colère noire m'envahit et j'eus la plus grande difficulté du monde à ne pas me mettre à trembler de rage. Cet homme dirigeait l'Ombre Pourpre.

L'Ombre Pourpre. L'Ombre Pourpre. L'organisation qui avait assassiné ma femme. Du moins, c'était ce que j'avais cru jusqu'à ce que j'obtienne les documents d'Alexandra qui attestaient désormais que ses assassins appartenaient au Département Secret. Cela signifiait donc que ce département avait engagé mon frère, membre de l'Ombre Pourpre, pour cet assassinat ... Ce Monsieur K. connaissait peut-être son identité.

- ... Monsieur K., il est très intéressant que je vous rencontre en ces circonstances. Je crois disposer de précieuses informations sur la vermine que nous voulons tous, ici présents dans cette pièce, éliminer. Néanmoins, avant de vous les partager, je tiens à ce que vous entendiez mon histoire, car elle est indirectement liée à l'Ombre Pourpre.

Vous voyez, j'étais autrefois soldat. Après de longues années de service, j'étais devenu major et j'ai servi dans quelques conflits pour la République Jadéenne. Ma femme appartenait aux SSJ, dans le département des Sciences et Technologies. Nous nous aimions intensément. Il y a désormais treize ans, alors que nous attendions un enfant, un homme est entré chez nous et a assassiné ma femme avec une mitraillette. Cela me fit un énorme choc, mais le visage de cet homme était exactement le même que le mien. Cet homme était mon frère jumeau dont je n'avais jamais entendu parler.

C'est dans l'espoir de le retrouver et d'exercer ma vengeance que je suis entré dans les SSJ, depuis désormais 13 ans. Je ne vous cache pas que pendant un certain temps et jusque très récemment, je n'aurais pas hésité à employer la violence pour retrouver mon frère et c'est ce que je faisais durant mes missions. Des espions étrangers ayant peut-être des bribes d'information à me faire partager, des agents des SSJ, des politicards ... Lorsque j'en avais l'occasion et que j'étais sûr qu'ils ne pourraient se souvenir de moi, je les interrogeais. Parfois avec violence lorsqu'ils ne coopéraient pas. J'en suis venu à obtenir de nombreuses informations sur votre département.

Mon frère, par exemple, appartenait au programme secret appelé "Orphan Training", qui consiste à exploiter des orphelins pour les transformer en infâmes machines de guerre au service de la République. J'ignore si vous êtes à l'origine du projet, mais quoi qu'il en soit vous êtes indirectement responsable du meurtre de ma femme et de la destruction de ma vie, Monsieur K. Si chaque seconde n'était pas importante et si nous nous trouvions dans des circonstances différentes, soyez sûr que je n'aurai pas loupé cette occasion pour faire une "purge" au sein de ce gouvernement décadent ... en commençant par vous.

Cependant, nous avons des ennemis communs plus importants encore et aux desseins qu'il est nécessaire de stopper. Ils se trouvent au sein d'un département dont je suis pratiquement certain que même vous ne savez rien. Un Département Secret qui aurait dû disparaître il y a de nombreuses années, un vestige de la FSU qui effectue des actions encore plus répréhensibles que celles de l'Ombre Pourpre.

Maintenant, Monsieur K., je ne vous demande qu'une chose pour avoir ma coopération et les informations que je n'ai que très récemment découvertes. Il s'agit de nombreux documents laissés par ma femme, que je ne devais obtenir que trois ans après sa mort mais qui ne sont entrés en ma possession qu'aujourd'hui même. Ils parlent de ce département secret et je suis persuadé que vous trouverez cela d'une importance vitale. De même, j'ai trouvé au sein des archives du FID un code que j'ai fait décrypter et qui contient une liste d'une cinquantaine d'autopsies falsifiées, dont celle de Summers. Le Département Secret est derrière cela aussi, j'en ai bien peur.

Si vous souhaitez accéder à ces documents, retrouvez mon frère. Il appartient à ce Département Secret. Retrouvez son nom. Trouvez-moi ses coordonnées. Trouvez-moi tout ce que vous pourrez trouver à son sujet. C'est tout ce que je demande et nous pourrons dès lors considérer cette affaire entre nous comme close, Monsieur K. Il s'agit de la moindre des choses que vous pouvez faire, compte tenu des vies que vous avez brisé.


Tout en prononçant ces mots, mes mains tremblaient. Pas par peur, non, mais plutôt d'un mélange de détermination profonde et d'une sorte de rage. Mon ton était déterminé, mais dur. J'avais trop souffert de la mort de ma femme pour que même le plus redouté des hommes de la République Jadéenne ne put m'arrêter. K. ne pouvait refuser mon offre. Trop d'années étaient passées. Et dans l'éventualité très déplaisante où il refusait, je pouvais toujours le contraindre par la force, bien que je préférais ne pas en arriver là. Mais aucun serment ou aucune affaire ne m'était plus importante que le meurtre d'Alexandra Dawn, et que je sois damné si je ne peux en exercer vengeance ! Je tuerais plutôt K. et tout le gouvernement jadéen avec lui si je ne pouvais retrouver mon frère !
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MessageSujet: Re: L'Ombre de la vérité [Albert Blake]   Sam 5 Nov - 22:56

HRP: Monsieur K est l'un de mes personnages préférés ^^ HRP

Makiadi avait fronçé les sourcils, mais ne dit aucun mot. De son côté, Monsieur K n'avait même pas bronché. Il restait immobile, assit sur le fauteuil, la moitié du visage caché dans l'ombre de la pièce. Penfant un temps interminable un silence s'installa avant que Monsieur ne daigne prendre la parole.

[Monsieur K]: Je sais déjà qui vous êtes monsieur Blake. Je sais déjà votre histoire et votre cheminement, l'on ne peut facilement me duper.

[Makiadi]: Vous saviez?! Et vous l'avez laisser entrer au FSD pour une vendetta personelle?!

[Monsieur K]: Oui. Mes prérogatives m'éloigne la plupart du temps de Jadis. C'est pourquoi j'ai eut très peu de temps pour m'occuper de cette vermine de l'ombre. J'ai dû engager certaines personnes pour s'occuper de cette enquête à ma place, pendant que j'étais à l'extérieure du pays. C'est notamment se que j'ai fais, il y a 20 ans, avec une brillante jeune femme dénommé Alexandra Dawn que j'ai engagé pour effectuer cette tâche, infiltrer cette organisation de l'ombre de l'intérieur et amasser suffisament d'informations sur celle-ci pour pouvoir la démenteler. Or, j'ai fais une terrible sous-estimation des pouvoirs de celle-ci. Je n'aurais jamais crus qu'elle aurait eut assez de pouvoir pour étendre ses tentacules jusqu'au commando Ombre Pourpre et ainsi corrompre certains d'entre eux. Notamment votre frère. Après avoir tué Alexandra, celui-ci à disparu dans la nature, tout comme vous. Je vous ait retrouvé quelque mois après, votre soif de vengeance m'a inciter à facilité votre entré au FSD. J'avais besoin de quelqu'un pour continuer l'enquête sur ce Département Secret pendant que j'étais à l'extérieur du pays. J'ai retrouvé votre frère deux mois après sur Brazonia. La rencontre fût violente. Je l'ai traqué pendant une semaine dans les jungles vierges de Brazonia, pour finalement le perdre, après qu'il m'ait blessé suffisament pour me ralentir. Depuis ce temps, je ne l'ai plus revu. Je crois qu'il se trouve ici-même sur Jadis, mais il n'y a aucune information qui le prouve. Sachez seulement Monsieur Blake, que les commandos d'Ombre Pourpre ne portent aucun nom, n'existe pas et n'ont aucun passé. Il n'existe aucun information écrite à leur sujet, ni-même une seule image. Tout se qu'ils possèdent, c'est un numéro. Celui de votre frère, était le 1212.

Monsieur K resta silencieux un moment pour que Blake puisse digérer les informations, avant de continuer.

[Monsieur K]: Je sais déjà que ceux dont nous avons affaire se nomme le Département Secret, une relique de l'époque de la FSU. Toutefois, Alexandra ne m'a transmit aucun des informations qu'elle avait receuillit. C'est pourquoi, les documents que vous possédez sont certainement les seuls existants. Les perdre pourrait mettre à terre plus de 20 ans de travail et d'enquête sur cette organisation de l'Ombre.


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MessageSujet: Re: L'Ombre de la vérité [Albert Blake]   Dim 6 Nov - 4:56

A la lumière des propos de K., il semblait que celui-ci n'ait pas un si mauvais fond au final et que je l'avais légèrement sous-estimé. Il était donc au courant de tout depuis le début et a même facilité mon insertion au FSD. Néanmoins, j'eus ainsi l'impression d'avoir été un simple instrument et la rage continuait de m'envahir.

- Je vois. Ainsi, vous volez leurs vies à des orphelins, vous leur ôtez toute identité propre, tout passé et vous en faîtes des monstres sans âme à votre solde. Je suis sûr que si l'envie vous en prenait, vous n'auriez aucun mal à lancer un coup d’État sur le gouvernement jadéen à l'aide de vos petits esclaves serviles. Et malgré cela, vous n'avez pu prévenir votre département de la corruption ? Quitte à vous montrer aussi pragmatique en enlevant des orphelins, en les entraînant sans relâche et en ne les appelant que par de simples numéros, pourquoi ne pas leur imposer une surveillance constante et un dispositif de contrôle ? Les monstres que vous avez créés n'ont pu être contrôlés. Certains se rebellent d'ors et déjà contre notre gouvernement, d'autres tuent vos agents et les femmes d'hommes innocents. Chacun d'entre eux est un danger pour Jadis mais également pour le reste de l'univers tout entier. Vous avez engendré des soldats sans la moindre éthique, vous avez transformé l'espionnage et l'art de la guerre. Vous avez anéanti les caractères de l'humanité. Vous êtes peut-être le plus grand criminel qui soit, de par ce fait. Le véritable responsable derrière la mort de ma femme n'est pas le Département Secret, c'est vous et votre incapacité, K. !

Et maintenant vous m'annoncez que vous connaissiez mon histoire depuis le début. Pire, vous avez facilité mon insertion au sein des SSJ. Étant donné mes intentions belliqueuses vis-à-vis des assassins de ma femme et ma vendetta personnelle, on pourrait vous charger de trahison. Et en soi, vous ne l'avez pas fait pour me permettre de me venger de la tragédie que vous avez indirectement causé, mais pour retrouver la trace du Département Secret ! Par ailleurs, rien ne saurait m'indiquer qu'au final mon frère n'ait pas été l'un de vos agents ayant été chargé d'assassiner ma femme pour provoquer ma vendetta et retrouver la trace de ce département, ce dont vous êtes au final incapable sans mon aide.

Je pourrais vous tuer, maintenant, si je n'avais pas besoin de l'aide du gouvernement et si je n'avais pas la conviction que mon frère se trouve sur Jadis. Calmer une partie de cette haine qui me dévore depuis tant d'années en vous tuant serait délicieusement tentant et certainement libérateur mais je ne suis pas comme l'un de vos monstres. J'ai une conscience et une âme. Je vais donc coopérer, mais n'espérez pas une seule seconde que j'oublie vos crimes, K. Vous devrez en répondre, d'une manière ou d'une autre. Mais enfin, coopérons, pour le moment.

Tous les documents concernant le Département Secret se trouvent sur mon holopad, y compris le code qui a été décrypté. Faîtes-en des copies sur chacun de vos systèmes. En ce qui me concerne, j'ai déjà une trentaine de copies différentes de ces données. Nos ennemis communs ne sauront les supprimer totalement. Il est cependant nécessaire qu'ils ignorent que nous avançons. Depuis que Makiadi n'est plus infesté de mouchards, tout porte à croire qu'ils sont aveugles. Il convient donc maintenant de décider de nos prochaines actions et plus particulièrement des miennes, puisque j'imagine que vous comptez analyser ces données tandis que je mènerai l'enquête, K. Puisque vous êtes au courant de tous les détails de l'enquête et même de davantage, je suppose que vous avez une suggestion concernant la suite des évènements ? Je pense qu'il serait nécessaire de retrouver qui sont les personnes ayant forcé l'un des légistes à faire de fausses autopsies. Il faut donc visiter les archives. Menez des investigations sur chaque personne assassinée sur la liste présente dans le code, rouvrez les dossiers et contactez les inspecteurs ayant travaillé sur ces affaires. De même, faîtes des recherches sur la fille de ce Dr. Hatsuharu Matsumoto, assassinée il y a 5 ans. Les assassins sont affiliés au Département Secret et s'ils n'ont pas disparu ou n'ont pas été exécutés ils sont notre meilleure chance. Qu'en pensez-vous, K. ?


Il semblait donc que nous devions coopérer, bien que cela me révulse. En soi, il était ma seule opportunité pour retrouver mon frère, ou "1212". La pensée de cette déshumanisation que les agents de l'Ombre Pourpre avait subi ne faisait qu'agrandir ma haine envers K. et le gouvernement jadéen qui autorisait de telles pratiques, mais la coopération était nécessaire. Pour le moment, en tout cas. Les choses pouvaient toujours changer face à des politicards et des hommes portant d'aussi lourds pêchés. Les choses devaient changer, en réalité.

HRP : Je crois que tu as indirectement créé un activiste révolutionnaire.
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MessageSujet: Re: L'Ombre de la vérité [Albert Blake]   Dim 6 Nov - 12:11

Monsieur K resta silencieux un moment, pendant que Makiadi semblait être particulièrement mal à l'aise. Surtout qu'il n'avait même pas les autorisationsprésidentielles nécessaires pour écouter les informations que divulgait Monsieur K. D'ailleurs, Makiadi ne le connaissait que depuis quelques heures. Du moins, connaissait son existence.

[Monsieur K]: Je ne vais pas débattre avec vous Monsieur Blake. Sachez seulement que vous ne disposez que de la pointe de l'iceberg. Vous ne savez aucunement des implications relié au programme Orphan Training, ni du commando d'Ombre Pourpre, ni de moi. Il est peut judicieux de se forger une opinion si vite quand l'on ne dispose que de miettes.

Monsieur K se leva doucement, mais resta soigneusement dans l'ombre de la pièce. C'était un homme de l'Ombre. Oeuvrant pour la république depuis des lustres. Jadis n'était pas la plus grande puissance militaire du monde connu et seul son alliance avec l'UTE lui avait permit une protection et une longue période de paix contre la menace Erikean. Or, sa force était ses hommes de l'Ombre. Monsieur K en était d'ailleurs le premier représentant et le plus secret. D'ailleurs, Monsieur K était un secret en lui-même. Si Blake aurait sût son véritable âge, il aurait été surpris. Monsieur Blake, Monsieur Blake. Sang-froid, impulsif lorsque l'on abordait des sujets sensibles et l'on pourrait même ajouter une certaine paranoia. Mais il faut dire que celle-ci était justifié, surtout dans ces circonstances. Bref, il était encore jeune, il n'avait encore aucune idée du sentiment de sacrifier l'entière totalité de sa vie pour protéger une pomme qui est train de pourir de l'intérieur. C'est se que Monsieur K avait fait depuis tellement longtemps. Le sacrifice, Monsieur Blake le comprendra certainement un jour, Alexandra l'avait d'ailleurs comprise elle, lorsqu'elle avait accepté de travailler pour lui. C'est après ces quelques pensées que Monsieur K leva la tête.

[Monsieur K]: Je vous l'ai dit, tout se qui se trouvait dans ces documents, ne m'ont pas été transmit par Alexandra. Je n'ai aucune connaissance de se qu'il contient. Je sais toutefois que le Département Secret était à la base conçut pour défendre les intérêts de la FSU sur Jadis. Or, après que la FSU se soit retiré, le Département c'est reconvertit pour s'occuper de défendre la république d'une manière peu orthodoxe en éléminant notamment des citoyens Jadéens nuisible pour la sécurité nationale, les affaires des SSJ ou même du Département Secret. Son existence n'est même pas connu du Sénat, ni du Président. En fait, personne ne connaissait son existence jusqu'a aujourd'hui. Nous ne savons pas ses objectifs, ni celui ou ceux qui tire les ficelles. Toutefois, nous savons qu'ils ont le bras long et si ils étaient puissant il y a 17 ans, je n'ose imaginer se qu'ils sont devenu aujourd'hui. Je propose une enquête discrète, en évitant le plus possible d'y impliquer d'autres tierce personne. Nous ne devons faire confiance à personnne. J'ai déjà fait une enquête personelle sur l'entourage de Makiadi et il y a quelques irrégularités concernant certains de vos agents. Il nous faudra être prudent. J'ai aussi fais une petite enquête sur l'entourage de Monsieur Blake. Par chance, vous n'avez que peu d'interractions sociale à l'extérieur de votre travail. Je auis d'ailleurs passé ce matin chez-vous pour fouiner un peu et dénicher ceci.

Il laissa tomber par terre un petit objet métallique. Blake pu reconnaître les explosifs utilisé par les unités d'inerventions spéciales du FSD.

[Monsieur K]: L'homme que j'ai surpris disposant une bombe dans votre appartement est en train d'être interrogé par un homme à moi. Nous aurons certainement des informations bientôt. Sachez toutefois monsieur Blake qu'ils savent certainement que vous empiétez sur leur potager. Ils vont certainement tenter de vous tuer. Moi, j'ai l'avantage de ne pas exister, mais vous. Ils savent ou vous habitez, ils connaissent votre visage, vos collègues, vos relations. Ils vont certainement envisager de menacer votre famille Makiadi, il serait judicieux de les mettre en sécurité hors du programme de protection de témoins du FSD, qui n'est plus digne de confiance selon moi. Bref, Blake, vous vous occupez du légiste, Makiadi, vous vous occupez des informations sur la liste de personne assassinés. Je vais m'occuper de l'interrogatoire du poseur de bombe et de surveiller vos arrières.






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MessageSujet: Re: L'Ombre de la vérité [Albert Blake]   Dim 13 Nov - 4:29

Après avoir écouté K., il apparut de plus en plus clairement que cet homme tentait désespérément de sauver la République Jadéenne. Son désespoir était tel qu'il avait dû voir son département de l'Ombre Pourpre comme l'un des derniers remparts pour sauver ce régime décadent rongé de l'intérieur et assailli de l'extérieur. Face à Erikea et aux autres puissances et notamment également le Département Secret, la survie de Jadis était sérieusement menacée. Et si l'idée de voir des milliers de politicards corrompus se faisant exterminer et assassiner de toute part ne me déplaisait pas réellement, les pertes civiles qui s'ensuivraient ne fit que me convaincre qu'il fallait au final empêcher ce Département Secret de mener à bien son plan. En soi, Hallenberg et K. pouvaient bien disparaître, mais ceux qui les remplaceraient seraient certainement pires encore qu'eux. Oui, pour le moment, la priorité était de remonter jusqu'aux commanditaires et de retrouver mon frère, 1212.

Une fois tout ceci terminé -si jamais ça se terminait- et les anciens comptes réglés, il serait temps d'une longue discussion avec K. sur l'origine de l'Ombre Pourpre. Qu'importe que cet homme soit insaisissable, il me devait des explications, de longues explications détaillées, et je me jurais de les obtenir et de juger en conséquence. Malgré que la manière dont il l'ait dit m'ait irrité, il avait raison : je ne disposais que d'une certaine partie des faits et elle était bien maigre. Je restais cependant d'avis que la morale ne pouvait que condamner les choix de K., peu importe ce qui les ait motivé à la base. K. n'existant pas officiellement, il était nécessaire que quelqu'un se charge du jugement adéquat, une fois que le Département Secret ne constituerait plus une menace.

En soi, j'étais d'accord avec le plan de K. et j'en étais venu aux mêmes conclusions concernant la suite de l'affaire. Ce qu'il dit ensuite m'intrigua cependant : quelqu'un aurait placé une bombe chez moi. Sans cette intervention de K., j'aurais donc été assassiné. Je parvins néanmoins à chasser les vagues sentiments de gratitude envers cet homme en me rappelant qu'il avait fait cela car je lui étais pour le moment indispensable. Dans une partie d'échecs où il était l'un des joueurs face au maître du D.S., j'étais sa pièce maîtresse et il pensait me contrôler dans des proportions raisonnables. J'en vins à regretter de m'être dévoilé par ce débordement d'humeur et d'avoir ainsi gaspillé une opportunité future de régler mon histoire avec K. Il y en aurait cependant certainement d'autres, qu'elles se résolvent par les mots ou par les armes. Peut-être par les deux, dans un certain ordre.

Hochant la tête, j'entrepris de répondre :

- Eh bien, c'est effectivement intéressant et je vous remercie d'avoir pu empêcher ma mort, K., au moins pour cette fois. Il semblerait que j'aie sous-estimé les moyens mis en œuvre par nos ennemis puisque je n'avais pas soupçonné la présence de bombes dans mon appartement. Le fait que cet appareil provienne du FSD ne fait que confirmer les soupçons sur l'emprise tentaculaire du D.S. au sein de la République.

Concernant la suite des évènements et compte tenu du fait que je viens tout juste des locaux du FSD et que ma soudaine réapparition en un si bref laps de temps risque d'attirer des soupçons puisque nous avons désormais la certitude que je suis observé et menacé, que diriez-vous que j'assiste à l'interrogatoire de cet homme qui a posé cette bombe dans mon appartement ? Faisant partie intégrale de cette opération, je tiens à en connaître les moindres détails au même titre que vous et il me semble bien naturel que je sache ce qu'il s'est passé afin d'éviter de refaire la même erreur à l'avenir.

Après tout, ma vie est menacée et à moins que vous n'en veniez à employer des forces de protection rapprochée performantes et sûres -ce dont il est difficile de s'assurer, nous avons pu le constater-, il convient tout d'abord à moi d'éviter de me faire tuer. J'insiste pour assister à cet interrogatoire, vraiment.


C'était certainement la première fois que je désobéissais ouvertement à l'un de mes supérieurs et il s'agissait cette fois-ci certainement de l'homme le plus puissant de Jadis. Néanmoins, j'estimais que les secrets et les mensonges n'avaient que trop duré et il me semblait désormais absolument nécessaire d'être au courant de chaque détail de l'affaire de la manière la plus précise possible. Je n'avais toujours pas confiance en K.
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MessageSujet: Re: L'Ombre de la vérité [Albert Blake]   Dim 13 Nov - 7:11

Makiadi fit mine de protester, mais Monsieur K leva la main pour le faire taire. Blake put apercevoir un léger sourire en coin.

[Monsieur K]: Comme vous voudrez monsieur Blake, tant que vous serez avec moi, il est peu probable que votre vie soit en danger. Mon homme de confiance est déjà en train de l'interroger, mais tout dépendra si notre invité est bavard ou non. Allez au 5678 Rue Lancester dans le District de Mayflower, dans le Sud de la ville. C'est l'entrée 34 des entrepôts souterrains d'Opale. Vous n'aurez qu'a trouver l'entrepôt W345-B34. Il appartient à une société écran créé par mes soins. Je l'utilise comme planque de sécurité ou pour les interrogatoires à Opale. Dès que vous sortirez de cet immeuble, je resterais non loin pour surveiller vos arrières, vous serez certainement suivit, je ferais en sorte qu'ils vous perdent de vu. Nous nous rejoindrons à l'entrepôt. Pour vous, Makiadi, occupez-vous de la liste des personnes assassiné, ainsi que des documents que Alexandra nous a légué, ou plutôt a légué à Monsieur Blake. Faite donc aussi quelques copies pour une question de sécurité.

Les entrepôts souterrains étaient un immense complexe d'entrepôt sous la capitale. Chaque entrepôt pouvait être possédé par des citoyens, des militaires, des mafieux ou même des trafiquant de drogues. De ce fait, celà faisait de ces entrepôts l'un des endroits les plus dangereux d'Opale, surtout seul. L'on pouvait régulièrement rencontrer des agents du FID en patrouille ou bien des personnes louche aux activités douteuses. Les honnêtes citoyens, eux, étaient généralement toujours armées et les fusillades entre agents du FID et criminels étaient fréquent. C'était à la fois un endroit rêvé et peu conseillé pour s'y caché, se qui expliquait la présence d'une cache de Monsieur K.


Quelque part à Valencia, dans la Province de Valence

La villa d'hiver des Baldini avait été choisit pour la réunion entre les familles mafieuses des Baldini, des Delacruz et des Dagerman. La présence de la famille Feraldi était aussi confirmé. Cette famille secondaire était généralement affilié aux Baldini. Un accord de principe devait être conclut entre les familles en vue de se diviser équitablement les activités en Province de Valence. Une Province ou chaque famille y avait des activités et les risques que l'une des famille empiète sur les affaires de l'autre s'y trouvait augmenté. C'est pourquoi, une rencontre avait été organisé, à Valencia même, la capitale de la Province pour trouver un acccord. Les Parrains des trois familles étaient présent, soit Ake Dagerman, Silvio Baldini et Arturo Delacruz. Roberto Feraldi était aussi présent aux côtés des Baldini. Les quatre hommes se trouvaient autour d'une table, encerclé par deux hommes chacun, généralement leur garde rapproché. La rencontre allait débuté, or, Roberto Feraldi se leva.

[Roberto Feraldi]: Padrino, je me suis permit d'inviter un homme d'exeption à cette rencontre, il attend dans la pièce d'à côté.

[Arturo Delacruz]:Mais qu'est-ce donc ceci? Nous n'en avons pas été informé? Silvio?

Silvio Baldini regarda Roberto Feraldi d'un air interrogateur et irrité. Apparemment, il détestait les imprévus.

[Silvio Baldini]: Qui-est-ce Roberto?

[Roberto Feraldi]:Avec tout le respect que je vous doit Padrino, il serait préférable qu'il se présente lui-même à vous.

[Ake Dagerman]: Arrêtez de jouer à ce petit jeu Feraldi, dites-nous son nom?

Roberto Feraldi resta silencieux, n'ayant apparemment pas l'intention de répondre. Baldini, songeur fronça les sourcils avant de faire un signe à l'un de ses hommes de faire entrer l'inconnu. Dès que celui-ci pénétra dans la pièce, tous remarquèrent son jeune âge et sa détermination dans son regard. Il portait des vêtements de haute coûture, léger et élégant et ses cheveux court semblait provenir directement d'un magazine de mode masculin. Delacruz jugea l'inconnu pendant un moment avant de prendre la parole.

[Arturo Delacruz]: Dites nous votre nom jeune homme? Nous n'avons que peu de temps à vous accordez.

[Inconnu]: Oh je crois que vous aurez tout le temps nécessaire pour me recevoir monsieur Delacruz. Je ne suis pas un vulgaire pion a qui l'on n'accorde qu'une minable audience.

[Arturo Delacruz]: Quel effronté! Je pourrais vous faire assassiné sur le champs pour votre arrogance!

[Inconnu]: Je ne crois pas non.

L'inconnu claqua des doigts et les hommes des trois famillees présent dans la pîèce sortirent leurs pistolets et les pointèrent sur la nuque des trois Parinos. Éberlué, les trois chef de famille regardèrent Feraldi qui restait impassible. Les hommes des trois familles avaient directement obéis aux ordres de l'inconnu, mais qui était-il?

[Ake Dagerman]: Mais qui êtes vous?

L'homme mystérieuse se présenta. Quelques secondes plus tard, les trois parrains avaient les yeux écarquillé de terreurs, comme si ils avaient vu un vieux fantôme surgir du passé.

[Inconnu]: Je crois que vous avez maintenant toute mon attention.


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MessageSujet: Re: L'Ombre de la vérité [Albert Blake]   Sam 19 Nov - 18:08

HRP : Donc le D.S. a aussi la main-mise sur la mafia jadéenne ...

K. avait répondu positivement à ma demande, sans que j'eus eu à l'en menacer pour qu'il acquiesce. Cela me surprit légèrement et je l'attribuais au fait qu'il avait compris l'hostilité qui naissait en moi en sa présence et qui me conduisait vers la haine. J'en vins à perdre un peu de mépris pour lui, bien qu'il eut toujours été coupable du meurtre de ma femme et de mon implication dans cette affaire. Il avait peut-être finalement compris qu'il était temps de réparer les erreurs du passé, bien qu'il n'affiche aucun remord à l'égard de ses actions. C'était un homme qui ne dévoilait jamais ses émotions et en cela nous étions semblables. En ce qui me concernait, seules quelques exceptions comme ma femme et mon frère existaient. L'une était morte et je me jurais que l'autre allait bientôt la rejoindre, bien que nous fûmes liés par le sang. 1212, dont la capacité de choix et l'individualité avaient été certainement détruites par sa participation au Programme Orphan Training, dirigé par K. ... Qu'est-ce qui avait bien pu l'amener à s'associer à cette organisation top secrète et quels étaient ses buts ? Des questions devront être posées et elles devront obtenir une réponse. Le sang, quant à lui, coulera inévitablement : aucun motif ne pouvait justifier que l'on assassina ma femme et que l'on brise ma vie par la même occasion. Sans compter que les exactions du D.S. étaient effroyablement nombreuses et par la même occasion, les péchés de mon frère. Il fallait mettre un terme à cette folie et sauver ce monde des crises qu'il allait traverser et qu'importe des moyens à utiliser et du sang qui restait à verser. L'avenir du peuple jadéen et même de tout l'univers connu était lié à mes futures actions. A nos futures actions. D'un côté, les meurtriers de ma femme, mon frère, des assassins certainement imbus d'eux-mêmes et animés par la soif de pouvoir ... de l'autre, l'homme qui a supervisé l'assassin de ma femme sans le savoir, des politicards corrompus sans qu'ils le dévoilent ou même le sachent, un président infirme ... Etais-je vraiment celui destiné à choisir de qui dirigerait désormais la République Jadéenne ? Et si les deux camps avaient leurs torts ? Le D.S. agissait dans l'ombre et tuait des gens en masquant la vérité. L'autre se laissait tranquillement infiltrer par le premier et pourrissait de l'intérieur depuis des décennies tout en multipliant les tentatives pour se sauver. Jadis était un fruit pourrissant par deux côtés : s'il fallait se débarrasser tout d'abord de la souillure la plus profonde, qu'était-il en mon devoir de faire concernant la seconde ? La détruire comme la première ? Tenter de la guérir ? Mon implication dans cette affaire en tant que principal intervenant sous la supervision de K. me plaçait également dans une situation de neutralité. J'étais conscient que les deux camps devaient être détruits ou purifiés. Pour le moment, il me fallait découvrir les motifs du D.S., ses buts, démanteler cette organisation, retrouver mon frère et lui faire payer le juste châtiment ... puis avoir une longue discussion avec K., le genre de conversation qui pouvait changer l'avenir d'une nation.

Mais plus immédiatement, je devais voir l'interrogatoire de cet homme qui avait placé une bombe chez moi. Pour cela, K. m'informa que je devais me rendre dans les complexes souterrains d'entrepôts où il avait sa propre cache. Cela ne me surprit qu'à moitié. Cet endroit puait de la corruption que je tentais de détruire. Des criminels, des prostituées, des militaires, des financiers corrompus, des dealers de drogue, des assassins potentiels à chaque angle. Remerciant Makiadi, qui devait être tourmenté par les récentes révélations qu'il avait eu, et K. pour sa coopération, je pris congé d'eux avant de me diriger vers le district de Mayflower, vers cet entrepôt W345-B34 mentionné par K. Il me fallait assister à cet interrogatoire qui saurait sans doute se révéler riche en informations.
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MessageSujet: Re: L'Ombre de la vérité [Albert Blake]   Sam 26 Nov - 3:38

Comme l'avait prédit Monsieur K, dès que Blake sortit de l'immeuble, il fût immédiatement suivit par un agent du FSD. Monsieur K se fonda dans la foule. Blake se trouvait à 100 mètres devant lui, l'autre agent du FSD entre les deux. Monsieur K dépassa l'agent du FSD, sortit une seringue puis s'arrêta proche d'une ruelle ou robot receuillait des détritus dans un container métallique. Monsieur K fit mine d'échapper quelque chose par terre lorsque l'agent arriva à sa hauteur. Voyant le chemin bloqué et sa concentration entièrement dédié à sa filature, il contourna Monsieur K sur sa gauche, s'introduisant à moitié dans la ruelle. Furtivement, Monsieur K se leva, planta la seringue dans la carotide de l'agent du FSD et celui-ci tomba dans les bras de monsieur K, inconscient. K fit en sorte que les éventuels passant croient qu'il aidait un homme en le soutenant, un alcoolique ayant de la difficulter à marcher. Il marcha jusqu'au container, que le robot venait de quitter, y déposa délicatement l'agent du FSD, avant de verouiller le container à l'aide du terminal informatique qui y était intégré. En quelques secondes Monsieur K se retrouvait de nouveau dans la foule, incognito. Toute la scène n'avait même pas durée une minute et demie. Monsieur K cacha l'arme de service de l'agent du FSD dans son manteau, puis continua à suivre Blake, qui était maintenant à 300 mètres devant lui. Il se mit à la hauteur d'un passant, fouilla dans ses pochees pour y sortir un holophone. Il composa subtilement un numéro, dit quelques mots, puis remit l'holophone dans la poche du passant qu'il n'avait rien remarqué du tout. Blake et K pénétrèrent dans la station Wilson Street ou tout deux prirent un magnétrain vers le district de Mayflower. Blake se trouvait une vingtaine de siège en avant de Monsieur K, qui avait pris soin de se mettre en arrière pour surveiller les passagers. L'un s'intéressa un peu trop à Blake et K reconnu l'un des agents qui composait sa liste des agents du FSD louches. K se leva doucement, sourit à une employé du magnétrain, puis fit mine de trébucher dans l'allée pour tomber sur l'agent du FSD. Celui-ci ne porta que très peu attention à la minuscule piqûre de monsieur K sur son avant-bras. K s'excusa platement d'une voix gêné emplit de bégaiement, puis continua dans l'allée d'un pas mal assurée. Il s'assit juste à côté de Blake comme si de rien n'était. Derrière eux, le deuxième agent du FSD bailla subitement, ses paupières devinrent inexplicablement lourde, avant de s'endormir rapidement, la tête penché à l'arrière, la bouche grande ouverte, plein de dignité.

[Monsieur K]: Vous débarquerez à la station Clarkson View, pour prendre le magnétrain express vers le centre-ville. Mais vous sortirez ensuite immédiatement par le dernier wagon pour reprendre le magnétrain vers le district de Mayflower, je me chargerait du troisième homme qui vous prend en filature.

En effet, un troisième les suivait, toutefois, il ne se trouvait pas dans le même wagon qu'eux, mais dans le dernier, celui derrière eux. Il avait choisit un siège ou il pouvait observer tout les passagers du wagon suivant à partir du sien. Ils devaient sortir vite, prendre de cours le troisième agent du FSD qui le suivait. Blake resta silencieux, se demandant certainement qu'était-il arrivé aux deux premiers homme qui le suivait, puisque Monsieur K avait désigné son poursuivant comme étant le troisième.

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MessageSujet: Re: L'Ombre de la vérité [Albert Blake]   Dim 11 Déc - 6:40

HRP : Je l'ai déjà dit mais sincèrement désolé d'avoir mis autant de temps à répondre.

Après avoir pénétré dans le magnétrain et m'être assis en observant furtivement chaque passager, j'attendais la suite des instructions concernant mon itinéraire. Au bout d'un moment passé à mes vagues observations, mon regard fut attiré suite au bruit qu'un passager fit en trébuchant tout en voulant avancer dans l'allée. La distance ne me permit pas trop de juger au premier abord, mais il me semblait bien qu'il s'agissait de K. Une chose à noter à son égard est le fait qu'il n'avait pas d'allure spécifique : à bien des niveaux, on aurait pu considérer Monsieur K. comme un quidam lambda. Point de traces de nombreuses cicatrices, rien de bien caractéristique, nul n'aurait pu se douter en observant cet homme qu'il s'agissait du si mystérieux Monsieur K., craint et respecté à bien des titres. La silhouette que j'identifiais comme celle de K. s'approcha de moi après s'être pratiquement totalement étalée sur un autre homme avec, ainsi que je le devinais, une fausse gaucherie destinée à écarter l'un de mes espions. Si une pareille action manquait peut-être de la classe qu'on attribuait aux grands espions et maîtres tactiques chevronnés, force était de constater qu'elle était efficace puisque l'homme se retrouva à passer d'un vif intérêt pour moi à un sommeil bruyant. Bien entendu, personne n'avait remarqué la scène.

L'homme continua son chemin et m'adressa quelques paroles qui confirmèrent ma supposition : c'était là bien K. et il venait de me fournir quelques informations sur l'itinéraire à suivre. Station Clarkson View, magnétrain express puis district de Mayflower. Il mentionna également un "troisième" individu s'intéressant à moi : j'en déduis qu'il avait dû s'occuper de deux autres et que l'un d'eux était cet homme qui commençait déjà à baver dans son sommeil. Avant qu'il ne s'en retourna, je répondis à K., avec un léger sourire en coin :


- Qu'il est bon d'avoir un pareil ange gardien, n'est-ce pas ? Les agents qu'on envoie à mes trousses ne semblent guère vigilants, en témoigne votre intervention dans l'allée.


Cela fait, je laissai K. retourner à sa place s'occuper d'autres de mes poursuivants tandis que je m'engageais dans une réflexion quant à quoi faire une fois toute cette affaire terminée. Il était peut-être un peu trop tôt pour déterminer cela mais ces pensées me hantaient. Une seule chose était sûre : il fallait empêcher que des monstruosités comme le D.S. ou le programme Orphan Training puissent exister à nouveau. Pour y parvenir, il fallait être au courant de la situation et avoir de l'influence. Afin d'obtenir cela, il fallait du pouvoir. Dans l'optique d'obtenir ce pouvoir politique, j'avais le choix du coup d'Etat qui ne correspondait peut-être pas au vieillard grisonnant que je devenais, ou celui de la carrière politique plus classique. Devenir sénateur ou quelque chose de cet acabit et changer la République de l'intérieur ... ?
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MessageSujet: Re: L'Ombre de la vérité [Albert Blake]   Jeu 22 Déc - 6:51

Comme prévu, Blake sortit à la prochaine station pour prendre le nouveau train convenu. Et comme l'avait prévu K, le troisième agent sortit prestement du train en ne faisant aucunement attention à Monsieur K qui l'attendait dans la foule. Un coup discret dans l'estomac, puis il aida l'agent à marcher jusqu'au train de Blake ou il l'assit sur un banc dans le troisième wagon. Blake sortit du magnétrain et retourna dans celui qu'il avait quitté plus tôt. Le bruit grave et constant des sustenteurs magnétiques augmenta, laissant présager le départ imminent du magnétrain. Blake eut tout juste le temps de pénétré dans celui-ci avant que les portes ne se ferme devant un badaud déçut d'avoir manqué de ci peu son magnétrain. Blake s'assit à un siège aléatoirement, mais monsieur K ne semblait pas être dans le wagon. Il avait sûrement manqué le magnétrain. Si c'était le dernier homme qui le suivait, alors, monsieur k avait terminé son boulot. Ils se rejoindraient sûrement à destination.

C'est dix minutes plus tard que Blake atteignit la station 02 du district de Mayflower. Il sortit de la gare, regardant d'un oeil avertis les voitures anti-grav qui s'activait dans la rue. Les barrières magnétique érigé aux bords des zone piétonière empêchait tout véhicule de frapper les piétons. Le district de Mayflower était un district résidentiel essentiellement habité par des col blanc. Des travailleurs de bureau, comme Blake en fait, mais sans l'aspect de terrain. Environ 25 millions d'entre eux convergeaient chaque jour vers le centre-ville d'Opale pour travailler dans les grandes tours étincelantes d'entreprises multinationales. C'est pourquoi, le quartier était généralement vide à cette heure, tout le monde était au centre-ville pour travailler. L'on pouvait apercevoir quelques piétons, un policier à pied en patrouille qui écoutait patiemment une vieille dame confuse, un kiosque à friandise encerclé de deux enfants affamé et dont la mère faisait passer son créditeurs pour leur payer des sucreries. Les façades des immeubles affichaient des fenêtres étincelantes et des hologrammes publicitaire s'affichait dans les airs, bien en vue de tous, ventant de quelconque produits bienfaiteurs. Blake put apercevoir un hologramme affichant quelques informations bien utile. Dont une carte du district. L'entré 34 des entrepôts souterrains se trouvait à une dizaine de pâté de maison. C'était environ une demi-heure de marche ou cinq minutes en taxi, si il en trouvait un.

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Albert Blake
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MessageSujet: Re: L'Ombre de la vérité [Albert Blake]   Dim 15 Jan - 7:45

La suite du voyage se déroula sans accrocs. Méditant toujours sur la suite des évènements une fois toute cette affaire terminée, je pus remarquer après le changement de magnétrain que K. semblait cette fois ne pas se trouver à bord, mais je n'eus pas l'occasion de voir le moindre agent ou homme suspicieux s'approcher de moi. K. devait donc s'être chargé de chacun d'entre eux. Ensuite, jusqu'à l'arrivée au district 02 de Mayflower et la suite de mon chemin à pied, mes pensées en vinrent à dériver sur des sujets relatifs à un futur bien plus proche. Qu'apprendrai-je donc de cet agent et de cet interrogatoire ? De quelles techniques sophistiquées usaient les hommes de K. et quelles informations ceux qu'ils interrogeaient révélaient-ils généralement ? Les interrogatoires des officiers de police étant en général infructueux car se bornant à l'éthique et à la morale, même s'ils usaient parfois de la violence. Cependant, Monsieur K. n'avait ni éthique, ni morale, et tous les moyens lui semblaient bons pour protéger sa chère République. C'était dans cette optique qu'il avait créé le Projet Orphan Training et par là même défié toute moralité en élevant de véritables esclaves à la solde de Jadis. Il n'était pas étonnant que certains d'entre eux aient fini par sombrer dans la criminalité, après des vies de servitude passées au service d'un régime décadent ... Que souhaitait réellement accomplir le D.S. ? Était-ce l'anéantissement de Jadis ? La prise du pouvoir ? Le déclenchement d'une guerre ? Un coup d’État ? Vus les moyens mis en place, ce n'était pas une mafia ordinaire. Les gens à la solde du D.S., quels qu'ils soient, avaient une ambition titanesque et des objectifs imposants, il n'était pas possible d'en douter. Ils avaient la main-mise sur de nombreux services et sans doute même au sein de la plupart des institutions gouvernementales, et leur influence tentaculaire ne cessait sans doute de croître depuis de nombreuses années déjà ... Une étincelle rebelle qui allait bientôt provoquer un véritable brasier, un feu de forêt qui dévasterait toutes les anciennes plantes pour faire naître son propre monde de désolation. Mais était-ce vraiment la désolation et le chaos que visaient les dirigeants du D.S., ou n'étaient-ils que des révolutionnaires pragmatiques lassés d'un régime corrompu ? L'attitude et les propos du criminel en passe d'être interrogé devraient sans doute m'éclairer sur quelques unes de ces questions ... Il faudrait à ce sujet que j'obtienne de l'homme qu'il me parlât directement, sans subir les traitements des hommes de K.

Le magnétrain s'arrêta finalement pour me laisser descendre à la station dont avait parlé K. et je continuai mon chemin vers ces fameux entrepôts souterrains mal famés. D'après les informations qu'on m'avait fourni, l'accès à l'entrée 34 des entrepôts se trouvait à quelques pâtés de maisons de distance, soit environ une petite demi-heure de marche. Il me vint à l'esprit de diminuer la durée de ce trajet en empruntant un taxi, mais je ne parvins pas à en apercevoir un seul. Il me fallait marcher, mais la distance entre ma position et celle de l'entrée n'était pas si grande que cela et j'étais certainement en sécurité où j'étais, puisque K. semblait s'être occupé de tous mes potentiels adversaires. Dans le cas contraire, j'avais toujours mon arme sur moi. Continuant à réfléchir sur ma future entrevue avec l'agent du D.S., j'accélérai ma marche afin d'arriver plus rapidement aux entrepôts. Nous verrons bien ce qui se passera une fois là-bas et quelles informations nous obtiendrons, que K. soit présent ou non.
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